- la taie d'oreiller, blog antirides préventif -



30 septembre 2004

tortue



N'est-ce pas que je suis magnifique avec ce collier cervical gentiment prêté par Alix, et habilement dissimulé sous cette sublime écharpe rose? N'est-ce pas que j'ai l'air fine à boire mon TopThé Pêche avec la paille Tigrou de ma fille?
Bon d'accord, j'ai (légèrement) retouché la photo pour que tous mes fans ne se jettent pas sur moi dans la rue, ce qui serait, il faut bien l'admettre, très embarassant, mais l'esprit glamour y est, croyez moi. Et vous ne verrez pas ça tous les jours non plus.

Il paraitrait, après une analyse poussée du phénomène, que le truc cervico-brachial pourri qui se trouve environ euh derrière ma tête, dans la proche banlieue de ma nuque, se soit encore coincé. Enfin je n'en sais rien, je dis ça, mais je ne suis pas médecin. D'ailleurs je n'ai pas du tout envie d'aller claquer 30 euros pour m'entendre dire au final que vu que je suis la vache à lait de mon gnome, j'ai droit à peu de choses près au traitement suivant:
- collier cervical (ça j'ai déjà)
- douche chaude (c'est fait)
- bouillotte (justement j'en ai une très chouette en forme de pingouin en peluche)
- doliprane (han super)

et évidemment:
---> NE RIEN PORTER (mouarf)

Donc si quelqu'un parmi mes lecteurs voulait bien me prêter sa nurse anglaise pendant quelques jours, histoire qu'elle porte mon Gnomazizi et ses 9.5 kilos, ce serait fort aimable, merci. Elle aura juste à lui dire NON toutes les 2 minutes environ, et à le déplacer gentiment vers des endroits moins dangereux. Il faudrait aussi qu'elle soit très patiente, ce bébé n'en ayant strictement rien à battre de ce qu'on peut lui interdire, c'est lui le chef, point barre.
Surtout que c'est lui le coupable, il n'y a même pas à tortiller du popotin, j'ai mal principalement à gauche, et je ne le porte qu'à gauche. A droite, limite je le fais tomber, je dois être mal branchée sans doute?

Pour résumer: je souffre. Je n'ose pas trop me coucher pour dormir, parce que ça fait très mal la tête sur l'oreiller. Jamais j'aurais cru pouvoir écrire ça un jour, vu que l'oreiller et moi c'est une grande histoire d'amour, comme vous le prouve sans ambiguité possible cette photo sur votre droite...
Je ne peux pas lever la tête, et quasiment pas la tourner. C'est super. Il y a des gestes anodins qui deviennent des supplices, et d'autres, non prévus, qui sont des tortures. Dans la première catégorie je placerais déchiqueter avec les dents une bouchée de pain élastique. Grave erreur, il y a une sorte d'effet rebond quand le pain finit par lâcher, c'est comme si on vous arrachait les nerfs de la nuque.
Dans la seconde catégorie, nous pouvons aisément placer l'éternuement. Surtout si comme moi vous êtes sujets à des rhinites allergiques et donc à des séries d'éternuements violents. Et quand je dis violent, je parle de faire trembler les murs. Et sonores, hein, pas le truc étouffé dans la main avec un sourire contrit. Aujourd'hui quand j'éternue, j'ai comme la très nette impression que ma tête essaie de s'auto-décapiter. Du coup j'arrête d'éternuer. Vous avez déjà essayé d'arrêter d'éternuer alors que vous avez commencé? C'est vraiment difficile. Mais quand c'est la sécurité de l'attache tête/cou qui est en jeu, croyez moi sur parole, on y parvient.

Avouons qu'il n'y a pas que des inconvénients à être bloquée du cou. Oui j'ai l'air d'une niaise à siroter mon thé avec une paille parce que je ne peux plus le boire à la bouteille comme une barbare sans éducation, surtout que la seule paille dispo dans cette barraque est une paille tigrou. Oui j'ai mal. Oui je souffre. Oui des fois il y a des micro-mouvements qui déclenchent des cataclysmes de douleurs. Non je n'exagère pas.

Il ne faut cependant pas oublier qu'en souffrant je me place du côté des malades, et que, hop, c'est magique, c'est mon chéri qui prend les rennnes, qui se glisse dans mes tongs. Il gère les enfants et moi je reste là devant mon pécé, parce que j'arrive à peine à faire bouger mon mulot pour vaguement me distraire et puis c'est tout (en sirotant mon thé donc uhuhuhuhu). Ah? J'ai cliqué 8000 fois sur un rond qui tourne chez Kek? Ooops. C'est la douleur qui m'a égarée hein, l'ennui m'a fait perdre toute raison gardée.

Et puis quand on a mal comme ça, on ne va pas s'escagasser en plus à faire les comptes, même si c'est le dernier jour du mois et même si ça fait deux mois qu'ils attendent d'être comptés mes sous. Et puis le sacro saint régime, on s'assoit dessus avec son gros popotin, et on déguste une bonne glace menthe-choco, que le chéri a pris soin de nous rapporter en express de chez Picard. Et des sandouichs surimi-mayo aussi. Han.

Surtout que je suis une héroïne, car malgré la douleur, j'ai réussi à démêler ma tignasse (oui Fleafou nous rappelle aujourd'hui qu'il est de bon ton de parler de sa chevelure dans son blog, alors ne nous privons pas de respecter un tant soit peu les règles tacites de la blogosphère). Sachant que j'ai les cheveux jusqu'au milieu du dos, qu'ils étaient attachés depuis hier matin en un chignon informe (là n'imaginez pas un truc super fashion, avec une baguette chinoise, fragile et gracieux, nonon, visualisez une grosse torsade de cheveux, toute ébouriffée du bout, comme la queue d'un écureuil qui aurait mis la patte dans la prise), et surtout que je n'y avais pas passé la brosse depuis, ce fut un calvaire. A certains moments, j'envisage la tonte avec bonheur, et puis je me souviens que quand on est une fille, les cheveux longs c'est joli (oui des fois je suis conne). Et puis c'est stupide, mais quand j'étais mince, avant, j'avais les cheveux jusqu'aux fesses. Je veux maigrir, donc je laisse pousser mes cheveux. Logique complètement débile, mais ça me va comme ça. Je m'éloigne du sujet là, non? Si.

Donc j'ai réussi à laver mes cheveux, malgré l'incommensurable douleur, et je suis très fière de moi. Je vais pouvoir aller me coucher tôt pour être en pleine forme demain, et aller à nouveau affronter Radio Trottoir Maternelle*, avec mes tongs roses, mon jean, mon tee shirt et mon ECHARPE autour de mon collier cervical, ce qui m'a déjà valu ce matin quelques remarques inquisitrices quant à l'état de mon thermostat interne. Grumblllll. Ils n'ont pas intérêt à me chercher. Je suis d'une humeur de teigne quand j'ai mal. Les voilà prévenus.

J'espère cependant que cette petite plaisanterie cervicale ne va pas s'éterniser, car je veux pas critiquer (moi? jamais!) mais la minerve là, ça gratte. Et ça, c'est insupportable.


*oui je suis un thème récurrent de Radio Troittoir, parce qu'en plus, il y a à peine plus d'un an, j'étais aussi instit dans cette école. Maman et maîtresse, super copine de la dirlo, dans le secret des Dieux tout ça, blablablablabla, vive Radio Trottoir. Screugneugneu.

François (hier midi)



Il s'apellait François, elle s'appelait Josie.
Sur la même branche ils ont grandi
Ils se sont aimés
Pendant tout l'été
Quand Josie s'est faite bouffée
François était désespéré
Sans sa Josie, il n'avait plus goût à la vie
Du coup il s'est fait massacrer, tant pis pour lui!


je suis d'humeur impitoyable en ce moment... (et poétique aussi)

29 septembre 2004

dénonciation

Han je les avais préviendus les bestiaux, que s'ils recommençaient leurs conneries, je les dénonceraient publiquement sur mon blog.
Ils ont recommencé, donc plutôt que de les bazarder par la fenêtre (et ce n'est pas l'envie qui m'en manque certains jours) je les balance ici, à la face du oueb.
J'ai ouvert une boîte d'ananas et ils se sont précipités comme un seul félin couillon, genre j'ouvrais une boîte de thon, que même si c'était le cas ils n'en auraient pas eu, ils m'ont bien regardée?
Une couillonerie de trop, hop dénonciation bloguesque, ça rigole pas.
Déjà que le mien hurle à la mort quand j'ouvre une boîte de MAÏS, bon sang de bonsoir, du maïs, comme si c'était le bonheur suprême de la papille féline que de laper le jus du maïs. Il va le boire dans l'évier l'abruti. Ca m'échappe complètement.

Et non cette dénonciation n'a rien à voir avec le fait que la première chose que j'ai du faire ce matin, c'était ramasser le vomi du chat qui a bouffé trop vite son Felix. Non. Ni même parce que mon fils a cradé en trente secondes sa chaussette toute propre en passant dans le vomi d'herbe à chat plus tard dans la matinée.

Pas plus qu'avec le fait qu'il y ait des choses malodorantes dans leur litière et que non j'irais pas voir, pas folle, je laisse cette tâche à hautes responsabilités à qui de droit. Oui toi mon chéri.

Non.

Juste qu'ils sont ABRUTIS, qu'ils VOMISSENT, qu'ils BOUSENT, qu'ils MIAULENT comme des crétins à la moindre ouverture de boîte.
Dénonciation publique, à la face du MONDE ENTIER.
(oui le monde entier lit mon blog, juste ils sont environ 60 millions par ordinateur, c'est tout)


Et c'est pas parce qu'ils vont viendre me ronronner dessus et me faire des câlins que je vais céder. Ils n'avaient qu'à pas m'escagasser. Tfassons c'étaient MES ananas.

pyjama party

Ce midi, il fallait que j'aille chercher ma fille à l'école. Et non je ne me répète pas, c'est juste ma vie qui est largement répétitive, sauf que souvent ça évolue bizarrement par rapport au canevas initial, mais ça vous êtes déjà au courant..... Et ce n'est pas plus mal.
Aujourd'hui encore, il y a eu un léger bug dans mon programme: à l'heure H de partir moins 5 minutes (H-5), mon Gnomazizi dormait toujours du sommeil du juste (enfin du sommeil de celui qui a enquiquiné sa mère une bonne partie de la nuit plutôt). Pourquoi ne me suis-je préoccupée de l'heure que si tardivement me direz vous? Je vous répondrais que cela ne vous regarde pas, bandes de curieux.
...
...
...
Bon ok, ce n'est pas la peine de me regarder avec des yeux goguenards, oui j'avoue, j'étais plongée dans les archives de Satanic Kitten et je ricanais comme une grosse bêtasse devant mon écran.
H - 5 mins donc. Un bébé profondément endormi, et un impératif horaire contre lequel on ne peut lutter, car vous avez envie, vous, que ma Lutine soit toute seule sur le banc, la dernière de la classe à attendre que sa maman vienne la chercher, ses jolis yeux tout tremblotants de larmes retenues (oui j'aime faire dans le pathos, et c'est mon blog, non mais)? Non? Ben moi non plus. Que celui qui a répondu oui vienne prendre sa baffe.
Donc je n'ai fait ni une ni deux, j'ai réveillé aussi paisiblement que j'ai pu mon Gnomazizi endormi, je lui ai enfilé sa veste à capuche par dessus son pyjama rayé, et je l'ai mis dans l'écharpe, ni vu ni connu. Faut dire que la poussette en pyjama, ce n'est pas top la classe non plus, j'ai fait au mieux et au plus vite. Quant à savoir pourquoi à cette heure là ce bébé était encore en pyjama, je répondrais juste deux choses: tout d'abord qu'il n'était pas sorti ce matin, que son papa s'en était occupé à la maison, et que de deux, ce n'est pas bientôt fini les questions? Z'êtes de la police ou quoi?
Hop le bébé en pyjama dans l'écharpe et direction l'école.
Quoi encore?
Une écharpe? C'est ça (copyright image: echarpes.ouvaton.org)

En fait la narration à proprement parler s'arrête ici. J'ai juste raconté cette minuscule anecdote de ma journée à mon cher et tendre quand il est rentré du lycée. Et il a rétorqué: tu as réalisé le pire cauchemar de tous les enfants: tu as amené un enfant en pyjama à l'école.
HAN!
Il a réfléchi, et il m'a raconté qu'en fait son pire cauchemar étant enfant, ce n'était pas celui où il se retrouvait à l'école en pyjama, mais bien celui où il se retrouvait dans une salle de classe du collège, mais dans son lit. Pas de table, pas de chaise, juste son lit. Et le pire, a-t-il ajouté, c'est que je ne pouvais pas me sauver de mon lit, car dedans j'étais en pyjama.
HAN! LES BOULES !

