- la taie d'oreiller, blog antirides préventif -



31 août 2005

je n'aime pas les gens








le Gnomazizi, 2 semaines


Certes entre eux la première présentation ne s'était pas hyper bien déroulée, comme le prouve cette vidéo atterante. Entre le bébé et le singe à houpette, ça n'a pas été l'amour au premier regard. Mais après la perte douloureuse de Klug, son doudou d'amour (la saga Klug est dispo ici: 1 2 3 4) Bû, car oui c'était son nom, était devenu le compagnon de mon fiston. Il en a chié grave Bû. Bouffé des pattes, de la queue, la houpette depuis longtemps disparue, le sourire de traviole, il n'avait pas l'air en forme.
Ce qui n'a pas empêché quelqu'un de l'embarquer hier soir, quand il est tombé du panier de la poussette au square, lors de sa sortie trisanuelle. Bû était vieux, c'était le cadeau de naissance d'Alix pour son filleul, il était devenu moche par amour, il puait la salive de bébé moisie, il ne ressemblait plus à rien, mais on nous l'a volé. Deux heures à peine après être parti du square, mon Chéri est retourné sur les lieux, et rien, absolument rien.
Ca me met les nerfs de voir que les gens sont capables de prendre un doudou machouillé et puant, vraiment. Le clone 2 de Bû est entré en fonction hier soir, mais mon fils est bien moins crédule à 21 mois qu'il ne l'était à 8... On a posé une affichette au square, on verra bien, mais j'ai très peu d'espoir.
Ma fille s'est fait volé son ours en peluche, celui de ses un an, qu'elle chérissait comme la prunelle de ses yeux. Elle a fait tomber son sac de maternelle, et 15 mètres plus loin, quand son papa a fait demi tour pour récupérer le sac, il n'était déjà plus là. Mon fils a déjà perdu Klug. Maintenant c'est Bû, qui disparait. C'est une malédiction, ou bien?
Si ça se trouve il y a un voleur de doudous dans ma ville, et si je lui met la main dessus, je l'estourbis. Voire pire.


Bref aujourd'hui je ne suis pas d'excellente humeur et j'ai moyenement de l'amour pour l'espèce humaine..

29 août 2005

madeleine powaaaaaa

La délicieuse Racontars m'a refilé un questionnaire (ouais un autre, si ce n'est pas un monde ça, quand même) et comme je ne suis pas une dégonflée et qu'en plus le sujet me botte bien, hop là, c'est parti mon kiki, take a seat, attache ta ceinture and gooo, direction les rivages de mon enfance à moi que j'ai eue (et que je poursuis toute seule dans ma tête mais chutttt)

Citez cinq aliments, plats ou autres, qui ont fait partie de votre enfance, et qui vous manquent, parfois, quand la nostalgie vous prend...

eh eh déjà c'est court comme question et y'en a qu'une, hop là, emballez c'est pesé.

1. Les crêpes en sachet avec deux carrés de chocolat noir.
C'était mon goûter quand j'étais petite et même ado, ça a continué. J'avais le droit à 2 crêpes sorties du sachet, je sais bien que les vraies crêpes c'est meilleur blabla, mais moi ce sont celles là que j'aime, aujourd'hui encore, car elles ont le parfum de la lecture après l'école, à la table de la cuisine, le parfum du calme et de la tranquillité. Et les deux carrés de choc qui allaient avec, trop bon. Il faut savoir que chez mes parents, ca ne se faisait pas de manger des gâteaux, des bonbons et autres cochonneries qui font grossir et bousillent les dents. Occasionellement, ma mère nous achetait un paquet de Figolu, et c'était bien. Des bonbons? Jamais.
Je me souviens.... sur les traces des crêpes et des carrés de chocolat, je me souviens. Je me souviens des enfants dans la cour et de leurs sachets de bonbons qu'ils avaient acheté chez l'épicier. Je me souviens de mon argent de poche qui un jour ne m'a plus été donné, car mon frère me l'avait chourré dans ma tirelire en forme de cèpe des bois. Je me souviens que de toutes façons je ne devais pas le dépenser en bonbons, car les bonbons ça abime les dents. Je me souviens que quand un enfant me donnait un bonbon, je ne le mangeais pas, je le mettais dans ma poche, et je le rapportais chez moi. Je me souviens de cette boite de chocolats de Noël, vide. Je me demande encore comment ces boîtes arrivaient jusque chez nous, elles étaient si jolies, alors que je n'ai aucun souvenir d'avoir mangé les chocolats dedans? Serait-il possible que mes parents les boulottaient en douce, et me refilaient, sans honte aucune, la boîte dépouillée?
Je me souviens de la manière précautionneuse dont je déposais le bonbon offert dans la journée dans une alvéole vide de la jolie boîte. Je me souviens de l'après-midi où la boîte a été enfin pleine. Je me souviens être allée à la bibliothèque me chercher un bon livre, un que j'avais envie de lire depuis longtemps, ou alors de relire, je ne me souviens plus bien. Je me souviens par contre très bien, d'avoir ouvert le livre à la première page, et d'avoir commencé à manger les bonbons, un à un, les uns à la suite des autres, jusqu'à ce que la boîte soit vide, et c'était délicieux, ces bonbons et ce livre mêlés, comme si absolument il fallait que je mélange les plaisirs pour les exacerber. Une fois, une seule, j'ai eu l'impression que je venais de m'acheter une grosse boite de bonbecs et que je pouvais en manger tout mon saoûl. C'était bon. A la réflexion, cela explique bien des choses mais je ne veux pas altérer le bonheur de ce souvenir.

2. Le riz aux girolles de la forêt de Rambouillet.
Il faut bien dire une chose, même si elle n'est pas très gentille, ma mère, du moins quand j'étais petite, était une piètre cuisinière. Elle n'était pas aidée, avouons le, par le fait que mes parents n'avaient vraiment pas beaucoup d'argent. J'ai le souvenir atroce de ces après-midi entières passées à mâcher le même bout de viande de boeuf, de très mauvaise qualité, plein de nerfs, et c'était immonde, et ça devenait une pâte sans goût dans ma bouche, et les nerfs refusaient de s'attendrir, et je ne pouvais quitter la table que quand j'avais fini mon assiette. Autre temps, autres principes éducatifs, il est bien évident que si je faisais subir ce traitement de choc aujourd'hui à ma Lutine, sa grand-mère appellerait la DDASS dans la minute. Mouarf.
En gros chez nous, on mangeait du riz, des pâtes, et puis de la purée-jambon, et du hachis parmentier, et de la ratatouille mais ce n'était vraiment pas bon. Quelle surprise le jour où mue par un instinct de régimeuse à toute épreuve, j'ai cuisiné ma première ratatouille. Avec l'huile d'olive, les herbes de provence, et le morceau de pain frais pour accompagner. Un régal. Mais je m'éloigne. Idem pour les endives en salade. Hum.
Mais s'il y avait bien un plat (bon ok deux) sur lesquels je ne rechignais jamais, que je regardais mon père préparer avec délices et l'eau à la bouche, c'était bien le riz aux girolles de la forêt de Rambouillet. Les girolles que nous étions allées cueillir en famille dans l'après-midi, voire même des fois depuis le matin. Le petit coin à girolles de la forêt de Rambouillet, je le revois si nettement, la terre sabloneuse, et nos petits paniers à mon frère et à moi. Mes parents qui ramassaient les grosses girolles. Et nous assis dans un coin, avec nos paniers, et un bâton chacun, avec mission de fouiller sous les feuilles tombées, et de ramasser ce que j'appelais les bébés girolles, celles qui sont toute minuscules mais si délicieuses. Quand nos paniers étaient pleins, on rentrait, et mon père préparait le riz aux girolles. On n'avait pas une thune, mais ça on pouvait se l'offrir, et c'était sublime. Le riz, juste à point, croquant ce qu'il faut, avec les girolles, et la crème un peu, un bonheur, et rien que de l'écrire, l'eau me monte à la bouche. Il y avait ausi les pommes de terre aux plorotes, celles du parc de Saint Cloud, que nous allions cueillir mon père et moi, toujours sur la même vieille souche, tous les ans à la même époque. La vieille souche qui a disparu un beau jour. C'était si bon....

