- la taie d'oreiller, blog antirides préventif -



30 septembre 2005

mode lecture ON:

La Lutine est entrée au CP. Ca fait un mois qu'elle bosse comme une folle, qu'on la séquestre toute la journée pour lui apprendre à lire et à comptern à écrire aussi, qu'on lui inflige des devoirs, que son temps de jeu a sévèrement diminué, et que zut à la fin. Elle commence à s'y habituer. En grognassant, mais tout de même, elle a retouvé le sourire. Tout ça parce qu'elle commence à déchiffrer des trucs, et donc à percevoir réellement la finalité globale du truc. A savoir: lire. Lire tout ce qu'elle veut.
Dans l'ordre:
des histoires pour sa bouse de frère
ses livres et dieu sait qu'elle en a
la suite du livre qu'on lit ensemble tous les soirs ou presque
les bédés des Winx dans la magazine du même nom (no comment please)
les affiches dans la rue et les enseignes, les pubs, les plaques minéralogiques (non je déconne oh!)
ce qu'il y a d'écrit sur l'ordinateur de maman.

Elle est motivée, c'et super bien, je suis hyper fière de ma poulette et.... non mais attendez? L'ordinateur de maman? Mon... mon blog?


Je suis fichue.



Sinon:




Les gens, faut aller voir chez ALIX parce que j'en suis restée sans voix et vous pareil, vous verrez! Des fois la vie vous réserve de drôles de surprises....

29 septembre 2005

fourre tout (and more)(marius home)

Des fois je me fais des noeuds au cerveau....
Et puis 14 mois de blog, je m'interroge.

Ou alors c'est le spleen de la béquille?


Et puis, occupez vous donc un chtit peu de mon Marius, cadal de Del, que je bisoute (Del, pas Marius, quoique).




adopt your own virtual pet!





edit 18.26 spécial Frédoche:
depuis le 14 août:
- 8.5 kilos selon Pinkie
- 9.5 kilos selon la vieille balance mécanique
- que dalle selon mon miroir

:soupir:
:spleen de la balance:

edit 21.06 spécial Bang Bang:



photos aujourd'hui 18.45


suffisait de demander.

27 septembre 2005

inside angel's head (oui c'est possible)

Remontons le temps.
Allons voir ce qui se passe dans l'esprit d'Angel hier entre 11.30 et 12.20.
Elle a réussi à aller à l'école, et à revenir, elle était en sueur, c'était dur, quand même. Elle a réussi à prendre son petit déjeuner tranquille quasiment (nous saurons dans un petit moment ce qu'elle a mangé, bande de curieux), en mettant le Gnomazizi devant les dessins animés de ce matin, préalablement enregistrés. Merci à Tibère, Connie, les frères Koalas et Trotro, elle ne saurait pas quoi faire sans eux et périrait probablement de faim avant midi... Oui elle est une mère indigne mais une mère indigne avec une attelle et un pied qui fait mal, alors merde.
Allez on y va.
Attention, âmes sensibles s'abstenir.