Je me souviens que moi aussi je faisais ce genre de rêves, qu'une fois même, dans la réalité, j'étais sortie pour aller à l'école en pantoufles, mais que j'avais réalisé ma terrifiante méprise à temps, ouf ouf ouf, mais tout de même, ce n'était pas aussi dramatique que le lit dans la classe. Quoique. Je me souviens de ces rêves, au collège aussi (c'est vraiment une période pourrite le collège, on devrait l'interdire pour préserver la santé mentale des adolescents, vraiment) où je me retrouvais dans la cour du collège, et je n'avais qu'un tee-shirt sur moi, en général celui qui me servait de chemise de nuit, et c'est tout. L'horreur. Le popotin à l'air devant tout le monde, et je tirais sur ce fichu tee-shirt dans l'espoir bien ridicule de réussir à cacher ce qui ne pouvait pas l'être.
Je détestais ce genre de rêves, comme je déteste aujourd'hui encore les rêves à la noix où je me retrouve au lycée entrain de passer mon bac (mais je l'ai déjà mon bac? au secours! sortez moi de là!) ou encore ceux où j'erre comme une âme en peine (et des fois en tee-shirt et seulement en tee-shirt, c'est une malédiction nocturne) dans les couloirs de la fac de Lettres à la recherche d'un amphithéâtre, et je suis en retard, et je ne comprends pas ce que je fiche là, vu que ma maîtrise* est finie depuis longtemps...
Je me demande ce que nos inconscients veulent nous transmettre comme message avec ce type de rêves pénibles et humiliants et je dis vous, parce que je sais que vous aussi vous en faîtes. Ah on fait moins les malins là hein. Bande de névrosés.

Ceci étant dit, il est l'heure pour moi d'aller me coucher, et non je ne mettrais pas de pyjama, ni même de chemise de nuit, car depuis des années maintenant, je dors toute nute. Je suis trop forte pour feinter les rêves de pyjamas, non?
Et ouais.




* Ce qui est amusant (?) c'est que ma maîtrise portait sur l'écriture du cauchemar, c'est limite grinçant, je trouve.

27 septembre 2004

le cervelas c'est caca

Prologue:
Je suis végétarienne.
Ca fait 5 ans environ que je ne mange plus de viande, que du poisson, des oeufs, et des fruits de mer. Pour des raisons que je ne vais pas exposer ici, ce n'est pas le moment, puis je n'ai pas envie. Enfin bref, poisson, oeufs, fruits de mer, et oui j'avoue, des fois un Long Chicken au Couic. Et enceinte, un steak haché par jour, pour le fer, désolée pour les vaches, je participe à leur mort. Tout ça pour dire que je suis végétarienne pour des convictions personnelles, mais qu'avant j'en mangeais de la viande. Et j'aimais ça. Alors quand mon chéri il achète du cervelas, ben des fois ça me tente, et au détour d'un frigo qui me tire la gueule, à l'heure où mon estomac crie au fond de mon jean, et où les vigiles du plan anti-graisse prennent leur pause, tard dans la nuit, je craque. Un gros bout. Dans du pain.

Dimanche, 02.00 du matin:
J'ai à peine jeté un oeil à la composition, juste le temps de voir que c'était fait avec du plasma de porc et que donc c'était un truc immonde et pré-mâché, chimique, mais trop tard, je l'avais déjà avalé. Gloutonne.

Dimanche, dans la journée:
Je sentais bien qu'il y avait un truc qui passait pas. J'avais mal au ventre, et des symptômes que la bienséance m'empêche de décrire ici, mais si vous êtes malins vous avez deviné. Sinon tant pis pour vous.

Lundi, 11.05:
Alors que je devais mettre à cuire le repas de la Lutine, le porc dont on a pris le plasma pour faire de l'immonde cervelas, ben il s'est vengé. Ah le cochon! Je me suis retrouvée aux toilettes, avec des spasmes de partout, à la limite de l'évanouissement, réaction allergique classique chez moi. Un véritable enfer, une panique complète, j'ai cru ne jamais pouvoir reprendre assez de forces pour aller réveiller mon fils, et aller chercher ma fille à l'école.
Genre de journée de merde, c'est le cas de le dire hein, où on sait bien que ca va aller de pis en pis mais où on continue, parce qu'on est programmé pour.

Hall de l'immeuble, 11.30:
Je me coince le doigt dans l'attache de la poussette, ça fait horriblement mal, ce truc a été conçu expressement dans le but ultime de me coincer la peau du doigt, histoire de me faire un belle petite marque aubergine.

Chemin de l'école, 11.35
J'ai oublié de poster la facture FT déjà en retard, elle était pourtant sur mon bureau, avec un timbre, mais non, j'ai oublié, grosse envie de me recoucher...

La cuisine, 12.25:
Ah bah ouais, déjà qu'on est en retard pour le déjeuner, je réalise que j'ai bien tout mis dans le babycook pour la purée du Gnome, mais que j'ai largement oublié d'appuyer sur le bouton pour lancer la cuisson... Erreur fatale, vous croyez qu'il aime ça les courgettes glacées et le poisson congelé?

La porte s'ouvre, 12.35:
Mon héros rentre du boulot, ouais, ouais ouais, je lui refile tout, la Lutine qui mange son Picard cuit à la va vite, le Gnomazizi qui attend que sa purée cuise, la gestion du reste de la journée, la facture FT, les clefs de l'intendance, tout, tout, tout.

Actuellement:
La seconde crise monte, je le sens, c'est bien dommage hein, car j'ai cueilli Josie et je comptais la manger mais c'est curieux? Je n'ai pas faim DU TOUT.
Mes toilettes m'appellent, je vous laisse les gens.



EH! DITES!

25 septembre 2004

au pas de course



Heidi me l'avait demandé, et je n'ai pas oublié. Alors aujourd'hui, oui, je blogue mes courses. Et comme Heidi aime bien faire mumuse avec les images de Martine la Niaise, hop j'ai fait pareil, parce que je ne suis rien qu'une copiteuse, ouh la honte va te cacher vilaine fille.

Les courses.
Déjà j'aimerais avoir plein de sous à moi, allez sur Ooshop, et avoir une liste pré-définie pleine de trucs super bons et de produits qui chatoient, et hop je cliquerais, et hop un bel homme viendrait dans mon chez moi me livrer tout ça, et je n'aurais plus qu'à tout ranger, ce serait vraiment chouette. En plus je gagnerais du temps, et le temps libre, y'a pas à dire, c'est une denrée précieuse pour la mère de famille (ouiiiiin je SUIS une mère de famille, au foyer qui plus est, mais qu'est que j'ai fait pour en arriver là?)
Bon comme je suis en CPE, on dira que les sous c'est un peu demain qu'ils vont viendre hein, pour l'instant ils font un grand détour quand ils voient mon compte en banque les enfoirés. Donc pour les courses, mon budget est passé de han des raviolis Lustucru mozzarella aubergine, ça doit être super bon, je vais manger ça ce soir, à ouééé le surimi de la marque 1 il est super bon (c'est vrai en plus, ca vaut pas le coup d'acheter du Fleuris MesMiches). En gros je réduis les coûts, et je n'achète que ce dont j'ai réellement besoin. Je me suis promue consommatrice avertie au lieu de me vautrer dans mon ancien statut de consommatrice dévergondée, et ce n'est pas plus mal, tant d'un point de vue écologique et éthique que d'un point de vue budgétaire. Deux en un, le concept ethico-budgétaire du futur, all made by myself.
Ce qui permet aussi de ne pas trop remplir le caddie qui grince du supermarché (vous aussi vous y avez droit au seul caddie complètement bourré au Malibu répendu par terre au rayons des alcools? celui qui tourne plus à gauche et dont une roue est définitivement immobilisée? ) c'est que je n'ai pas de voiture. Avec mon cher et tendre nous avons une méthode brevetée pour faire les courses.
Je vous la livre:

(la plupart du temps c'est le vendredi soir, à l'heure où les magasiniers remplissent les rayons en prévision de la ruée du samedi)

récupération du caddie de mamie et des glacières dans la cave

trajet à vide jusqu'au supermarché, la petite troupe va d'un bon pas, le Gnome est ravi, la Lutine gambade...

arrivée au supermarché, récupération du caddie qui grince, abandon momentané de notre caddie de mamie et des glacières, jusque là personne ne nous les a piqués, c'est très mystérieux,

début du fonçage dans les rayons, toujours dans le même sens, c'est important le sens, on est maniaques ou on ne l'est pas, on remplit le caddie super vite, parce qu'il faut bien le dire, les courses c'est franchement gavant!

(on passe un petit moment au rayon bonbecs, histoire que la gamine choisisse son paquet de la semaine, on n'est pas des chiens franchement)

des fois on se marre devant la foire à 1 euro, parce que y'a pas à dire, ça c'est drôle, surtout les mini radios à ce prix, ça me fait franchement délirer.

ensuite, la caisse, c'est loooooooong, c'est pénible, je m'amuse à essayer de deviner quel va être le montant de la douloureuse, et souvent je gagne. Des fois aussi je tente de converser avec la caissière, mais la plupart du temps elle n'est pas aimable.
Je me permet un tit apparté sur les caisses.
Souvent on dit: han la la la la la je tombe tout le temps sur la caissière la plus nulle, je reste plus longtemps que tout le monde, à chaque fois y'a un truc qui va pas, la caissière cherche le prix du lot de trois pots de mayo eh Claudie, la mayo à la mayo, ouais LA MAYO, celle là regarde [elle se lève] c'est quoi le code déjà? je l'ai pa sur ma feuille! bref vous voyez de quoi je veux parler. Eh bien il y a des gars qui ont étudié ce phénomène (oui moi ausis je trouve ça dingue, il y a vraiment des jobs de planqués uhuhuhu) et leur conclusion c'est qu'en fait pas du tout, on a tous le même temps d'attente en caisse, on tombe tous sur une caissière chiante ou un client débile qui ralentit tout, mais de temps en temps seulement. Et c'est de cette fois là dont on se souvient et dont on fait une généralité. Mouais. Je suis très moyennement convaincue. Soit je tombe toujours sur des tanches, soit il y a une réserve protégée de tanches aux caisses de mon supermarché.

A la caisse on a une super technique hyper rapide: on rebalance tous les trucs lourds dans le chariot, et les trucs légers dans le sac, et les bouteilles de lait dans la poussette. Organisation powa. Ensuite on range les trucs lourds dans le caddie de mamie.

Picard au pas de courses aussi (maxi 12 minutes dans le magasin, oui j'ai compté!)

retour à la maison, chargés comme des boeufs, mais en mangeant des bonbecs, car la Lutine est très partageuse, youpi.

total: maxi 1h30. Le tout sans voiture. Le supermarché est à 15 minutes à pied (aller) ou 20 minutes (retour).
Oui on est des super balèzes. Enfin surtout mon chéri, c'est lui qui tire le caddie et qui porte le sac isotherme.

Enfin je ne saurais finir sans dire tout ce qui m'agace dans ce supermarché, parce que oui, ça fait trop longtemps que c'est en moi, faut que toute cette hargne sorte, argh c'est TROP DUR:

déjà il n'y a quasiment pas de références et jamais celle qu'il me faut (ça vaut pour les couches, la lessive, les shampoings, ce genre de trucs)

les produits vraiment cools sont pillés dans l'heure, donc mieux vaut être là au moment de la mise en rayon (genre le sel aux herbes)

le vigile est un gros naze qui est capable de courser un ado pour une plaquette de chocolat milka, mince faut pas charrier non? en plus il se croit arrivé avec son look de videur de boîte de nuit...

le responsable du rayon où ils vendent les couteaux est le plus bel abruti jamais rencontré dans un magasin. Quand je lui ai fait remarquer, indignée, mais polie, que les couteaux sont vendus en vrac dans des boîtes au ras du sol et donc à portée des petites mimines des loustics, et pas des petits couteaux à beurre hein, non des grands trucs pour la viande, bien pointus, bien tranchants, il m'a répondu que c'était comme ça dans tous les supermarchés de l'enseigne, et qu'il n'allait pas faire autrement. Je me suis retenue pour ne pas le planter, c'est bête j'avais de quoi, à disposition, mouahahhahahahhaha. Abruti. (oui des fois je prends les boites de couteaux et je les planque entre les rouleaux de PQ, oui). Grumbllll. La prochaine fois je sens que je vais accidentellement les flanquer par terre ces foutues boites.