3. Le melon d'eau, les cerises et les figues, là-bas, chez moi.
Je suis née en Avignon, et à 4 ans alors que j'avais appris à parler (et à lire mais ça ne compte pas) avec cet accent qui chante, on m'a déracinée et exilée en région parisienne. Chaque été j'y retournais. C'était formidable. Arrivée en garde d'Avignon, l'accent me revenait, de suite. Aujourd'hui, c'est toujours pareil. La première personne qui me parle, en gare d'Avignon, et c'est reparti, l'accent est là. Il en faut donc pas s'étonner que j'ai des souvenirs gustatifs forts sur ce pays qui est le mien, le Lubéron.
Le plus ancien, c'est le melon d'eau, mangé en larges tranches, que le nouveau compagnon de l'une de mes tantes avait rapporté de chez le producteur... Son goût, sucré, frais, inimitable, et jamais retrouvé ici, sur la terre de béton. Et aussi, mais j'étais déjà beaucoup plus vieille, et même avec mon Chéri, si si, les cerises des cerisiers de l'allée qui mène à la maison de ma tante, sur les hauteurs d'Apt. Que les gitans viennent cueillir avec l'accord de mon oncle, parce que de toutes façons on ne pourrait pas toutes les manger, et que s'ils peuvent y gagner un peu d'argent, ce sera une bonne chose. Le saladier, le très grand, que je descendais dans l'allée, en faisant attention de ne pas le briser. Je le remplissais de cerises. Jusqu'à ras bord. Et je remontais équipée de mon butin, et je les mangeais, en regardant Mary Poppins pour la 25 ème fois des vacances, merci à ma petite cousine intoxiquée uhhh. Trois étés plus tôt, je les mangeais en regardant Terminator pour la septième fois en trois jours.
Et les figues, celles du figuier près de la piscine. Il faisait si chaud. Je me faisais bronzer sur la margelle au bord de l'eau, toute nue, et quand j'avais réellement trop chaud, que je ruisselais de sueur, je me laissais rouler dans l'eau rafraichissante, et je remontais ensuite, pour un tour supplémentaire. Au bout d'un moment de ce petit jeu, je m'en lassais, et j'allais m'allonger dans un chaise longue, à l'ombre du figuier. Et j'en cueillais une ou deux, guère plus, que je mangeais, encore toutes chaudes à l'intérieur, chauffée par le soleil, c'est encore meilleur. La vie, sans souci.

4. La fameuse salade de pommes de terre au thon.
J'étais petite, je me souviens. Je me souviens très bien. J'avais les oreillons.Ca me faisait un mal de chien. Je ne pouvais manger que de la compote, et j'étais contente, parce que la compote de pommes, j'aimais beaucoup. Je me souviens de cette journée, ma maman était partie chercher mon petit frère à l'école, en me laissant seule allongée dans le canapé du salon. Je lisais Picsou Super Géant, qu'elle m'avait rapporté, c'était un cadeau parce que j'étais malade. Ils sont rentrés, et elle a préparé cette salade de pommes de terre au thon. C'est un plat que j'adorais. Et là, je ne pouvais pas le manger. Je me souviens comme si c'était hier, de cette sensation, quand je mangeais ma compote, avec mon Picsou Super Géant à côté de moi, je savais que j'avais des trucs fabuleux, parce que quand même, un Picsou Super Géant, ce n'était pas tous les jours hein, et un repas de compote, whaouh, mais je ne pouvais m'empêcher de penser que la salade de pommes de terre au thon, ben c'était vachement mieux. Ce qu'on peut être nouille quand on est môme... Et bien sûr on ne s'étonnera pas d'apprendre qu'aujourd'hui, quand vraiment j'ai envie de comfort food, je tape dans la salade de pommes de terre, sauf que j'y mets de la crème fraiche et du cerfeuil de mon balcon, et ouais, ok, souvent, du thon.

5. La forêt noire jamais retrouvée.
C'est très bizarre. Je me souviens peu des circonstances, mais tellement du goût, et du plaisir innéfable de ma seule et unique forêt noire. Les gros copeaux de chocolat noir sur le dessus, la crème, les framboises, la génoise, le bonheur. C'était pour un anniversaire, sûrement. Le mien, peut-être. C'était sublime. Je n'en ai jamais remangé. Je crois qu'il y a eu depuis quelques fraisiers, certes délicieux, mais rien d'approchant. Je crois que je serais prête à payer cher pour en remanger une fois, mais ce sera pour qaund j'aurais perdu mes 40 kilos de trop. Ah bah ouais, y'a des priorités dans la vie.

Voilà, c'est fini, (oh non ce n'était pas si long que ça, si?) vous pouvez retourner à une vie normale, non sans avoir regardé si votre nom ne se trouve pas dans la liste des 5 personnes à qui je file le relais. Hin hin hin.

Alors hop:
Isadora
Alix
Del4yo
Heidi
Pintel.

Ouala. Ne me remerciez pas.
Je file me faire trois boules de menthe-choco, pour ma peine. Miam.

27 août 2005

recherche approfondie

Je suis désolée mesdames et messieurs, lectorat chéwi adowé smouitch smack, mais là, je suis porteuse d'une MISSION. Et je ne peux m'en défaire, il faut que je l'accomplisse, car c'est le propre de toute mission qui se respecte un tantinet, d'être accomplie dans les règles de l'art (parce que sinon après elle a trop la tehon for life auprès de ses copines missions quand elles se retrouvent au sauna et qu'elles discutent le bout de gras, voyez?). Ma mission, mesdames et messieurs, lectorat bien aimé que je respecte profondément, n'est pas des plus glorieuses, mais c'est MA mission, et je ne peux l'abandonner comme ça sur un coin de table ou au bord de la nationale 13, car c'est mal. Si. C'est mal.
Ma mission va vous ramener aux rives de votre enfance, si tout du moins, tout comme mon auguste personne, vous êtes nés dans les années 70. Parce que cela risque d'éveiller en vous des souvenirs que vous pensiez enfouis alors que non, ils étaient là, affleurant la surface de votre cerveau assoupi, et prêts à vous tarauder. Alors ami lecteur, prends bien garde avant de lire les lignes qui suivent, elles sont dangereuses pour ton intégrité mentale et ta paix de l'esprit. Tu es sûr(e) de vouloir continuer? Let's go and do it. Just do it.
Vous vous souvenez avec cet air béat sur la face, de l'odeur de la colle Cléopâtre, du Tang qui pétait la langue, des Raiders les deux doigts coupe-faim, de Billy Jean et de Croque Vacances. Bien. Je vois que nous avons des points communs. Vous devez donc bien vous souvenir de cette manipulation que l'on accomplissait avec nos deux mains, et qui permettait, miracle absolu, de voir un trou du cul?
Si c'est le cas, toi qui derrière ton écran est déjà entrain de tortiller tes doigts dans tous les sens pour accomplir à nouveau le geste infernal, je t'en prie, aie pitié de ta blogueuse préférée, de la femme enceinte et de la rockeuse bicolore des rochers, et livre nous par le biais de cette merveille informatique et technologique que sont les commentaires, ta technique imparable pour y parvenir. Si tu te sens de prendre des photos (enfin fais toi aider et demande l'autorisation à tes parents) pour illustrer ton propos, lâche toi, on ne te vénéra que plus fort encore. Si, c'est possible.