Là il joue avec un tout petit cagot en peluche.
Il lui donne de la salade en plastique et le couche dans son lit
Il est très sage.
J'en profite.
En plus il fait des bisous à mon pied
C'est trop mimiiiiiiiiiiiiiiiiiii*.
Le cagot fait dodo à côté de mon pied.
La maison est sereine et en paiiix dududu.
A peu de choses près...
Mais à n'importe quel moment ça peut basculer
Et là c'est le drame! Hin hin hin.
Je lui ai filé une feuille de salade en plastique, plus un coeur de salade en plastique aussi plus deux gousses de pois en plastique toujours.
Les légumes verts sont nos amis.
Il n'arrête pas de jouer avec.
On a été les prendre dans la chambre de sa soeur.
Alors bon...
Il fait semblant de les manger et il dit:
ébon!
Il vient de me piquer mon Larousse de poche.
Il le lit à l'envers et en partant de la fin.
Mais ca ne semble pas le passionner.
En même temps le petit Robert c'est mieux il a raison.
Il est allé chercher une mini gazinière.
Et là il cuisine.
Trucs dans la cocotte et cie.
Uhhuhuu trop trop chou.
Par contre le truc moyen glop:
Je crois qu'il dit putain.
argh
Il dit un truc genre:
putaaa
Ouéééééé.
Trop trop bien.
Bon on va essayer de ne plus le dire du tout.
Parce que ça craint du boudin.
Quand même.
La maternelle c'est l'année prochaine.
Il ne sait pas dire chat, il dit maou, mais il dit putain.
On est bien.
Le chat veut lui échapper.
Le chat se réfugie en haut d'une bibliothèque.
Il s'en fout.
Il va dans les toilettes chercher le marche pied.
Et il grimpe dessus.
Il lui crie après: déhan!
Il lui propose sa marmite de soupe maison cuisinée sur sa gazinière mais le chat fait son dédaigneux.
Il est offusqué qu'on puisse refuser ainsi un plat qu'il a préparé avec tant d'amour: ébon maou ébon!
Du coup il crie encore plus fort.
Et il essaie d'escalader la commode.
Les forces d'intervention spéciales vont devoir entrer en action...
Je viens de courir avec mon atelle.
Pour récupérer mon fils suspendu tout en haut de la commode juste par les mains.
ARGH. Non je n'ai pas mal. C'est une vue de l'esprit.
Du coup j'ai fait descendre le chat qu'il puisse le chasser à ras du sol.
Le chat est parti derrière le canapé.
L'enfant est désespéré.
Il n'arrive pas à déplacer le canapé.
Pourtant il essaie de toutes ses (petites) forces.
Faut que je lui fasse à manger.
Mais j'ai trop la flemme.
En plus il a boulotté plein de ma glace menthe choco ce matin**.
Il me faisait des yeux de chat potté.
Alors je lui en ai donné.
Il a fait:
hummmmmmmmmmmmmmmmmm ébooooooooooooon!
Alors je lui en ai redonné.
Il a encore fait:
hummmmmmmmmmmmmmmmmm ébooooooooooooon!
C'est chouette il participe à mon effort régimesque.
Il est très bien ce petit.
Ah il n'est pas content que le chat refuse de sortir de derrière le canapé et de jouer avec lui.
Du coup il est allé piquer le panier des chats dans la cuisine.
Et il a viré le coussin.
Il se met dedans.
Le chat est toujours derrière le canaprout.
Pas folle la bête.
Et voilà qu'il braille.
Et
1. il a regrimpé sur la commode
2 il joue avec Pinkie.
Grrrr.
Il fait pinponpinponpinponpinpon avec le panier des chats retourné sur l'envers dans tout l'appart.
Ah il vient de garer son véhicule sur le balcon.
Je crois que...
Je vais lui faire une purée
+ compote ***
Et qu'ensuite ce sera:
1 aristochats time
2 sieste time
lalalalalalalalalalalalalala.
Surtout qu'il se sert du panier des chats pour grimper dessus et cueillir mon persil!
Y'en a marre.
Et quand y'en a marre
Je téléphone à Alix****.
Eh eh.




* oui Angel est niaise dans sa tête, mais c'est encore sa tête, alors on arrête de ricaner, surtout qu'on sait très bien ce que vous pensez devant les pubs Evian. Si on sait.

* * rapellons que certes Angel est au régime, mais qu'Angel avec une entorse du pied a du accompagner sa fille à l'école et revenir, avec le Gnome en poussette, et la côte ce n'était pas de la tarte, et puis c'est tout.
*** les yeux du chat potté ont encore fonctionné, au final ça a été: mousse au chocolat. Mère faible aussi.
**** Surtout que maintenant Angel a souscrit à l'offre trois numéros illimité 24/24 et que bien sûr le premier numéro sur la liste...

26 septembre 2005

mon grog dans ta face



Pour ceux qui sont venus de chez Din en masse (obligatoirement hein) pour consulter ma sublime et inratable et 100% retour de la santé garanti RECETTE DE GROG, ben là voilà. Oui au dessus. Voilà. Maintenant je vais bloguer. Parce que bon les chtits mickeys ça va bien 5 minutes (ok trois heures de boulot, ahem).

25 septembre 2005

l'immobilité ça puire

Le défi c'était donc de rester 5 jours le plus immobile possible, de façon à ce que demain, lundi, je puisse emmener ma gamine à l'école, avec mon gnome dans sa poussette. Que je sois capable, avec attelle, mais sans béquille, de descendre mes deux étages puis de monter la côte, celle que je me plaignais bêtement de monter quatre fois par jour, avant de me faire une entorse au pied, tout aussi bêtement, en la descendant.
5 jours immobile. Autant dire tout de suite que j'étais ravie. Ravie de voir mon Chéri tourner comme une mouche mourante dans l'appartement en essayant de tout faire à la fois, ses tâches et les miennes, ravie de voir mes enfants sortir sans moi, ravie de ne pouvoir m'occuper d'eux autrement que par des calins ou des lectures de bouquins, et Mimi la souris au bout d'un moment hein... même avec les médocs ça n'aide pas.
Pourtant il faut bien avouer que plus que le fait de rester immobile, les trois premiers jours, ce qui a été réellement pénible, a real pain in the ass comme disent nos amis les ricains, ce fut les déplacements. Mon appartement est certes tout petit, 58m² hors placards, 65m² avec, mais en même temps je ne me déplace pas dans les placards donc on s'en tamponne, et très compact (pas de couloir) mais il m'est apparu subitement comme un champ de douleurs en tous genre. Les 2.50 mètres qui séparent mon bureau du canapé-lit, que jusque là je ne voyais que comme deux enjambées légères et graciles, telle bambi un matin de printemps dans la rosée perlant au bord des feuilles et... ma gueule ok, ben là c'est devenu subitement la lente marche de la baleine sortie des flots, qui se traîne sur ses béquilles, gémissant de douleur à chaque petit bond ridicule, la cuisse gauche tétanisée, le pied droit flottant au dessus du sol.
Et donc oui j'attendais que ma vessie soit pleine à exploser pour me lancer dans l'expédition vers les toilettes, et ne parlons pas de la douche, qu'héroïquement j'ai prise chaque jour, debout sur un pied, pleurant les deux premières fois après un siège de bain pour mamie rouillée, image même de la déchéance physique et mentale que j'avais rapidement atteinte.