En fait les courses c'est sympa le mardi matin à 09.00, y'a personne dans le magasin, et j'achète juste un truc ou deux, et je flâne dans les rayons avec mon fils et c'est rigolo. Bientôt je pourrai le sortir de sa poussette et ça lui fera un très grand terrain de jeux, comme je l'avais fait pour sa soeur. Faudra juste que j'évite le rayon des couteaux.

24 septembre 2004

Cher Monsieur Légo



Cher Monsieur Lego, je voudrais vous remercier. Vous êtes mon sauveur. Je me doute que vous ne lisez pas ce blog, que vous êtes bien trop occupé à amuser les petits enfants et à engranger un max de flouze pour ça. Si ça se trouve vous êtes même mort? Dans tous les cas, Monsieur, je vous salue bien bas, respect total.
En effet, en matière de jouets pour le premier âge, je commence à bien maitriser le sujet. Peluches, cubes, xylophones, tableaux d'éveils, hochets, et autres pyramides d'anneaux, j'en ai largement fait le tour. Et je m'interroge. Comment se fait il que les concepteurs de jouets, si talentueux, créatifs et soucieux du design soient ils, n'aient toujours pas réussi à créer un jouet que mon Gnomazizi préfère à (au choix):
les prises électriques (débrancher les lampes, jouer avec le fil, rater de peu l'électrocution)
le cable usb de mon appareil photo (mordiller, tentative d'introduction dans le lecteur de disquettes, essai de reboot sauvage)
les dvd de sa soeur (en particulier le boitier de Charlotte aux Fraises)
les boitiers carton des K7 (les bouffer avec délectation)
les fils électriques des enceintes (les déscotcher)
les bouquins (attirance certaine pour le Bescherelle Grammaire?)
les chats (faire des calins, épilation gratos, poursuite effrénée)
la bassine de linge à étendre (attrapper la culotte de maman, tirer sur le fil qui dépasse, manquer de se manger la bassine dans les gencives))
la mini serre (l'ouvrir, la fermer, l'ouvrir, la fermer, l'ouvrir, trifouiller l'herbe à chats, la fermer...)

Je m'interrogeais, jusqu'à ce que j'ai la brillante idée (oui oui, brillante, je maintiens) de refourguer les Duplos de ma Lutine à mon fiston. Depuis je revis. J'arrive à avoir quelques moments de tranquillité, pendant qu'il démonte tout, qu'il ouvre et ferme les petites portes, qu'il trimballe partout les personnages, et qu'il pulvérise la totalité à travers la plus grande surface possible (à savoir, le salon).

Cher Monsieur Légo, du fond de mon coeur, MERCI A VOUS!
(eh les lecteurs, vous aussi vous pouvez remercier le monsieur: grâce à lui j'ai un peu de temps pour bloguer aussi)

Josie



oui oui c'est bien Josie, elle a bien grandi hein?


Si son Altesse Sérenissime le demande, je m'exécute: voilà donc la tomate ROUGE qui murit tranquilement sur mon plant de tomates gigantesque, celui qui fait tant ricaner Alix et sa voisine du dessous, la seule vieille vraiment chouette de cet immeuble. Il ya aussi une tomate vaguement orange. Les autres, mauvaises élèves, vont finir en confiture de tomates vertes, ça leur apprendra.

23 septembre 2004

c'est l'automne (métro de retard)

21 septembre 2004

la folle de l'avenue

A lire ce titre ébouriffant, vous pourriez imaginer que je vais vous parler de la tarée en minimoto aperçue l'autre jour sur l'avenue. Mais en fait non.
Ok.
Comme je sens que vous êtes curieux, je vous en parle mais vite hein. L'autre jour donc, alors que j'étais sur l'avenue avec ma poussette et mon Gnomazizi dedans, je vois une fille d'environ 18 balais, avec un facies de porte de prison, sur l'une de ces motos pour enfants, un jouet qui roule pour de vrai. Elle est passée en pétaradant à côté de moi, me lançant un regard mauvais, genre elle aurait bien voulu savoir ce que je faisais sur ce trottoir, vraisemblablement réservé à son engin ridicule et à sa petite personne. Elle avait les genoux sous le menton, top glamour over fashion, heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon elle aurait été morte tout de suite (oui ma syntaxe est pourrite, mais oui je m'en fiche complètement). Vous qui lisez attentivement ce blog, vous le saviez bien ce que je faisais là (attention je ramasse les copies dans vingt minutes, ça rigole plus du tout).
Ah bah oui, l'un de mes 8 trajets école-maison quotidien. Pardi. Ce n'est pas compliqué, quand je croise quelqu'un de connu dans cette ville il me sort immanquablement ah oui je t'ai vu l'autre jour sur l'avenue ou ah je te vois souvent sur l'avenue. Mouais. En même temps je suis moyennement convaincue par ce genre d'assertion, car je pense que me voir sur l'avenue n'est pas une consécration obligée pour avoir une journée qui dépote. Le fait que je sois un être totalement exceptionnel mise à part, of course. Comment je raconte n'importe quoi.

Non mais bon j'ai l'impression que la moitié de la ville me voit sur l'avenue, ce qui est assez normal quand on sait que j'y passe deux heures par jour - han punaise 2 heures quand même, c'est énorme, j'ai une vie qui puire grave!
Et quand je vois comment je me comporte des fois sur l'avenue, je m'inquiète un tantinet de mon image publique. Uhuhuhuhuhuhuhu.

Instantanés:

oh ben mince alors pov lucane faut pas que tu restes là, tu vas te faire crabouiller par un malotru inatentif, oh oh oh, faut agir.
Et je m'arrête, je coince la poussette, je prend une brindille, puis une feuille pour toper la lucane et la mettre sur l'herbe au lieu du trottoir, je m'escrime, et elle ne veut pas, à la fin j'abandonne (il est hors de question que je la prenne avec les doigts, je suis gentille mais pas folle non plus). Conclusion: 5 minutes accroupie sur l'avenue à faire mumuse avec une brindille et un insecte flippant.

ah sale bête, guêpe de merde, casse toi de la poussette de mon bébé
et là je flanque un coup de tong sur la bestiole, la tong ne quittant pas mon pied, la poussette faisant un dangereux écart sur le trottoir, et du coup la mamie bécebège qui arrivait en face m'a lancé un regard furibond, vieille peau, j'aurais bien voulu que la guêpe la pique elle, non mais!

ah tiens des marrons, justement la Lutine en a besoin pour la classe, han punaise ils sont encore sur l'arbre, ah ahah mais tiens la bogue est ouverte, faudrait juste ouvrir délicatement comme ça [bras tendus, pointe des pieds] voilà douceeeeeeeement ça vient [POC] aïïïïïe [POC][POC][POC] mais aïïïïïïeuuuuuuuuuuuuh!

Là on voit la folle de l'avenue qui se prend des marrons sur la tronche, puis qui les ramasse, va chercher celui qui a roulé dans le caniveau, et reprend tranquillement son chemin avec sa poussette et son bébé qui pendant ce temps a viré ses chaussettes et les mange.

Argh mais revoilà cette saloperie de guêpe, c'est le retour de la vengeance ou quoi? dégage, mais dégageuuuuuuh! Han elle veut pas partir, mais han elle nous SUIT! Chérie vite on court, faut semer la guêpe!
Et hop folle épopée sur l'avenue, une poussette lancée à toute berzingue, et une gamine qui court vite vite, et une maman en tongs qui se carapate devant une guêpe.

Je vous le dis, je dois offrir un sacré spectacle.
La folle de l'avenue c'est moi.

Et si les habitants de cette ville continuent à prendre MON trottoir pour des canisettes, je sens que je vais passer la vitesse supérieure et planter des petits drapeaux dans les bouses. Parce qu'en plus, visiblement, la politique de la mairie en matière de déjections canines consiste à laisser la bouse s'autodétruire lentement, au gré des pompes qui l'étalent et des averses qui la diluent.

A raison de deux heures par jour, je vais défendre mon territoire, quitte à passer pour un peu plus tarée encore. Zutalafin!

18 septembre 2004

h é r o ï q u e

Je suis extrêmement fière de moi. Bravo moi.
Hier matin, ma fille nous hurle dessus qu'arghhhh miséricorde et affreusaisons il y a une araignée dans sa chambre, help à l'aide, elle va décéder dans la minute si on agit pas en conséquence (en gros ça donnait: ahhhhhhhhhh maman papa y'a une araignée dans ma chambre ahhhhh faut l'enlever viiiiiiiiiiiiite!)
Le temps qu'on arrive (là vous vous imaginez que chez nous c'est hyper grand genre un loft de 450 mètres carrés alors que non, c'est un trois pièces) et l'acrobatique bestiole commençait une descente périlleuse en filin direction le parquet. Je crie à mon chéri de l'attraper, voire même de l'écrabouiller, mais non, il reste planté là, genre le plat de nouilles froides, elle bouge eh oh, j'attends qu'elle soit arrivée en bas pour l'écrabouiller d'un coup de pantoufle. (oui mon chéri c'est Bruce Willis en fait, vous ne le saviez pas?)
Et là incroyable, mesdames et messieurs, j'ai été émue par le tragique destin de cette petite araignée qui allait finir sa vie dans quelques secondes, misérable petite crabouillure sous une semelle de pantoufle usée jusqu'à la corde, tout ça parce que monsieur ne voulait pas prendre la peine de la toper pour la flanquer dehors.
Et non ce blog ne va pas deviendre un blog bisounours, ça va bien hein.
Ceci est juste une ode à mon sang froid extraordinaire, car si je ne m'auto-acclame pas, qui le fera? Ben voilà.
Donc toute émotionnée par cette petite saleté à 8 pattes, j'ai pris mon courage comme je pouvais, j'ai filé dans le salon (environ trois mètres à parcourir) et j'ai vidé une petite boîte russe que j'ai depuis des années et qui me sert de vide poches à mini pièces.
Je suis retournée dans la chambre, et hop, j'ai refermé la boite (deux parties, c'est pratique) sur l'araignée, en prenant soin de couper le fil au dessus d'elle. Et ensuite, j'ai ouvert paisiblement la fenêtre de ma fille, et j'ai posé doucement la boîte fermée sur le rebord. Puis je l'ai ouverte, très calmement. La petite saleté était là toute immobile, limite elle me fixait de ses yeux effrayés. J'étais très fière de moi. J'avais vaincu la bête.
Et j'ai refermé tranquillement la fenêtre.
Là mon chéri ne trouva rien de mieux à faire que de me culpabiliser sur le froid dehors, et le fait que si ça se trouvait ses bébés l'attendront indéfiniment sous le lit, avant de mourir de faim. Pffff. Peureux va!
Donc oui je suis capable de jeter l'araignée dehors sans la crabouiller au préalable, deviendrais-je donc une gentille fille ? Dans tous les cas, mon pôpa, arachnophile convaincu, serait fier de moi. Mais je suis encore loin de donner à manger de la confiote aux guêpes sur le bout de mon doigt, comme lui.
Courageuse, mais pas téméraire.
Conclusion qui tue.
Pour les bravos, allez donc dans les commentaires, moi je retourne me trifouiller les méninges et asticoter Gougeule pour participer dignement au concours de MissLulu.

16 septembre 2004

la piscine, version vestiaires (and more)

Heidi me l'avait demandé jeudi dernier, donc aujourd'hui, oui, je vous blogue les vestiaires de la piscine. Je ne vais pas bloguer ma piscine tous les jeudis non plus. Bande de maniaques.