Et non l'abus de tarte au chèvre et de gâteau au chocolat, dans ces temps de régime ultra-sérieux, n'affecte aucunement la qualité de mes connexions neuronales. Quand même. Je sais encore ce que j'écris. Et je résume pour les mous du bulbe: si tu sais faire un anus avec tes mimines, c'est dans les commentaires que tu te dois de m'enseigner les gestes des ancêtres, parce que moi, j'ai oublié et j'en suis toute marrie (enfin non, moi, c'est angel, mais même). Merci d'avance et tout ça.

25 août 2005

98,4%



Hier, nous sommes allés à Thoiry. Depuis le temps qu'on le promettait à la Lutine, et bien voilà, c'est fait. C'était sympa de voir le Gnome découvrir toutes ces énormes bestioles qu'il n'avait vu jusque là que dans les livres d'images ou dans les documentaires de la 5ème, à l'heure du bib ou à celle de l'étendage de la lessive. Certes il continue à dire "mouton" pour "chèvre", mais il a appris à dire très vite "tigre", surtout depuis qu'il a bu son biberon de quatre heures sur maman, les yeux levés vers le gros tigre qui marchait sur le tunnel de verre, au dessus de sa tête à lui, tout petit. Ca a des grosses pattes un tigre quand il se déplace au dessus de vous, et qu'il vous regarde, et ça dure le temps du biberon, et puis Thoiry, c'est mieux que les documentaires de la 5ème, pour voir des tigres. Et quand on repart de Thoiry, les mamans des fois, même quand elles ont fait les comptes la veille et que le découvert les a regardé d'un sale oeil, elles offrent à leur petit relou préféré un tigre en peluche, parce que les tigres, c'est bien pour les calins aussi quand on a 21 mois.
La Lutine, elle, a eu peur de l'autruche, celle qui l'a regardée d'un air moyennement sympathique et elle a remonté très vite la vitre de la voiture, et puis voilà. Elle a fait sa crâneuse devant sa mamie en disant que non ce n'était pas juste un ours, là, devant la voiture, c'était un ours à collier, et que c'est trop mignon.
Mais nous on le savait bien que les ours à collier c'est juste mignon dans l'imaginaire des petites filles qui certes rentrent au CP lundi, mais qui n'ont pas encore complètement renié le Winnie l'Ourson qui somnole au pied de leur lit, dans la jungle des bestioles en peluche. On sait bien que l'abruti de la bagnole bleue devant nous, immatriculé dans le 95, il risque un peu gros là. Que c'est farpaitement supide de nourrir un ours à collier, avec le bras en dehors de la bagnole. Il a du oublier son cerveau à la maison le monsieur, ou alors il n'a jamais été monté avec l'option "lecture" sinon il aurait vu le panneau à l'entrée de la réserve, celui qui dit qu'il ne faut en aucun cas descendre de voiture, que l'on doit rouler les vitres fermées, qu'il ne faut pas nourrir les animaux, et que d'ailleurs ce sont des animaux TRES dangereux. Mais Monsieur, lui, il en a rien péter du panneau, il a baissé sa vitre et il donne à manger à l'ours, et sa fillette à l'arrière passe sa tête par la vitre ouverte aussi.
Ses cheveux blonds qui volent dans le vent léger de midi.
Mon chéri, ma belle-mère et moi ne pouvons que fixer cet homme qui nourrit un ours, là devant nous. Et on ne pense qu'à une seule chose, pourvu qu'il ne se fasse pas attaquer. Pas pour lui, on en a rien à taper de lui, il est assez stupide pour se sentir invincible, tant mieux, juste je n'ai pas envie que la petite fille voit son père en sang. Je ne veux pas que ma fille voit une attaque d'ours pour sa visite au parc, celle qu'elle attend depuis le début de l'été.
On ne respire plus. On s'indigne. Il continue. Le temps s'étire. Tout d'un coup, l'ours fait volte-face, et grogne, il s'enfuit dans la forêt. On respire, mais on se dit qu'il aurait pu réagir plus violemment et que la chance sourit des fois aux crétins. La petite chevelure blonde rentre à l'intérieur de la voiture qui s'éloigne devant nous.
Je ne comprends pas les gens. Thoiry, pour ceux qui ne connaissent pas, est un zoo nouvelle génération. Il est composé d'une réserve qui se visite en voiture, et les animaux y sont souvent lâchés en totale liberté. Les zèbres viennent vérifier dans vote voiture si vous ne transportez pas des substances illicites qu'on pourrait leur dealer gratos, les autruches vous mattent bizarrement, les antilopes et les bisons frôlent votre pare-choc, et dans le temps où les singes étaient encore dans la réserve, il pouvait arriver qu'un grand mâle pisse sur votre capot avant de prendre sauvagemment sa copine par derrière devant vos yeux enfantins grands ouverts. Enfin, on m'a dit que cela arrivait, des fois. Thoiry c'est un peu la loi de la jungle, avec la clim' et la fermeture automatique des portes.
Il y a également un parc zoologique, qui se visite à pied, et riches d'espèces variées, dans des enclos vastes et bien aménagés. Ca ne fait pas du tout zoo traditionnel, les animaux ont énormément d'espace. D'ailleurs ils se reproduisent, c'est bon signe. Bref.
Mais dans le parc, le spectacle est souvent plus dans les allées que dans les enclos. Ah la vision des parents loutres et de leur progéniture qui folâtrent gaiement à 250 kms/heure dans leur bassin, totale éclate, les chèvres qui se prennent pour des stars du cinéma et grimpent le plus haut possible et font des smiles terribles aux APNs, le varan qui est dans le même enclos que le paon mais qui ne le mange pas, le cabiai qui fait toujours caca au même endroit, il a beau ressembler à un cochon d'inde de 70 kilos, il n'en est pas moins soucieux de propreté, voilà la vie qui se déroule, devant nous.
Dans l'allée, les humains. En fait je ne sais pas trop. Cette grande godiche de 45 balais habillée comme une starlette cannoise, qui minaude devant les émeus, sort des frites froides de son sac à main (eurrrrkkkk) et dit à sa copine que ouais au Lido ils tuent les autruches pour les plumes, c'est déguelase, et regarde, j'ai trop bien fait de garder mes frites hein, au self, regarde, elles adorent ça, ouh là c'est bon les frites hein les filles. Le tout devant les émeus qui gobent les frites avec délectation, à 3 mètres du panneau qui dit de ne pas nourrir les animaux, pour leur bien-être et leur sécurité. Et ma fille qui la regarde avec des yeux ébahis et qui tente de donner un petit bout de feuille qu'elle vient de czuillir à l'émeu. Mais non parce qu'elle a peur de se faire pincer, c'est que le bec est sacrément balèze.
Mais je dois dire, que contrairement à ma dernière visite, je n'ai pas été énervée en écoutant les gens devant l'enclos des macaques, aucune remarque stupide, grivoise ou pire encore, aucune provocation avilissante. Sans doute que le panneau qui explique nos 98,4% de gènes communs avec les singes a fait son effet. Ou pas. Je regarde ce macaque qui me regarde. Je lui souris. Je me dis que si ca se trouve je suis pour lui une partie du programme du jour, que contrairement au reste de la tribu il ne joue pas, ne humhum pas, ne court pas, ne se balance pas, il reste assis là, c'est peut-être la version macaque du canaprout, et je suis la rediff de l'été. J'ai la présence d'esprit de zapper pour lui, et d'aller voir plus loin où mes pieds me portent.

Je m'en vais du parc, avec la pluie qui commence à tomber, mon fils qui câline son tigre et ma fille son lion, j'ai réussi à photographier le panda roux, je suis contente, et j'oublie que j'ai rencontré aujourd'hui des humanoïdes motorisés avec 1,6% de gènes qui diffèrent du génotype du macaque, et que mazette, ça fait toute la différence entre un animal au regard sensible, et des crétins dont le QI atteint difficilement celui de la méduse en fin de vie.