Avant de vous raconter les vestiaires, il faut que je rajoute deux personnages à ma nomenclature de l'autre jeudi:

la naïade: elle nage divinement bien, sans aucun artifice, juste un corps parfait bronzé à point, dans un bikini boxer short d'un rouge foncé ravissant, avec un motif hawaïen, les cheveux lâchés, car la naïade fait fi des réglements alakon du genre le bonnet est obligatoire. La naïade est vraiment jolie, elle est polie, elle dit pardon quand elle te heurte du pied, et en plus elle ne t'a même pas fait mal. La naïade quand elle veut te doubler elle passe dessous toi, tu t'en remet pas de tant de gentillesse et de prévention, et punaise elle nage profond longtemps comme ça sans respirer? Je vote pour la mutliplication de l'espèce dans les piscines municipales, ça relève grandement le niveau. Mais bon faut pas être complexée (et ça tombe bien je ne le suis pas pour deux sous) parce que tant de perfection, ça peut un tantinet vous foutre le moral au dessous du niveau de la mer.

le Pouss' Mouss': alors ça je l'ai limite pas cru, mais si c'est possible. C'est le gars qui a visiblement muté, et qui a une moissoneuse batteuse, ou un mixer plongeant (je n'ai pas trop su déterminer, vu la visibilité réduite) à la place des pieds. Quand il nage, ça crée un zilliard de petites bulles dans son sillage, il émulsionne tout le bassin à lui tout seul (non je n'exagère pas. Bon si un peu, juste la ligne de nage). Si tu nages derrière Pouss' Mouss' tu te retrouves dans un jacuzzi facial, c'est bien. Bon en même temps tu n'as rien demandé, donc ça te gonfle rapidement de rien voir du tout.

Sinon les vestiaires.
Déjà non, mon jeton Vidéo Futur Colector du 5ème élément ne peut pas remplacer une pièce d'un euro pour le casier, j'étais vraiment à la bourre pour avoir mis ça dans ma poche en pensant que ça fonctionnerait. Et merci Alix pour m'avoir prêté une moitié de casier. J'aime aussi quand tu croises des gens que tu connais alors que tu es là en maillot de bain de grossesse, avec un bout de caoutchou sur la tête façon la plus grosse capote du monde. Ouii bonjour, ouiiiiii j'ai repris la piscine, ouiiii c'est super, à bientôt! Grumblllll.
Après les vestiaires, faut aller prendre une douche, c'est OBLIGATOIRE, c'est écrit en tellement énorme que je pense qu'ils te tirent à la carabine depuis leurs miradors dès ta sortie du pédiluve si tu négliges l'étape. Rien à foutre que je vienne de me prendre une douche avant de viendre non non, faut y repasser. A mon avis celui qui a un élevage de morpions dans le calbut parce que pour lui la douche est un rituel trisanuel auquel il se plie du bout de l'orteil, celui là, j'ai un doute sur le fait qu'il ressorte propre de la douche de la piscine. Mouillé oui, propre non. Par contre je pense qu'un bain prolongé dans le grand bassin devrait un tantinet le décrasser. Rappellez moi pourquoi je vais à la piscine déjà? Oui pour me muscler le fessier et perdre ma graisse. Good point. Beurk tiens.
On sacrifie donc à la coutume étrange de s'asperger d'eau avant d'aller s'immerger dans la piscine.

Bon on nage blablablabla, on est venues pour ça remarquez bien. Alix elle a des nouvelles palmes qui tuent. La semaine prochaine moi aussi je vais viendre crâner avec mes palmes.

Retour aux douches. Et là on va pas rigoler hein, y'a marqué douche obligatoire? Ca tombe bien. On a emporté tout ce qui faut, shampoing, après shampoing, gel douche, et c'est parti mon kiki, comment on va te rentabiliser le prix honteusement élevé du ticket d'entrée en économisant sur notre facture de gaz. Maintenant le lavage de veuchs, c'est à la pisicne et c'est tout. On peut rester des heures sous la douche à faire péter la facture d'eau de la ville. Niark niark. Par contre faut pas avoir peur du chaud-froid, la douche de la piscine étant visiblement réglée pour que tu restes un temps standart d'une minute et quinze secondes dessous. Ensuite quand tu rappuies, tu as de l'eau glacée. Mais ça se feinte facilement. Nous on est des warriors de la douche, et puis on peut se faire un soin raffermissant du buste avec l'eau glacée si on veut. Sur le visage aussi c'est bien, d'ailleurs la semaine prochaine j'emporte mon gommage.
Ensuite il faut se sécher, se rhabiller, tout ça (je rentrerais bien direct, vu que j'habite à trois minutes à pied, mais je sens que les gens de cette ville ne sont pas prêts à me voir passer en maillot et serviette), c'est rigolo aussi, par ce qu'on ne veut pas montrer ses fesses ni ses nénés, alors que bon, y'a pas de quoi fouetter un chat non plus... On développe des stratégies évitatoires remarquables, je vous jure que j'ai vu Alix enfiler son soutif par dessous son pull. Sportive ma copine. Perso je ne peux pas montrer mon soutif d'allaitement, alors que mes nichons je m'en tape, mais d'une force, c'est inconcevable, donc free-nibs pour moi, merci. Tfasson, jeudi prochain, fi des inhibitions, je vire le maillot et je m'habille, elles en perdront pas la vue les bourgeoises.
Ben à part ça , ma chère Heidi, je trouve que les vestiaires de la piscine sentent les pieds, que c'est mouillé par terre, ce qui est logique mais très désagréable, et que bon, j'aimerais mieux une immense cabine perso avec eau minérale, serviettes chaudes, et raisins blancs dans une grande coupe en verre. Voire même un garçon de cabine genre euhhhhhhh Orlando Bloom.

Non mon chéri, je blague, je n'aime que toi.


Alix aussi a blogué sa piscine



15 septembre 2004

histoire de clés (encore?) (oui, encore!)

Hier.
J'avais réussi en faisant des grands yeux de désespérée à me procurer l'unique nouvelle clé du portail, pour le créneau horaire de midi, histoire de ne pas coller ma Lutine à la cantoche. J'étais contente. J'étais guillerette. J'étais ouéééééé comment je l'ai trop bien joué, tout ça. Au moment de descendre avec mon Gnome dans les bras, pour partir chercher la miss, j'ouvre ma boîte aux lettres. La facture de téléphone me fait de l'oeil, la garce. Je l'ouvre. Je maudis AOL et sa hotline pourrite délocalisée à Tombouctou, qui douille un maximum, c'est clair qu'il pouvait m'offrir le mois d'aout gratuit pour ce prix là le mielleux de service que j'ai menacé de résiliation. Grumblllllll.
Je sangle le Gnomazizi dans sa poussette, je regarde l'heure, je me tape un coup de speed, je file à la vitesse du tégévé entre les bouses des chiens transgéniques qui doivent peupler ma ville au vue de la taille démesurée de leurs déjections, j'arrive au portail, je prend la clé, ma précieuse clé, limite je suis Golum avec son anneau, hein quand même, et là je réalise horrifiée que je n'ai pas mon trousseau de clés habituel. J'ai LA clé, mais j'ai laissé MES clés sur la boîte aux lettres. Avec la clé de chez moi dessus, que tu raques environ 120 euros pour la faire refaire.
Crébindiou.
Là ce n'est plus le tégévé, c'est Mach3 dans l'école, je choppe ma gamine d'une main, son gilet de l'autre, je file je vole, elle ronchonne, je menace, elle se speede aussi, je m'excuse, on speede comme des folles, le Gnomazizi est explosé de rire dans sa poussette, parce que whouaouh ça dépote aujourd'hui, il a le vent dans les cheveux, c'est trop l'aventure. On arrive enfin devant l'immeuble. Mon coeur se serre. Pitié, pitié, pitié pitiééééééé. Et là je réalise que je n'ai même pas la clé de l'immeuble pour accéder au hall et récupérer mon trousseau de clés sur la boîte aux lettres, s'il y est encore. Quelques mètres me sépare du verdict. J'angoisse.
Et là, devant la porte du hall, qui je vois goguenard, qui m'attends patiemment en regardant mes clés et en se bidonnant, hein qui?
Mon voisin du dessus..
Je l'aurais embrassé. J'arrive pas à croire que j'écris ça , mais si c'est vrai, je l'aurais embrassé, et que la paix soit sur sa famille pour dix générations, que sa vie soit un chemin de pétales de roses, que son anus se borde de nouilles. Ce pénible absolu qui me gonfle quasiment chaque jour avec ses remarques débiles et son air jovial, venait de m'attendre pendant 5 minutes, pour me redonner mes clés et m'ouvrir la porte du hall. Les bras m'en sont tombés et la mâchoire limite avec, mais j'ai vite remonté le tout, histoire qu'il ne se rengorge pas trop non plus. Faudrait voir à ne pas lui donner de mauvaises habitudes. Déjà que le soulagement intense qu'il a du lire sur ma face extasiée (et luisante de sueur) va le faire triper pendant un bon moment, genre il est mon héros. Merde c'est mon héros.

Comme quoi, des fois on ferait mieux de tourner 7 fois ses mains dans ses poches avant de taper sur son clavier des horreurs absolues sur son voisin du dessus, parce que le destin s'amuse à nous jouer de curieux tours. Bon en même temps on n'est pas à DisneyLand Paris ici non plus, ne commencez pas à vous imaginer que c'est le super happy end guimauve style, genre il est deviendu mon meilleur pote.
Ssurtout que je l'ai recroisé tout à l'heure dans la rue, avec ses potes , tout aussi bedonnants et vieux que lui, et il ne s'est pas fait prier pour me coller la honte en me demandant si j'avais bien mes clés. Et oui, j'ai vérifié. Pauvre con.

14 septembre 2004

amours enfantines [mode complicated ON]

Sur le chemin pour aller déjeuner à la maison, la Lutine me raconte:

elle: ben tu vois Chéri1* il m'énerve parce qu'il ne veut pas comprendre que je vais me marrier avec Chéri2.
moi: ah? tu n'aimes plus Chéri1?**
elle : si mais bon il dit qu'il est une fille alors bon, moi j'ai choisi Chéri2.
moi : ah il dit qu'il est une fille?
elle: oui même qu'il s'est choisi un nouveau prénom.
moi: non? lequel?
elle: Sophie. Alors bon moi je veux pas me marrier avec un garçon qui se prend pour une fille hein. Je vais me marrier avec Chéri2, et Chéri 2 c'est aussi le chéri de Copine, et comme ça Chéri2 il aura trois femmes: Copine, Sophie et moi. C'est bien hein maman?
moi: mouhahahahhahahahahahhaha.

Non mais vraiment. Y'a plus de jeunesse.
Je répèterais bien cette conversation à la mère bien propre sur elle, chicos et intello bon teint de Chéri1, rien que pour voir sa tête.




* oui je vais numéroter les chéris ce sera largement plus facile, croyez moi.
** ben oui ça fait quand même un an que ça dure, souvenez vous!

13 septembre 2004

une histoire de vaches et de clés



Bien bien bien. Chers zamis lecteurs, aujourd'hui je m'en vais vous entretenir de deux éléments qui ont tenu une place importante dans ma journée, à savoir la vache et la clé. Je vois que vous installez confortablement, c'est bien.

Pourquoi la clé? La clé est petite, elle ne m'a coûté que 4 euros, (oui la clé n'est rien qu'un clone de LA clé) mais la clé m'est indispensable en ces jours de scolarité enfantine à 8 voyages maison-école par jour. La piétonne que je suis, grâce à la clé, économise environ 10 bonnes grosses minutes de trajet maison-école. Soit 80 minutes par jour. Soit une heure et vingt minutes de marche en moins. Toujours ça que mes fessiers n'auront pas. Si j'avais une voiture, je n'aurais pas besoin de la clé, j'irais me garer devant l'école, je ferais chier le monde, tout ça, je partirais de la maison juste 5 minutes avant l'heure de la fermeture de la classe, pas coiffée, pas maquillée, je serais trop une glandeuse. Et en plus, des fois, j'écraserai des hérissons sur le bord des routes, et ça c'est méchant, car malgré sa propension à servir de H.L.M à parasites, le hérisson est un animal bien sympathique. J'adore, je raconte n'importe quoi et vous, vous continuez à lire. Bande de zinbrins! Ehhhhhhhhh revenez! Je n'ai pas fini.