Din aussi parle de ma visite à Thoiry, sur son blog qui est chatoyant et wonderful wonderful wonderful, allez voir ça tout de suite! Surtout que ce n'est que la 4ème fois ce mois-ci que je suis citée dans son blog rutilant, alors bon, c'est trop la classe et je suis hyper fière, voilà.


Et mister Ka-Ly m'a envoyé un super cadal rigolu pour me soutenir dans ma lutte acharnée contre mon template, le html et le css réunis, il est visible ICI. Merci monsieur.

24 août 2005

addiction



Entre le 8 mai et le 8 juillet, avec mon téléphone en fin de vie, limite mourru, record de durée communication genre 7 minutes 13, j'ai téléphoné 157 fois à Alix. Qui habite à 15 mètres de chez moi dans l'escalier voisin.
Soit en moyenne 2.5 fois par jour. Tout en sachant que mes propos allaient être coupé au bout de 3 minutes en moyenne. Que les trois quart du temps je n'ai rien d'important, urgent, pressé à dire.
Pourtant cette facture a été la plus légère de mes factures de téléphone depuis que c'est moi qui les paie et non mon pauvre papounet qui s'arrachait les cheveux (sorry daddy for your calvitie précoce) et qui heureusement pour lui n'a jamais eu connaisance de mon record du monde perso imbattu à ce jour, 7 heures non stop au bout du fil, de 21.00 à 04.00 du mat', je me demande encore aujourd'hui ce que j'ai bien pu raconter pendant tout ce temps. Au meilleur pote de mon ex.
Cette facture est plus légère, car 157 appels de maxi 7 minutes 13, c'est toujours largement moins cher que les mêmes avec 15 minutes en moyenne, pour une copine qui habite à 15 mètres. Hier 45 minutes, aujourd'hui 30 minutes.
Je devrais peut-être aller voir un psy, j'ai trop de trucs (insignifiants certes, mais quoique?) à sortir hein. Ou alors, écrire encore plus dans mon blog. Hum je me demande ce que vous préférez....

22 août 2005

IE, ta mère en gaine devant Carrouf, je la bute!

Il y a des jours commeça. Des jours où on ferait bien de ne pas approcher d'un ordinateur. Lors de certains jours du mois, certaines coutumes ancestrales disent que les femmes ne doivent rien faire. Des fois les coutumes ancestrales, si débiles et archaïques soient-elles, elles ont du bon.
Hier soir, jusqu'à 05.00 du matin ce matin, j'ai bidouillé mon template pour donner un nouveau look un peu automnal à ce blog. Mon blog à moi que j'aime.
Ce matin (enfin ce midi) quand j'ai finallement émergé de dessous la couette, je suis venue lire vos réactions. Quand j'ai lu que sous IE ca merdouillait quand même pas mal, j'ai flippé. Grosse erreur. Fatale erreur. Lamentable erreur.
Comme une décérébrée de base, la gueule encore bien profonde dans le ionf, j'ai réinstallé cette bouse d'IE sur ma bécane, et j'ai regardé le massacre. Du coup j'ai rebidouillé pour que ce soit potable pour vous là qui utilisez encore cette brouette. Et j'ai sauvegardé. Et republié. Et au final sous Firefox c'est montrueux.Tout cassé alors que c'était farpait ce matin.
Et ce soir, à force de gratouillages névrotiques du css et de l'html, comme une piqûre de moustique qu'on surinfecte à ne pas la lâcher, ben mon blogounet à moi que j'aime d'amour limite, eh bien il ne ressemble plus à rien, ni sous IE ni sous FF.
Du coup, je vais me coucher.
Ouais je boude si je veux.













Pitiééééééééééééé y'a personne dans la salle pour m'aider, hein???
Faut que je supplie c'est ça?
Ok.
Je vous en supplie les gens, expliquez moi ce qui merdoie dans ce purin de template de mierdasse. S'il vous plait. Merci.

20 août 2005

t'as la frite coco

Il y a des jours où je pars en 4ème vitesse de chez moi, parce que oui j'ai passé un petit peu trop de temps devant ce fichu écran, au lieu de faire des trucs vitaux comme manger, ou me doucher. La honte. Bref. Je rassure les perfect mums qui traînent, je n'oublie jamais quand je suis devant mon écran de m'arrêter dès lors que je suis sollicitée par l'un de ces deux modèles (au choix, voire les deux en même temps) : Lutine99 v.WinXPowa et Gnomazizi03 v.CléAnglaise.
L'autre jour, me voilà partie en expédition parisienne avec ma femme enceinte préférée, dans le but de vérifier que son Piekipouss is allright dans le bocal maternel en extension, et aussi de trouver des cadals pour Fofie Fafier qui va avoir un an la semaine prochaine (cf. post précédent). Arrive le moment où comme cela va faire 16 heures que je n'ai rien mangé, je sollicite un arrêt au Couic, histoire de. Et comme je suis une grande fille sage qui veut perdre ses 40 kilos de trop et qui est plutôt hyper déterminée, je ne réponds pas aux sirènes du fast foude qui me beuglent dans les escourdes de prendre un menu GraissesSucres XL. Non. Je me choisis une salade crevette/saumon/pamplemousse et un gigantesque Coca Light. Xila, elle, prend un Club Feta je crois et un milk-shake à la fraise. Je ne la déteste même pas, elle est enceinte, et puis bon, c'est ma coupine.
Ok vous pouvez arrêtez de ronfler, je vous explique le pourquoi du comment on en arrive là, précisément. Ma salade: 5.65 euros. Son sandouich et son dessert: 5.30 euros. A votre avis, qu'est ce qui remplit le plus l'estomac? hum? Quel est le plus diététique, hum?
Pourquoi, foutrediantre, le truc le plus sain (oui ok c'est du Couic mais passons) est celui le plus cher? Pour être/rester en bonne santé il faut payer plus?
A l'époque où nous vivons, où les gens ont plutôt tendance à faire gaffe au niveau des pépettes, il ne faut pas s'étonner que 10% des enfants soient obèses. Quand on voit le prix des légumes et des fruits, quand on sait que les enfants préférent (en général) manger féculents et sucres à tout ce qui est vert (spinach syndrôme en force), quand on connait la main mise des fastfoudes sur l'imaginaire des pitizenfants, y'a de quoi s'indigner.

Sérieux, la prochaine fois, soit je penserais à manger avant de partir de chez moi, soit j'irais faire la queue chez Auchan pour m'acheter 5.65 euros de fruits variés, ça me remplira un peu plus l'estomac que 4 crevettes, 25 grammes de saumon, 2 bouts de pamplemousse, une feuille de salade et un petit pain gonflé à l'eau et parfumé aux herbes. C'est comme Biba, on ne m'y reprendra plus.

Qui a dit que je grandis?

19 août 2005

dabeule tou VS sept-huit



Non mais vraiment il était temps de les bloguer mes vacances non?
Voilà 5 jours que je suis rentrée, et je suis pleinement à même d'avoir le recul nécessaire pour évaluer ce qui était glop ou moins glop dans le monde breton de la location saisonnière.

Non parce que d'accord c'est beau la Bretagne, je parle pour les Côtes d'Armor là, le reste, je n'ai que de vagues souvenirs ou des cartes postales pour juger, mais rentrer chez soi c'est bien aussi.
Dans la jolie maison aux volets bleus qui n'était donc pas à côté d'un abattoir de porcs, mais bel et bien dans un chtit bled ultra calme avec genre une poste, une église que je n'ai pas réussi à rentrer dedans à 19.00, une mairie aussi grande que mon appart et une boulangerie qui vendait une baguette infecte, dans la jolie maison bleue donc, il y avait des trucs chouettes et d'autres moins.
Je sais donc de source sûre et par expérience vécue, que la prochaine fois que je pars en location, en plus des vêtements, linge de maison et autres bidulotrucs, j'emporterais (liste non exhaustive, à compléter):
un ouvre boîte digne de ce nom et non l'espèce de truc bizarre à maniement complexe trouvé sur les lieux,
un allume gaz, car allumer un gaz capricieux au briquet, c'est clair et net je n'y arrive pas sans me griller la couene du pouce, ce qui me laisse pour la journée un indéniable parfum de cochon grillé, hyper glamour,
des grands verres, parce que boire dans ls verres des Borrowers, spa possible, j'en ai acheté quelques uns en plastique de tailel honorable au Leclerc local,
des pinces à linge en nombre suffisant.
Je me renseignerais aussi sur la possiblité de louer une télé d'un format autre que le format 15x15 et j'exagère à peine, même mon écran de pécé est largement plus grand que la chose sur laquelle les enfants ont regardé Tibère le matin et nous Lost le samedi soir. Rentrée chez moi, je vous jure que ma télé de 81 cms m'a semblé d'un coup tel un écran de cinéma surgit au coeur du salon. La moindre pub d'hygiène féminie prenait des allures d'oeuvres du 7ème art, pour dire. De même quand je suis allée prendre une douche réparatrice après les 10 heures de voyage retour, j'ai eu l'impression de me retrouver subitement sous les chutes du Niagara, vu le filet d'eau que les douches de la maison de vacances nous offrait généreusement.
Ce qui est super apréciable aussi quand on rentre chez soi avec seulement deux moutards, et même si l'un deux est le Gnomazizi, c'est l'incroyable calme, et même le silence, qui règne sur la maisonnée. Après deux semaines en tribu de 10 avec 5 enfants, dont le Gnomazizi qui tape sur tout ce qui bouge avec sa clé anglaise et son marteau, la Lutine de moi et la Nounette d'Alix qui font les frappadingues, et la Mini d'Alix qui peut répéter 50 fois le même truc en boucle jusqu'à ce qu'on lui dise que oui c'est bon on a entendu, et le Fofie Fafier masculin de la marraine de ma fille, qui du haut de ses bientôt un an adorait se servir de son escargot Fisher Price comme d'une piste d'entraînement au tirage de l'euromillion, en faisant tourner les grosses pièces de plastiques dedans avec une frénésie jamais interrompue, après deux semaines de ce régime, les oreilles apprécient le simple babillage de deux enfants ravis de retrouver leur chambre.

Mais comme d'habitude je fais ma râleuse, mais il ne faut pas croire, les vacances en Bretagne c'était aussi plein de supers souvenirs:
que dire de Yann, le beau médecin de la ville voisine, qu'ALix est allée visiter deux fois et qui malheureusement pour la marraine de ma Lutine, était marié (grossé décéptionne) mais qui nous a indiqué les plages chouettes sur sa carte d'état major? A part qu'on pourrait avoir envie de s'installer là bas, rien que pour le plaisir d'attendre seulement 5 minutes avant d'être examiné, de payer juste le tarif sécu, d'admirer ses yeux bleus et son charmant sourire? Mhhhhhh?
Et la plage où seuls les gens du coin allaient et qu'il nous a gentiment indiquée, ce qui nous a permis de découvrir une étendue fabuleuse de sable fin, avec une grève découverte par la marée pleine de bestioles en tout genres qui ont ravi les enfants et les papas.... une plage où si nous nous taisions nous n'entendions que le bruit des vagues et le souffle du vent. Une plage où à part nous il y avait à chaque fois peut-être 4 personnes maxi. Le rêve.
La ville voisine, petite cité de caractère comme l'indiquait la jolie pancarte accroché à son entrée, superbe, touristique certes, mais pas tant que ça. Le Pierre Richard d'Alix et mon Chéri avaient décrétés que oui nous pouvions y aller à pied (une seule voiture pour 10 vous avez compris le problème?). Ah certes à l'aller, c'était le bonheur de la ballade dans la campagne bretonne, les jolies maisons et les hortensias, ça descendait tout du long, le petit vent qui va bien et le soleil au rendez vous, les rires et les petites découvertes dans les talus des enfants, quel plaisir. Ce n'est qu'au retour que l'on a pu juger de la félicité totale de remonter une côte à 15% , bien crevés de la ballade en ville, et mes mollets s'en souviendront longtemps, eux qui ont tétanisé si souvent arrivé à mi parcours, et on rigolait pour donner le change, on montait en marche arrière, on prenait des photos by night, on racontait des trucs débiles, mais même, cette côte je la maudis encore là, maintenant tout de suite. Saleté de côte de merde. Que le bitume lui pèle le cul pour les mille ans à venir.
Les soirées à jouer au Uno, avec mon Chéri qui a fini par capter la totalité des règles les trois derniers jours avant notre départ, et qui blablatait exprès tant qu'il pouvait au lieu de jouer, ce qui nous faisait rire comme des baleines, alors que bon, on aurait pu aussi bien le piler sur place. Lors de l'une de ces soirées, l'esprit de la cassière de notre Bricolex est venue habiter Alix, qui s'est mis à parler avec son accent moldavo-espagnol, et c'était contagieux, donc oui, là encore, je parle comme ça.
Les macareux qu'on a jamais vu mais qui sont devenus l'emblême de notre séjour.
La crêperie délicieuse, avec une serveuse adorable, loin, très loin de la serveuse infecte qui nous fait déserter depuis plusieurs années la crêperie de chez nous.
Le cidre, et non je ne dirais pas le nombre de bouteilles.
Les grandes tablées de 10, le bonheur de cuisiner pour 9 avec des ustensiles de célib' endurci (je vous jure qu'on a du aller réclamer une vraie marmite au proprio, car sinon on devait faire cuire les pâtes en deux fois!), tout en gardant la main sur le pistolet à eau en cas d'embuscade surprise, et les frichtis toujours différents pour finir les produits du congélo avant notre départ.
Remplir la piscine géante qu'on avait achetés pour les enfants, avec une marmite pour cuire les crabes (buarkkkkkkk) et la poubelle vidée de son sac, car le tuyau d'arrosage était visiblement en option.
Les petits déjeuners la tête dans le ionf, les centaines de tranches de pain de mie à faire griller, le ménage à faire tous le sjours, parce que 10, faut pas croire, mais ça en fait du monde et de la saleté. La grosse poubelle que l'on fermait pleine à craquer tous les soirs.
Les batailles de flotte, pistolets à eau, verres de flotte, casseroles et cie, mon Gnome dans l'allée, à poil, avec un balai-brosse et une serpillère qui essayait tant bien que mal de réparer patiemment les dégâts des grands.
La lessive qui sèche au vent et au soleil, en deux heures et qui sent bon, et non je n'étendrais pas tes culottes, non mais ho, ça va pas la tête, viens désétendre des strings toi même, feignasse.
Le coucher des enfants, mon répertoire de 9 chansons en boucle, avec 4 enfants de 20 mois à presque 6 ans dans la chambre, les expéditions punitives quand ils ne dormaient pas ou mettaient le bronx, la petite souris qui est passée deux fois dans ce dortoir bondé, pour ma Lutine qui a perdu ces deux insicives du haut. Si la petite souris des Yvelines avait prévu le couppour la première dent, elle s'est faite relayée avec succès par la succursale bretonne pour la seconde.
Les réveils nocturnes de mon fiston, que tout le monde a pu apprécier (désolée les zaminches, vraiment). Dormir avec du sable sur l'oreiller. Lire tard le soir, enfin.

... et sûrement plein d'autres choses que j'oublie... mais vous avez compris l'essentiel, hein, pas la peine de vous faire un dessin.