Hum. Donc piétonne je suis, donc de la clé j'ai besoin (Yoda sors de ce corps). La clé ouvre le portail qui est tout en haut de la cour de derrière. J'y ai droit parce qu'avant que je sois une feignasse payée à s'occuper de ses gnomes, c'était mon école. Cette clé me permet d'arriver directement dans l'école au lieu de faire un détour de 15 bornes, déjà que j'habite loin , ça va bien hein (non je ne cherche pas à me justifier, bon, si, un peu). Avec ma clé de portail et sa copine la clé des portes, je joue au gardien de prison tous les jours: j'ouvre, je referme derrière moi, j'ouvre, je referme derrière moi, etc..... Il serait vraiment malvenu qu'un petit rebelle profite de mon passage pour s'échapper du goulag.... On m'enlèverait ma clé, je ne serais plus digne de confiance. L'horreur.
Depuis quelques jours la serrure ne fonctionnait plus que d'un côté de la porte, mais comme c'est une grille, ce n'est pas grave, je me luxais chaque jour un peu plus l'épaule, et ce 8 fois par jour, c'est tout. Roupie de sansonnet pour une vieille routarde comme moi. Cet hiver la serrure avait gelé, là c'était dur, limite si j'avais été un monsieur, j'aurais du pisser dessus pour lui rappeller qui était le chef. A la place je pleurais de froid et je m'escrimais pendant 10 minutes. Mouais, j'aurais mieux fait de faire le tour d'ailleurs. A la fin de l'été, fallait effectuer une gymnastique curieuse autour de la grille pour faire tourner la clé. J'étais un peu le JCVD du portail, ahhhhhhhTA KLANG dans ta tronche grille pourrite moisite, et la clé tournait.

Ce midi, alors que je m'en venais chercher ma fille à l'école pour lui éviter l'infâmie de la cantoche, la clé ne tournait plus dans la serrure. Il a fallu me rendre assez rapidement à l'évidence: la clé n'entrait pas dans la serrure. Han la garce. Au bout d'un certain temps de pestage intempestif, je me suis rendue compte, oh sacrilège, oh infamie, oh vieillesse ennemie, on avait trahi ma clé: on lui avait viré sa serrure, pour la remplacer par une vile imposteuse qui faisait sa crâneuse avec son acier tout brillant tout neuf. Qui a donc fait le tour? ... Ben oui.
Qui a refait le tour sous la flotte- que dis-je? le DELUGE DE SA MAMAN LA PERIPATETICIENNE à l'heure de la sortie de 16.30? ... Ben oui.
Le pire, c'est que sur le chemin pour aller chercher la Mini Gonzesse, je me suis arrêtée devant la grille, et j'ai sorti ma clé comme si de rien n'était. Les habitudes hein...

Mais la vache dans tout ça? Il vous suffit de regarder la magnifique illustration de Del4yo, et vous saurez que chez nous, dans l'a n g e l family, quand il pleut, c'est la Vache Qui Rit, là haut dans le ciel, qui pisse.
Et là je me souviens que j'ai oublié de vous dire un truc à propos des clés.
Et un truc à propos de l'envie de faire pipi. Un truc en fait à propos des clés ET de l'envie de faire pipi. Il y a déjà quelques filles qui ont compris de quoi je veux parler.
Il y a une sorte de loi, pour vous je ne sais pas, mais chez moi elle est immuable, limite elle est gravée dans le granit des Tables de la Loi, en petit tout en bas, (comment ça les Tables de la Loi ne sont pas en granit? mais allez donc faire vos recherches historiques ailleurs au lieu de m'asticoter le cervelet de vos inepties, grumblllll), il y a un post-scriptum:
Jamais tu n'attendras de mettre ta clé dans la serrure pour aller faire pipi. Tu y penseras avant. Sinon une gigue ridicule et humiliante tu danseras.
Non mais parce qu'il faut l'avouer, à chaque fois que vous sortez de chez vous, l'envie de pisser est là, sournoise, tapie à l'intérieur de votre vessie, et plus vous vous éloignez, plus elle se fait discrète, et quand vous vous décidez enfin à rentrer, l'envie se rappelle à votre bon souvenir, et plus vous vous rapprochez du siège de vos toilettes, plus vous vous imaginez soulager cette immense pression dans votre bas ventre, plus vous fantasmez sur vos fesses contre la faïence froide (punaise j'arrête, y'a Gougole qui devient chèvre là uhuhuhuhu), plus l'envie se fait terriblement pressante. Et l'apogée se produit au moment d'introduire la clé dans la serrure. C'est là que perso je danse comme une sauterelle sous ectasy en me tortillant dans tous les sens, en poussant des petits cris ridicules: pipiiiiiiiii, pipiiiiiiiiiiiiiiii, pipiiiiiiiiiiii, et à peine la porte franchie, je balance tout par terre, mon sac, mon manteau, je me désappe plus vite que mon ombre et hannnnnnnnnnnnnnn ca fait du bien.
Hum. Vous avez compris le lien entre la clé et l'envie de faire pipi. Il n'est pas utile que je me répète.

Et cet après-midi, pendant que je rentrais de l'école, sous un déluge de flotte exprès sur ma pauvre tête innocente, que mes orteils flicflacaient avec dégoût dans mes tongs roses, que les manches de mon tee-shirt se ventousaient à mes bras dans une étreinte mouillée et froide vraiment désagréable, que je slalomais comme une bête pour éviter et les flaques d'eau et les plaques d'égoût prétendumment anti-dérapantes, en tirant ma Lutine chouinante par la main, à ce moment là, précisément, je me suis demandé pourquoi la Vache Qui Rit qui pisse sur nous du haut de son ciel, pourquoi cette abrutie de bovidé crosfeljakobisée,et ROUGE de surcroît, avait tant attendu avant de rentrer chez elle et de faire tourner sa clé dans sa serrure. Je la voyais entrain de se dandiner et enfin je la visualisais sur ses ouaters. Et je la maudissais.

Des fois, mais pas tout le temps hein, des fois, je me pose des questions en ce qui concerne mon intégrité mentale.

11 septembre 2004

par ici la sortie (ou pas) 2 (le retour)

La dernière fois déjà c'était parce que j'avais pas envie de faire mes comptes. Ben rebelotons ensemble dans la joie et la bonne humeur: mesdames et messieurs, pour vous, et rien que pour vous,
ze big riteurne des gougueules malades


corne pied
Cher Ami Podologuement Enquiquiné, je ne saurais te conseiller la méthode évoquée dans ce blog pour te séparer de ta copine la corne de pied, parce que quand même, je suis barge mais pas au point de croire que vous êtes tous aussi malades que moi. Il paraitrait à la lecture du dernier BIBA (ou c'est Cosmo? je confond) qu'il existe un produit miracle, mais faut faire gaffe, vaut mieux le faire utliser par un pro à ce qu'ils disent, parce que nous, faibles femmes, on est trop sottes, on pourrait bien s'amputer d'un pied par négligence stupide.

taie d'oreiller angel
Cher Ami, tu es bien au bon endroit. Et tu sais utiliser Gougueule de façon pertinente et efficace, je t'en félicite. Bienvenue. Une petite tasse de thé au caramel? Une boule de glace menthe-choco (ah non j'ai fini le bac, achetez moi des menottes) un verre de TopThé? une pomme? Va pour la pomme alors

les t*otally sp*ies toute n*ue (2)
Chers Vous Tous, les Obsédés de l'héroïne de dessins animé à pwal, une thérapie est urgemment nécessaire, appellez le 15 même, je ne sais pas, faites quelque chose, c'est pas possible de débarquer comme ça tous les jours sur mon blog comme un troupeau de japonais qui descend du bus, argh j'en peux plus STOP!

éloigner guepes
Cher Insectophobe Acharné: tu prend une bouteille de plastoc type Evian like, tu coupes en deux (fais gaffe à tes mimines hein quand même, fais le en présence d'un adulte consentant), tu remplis le fond de la bouteille de confiote de fraises LP (oui ne va pas gaspiller de la bonne confiote Hediard pour des abruties de guêpes décérébrées), renverse la partie supérieure de la bouteille, de façon à créer habilement un goulot d'étranglement, et pose à un endroit stratégique. Les guêpes iront becter la confiture et ne pourront plus ressortir, car il faut bien l'avouer, c'est con, une guêpe. Et si une guêpe arrive à ressortir malgré cet ingénieux stratagème, attrape la vivante et garde la: tu as trouvé une guêpe de compétition. Ca peut être utile.

TAIE CHOCOLAT
Cher Vépéciste Egaré, si tu cherches des taies d'oreiller couleur chocolat, va voir sur la Reboute ou les 3Cuisses, ou que sais-je encore. Ou alors tu peux venir voir dans mon lit la nuit (mais non ce n'est pas une proposition indécente franchement! est-ce que j'ai la tronche de Demi Moore? non? ben voilà) des fois ça m'arrive de manger des Princes au chocolat en lisant un bouquin girlie à la lueur de ma lampe de poche. Les habitués, arrêtez de rigoler, merci. Ou alors fermez votrre bouche, la vue de vos prémolaires ne me fascine pas du tout.

leader price caen
Cher Etudiant Vacancier, bientôt la rentrée mon gars, il serait temps de trouver le chemin du LP, tu comences à dépérir. Ou s'il s'agit d'un gentil lecteur de Caen cherchant à se procurer une bouteille de ce délicieux et peu calorique breuvage qu'est le TopThé Pêche Light, il faut mieux chercher sur Gougueule et ne pas cliquer sur tout ce qui bouge, surtout s'il y a le mot blog. Enfin je ne sais pas moi, un peu de jugeotte que diable, ça ne te bouchera pas le trou du fessier.

charmant joe dassin
Cher Âme Esseulée, il est mort tu sais. Sincères condoléances. Mais c'est vrai qu'il avait l'air charmant au vu du documentaire qui m'a scotchée l'autre soir. Gras du menton, avec un gros nez, mais sympa le Joe. Allez, pour te faire plaisir:
Tu sais
Je n'ai jamais été aussi heureux que ce matin là
Nous marchions sur une plage
Un peu comme celle-ci
C'était l'automne

Un automne où il faisait beau
Une saison qui n'existe que dans le Nord de I'Amerique
La-bas on l'apelle l'été Indien
Mais c'était tout simplement le nôtre
Avec ta robe longue
Tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin . . .
Et je me souviens

Je me souviens très bien de ce que je t'ai dit ce matin là
ll y a un an
ll y a un siècle
ll y a une éternité

On ira ou tu voudras quand tu voudras
Et l'on s'aimera encore lorsque l'amour sera mort
Toute la vie
Sera pareille à ce matin
Aux couleurs de l'été Indien

Ah ca y est vous aussi vous avez l'air dans la tête? Bon courage. C'est un effet secondaire indésirable de la lecture de ce blog, je m'en excuse.

oreiller jouir
Cher Hedoniste Silencieux, en effet l'usage d'un oreiller pendant la copulation peut servir de système précaire d'isolation phonique, notamment si tes parents dorment dans la chambre d'à côté. Je compatis, mais néanmoins, tu ne trouveras rien ici pour t'aider. Tu peux rejouer au Gougueule Game mon pote. Allez ouste.

zeclar
Cher Balade Chronique, il serait temps de t'acheter un Vidal, ça peut aussi être utile, il n'y a pas que Gougueule dans la vie. Je t'assure. Sinon, je l'ai déjà dit, le Zeclar c'est immonde.

lataiedoreiller
Cher Lecteur Averti, utilise la fonction favori de ton navigateur. Han oui je me répète. J'arrête.