Dans la hâte des préparatifs des vacances, j'ai oublié comme une andouille de poster ce magnifique texte d'AGATHE qui, comme elle ne blogue pas, ne pouvait pas l'exhumer du fin fond de mon disque dur. Pour me faire pardonner, je vous enjoins une fois de plus à aller la lire, même si cette fois, ce n'est pas trop rigolo (ok, pas du tout) mais très très beau. Magnifique même. Ah bah oui mais je l'ai déjà dit. Mais vous êtes encore là? Psssshhhhhhhhhh, ouste!

16 août 2005

intermède tristoune

Hier matin, à l'heure où les Gnomes et les Lutines regardent Tibère à la téloche, à l'heure où j'allume l'ordi et que mon Chéri fait chauffer la baguette dans le four (non ce n'est pas crade, bande de détournés du cervelet), où mon thé importé by Del4Yo infuse dans ma tasse coccinelle, hier matin, donc, quelqu'un a toqué à notre porte.
Un rapide coup d'oeil par le judas (que je déteste ce mot, bigre) nous a appris que notre voisine d'en face, petite vieille charmante avec ses cheveux jaune poussin et sa robe de chambre en molleton, dont le mari vient de déceder il ya un mois et demi d'une crise cardiaque, sollicitait un entretien. Je lui ouvre, avec mon plus beau sourire, car même si je la connais peu, je l'aime bien cette petite dame de rien, elle est toute fragile, et je suis peinée pour elle, car malgré le fait que son mari ressemblait à Robert Bidochon en largement plus gentil et vachement moins con, je trouve son histoire super triste, voilà.
Je la vois là sur mon pallier, et elle me montre un truc dans sa main, juste après le bonjour d'usage. Et enchaîne en me demandant si mon mari est là car elle a un petit problème. Je vois bien moi que c'est la télécommande de sa télé, et je sais bien aussi que je suis capable de la réparer, je suis une pro de la télécommande bousillée, faut voir la gueule de la mienne, après que le Gnome Ze Relou Boy s'en soit occupé à sa manière.
Mais je ne dis rien et appelle mon Chéri qui lui remet les piles dans le bon sens, car elle avait tout simplement inversé les polarités, après avoir fait malencontreusement tomber l'objet, et puis vous comprenez, c'est son mari qui s'en occupait, elle, elle ne sait pas faire.
Comment expliquer cet étau sur mon coeur, quand j'imagine la vie de cette dame. Ma toute première réaction aurait été de lui crier en réponse à son nous les femmes, il y a vraiment des choses auxquelles on ne comprend rien que non pas du tout, et que 1 je suis capable de remettre les piles dans la télécommande, et que 2 il y a des femmes qui sont ingénieurs bon sang de bonsoir, et que 3 viens donc regarder la tronche du html le soir au fin fond du oueb, et tu m'en diras des nouvelles. Mais bien sûr, non, elle est d'un autre temps, et ce vestige d'une époque pas si lointaine où l'on disait aux femmes qu'elles étaient juste bonnes à porter les enfants, tenir la maison et se taire, m'a calcifiée sur place. Sa peine si palpable, sa gêne, dicrète, son vernis de je vais bien tout va bien, avec mon Chéri on s'est jeté un petit coup d'oeil, et argh, c'est tout. Il est allé avec elle vérifier que la télécommande fonctionnait bien, lui a dit que si elle avait le moindre problème elle pouvait venir nous demander de l'aide, qu'on était réveillés tôt et couchés tard, qu'elle n'hésite pas.
On a refermé notre porte sur sa vie moletonnée jaune poussin, sur son monde où les femmes qui se retrouvent seules se doivent de demander de l'aide au premier homme à leur portée, sur son deuil et son petit sourire contrit.

10 minutes plus tard, elle a retoqué à la porte, et elle a offert une délicieuse bouteille de bon vin à mon Chéri. Pour le remercier d'avoir remis les piles de la télécommande dans le bon sens.
J'ai comme une immense envie de pleurer, aussi grande que l'abîme qu'il y a entre ma voisine de palier et moi, à croire que c'est bien plus que trois mètre qui nous séparent, en réalité.

14 août 2005

intermède crassouille

Je voulais juste vous signaler que CA a recommencé. Je voulais aussi dire que mon Chéri est un héros, qu'il ne s'est pas démonté, qu'il a calmement appelé sa fille à l'aide (APPORTE MOI DU SOPALIN! VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITEEEEEEEEEEEEE!), et qu'il a tout géré ensuite comme un pro. Je regardais de loin. Je n'ai pas vomi. Mais il s'en est fallu de peu. Je pensais que jamais il ne recommencerait, mais en fait si. Conclusion: un chat ne tire pas de leçon de ses expériences, même les plus humiliantes et les plus pénibles. Un chat, c'est (un peu) con. Même le mien. Quelle déception.


ps: je cherche des bouquins épuisés pour mon Gnome, regardez dans le déroulant, au cas où par miracle vous les auriez et que vous seriez prêts à les céder à un prix raisonnable. Merci.

13 août 2005

back from ze double two

Oh punaise je suis reviendue dites donc. Oh un écran, un clavier, une souris, mais qu'est ce donc?

Le temps de lire mes 118 mails, de classer un chouïa mes 500 tofs, et de me reposer de mes 10 heures de voyage retour avec un Gnomazizi légèrement relou.... et je reviens vous raconter des trucs. Ou pas.

Nan allez je déconne je reviens vite, et c'est rigolo, même si pendant deux semaines le net ne m'a pas manqué, j'ai quand même eu souvent le réflexe de dire: tiens ça c'est blogable. Mais c'est trop con, je n'ai pas pris de notes.

Bon allez à tout de suite.
(a big kiss for CassioP, la seule personne à qui j'ai envoyé une carte postale, c'est dire l'exploit)

ah et s'il reste des fotes de frappe dans mes posts sur biba, sachez que
1 j'avais demandé à CassioP de les corriger, mais elle est encore jeune et frivole, on l'excuse bien volontiers,
2 j'ai terminé d'écrire cette série de posts à 02.00 du matin en me levant à 06.00 pour partir en ouacances ensuite, alors bon ça va bien.

12 août 2005

BIBA 2 épisode 5

Je sais que vous attendez la suite, et je suis bien en jambes là, hop hop hop, je vais te le finir ce Biba, hahaahahhahahahahaaah, ça va trop le faire, allez hop, c'est reparti.

Page 78 Enquête.

Uhuhuhuhu ils enquêtent chez Biba, oh trop chouette. Voyons voir donc, sur quoi peuvent-ils bien enquêter?
Oh.
Les hypocondriaques de la psy.
Oh.
Biba m'a eue là, j'ai mourru.
Upercut du gauche, KO la gonzesse.

Je suis donc désolée de vous dire que je ne continuerais pas plus longtemps, c'est au-delà de mes forces, encore de la psy de comptoir, je n'en puis plus, je rends mon clavier et mon dîner avec, désolée les gens.


Et je suis désolée de conclure en ces termes, qui sont pourtant les seuls à se présenter au portillon, mais voilà
Biba c'est nul.

(ça se voit que je suis mortellement fatiguée de lire ce truc débile, même pour le dégommer, hum?)

(allez hauts les coeurs, je reviens demain dans de nouvelles aventures palpitantes, si la pluie bretonne ne m'a pas noyée)

09 août 2005

BIBA 2 épisode 4

Le truc que j'aimais bien avant quand je lisais Biba tous les mois, c'était le

Page 66, Micro Trottoir.
Plein de petites anecdoctes rigolotes autour du même thème. Très sympa. Ben là, c'est vraiment pas intéressant et pas drôle, et tout nul. Ce sont des phrases de môme et pourtant il y a de quoi faire sur le sujet, mais là c'est plat. De savoir que Youri (c'est un prénom pour de vrai, ça?) a dit à sa moman que c'est "maman qui commande ici" mais mince ce n'est même pas blogable quoi. Pas plus que le gniard de deux ans qui compare sa mère à un clown quand elle se maquille. Bouhouhouhou c'est trop nul, limite j'ai pitié, ne tirons pas sur l'ambulance (ou alors éclatons juste un pneu, pour les zigs zags).