"faire un méchoui"
Cher Killeur de Mouton, je suis végétarienne. Je vais écrire à la SPA. Repose ce couteau. Tu sais les Röstis de Thon de chez Picard, c'est super bon aussi. Tu devrais essayer. Enfin ce que j'en dis hein.

calorie malabar
Cher Internaute Soucieux de Sa Ligne, le principal intérêt du malabar réside dans l'acte incommensurablement jouissif de faire des bulles. Voire même LA plus grosse bulle. Et ensuite d'aller chercher le white-spirit pour se décrasser la face, parce qu'il faut bien le dire, le malabar ventousé sur le nez et les sourcils, c'est moyen glamour comme maquillage. Bref, les calories tu oublies, tfasson ce qui est important ici, c'est le POINT. Point barre.

canard en plastique qui fait pouic pouic rose
Cher Collectionneur Hype, si tu le trouves, tu auras juste à cliquer sur mon mail pour me dire où le trouver aussi. J'ai plein de canards en plastoc, mais de rose que nenni, et à bien y réfléchir ça manque un canard girlie.


thermometre fesses enfant "aime bien"
Chere MagicMaman Egarée, oui pour prendre la température de ton enfant tu dois user d'un thermomètre, oui la température anale est la plus fiable, et s'il n'apprécie pas, un peu de vaseline devrait aider. Ne me remercie pas, je viens de finir le bac de glace menthe-choco (faut suivre eh oh), je suis donc d'une humeur à partager mon immense savoir.

"araignée babouin"(2)
Cher Insectophile (tiens ça change des killers de guêpes), depuis le temps que tu hantes mon blog à la recherche de cet insecte fabuleux qu'est l'araignée babouin, le seul singe arachnoïde ou la seule arachnée primate, au choix, ça se voit trop comment je maîtrise le sujet fingers in ze noze là, je suis allée voir pour toi, et franchement c'est rien qu'une araignée, et moi les araignées, j'aime pas, alors ça suffit maintenant, va voir au Gabon si j'y suis avec ta bestiole. Je vais mettre un videur à l'entrée si ça continue.

telecharger pub la foirfouille
Cher Publivore Déjanté, je ne saurais que trop te conseiller le site officiel de cette illustre enseigne discount que tu sembles affectionner particulièrement. Gaffe à la remontée dans le temps cependant, ils sont restés coincés à la fête des mamans. Le site aussi à l'air un peu discount, on voit tout de suite que ce n'est pas Kek le concepteur. Déjà ça ne fait pas bilipbilip quand tu passes sur les boutons, donc c'est nul.

taie
Cher Gougueulisateur Concis, tu n'es malheureusement pas sur le blog de la concision, désolée, la concision je ne sais pas faire, donc adios et bonjour chez toi. Ou alors ca veut dire un truc cochon dans une autre langue que le français taie? Non je dis ça parce que j'ai vu dans mon truc à stats qu'aujourd'hui quelqu'un(e) s'amusait à passer mon blog à la machine à traduire stupide de Gougueule. Résultat poilant d'ailleurs.

thermometre anus culotte
Cher Fievreux Angoissé, non non non, la procédure correcte est: culotte, anus, thermomètre. Tu baisses ta culotte, tu trouves l'anus, tu introduis le thermometre. Mais bon sang faut tout vous dire ou quoi? Ils vous ont appris quoi vos parents? Screugneugneu.


Sur ce que la paix soit sur vous, que Gougueule vive longtemps et qu'il nous ponde plein de petites requêtes débiles, parce que oui, faire les comptes c'est rageant.

10 septembre 2004

droit dans le coeur



Bon voilà, je suis super fière, je vais pas étaler ma joie partout mais quand même ouééééééé j'ai reçu un cadal d'Heidi, déjà que je faisais partie de la distrib' prestigieuse du très fameux conte de l'été, n'en jetez plus la coupe est pleine! Merci m'dame, je suis hyper touchée.
Va falloir que je la crée ma page de fan-art si ça continue. Punaise personne m'avait préviendue que c'était autant de boulot un blog. Rontudjiou.
Non je ne suis pas émue, c'est mon rhume des foins c'est tout.
Grumblllll.

un gars une fille



photos du jour du Gnomazizi


Mais non je ne suis pas entrain de dire que je préfèrerais avoir une fille plutôt que mon Gnomazizi. Han la la la la tout de suite ça monte sur ses grands chevaux là-bas dans le fond. Je suis extrêmement ravie d'avoir un garçon, même si au début, à l'échographie, quand mon gynéco m'a dit que c'était un garçon (vous voulez savoir? ben euh vu la paire de coucougnettes que je vois là docteur, il n'y a plus de secret, mais allez y quand même)j'étais moyennement convaincue. Genre moi les garçons, je ne sais pas comment ça fonctionne hein, j'ai 3 ans d'expérience déjà avec une fille, 4 même quand le TrukaKouilles naîtra.... alors un garçon, où est le mode d'emploi?
Enfin, je m'y suis habituée, je suis capable de décaloter le boudzan, d'acheter des fringues de mec qui déchirent, de m'extasier sur la vitalité du Gnome qui dévaste l'appart, tout ça. Par contre, là où vraiment je suis complètement démunie, c'est devant la chevelure à croissance accélérée. Avec une Lutine, c'est fastoche, tu laisses pousser, au pire tu mets des élastiques, limite c'est créatif. Avec un Gnome, c'est une autre paire de manches.
Et je devrais plutôt dire paire de ciseaux, parce que c'est bien de ça dont il est question. Le gamin a le cheveu raide vaguement ondulé, qui pousse sauvagement en direction de son menton, et là ça commence à se voir. Je suis obligée de le coiffer sur le côté ce qui est moche. Et je n'arrive pas à me décider pour une coupe de cheveux. L'idée d'approcher une paire de ciseaux de cet enfant me révulse, je vois déjà l'oeil crevé, un bout d'oreille en moins, un champ de blé fauché à l'aube de sa jeune vie capillaire. L'angoisse.
Faudrait que j'enquête pour savoir si les coiffeurs enfantins acceptent les TrucsRemuants de 9 mois et demi. Mouais.

Et dire qu'avec un élastique, tout serait plus facile. Ou alors je lui achète du gel ultra fixant ? Là aussi ça sera créatif.

je ne sia spa stapr sur un claiveir



Voilà. Tout est dans le titre. Donc merci à vous* qui miaoutez avec moi quand même, tous les jours même pour certains, de leur propre chef pour les plus héroïques. Vraiment jamais une insulte, jamais un jeté de caillou virtuel dans ma face d'handicapée du clavier, jamais un ricanement (quoiqu'une certaine personne se permet quelques remarques hilarantes des fois), vraiment je vous admire. Si c'était vous en face, moi je ne me gênerais pas.

Et pour we come in peace, petit bijou ouebesk dont le souvenir m'est reviendu en lisant les archives de Princess Klopobek bien que je connaissais depuis que j'avais lu les archives de Kek, suffit juste de cliquer su l'image.
Oui je lis beaucoup d'archives, pas vous?
Oui la conclusion du post est nulle. Mais oui, il y a un autre post qui arrive, alors oui, on arrête de râler. Et arrêtez de ricaner.

Le respect se perd je trouve.


* Spechieul Thanx to Isadora pour m'avoir laissée utiliser une partie de notre miaou de taleur. Il est de l'ordre du possible qu'elle vous explique prochainement le mot batave. Ou pas.

09 septembre 2004

plouf

Dans l'eau de la piscine, pendant que tu fais ton 1000 mètres peinard en pensant au repas de ce soir avec les points qui te restent (ah oui mince j'avais dit que je vous saoûlerai plus avec mon régime, mince mince mince) (j'aime bien répéter mince, ça me motive). Oui. Dans l'eau de la piscine donc, tu peux rencontrer différents énergumènes dès lors qu'en bête citoyenne lambda tu suis les instructions et que tu te mets dans le couloir "entraînement du public". Un seul couloir pour l'entrainement, le reste c'est une immense pateaugoire pour adultes en fait. Bref, couloir d'entraînement, super lunettes roses pétées sur les yeux, ridicule bonnet en silicone sur la tête, et maillot de bain de grossesse, même pas honte. PLOUF.
Là tu commences à nager et tu rencontres:
le papy qui pratique la nage verticale, à savoir qu'il fait du surplace, et qu'il manque limite de se noyer quand tu le dépasses, ce qui n'est pas bien difficile. Il me fait penser à ma lutine qui apprend à nager, les brassards en moins et beaucoup plus vieux,
la quadragénaire qui veut pas se mouiller les cheveux et qui nage une brasse de mamie, complètement ridicule et qui bien sûr avance à l'allure d'une moule dépressive,
la méduse rose échouée sur les flotteurs et qui fait des exercices d'aérobic au milieu de la ligne de nage,
les trois velus en rang d'oignon qui font salon de thé au bout de la ligne, que si tu veux repartir en donnant un coup de pied d'appel contre le mur, c'est dans leurs bijoux de famille qu'il va atterir, et quelque part ce sera bien fait,
l'abruti qui nage super bien et à qui ça pète d'un coup de faire du papillon, histoire de faire couler tout le monde autour
la femme du lac, avec ses palmes profilées, son pince nez, ses lunettes de compet', son maillot qui va bien, qui file comme une bombe mais dans la grande pateaugoire, pas dans la ligne d'entrainement, elle a compris ELLE au moins ,
le gus qui se met une sorte d'énorme bouchon anal bleu entre les cuisses, et qui du coup avance à 1m/min, sa technique est pas super au point.

Et au milieu, moi, qui nage pas comme une pro mais qui se démerde bien et qui fait mon 1000 m brasse coulée sans m'arrêter, parce que l'endurance ça paie sur le gras il parait. Au bout d'un certain nombre de coups de pieds j'ai réussi à décourager le gros des troupes, et j'ai pu nager tranquille.
Bon si je dis ca aussi, il y en a (dont je tairais les noms) qui vont continuer à propager ma réputation de grosse brute sur la blogosphère alors que non, comme mon pseudo l'indique, je suis un ange de douceur. Arf.

Enfin à la piscine on y va avec la coupine, et on fait les goliottes avec le bonnet ridicule et les lunettes de tarées, et ensuite on méduse dans le petit bain, là où il fait chaud et où c'est bien agréable de papoter, genre on est des supers sportives qui déchirent tout. On se dit que ca le ferait bien de rentrer à la maison en maillot et serviette, genre on rentre de la plage, avec ce beau soleil, mais on n'ose pas.

Jeudi prochain, promis, on y retourne.

Pour une autre version, allez donc voir par chez la coupine of course. On va finir pacsées hein, si ça continue.

08 septembre 2004

même que t'es moche sale radasse!

Je rentrais paisiblement chez moi. Je relève mon courrier. Oui depuis vos pertinents commentaires je conjugue cette opération avec une remontée d'escaliers comme une autre. Bref. Là il y avait un avis de passage du facteur pour un recommandé. Vous je ne sais pas, mais moi, dès que je lis reconmmandé, je me sens moyennement bien. Quand quelqu'un vous envoie un recommandé, ce n'est pas juste pour pas que ça se perde, genre il a peur de La Poste et de ses compétences en matière de suivi d'envoi. Genre le facteur il perd la lettre d'amour, on la retrouve 50 ans plus tard, dommage Germaine est mariée avec un autre et ne l'a jamais oublié son Fabrice, et hop on passe à Y'a que la vérite qui compte ou autre bouse télévisuelle made in TFOne. Je m'égare. C'est une tentative d'évitement flagrante pour ne pas penser à ce fichu recommandé.
En plus j'en veux à mon facteur. Vu l'écriture j'en veux à ma factrice en fait. Parce qu'elle a précisé au dessus de mon adresse, ceci: D.F. Gérance. Et ça, mesdames et messieurs, ça signifie que le recommandé vient de la boitakon qui gère mon appart (oui je suis une misérable locataire). Et DF je sais très bien qui c'est. C'est la seule et unique personne que je hais viscéralement (avec l'ancienne instit de ma fille, et encore l'instit était folle, alors que DF non). Cette nana je ne peux pas la blairer.
Déjà physiquement elle m'insupporte, mais j'aurais pu passer outre son accoutrement grotesque de working girl qui se la pète - talons de 42 cms, jean moule foune, haut à strass et collier griffé Christian Dior, style j'ai trop les moyens; ainsi que son maquillage à la bétoneuse directe sur la face, et son brushing made in Dallas City. Avec un énorme effort sur moi-même, mais j'aurais pu. J'aurais pu passer sur sa manière de parler ultra hautaine. C'est plus fort que moi, je n'arrive pas à dépasser sa méchanceté, sa connerie, et sa suffisance absolue. En plus elle est squelettique et ultra bronzée même en hiver, et oui, je l'avoue, blonde (ou elle le fait croire). J'aurais pu avoir Eulalie comme gestionnaire de mon appart hein, si Dieu La Haut tenait absolument à confier ce job à une blonde. Non. Pourquoi j'aurais eu droit à une jeune femme drôle, gentille, cultivée et à la langue bien pendue, alors que je peux avoir DF, la blondasse siliconnée du nichon, cramée des UV, décorée comme un sapin de Noël qui aurait fumé ELLE, Vogue et MarieClaire, et ayant visiblement bouffé consciencieusement son Management pour les Nuls, afin de coacher les 3 pauvres gourdasses sous ses ordres.
Mouais.
Déjà elle a perdu mon chèque de loyer le mois dernier, et a voulu me faire payer un supplément sur ce mois ci, parce que je n'avais prétendument pas payé le loyer. Gourdasse stupide! J'ai reçu une charmante lettre au bout de 3 jours que la date fatidique du 8 était passée, parce que c'est comme ça, le loyer est exigible le 8 chez nous, vive FachoLand. Visiblement dans le monde de DF le téléphone n'existe pas pour demander pourquoi mon chèque de loyer n'est pas arrivé jusque devant ses yeux de merlan abruti, comme chaque mois depuis 7 ans que je suis dans cette agence pourrite (à mon corps défendant, vous pouvez en être persuadés). Non non, direct elle envoie un courrier pour te dire que tu chies dans la colle et que donc, hop, pan pan cucul tu paieras plus le mois prochain, vilaine vilaine a n g e l. Ce à quoi j'ai courtoisement répondu que quand on paume un chèque on se fait petit petit et on écrase sa goule de poufiasse au lieu de la ramener. Non, même pas vrai, j'ai laissé mon chéri lui téléphoner, lui qui sait si bien rester courtois et aimable, sinon j'y serais allée moi même avec mes pieds et j'aurais mis la machine à baffes en postion ON. Pas super glop.
Le truc c'est que la niaise est partie en vacances sans me faire de lettre de désistement par rapport à mon chèque égaré, histoire que je lui en fasse un nouveau et que je le lui scotche sur son blair tartiné de terracota. Genre oui oui je vous envoie ça. Et je me barre à Ibiza hors saison, allez hop. Cruche asc. Demeurée.
Du coup une gentille remplaçante, aimable comme tout elle, a fait la lettre, tout ça.
Y'a fort à parier que mon recommandé me signale que la poufiasse est revenue d'Ibiza, et qu'elle a pondu une lettre que j'ai déjà pour un chèque que j'ai déjà refait, et qui a déjà été encaissé. DF powaaaa.
Ou alors c'est autre chose, et là je m'attends au pire.
Voire même encore pire.
ARGH.
[sanglots]



Eh Dites! C'était bien pire. Que la personne qui s'amuse à me décharger des tonneaux de caca sur la tronche en ce qui concerne mon ancien appart cesse immédiatement, merci. Et s'il y a un(e) juriste dans mes lecteurs, qu'il/elle m'envoie un mail, on va rigoler comme des baleines.

07 septembre 2004

[temps repas]



Toujours au régime la fille. Ouais en même temps, un jour et demi, ce n'est pas non plus un exploit. Et non je ne vais pas vous gonfler tous les jours avec ça.

Ce qui aurait du se passer:
préparation des trois repas, à savoir:
faire cuire des pâtes pour la Lutine et moi,
préparer une sauce tomate qui tchue les papilles,
préparer la purée de ricoverts du Gnomazizi;
partir chercher la Lutine à l'école après réveillage du Gnome;
récupération de la Lutine;
retour à la maison;
préparation de l'omelette pour la miss;
repas;
vaisselle;
retour à l'école.

C'était simple.
Je suis une fille organisée ou quoi?
Une trentenaire qui assure c'est moi.

Ce qui s'est réellement passé:
préparation du repas:
cuisson des pâtes: oublié de regarder l'heure, spa facile aussi d'aller faire pipi avec un gnome déjà réveillé et qui vous suit partout. Pâtes collantes donc.
préparation de la sauce qui déchire: coulis de tomates ok, basilic du balcon ok, oignons picard ok, à la fin on mixerait bien toute ça pour que le fin palais de la maisonnée ne râle pas. Ca tombe bien on a un mixeur plongeant. Après utilisation dans 3 cms de sauce, la conclusion s'impose: il y a de la sauce tomate brûlante partout ... Le mixer plongeant est mon enemi et il a essayé de m'ébouillanter. Mieux: il a réussi.
Nettoyage de la gazinière
Nettoyage du frigo
Changement de pantalon
: exit le baggy sympa, bonjour jean trop serré
Purée du gnome, ok
Récupération du Gnomazizi qui cherche la bêtise pour partir à l'école
Trajet, sous cagnard pénibeule.
Torsion du bras pour refermer la grille du portail de la cour de derrière, un abruti de môme a mis du sable dans la serrure de l'autre côté
Récupération de la gamine, ok
Retour, ok
Préparation de l'omelette: cassage de l'oeuf au dessu du bol, le bol se barre (oui les bols sont vivants chez moi faut croire) la moitié du blanc va nourrir l'évier, un autre oeuf est cassé pour compléter le premier, l'enfant est ravie, elle adore l'omelette tfasson.
Repas ok, si ce n'est qu'il a bien fallu ouvrir le bouton du jean pour pouvoir rester en position assise. Et oui je suis entrain de taper ce post assise devant mon pécé (j'aurais l'air un minimum nouille debout faut le reconnaitre) et donc oui j'ai le bidon à l'air et la graisse abdominale qui prend ses aises. Ouin.
Vaisselle: oubliée, à la place j'ai fait "checkage de mailbox" et pendant ce temps ma fille a trouvé intelligent de mettre son frère sur son lit, et de venir me le dire avant que le garnement ne se ramasse la tronche sur le parquet
Sermon sur le fait de ne pas porter le petit frère, sur toujours demandé avant de prendre des initiatives avec le petit frère. Impact: 48% à vue de nez. A renouveller donc.
Retour à l'école, ok (ah ouais ne pas oublier de reboutonner le jean avant de sortir, sinon faudra pas s'étonner des drôles de regard des gens dehors...)

La vaisselle est toujours dans l'évier, faut que je fasse une lessive pour récupérer mon fût, mais il fait tellement chaud que non finallement. Ca attendra bien ce soir.
L'organisation dans la flemmardise, ça compte aussi, non?

gerbe rose powaaa



Ouuuh la méchante qui pourrit ma boite mail avec des trucs gnognottes espres. C'est pour me motiver que tu m'envoies des pétasses filiformes sur la plage? Ou alors tu as gagné au Loto et tu m'invites à Londres pour fêter l'évènement, et tu ne savais pas comment me le dire? Trop merci à toi! Cependant je ne m'explique pas pourquoi on a besoin de faire un concours si tu as déjà gagné des tonnes de pognon? C'est curieux cette affaire. Enfin j'espère que tu apprécieras la sélection de poupée b a r b i e que le super site de la blonde à gros nichons vient de t'envoyer*... hé hé hé hé.




* enfin si ça a fonctionné, parce que je suis un peu nulle en vengeance, et puis le site de la conasse siliconée est super mal fait (m'enfin on s'en serait douté)

06 septembre 2004

j'ai faim

Vu le succès fulguropoing de mon post précedent, je reposte. Ouais c'est comme ça. C'est histoire de vous habituer progressivement à commenter comme des oufs. Non je n'ai pas honte.
Et je vous avoue un truc: le post précédent restera dans les annales de ce blog comme le post le plus portnaouak. Mon chéri en le lisant a parlé de papiers du divorce alors que nous ne sommes même pas mariés. Hum.

Bref.


J'ai faim, comme l'indique le titre judicieusement choisi. Je suis une fille judicieuse, je m'auto-épate. Mais j'ai VRAIMENT faim, j'ai les crocs, j'ai la dalle, j'ai la mandibule qui se débloque, l'estomac qui danse la carmagnole, des frissons de junkie. Et oui, bien sûr, vous l'aviez deviné mes petits pains aux amandes (gaffe aux petits noms gourmands, je compense comme je peux)j'ai commencé un régime. Alors aujourd'hui, soit je vous parlais de la météo (et ça me branchait vachement de vous parler de la chaleur, du beau soleil, du vent dans les cheveux des bébés et de la probabilité de faire rougir mes tomates, mais bon en même temps ça tient aussi dans une simple parenthèse - la preuve! alors bon) soit je vous parlais de mon régime. Et ce n'est la peine de soupirer de soulagement, ce que vous pouvez être malotrus quand vous vous y mettez...
Sujet girlie s'il en est le régime. A la une des magazines de gonzesses, entre l'orgasme par le GPS et le look revival eighties, on trouve toutes sortes de régimes, des plus sérieux aux plus farfelus (non mais franchement, perdre du poids par la méditation transcendentale? j'ai l'air débile à ce point?). Et au cours de ma vie, j'en ai fait des régimes, des draconniens, des je m'en foutistes (oui je suis au régime, mais bon la réputation ultra-calorique de la glace Lemon Cream Pie est super surfaite, attends c'est du citron, limite c'est du sorbet hein), des sérieux mais que quand tu les arrêtes la graisse revient, comme une sale teigne sur le cul du iench, s'accrocher à toi.
Il se trouve, comme je l'ai déjà dit ici, que j'ai encore 30 bons kilos de trop, voire même 40 si je veux être vraiment mince, voire 50 si je veux ressembler à Julia Roberts (même taille que la mienne à 1 cm ou 2 près). Mais bon en même temps, Julia Roberts a beau avoir un sourire incroyablement charmeur, elle est maigre comme un haricot vert anorexique. Et ça me donne moyennement envie. Je ne suis pas énorme pour autant, j'ai cette chance inouïe (hum hum) de grossir de partout et d'être vraiment grande, du coup la saloperie se répartit limite harmonieusement des orteils aux oreilles.
Il n'en reste pas moins que ces kilos ne sont pas bons pour ma santé, même si pour l'instant je n'ai aucune symptôme ...
Donc, REGIME.
J'en ai déjà perdu 10 de ces kilos de graisse pourrite, il m'en reste plein à éliminer, un par un, sans pitié, sans regrets. Je me fixe des objectifs réalisables, et j'ai des coupines qui me motivent et qui se motivent: en gros on se motive à mort, vive le gonzesse powaaaa.
On s'envoie des mails avec ce qu'on a bouffé et combien il nous reste de points, ce genre de trucs. Là il me reste 10 points*. C'est le Pérou mes zamis. J'ai tellement faim que ces 10 points vont mourir. Et je vais manger des patates, comme ça y'en a deux** dans la blogosphère qui vont moins faire leurs petits malins. Niark niark. Des pommes de terre au cerfeuil de mon balcon, et à la crème fraiche. Han j'en salive d'avance. Comment c'est long à cuire des patates. Je blogue, je blogue, et mes patates ne cuisent pas, et j'ai super faim.
Ce qu'il me faudrait en fait, et c'est mon rêve depuis que la graisse a attaqué sournoisement mon joli corps d'avant, c'est une machine qui aspire la graisse de partout en une fois. Je suis même prête à ce que ça fasse horriblement mal, mal comme euhhhhh tenez le moment où mon Gnomazizi est né, et qu'il avait sorti la tête et une épaule seulement et où on m'a demandé d'arrêter de pousser car le garnement avait joué avec son cordon. Là j'ai douillé grave, comme jamais. Alors je suis prête à ce que la Machine A Virer la Graisse (faut que je travaille encore sur le nom, que les initiales fassent un truc drôle) soit hyper douloureuse, et que ça dure longtemps, genre une heure où tu souffres le martyre, tu chiales ta mère, tu conspues ton fazeur, tu veux crever comme un moustique dans le hallogène, qu'on me barbecuse et vite! Mais après, han après, Julia Roberts dans mon jean. Et j'aurais tellement souffert et le souvenir en sera tellement atroce, que plus jamais je ne pourrais regarder un bac de glace menthe-chocolat sans pleurer comme une vache qui pisse. Et je resterais mince. Pour toujours.


Je pense que pour mon équilibre mental, certaines choses sont à proscrire actuellement:
les films de Julia Roberts
le catalogue Picard
les magazines féminins
les bouquins de SF
DisneyLand Paris
et une certaine idéologie chrétienne de l'expiation par la souffrance.


HOP mes patates sont cuites. A TABLE!