Page 68, la Psy illustrée

Alors en fait Biba c'est un journal psy, c'est ça qu'il faut savoir. Parce que nous les gonzesses, on a besoin qu'on nous explique tout. Et dans la Psy illustrée, en plus on prend des photos (c'est pour ça que c'est illustré, voyez, c'est logique). Et vous allez rire, mais le thème de ce mois ci, c'est "moi et ma tribu". Figurez vous que non seulement on ne nous a pas interviewé Alix et moi, mais en plus notre configuration (deux familles avec enfants) n'est même pas représentée. La honte. Et pire que tout, ils disent que partir en vacancs en tribu c'est vouloir recréer les rituels d'enfance comme partir en colonies de vacances. Mais chère madame Biba, je suis désolée de te dire que la seule fois de ma vie où je suis allée en colonie de vacances, j'ai détesté et que donc non. Désolée, mais non. Et puis c'est qui le mono qui joue de la guitare au coin du feu? Le dirlo qui fait l'inspections des plumards? Très peu pour moi, hein. N'importe poi, ce journal.

Page 72, Biba psy

ahahahahha non stune blague là? Encore de la psychologie sur papier glacé avec photo ridicules? Ils veulent ma mort. Mais comme je suis trop bonne je vous refile le titre de l'article, un petit concentré de sexisme de derrière les fagots, comme on les aime chez les retrogrades du cervelet inférieur "il fait tout mieux que moi et ça m'énerve!". Han le "il" c'est bien sûr votre pioupiou d'amour mesdames, que vous en avez trop ras la nuisette à fanfreluches qu'il arrive à :
- parler à sa mère sans s'énerver,
- faire avaler sa purée au gniard dans la chaise haute,
- faire la bouffe trop bien, Jamie Oliver's style,
- repasser.
Oh mon dieu mais l'Homme marche sur notre territoire à nous les Femmes, mais oh mon dieu, va-ton survivre à temps d'humiliations? Si on était ravies de (je cite, bordel, je cite, lisez ce truc et vous verrez, je ne mens pas!) le voir arriver à notre secours en cas " de pneu à plat, étagères à monter, ou ordi planté" là trop c'est trop, mais ouf Biba et son bataillon de psys volent à notre rescousse pour nous expliquer pourquoi monsieur aussi est capable de faire des trucs de ouf avec une casserole et un fer à repasser, et comment le gérer sans écailler son vernis à ongles de rage retenue.
Et je ne résiste pas à vous citer les titres des ouvrages rédigés par les spécialistes consultés pour rédiger ce papier édifiant: Le prince charmant et le héros et J'ai mal à mon couple. Tout un programme. Bienvenue au 19ème siècle, baby.

... à suivre ...

06 août 2005

BIBA 2 épisode 3

Oh vous êtes encore là?
Je ne vous ai pas endormis avec mon feuilleton de l'été? Bravo, vous êtes en téflon les enfants.

Alors quand on continue à feuilleter ce magazine extraordinaire qu'est Biba, parce que l'on a déboursé 2,80 euros tout de même pour se procurer cette came, ce n'est pas pour juste la regarder s'empiler dans les toilettes, et nous soutenir le moral en cas de constipation incrustée. Non.
Il faut le lire. Allez un peu de courage que diable, je ne vous demande pas de teminer la platrée d'épinards dans votre assiette non plus. Bande de mauviettes.
Et je vous l'accorde on peut sauter quelques articles, qui ne semblent pas être d'un intérêt propre à être développés pendant 4 pages, alors qu'un entrefilet aurait largement suffit. Ainsi...

Page 48, Reportage.
Autant des fois on peut découvrir des trucs sympas, lire des histoires de vies passionnantes ou drôles, autant ce mois-ci, c'est vraiment de l'anecdoctique, et j'ai survolé super vite. Parce que savoir que l'industrie bollywood délocalise les tournages en Autriche ou en Suisse, ben bof. Donc si le sujet vous passionne, vous pouvez acheter le magazine, parce que bon, ce n'est pas le Mac Drive ici hein.

Page 54, Autoportrait.
Si vous vous attendiez à l'interview d'une nana attrapée dans la rue, ou d'une fille chouette qui fait des trucs qui sortent un peu de l'ordinaire, vous repasserez (justement j'ai une pile de trucs qui attendent... non je n'ai pas honte, et oui c'est un mensonge, vu que je ne repasse strictement rien, c'est comme ça). Non ce que vous trouverez sur les pages de papier glacée à la mise en page aérée, acide et carrée, ce sont des autorportaits de stars. Et oui je ronfle, et oui je ne lis pas. Franchement, qu'est ce que cela va m'aporter de savoir qu'Isabelle Carré, si bonne actrice soit-elle, aime à passer ses vacances à l'ile d'Yeu, ou que la vertu qu'elle aimerait avoir c'est la mémoire des noms (d'ailleurs si quelqu'un pouvait m'en mettre une tout pareil, c'est pour emporter et consommer de suite, merci)

Page 58, Psycho
Déjà la psychologie dans les magazines, franchelent j'ai un peu du mal. Alors là le pitch (c'est le mot à la mode chez Biba) c'est qu'il faut se lâcher dans la vie, oser dire ce que l'on pense, et quand s'affirmant ainsi on va trop s'épanouir et notre vie sera un chemin pavé de roses sans épines et le miel nous coulera directement dans le bec, trop la paradis dans mon Moi Intérieur.
On apprend à la lecture de cet édifiant article, que si l'on no'se pas dire ce que l'on pense, c'et que l'on a peur des conséquences. Non sans déconner?Oh?
Exemple, je cite "si je dis à la vendeuse que je ne les veux pas ces compensées à 180 euros, elle va penser que je suis une pauvresse". Ah. Bien sûr. Perso et de une je n'achète pas une paire de pompes à ce prix là et je le dis, et de deux, merde quoi, les compensées c'est un truc à se fracasser l'occiput sur le macadam. Non?
Ensuite la cohérence rédactionnel de ce type d'article m'échappe. Voyons voir, il faut oser dire à la collègue kitsh clinquant que son look est largos too much pour la réu mucho importante de dans tout de suite, et que hop, un chtit gilet sobre par dessus l'expo au balcon serait plus adapté, mais n'oublions pas d'oser explorer des pistes extrêmes au niveau de notre look à nous qu'on a et qu'on vit avec, style blond platine, bagouses énormes ou talons vertigineux. Hum, y'aurait pas un chouïa de contradiction là dedans? Ou alors, attendez, le truc c'est qu'on brime chez l'autre l'expression de son intériorité profonde, mais pour soi c'est l'éclate totale. Ben tiens.
Je vous passe le reste, parce que j'ai pitié de vous mes bichons.

...à suivre ...

03 août 2005

BIBA 2 épisode 2

La suite donc.

Je passe les pages cinoche, musique et bouquins, parce que ça me gonfle et que c'est mon blog. En plus c'est vraiment sans intérêt.