* Saint WW priez pour nous, pauvres pêcheresses du frigo, éloignez de nous la tentation du Granola quotidien.
** Mais vous voyez bien de qui je parle, sinon, il y a un lien qui saute aux mirettes dans la colonne de droite...

VUE!



Tard dans la nuit, à l'heure où le Plantigrade Ouebesk sort de sa tannière et essaie de démêler les paquets de noeuds des pitits canards en plastoc un peu concons, on trouve des trucs bizarres sur mon écran de pécé. Comme vous pouvez le constater j'ai de la visite. Et à ma grande surprise, ma coupine a des supers pouvoirs top moumoute, elle peut se transfomer la nuit venue en son avatar bloguesque. Si c'est pas la classe internationale ça, je ne m'y connais point (oui d'accord j'y connais queud, mais vous ne pourriez pas fermer vos grandes bouches aussi des fois? Juste pour voir?)
Si ca se trouve en me concentrant assez fort, je peux réussir moi aussi à épanouir comme un grand nénuphar blanc et immaculé (n'importe quoi, oui je sais, vos bouches j'ai dit!) ce pouvoir qui n'attend que ça pour vibrer de toute sa force de super pouvoir qui dépote un max. Si ca se trouve je peux me transformer en canard en plastoc! OUAIS!
Allez j'essaie...
Gn.
GN
GN
GN
GN
GN
GN
...
...
...
que dalle!
Ca ne doit fonctionner qu'à la nuit tombée c'est pour ça. C'est dommage là tout de suite j'aurais bien voulu être un canard en plastoc et passer toute ma journée dans une baignoire, ça m'aurait rafraîchie.
Vous n'avez pas chaud vous? (<-- habile transition vers un prochain post, qui vient rapidement (ou non, si la chaleur m'accable au point de siester))

Et oui ce post perdure dans la bonne humeur et la convivialité la grande tradition du n'importe quoi instaurée depuis sa fondation sur ce blog remarquable qui est le mien.
(si cette phrase est syntaxiquement correcte, je m'offre un bac de glace menthe-choco)
(oui syntaxiquement existe)

04 septembre 2004

la malédiction



Il paraitrait selon mon père (qui est d'une mauvaise foi absolue mais passons) que je suis maudite. J'ai la malédiction de l'informatique. Tout ce que je touche bugue. Aujourd'hui encore, le nouveau portable du chéri (mais c'est réparé). C'est comme ça, l'informatique et moi on n'est pas copains. Du coup je me demande si mon Gnomazizi fait bien de me laisser approcher de son dinateur à lui? Autant je risque de lui faire chanter du heavy-metal à sa bécane au lieu de Y'a plus de pain chez moi...

Je suis une arme de destruction massive contre l'outil informatique, j'ai le pouvoir entre mes mains, Bill tu peux trembler.

jungle



Bon il y a des nénettes comme ça qui ne vous demandent pas votre avis, et que quand vous les appellez pour prendre des nouvelles (pour la 57ème fois de la journée) vous annoncent: ah ouais j'ai blogué mon balcon, alors ça serait bien que tu fasses pareil, vu que je leur ai un peu dit que tu le ferais. Ah. Eux, c'est vous hein. Bon, ben elle a de la chance la coupine j'avais justement des tofs de ma jungle perso dans mon appareil à tofs, comment les esprits ils se rencontrent trop, surtout à 15 mètres de distance à peine (évaluation à la louche du kilométrage qui sépare nos deux balcons)
Bon en même temps, ça m'arrange plutôt, sinon il aurait fallu que je vous fasse un post sur mon pécé que c'est une bouse de renommée mondiale, qu'il refuse ma nouvelle imprimante, qu'il fait chier le monde (et moi en particulier), qu'il bugue dès qu'un moucheron anorexique bat trop vite de ses ailes anémiées à côté de son écran ou de sa souris, que je me demande pourquoi le seul geek que j'ai sous la main c'est mon reup, qui fait genre il maîtrise à donf' alors que je le vois bien des fois que même lui il est achement éberlué devant la roublardise de la bécane, qui se tapit dans de curieux retranchements ouindoziens avant de nous péter à la tronche... (et quand elle pète cette vicelarde, ça puire un max)
Enfin, le pécé portable pas cher tout neuf de mon chéri, il fonctionne lui, il veut bien de l'imprimante lui, et je suis sûre que si je lui demandais, il voudrait également de ma clé usb. L'autre naze, non. D'ailleurs si vous avez des vélléités de B.A. à mon égard, envoyez moi un mail, je sais comment vous faire occuper 15 petites minutes grand maxi de votre temps... Ouais je n'ai aucune gêne... C'est juste que le site de ma clé usb refuse de me télécharger le driver win98SE bordelaputevérolé!

Ah et mince, voilà que je vous l'ai fait le post sur ma malédiction informatique... Tant pis pour vous aussi, z'aviez qu'à arréter de lire quand j'ai prononcé le mot pécé. Et si mon père n'explose pas le pécé à coups de formatage dans sa face de tanche (le pécé, pas toi mon tit papounet), je reviendrais bientôt vous bloguer des bêtises, mes petits lapinous en sucre chéris d'amûr (merdre, AZ m'a mordue ou quoi?)

02 septembre 2004

Prenez exemple les gens!



Oui regardez le joli dessin que Miss Hedwige elle a dessiné pour moi. Déjà je suis super fière, ensuite, je suis bien contente, parce que ça montre que je me projette sur cette toile telle que je pense qu'on me perçoit dans la vraie vie. Sauf qu'en vrai j'ai des cheveux bien plus longs, et mes lunettes sont plus discrètes (oui j'ai un problème avec les lunettes, c'est limite un traumatisme hein, je vous en reparlerais). N'empêche mesdames et messieurs, ceci est mon premier fan-art (c'est comme ça qu'on dit non?) ouais mon premier cadal ouebesk, et c'est une blonde qui me l'a fait, je dis donc vive les blondes! Et encore plus: vive les blondes à marsupilami facial!
Je ne saurais donc trop vous encourager à aller voir du côté de chez Hedwige, mais aussi à m'envoyer plein de trucs, allez hop hop hop! Bon en même temps, si j'en reçois plein, je vais devoir créer une page pour les mettre dessus, han la la la la c'est du boulot, et le hachetéhaimaile et moi on n'est plus trop copains depuis le coup de la navbar blogger. Donc bon. C'est vous qui voyez. Ta da da da da da da da ... (air de pas y toucher)
Et aujourd'hui, ze di-day, pour ceux qui sont trop passionnés par ma vie ultra-fizzzzzzzz, j'en suis à 2 bouses qui schlinguent, 6 trajets de 15 minutes école-maison, la vaisselle n'est pas faite, le linge n'est pas rangé, le balai prend la poussière, et je bulle devant mon pécé. Non mais! Il sera bien temps de s'activer quand le Gnomazizi sera réveillé... Et puis, faut pas charrier, je reçois des cadals (enfin un cadal pour l'instant, mais je compte sur vous) faut bien que je vous en fasse part non?
Ben oui c'est bien ce que je me disais aussi....

01 septembre 2004

entraînement psychologique (demain c'est le di-day)

Demain c'est la rentrée. Finie la glandouille. Fini de buller au lit devant les dessins animés crétins avec ma fille en empêchant vaguement mon bébé de révolutionner le salon. Fini les horaires de malades mentaux, la liberté absolue de traîner en culotte le cul sur le parquet, à jouer avec le Gnomazizi à ouais je tiens debout tout seul (ou sa variante ouais je jette tout par terre et maman ramasse) ou à traîner en culotte le cul devant le pécé avec la Lutine qui joue au Poisson Rouge. Surtout fini de se lever à 09.30. Fini. The end.

Demain la dure loi de l'école va reprendre ses droits et me mener à la baguette en saucissonnant mes journées.
Il est 7.20 debout la dedans, on se motive, on se lève, on refait le lit en canapé, on prépare le bib de la Lutine, on donne le sein au Gnomazizi, on coache la gamine pour qu'elle s'habille, on la coiffe, on évite que le bébé explose l'appart en trois minutes chrono, on coiffe la gamine sans lui arracher la tête, on trouve deux minutes pour prendre une douche, et s'habiller, et si la force est avec moi, j'arrive à mettre un soupçon de rouge avant de sortir et même des fois je me coiffe. Quand j'ai réussi à habiller le gnome, à descotcher la miss de la téloche et à lui faire enfiler sa veste, que je met les clefs de l'appart dans ma poche (important ça les clés, faut pas déconner avec les clés) c'est à ce moment M ultra précis et limite réglé comme une horloge sadique, que le Gnome remplit avec satisfaction sa couche d'une substance à haute teneur en produits toxiques et à l'odeur pour le moins....... ébouriffante. Ou des fois il varie, histoire de me feinter, il me vomit dessus, surtout quand je suis super fière de ressembler presque à un être humain décemment vêtu, et non à une ourse en pyjama mal coiffée pas réveillée. Et des fois même, la vie est trop vicieuse, la solidarité dans la fratrie entre en jeu, et la gniarde décide que là maintenant tout de suite, il faut qu'elle fasse caca, vite maman, le caca il pousse aux fesses. Grumblll.
Ensuite je sprinte avec la poussette jusque l'école, je me bagarre avec la clé dans la serrure du portail de la cour de derrière (c'est bien les privilèges, mais des fois ça merdoie) je dépose la loupiotte avec un bisou, je la regarde enlacer son chéri en me disant que quand même elle ne serait pas un peu trop jeune, non?
Et je rentre, et je couche le Gnomazizi, et j'essaie de prendre un petit déjeuner devant le pécé, et ensuite j'enchaîne avec le ménage, les lessives, mes supers copines les lessives, je les aime trop, sérieux, je veux limite me marier avec mon bidon de 5 litres d'X-tra Bleu Powaaa, je prépare mon déjeuner, celui de ma fille et celui de mon fils (oui je suis une annexe de la Sodexo à moi toute seule) car un bébé de 9 mois ne mange pas la même chose qu'une fillette de quasi 5 ans ni même qu'une femme de 30 ans au régime (c'est bien dommage car moi ça me tente assez les petits suisses à la banane hein) , en essayant de ne rien faire cramer, ni de mettre le feu à la poêle, ensuite je réveille le gnome, je l'habille, je change sa couche, parce que rebelote, c'est tellment mieux comme ça, je cours parce que je suis en retard bien sûr, j'arrive à l'école, je récupère la mouflette, on rentre à la maison, on mange, on y retourne, je reviens, je recouche le bisouillou. Je pose mes fesses. Je prends mon dessert devant le pécé, parce que souvent je n'ai pas le temps de le manger à table. Je fais la vaisselle, j'arrose les plantes, je range un peu, et là, sois je m'avachis devant le pécé, soit je m'écroule telle la bouse avariée sur mon canaprout et je comate 5 minutes, soit exactement le temps que met le Gnome à se réveiller et à passer du vagissement au hurlement strident. Et c'est déjà l'heure de retourner à l'école chercher l'enfant, je lui prépare son goûter, je vais pour sortir, mais oh eh mais qui c'est donc qui vient juste de faire caca pour la 249 eme fois de la journée hein qui?
Et re poussette à toute berzingue vers l'école et retour en passant par le square pour que les enfants s'aèrent et s'ébattent un peu dans un semblant de nature, et ensuite je les refile à leur père et je ne veux plus qu'on m'adresse la parole pendant environ une heure. Sauf qu'on me parle quand même, parce que prétendument on m'aime d'amour, et faut me faire partager la journée du Monsieur, la prouesse artistique de la Miss ou celles, physiques, du Gnome. ARGH.
En tout, si vous avez bien compté, huit trajets école-maison* dans la journée, la quasi totalité du temps en speedant. Je peux vous dire un truc mes zamis: la rentrée ça chie pour ma zénitude, mais par contre mes cuisses et mon gros postérieur lui disent merci. Vive le sport de la mère au foyer. Je devrais faire une cassette vidéo pour les cadrettes sup' non? Allez et demain, comme c'est la rentrée, je réattaque un vrai régime, Saint WW priez pour moi.

* of course, il n'y a pas d'ascenseur dans l'immeuble, donc on peut compter 4 montées d'escalier avec 9 kilos dans les bras, sans compter celle du courrier. Youpi.

EDIT : 9 kilos de bébé et non 9 kilos de courrier! uhuhuhuhu