Page 34, les anti sèches.
Ah mais voilà un concept bidon qu'il est pourri. Vous ne voulez pas paraitre sans intérêt en société? Biba est là pour vous tendre une main charitable. Croyez vous que l'on va vous fournir quelques pistes que vous pourriez explorer à loisirs (journaux, internet, radio, télé) afin de vous forger votre propre opinion? Que nenni. Chez Biba on vous mâche le travail et on vous le régurgite encore chaud.
Ce mois ci, le débat fait rage pour ou contre les cabas dans les supermarchés. Biba conclut que la vraie alternative aux sacs en plastiques c'est le sac en amidon de maïs, mais qui est cher (50 cts d'euro). Ah bah tiens. Et pourquoi les cabas en plastique, ou encore les bons vieux paniers tressés des familles, voire même de simples cagettes ou cartons ne seraient pas une solution correcte et économique? Le caddy de mamie? Mhhhh? Ben ça on ne vous le dit pas. N'ayez donc pas peur de passer pour un abruti en société après avoir lu Biba.
Vous voulez également savoir ce qu'il en est du fameux médecin traitant.... ben vous n'en saurez rien, juste que c'est le big bronx et que ça râle de partout, mais ça vous le saviez déjà, non? Non? Oh.
Enfin on vous raconte des potins sur des stars qui veument se recycler, et là ma chère Eulalie, ferme tes yeux jolis, Bradou a décidé d'arrêter le cinoche en jupette pour être architecte. Ah bah ouais. Et Arthur voudrait virer d'Endemol et se lancer dans le one-man show (tous aux abris). J'arrête là, c'est trop affligeant (et puis j'en vois qui voudrait en savoir plus, bande de curieux, vous n'avez qu'à aller zyeuter tout ça chez votre marchand de journaux)

Page 37, le cahier des tendances.
Nous, les femmes, si Biba et Cie n'étaient pas là pour nous indiquer comment chier dans le trou, nous resterions vautrées devant la téloche avec un vieux caleçon gris chiné, des jambières rose poudrées, et un cache coeur bleu ciel, persuadées que la mode cocooning du début des années 90 est toujours le plus top du in, vu que c'est si confortable. Alors que non. Non non non et non.
Il existe un truc qui s'appelle la mode, et même un machin que l'on nomme tendance. Et la tendance en ce moment c'est le chic. Noir, sobre, simple, classique.
Je sais c'est super enthousiasmant tout ça, je lis le ravissement dans vos yeux émerveillés.
Allez deux petites perles relevées dans les pages tendance, pour le plaisir.
"Les pantalons ont du mal à tenir la barre face à la déferlante des robes. Idem pour le trench. Après cinq saisons, vous pouvez le mettre au placard (gardez le en réserve quand même) sauf s'il est en velours à grosses côtes"
Ah, ben ouf, je n'ai pas de trench, quelle chance. En même temps il aurait pu être du modèle sauvé de la Sibérie placardesque et là, j'en aurais mouillé mon protège slip de jean, de joie et de soulagement mêlés. Hummppphhh.
"Les cheveux sont longs ou mi longs. Leur couleur, blond vénitien, de préférence. A coiffer avec une raie. Au milieu ou sur le côté peu importe."
Ils ont des options chez les coloristes chez Biba ou bien? Blond vénitien hum..... Ben tiens. Puis mi longs ou long. Ben si tu as une coupe à la Jean Seberg, tu peux sortir ton bonnet, c'est ça?
J'adore l'idée de changer de cheveux selon la tendance. Du grand n'importe quoi. Faut vraiment prendre les femmes pour des girouettes qui tournent là où le vent souffle. Le concept d'uniforme capillaire, vraiment je suis séduite, si si.

... à suivre ...

01 août 2005

BIBA 2 épisode 1

Allez hop c'est parti. Une pensée émue pour la pauvre fille qui a du lire tout le numéro du mois d'août, à savoir moi. C'est vraiment pour vous hein, car je m'étais promis de ne plus racheter ce magazine aux allures pseudos féministes mais en réalité profondément rétrograde.

Page 8, l'Edito.
Ah bah ui, seulement en page 8, car avant nous avons droit à deux pages de sommaire, et à deux double pages de publicité.
D'ailleurs je ne résiste pas à bazarder des méchancetés sur la dernière pub L'oréal pour son nouveau mascara, celui qui fonctionne en deux étapes: 1 il te balance le ciment pour tes nouveaux cils, et 2 il te repeint le tout. "4 ans de recherche, 16 brevets, efficacité scientifiquement prouvée". Mais oui bien sûr. J'aurais du compter toutes les innovations en matière de mascara depuis que je suis en âge d'en mettre. Genre depuis 15 ans. A mon avis, estimation quasi d'une précision rare, il y a du avoir 372 innovations. Donc logiquement 371 mascaras presque pas utilisés à flanquer à la poubelle. Mascara pour gonfler, séparer, lifter, colorer, allonger, dompter, siliconer les cils. Bientôt le mascara dominera le monde, faut se méfier, la technologie peut échapper aux hommes, regardez donc Terminator hein.
Celui là, le petit dernier donc, il promet 12 fois plus de volume sur vos cils. Pour qui a des cils relativement fournis, genre moi tiens, je n'ose imaginer la chose. Tu appliques ton mascara et tu ne vois plus rien dès lors que tu clignes des yeux, ce qui arrive environ 15 fois par minute. Pratique. Et faut faire gaffe à ce qu'ils ne s'emmêlent pas hein. Voire qu'ils ne restent pas collés. Définitivement.
Ahem.
L'édito donc.
De l'étalage de ouais allez les filles soyez vous même, osez dire tout haut ce que vous pensez tout bas, vous êtes formidables, vous n'en serez que plus épanouies, blablabla, regardez notre super dossier qui va vous apprendre à ouvrir votre clapet et à vivre votre vie correctement. Hop là.
Limite Biba nous sauve la vie, sans lui on ne saurait pas refuser le melon pourri qu'on nous propose au marché ou la piquette que l'on nous sert au resto. Ahahahahahah. Hum. Pardon, c'est nerveux.

Page 9, le courrier des lecteurs
Là je dis joker, car le style oué on est tous des supers copines vous et moi, et votre magazine est fabuleux et change ma vie en plus de transfigurer mon mental et mon physique j'ai comment dire? vachement de mal. Et je zappe aussi le pseudo dialogue entre une lectrice et la rédaction, comme quoi, quand on se fait avorter à 17 ans, c'est qu'on a un désir inconscient d'être enceinte mais pas de désir d'enfant. Vive la psychanalyse Minut' Soup'. Visiblement à 17 ans, le préservatif qui lâche ou l'oubli de pilule, c'est qu'on a fait expres. Retiendez moi avant que je morde quelqu'un là.

Page 11 les pages Zig Zag
Où l'on se rend bien compte du fabuleux talent de Cali qui elle fait des colliers au crochet ravissants sans être aller piocher ses idées dans les défilés ou les boutiques, et qui ne les vend pas 70 euros. Mazette. Ca fait cher le tricotin, non?
Eh eh on apprend que le temps d'attente des hot lines pourrait ne plus être facturé, car ça goule sévère. Ahahahahah, à chaque fois que j'ai appelé la hot line de mon provider de mayrde, j'ai choisi direct la touche je veux résilier, et ensuite je me suis laissée supplier de rester chez eux que c'est mieux (mouhahahhaha) et rembourser la hot line par des mois de connexion gratos.
Oh bah dite il existe des protège slip à coller direct dans le jean, mais c'est beurk à l'extrême ou absolument génial, je ne saurais le déterminer. Et vous? En tous cas vu la circonférence de la chose, le pouvoir épilateur inopiné du truc me semble potentiellement dangereux. A réserver aux adeptes de foufoune all nude.

Page 20 le blind test
Un couple répond à des questions bidons, et on compte combien ils ont de réponses en commun. C'est bien pour foutre la cagade quand l'un répond que son plus cher désir c'est de partir vivre dans le Larzac pour fabriquer du fromage de chèvre et des gilets en peau de mouton retournée, et que l'autre ne voit que par Greenwitch Village et les Spas ultra hype .


... à suivre ...