Mais le pire, ce n'était pas la douleur, ni d'être dans les vapes, pas plus que l'inactivité forcée, non, le pire, c'était mon Chéri.
Mon Chéri il est super gentil, mais mon Chéri face à la maladie ou au handicap, c'est rien qu'un incompétent notoire. On a beau lui expliquer d'abord gentiment, puis en gueulant comme un putois (oui la douleur n'aide pas au maintien de la zénitude c'est comme ça), rien n'y fait. Il faut supplier pour avoir un verre d'eau pour les médocs, supplier pour avoir une culotte propre après la douche (je devais sans doute rester toute nue, ou bien?), demander chaque chose dix fois, et surtout demander CHAQUE chose, car rien n'est anticipé, en aucun cas, jamais. Et le pompon fut la fois où il se mit au lit, éteignit la lumière du salon, et quand mon ordi fut éteint, je me retrouvais dans le noir, avec mes béquilles, à appeller en vain pendant cinq minutes, alors qu'il dormait à moins de trois mètres de moi. Je voulais qu'il allume, je n'avais pas envie de me vautrer. Il avait mis ses boules quies. Ca résume à quel point il ne comprenait rien à ce qui m'arrivait. Je ne parlerais pas de réel égoïsme, je le connais depuis assez longtemps pour savoir qu'il n'en est rien, juste de la maladresse et de la distraction. Ce qui est déjà beaucoup. Surtout quand on a un défi à relever et une mission à mener à bien. Qu'on sait qu'on est la Sioupeur Mom malgré le pied cassé et les béquilles archaïques.

Et dans ce cas là, il faut agir. Rien ne sert de brailler, de dire des gros mots et des insultes très pas gentilles, même si ça soulage à mort sur le moment, mieux vaut sortir la bonne vieille pédagogie. Le deuxième jour d'immobilité forcée, môssieur m'abandonne, avec mes béquilles vintages, et mon fils endormi, en me laissant un bib de chocolat chaud sur mon bureau, fermé, et une prétendue cassette des Aristochats dans le magnétoscope, au cas où l'enfant se réveille vraiment trop tôt. Ce qui a été le cas. Je me suis retrouvée avec mes deux mains prises par les béquilles à devoir porter un bib à mon Gnome (oui j'avoue, je l'ai porté dans mon soutif, ce qui est assez approprié, quand on y réfléchit, pour du lait) en ayant au préalable fait un voyage pour ouvrir sa porte hein, et ensuite à cloche pied au dessus de son lit j'ai ouvert le bib avant de le lui donner. Et quand fut venu le temps des Aristochats, seul film capable de transformer mon ouistiti sous amphets qui rebondit entre les murs de l'appart en enfant sage comme une image d'épinal scotché au canaprout, je me suis retrouvée face à une télécommande de la télé en haut d'une bibliothèque et la mauvaise cassette dans le magnétoscope. Eh eh eh. Youpi.
Quand l'homme fut rentré, il se retrouva promptement mis en situation, après avoir recréé la scène qu'il m'avait aimablement laissée en partant, je l'assis dans mon fauteuil, avec mes béquilles ancestrales à portée de main. Interdiction de poser le pied par terre, et vas-y sautille mon coco, va apporter son bib à l'enfant qui se réveille en chouinant et mets-lui sa cassette. Hin hin hin.

C'est super bizarre mais les trois jours qui ont suivi se sont déroulés aux petits oignons pour moi dites donc? Ce n'est pas un gros nul mon Chéri, juste il avait besoin d'un petit boostage de la compassion par l'expérience vécue.


Et ce qui est vraiment bien, c'est qu'aujourd'hui j'ai réussi à prendre un bain et à marcher sans mes béquilles. Demain, je vaincrais la côte avec mes supers chaussures bleues à scratchs toutes moches et qui me font des pieds ultra glamour... Ahem.


Edit lundi 14.15: J'ai vaincu. Mais le pire était à venir. Ta da da da dam, suspens. Nan je déconne. Ou pas.

22 septembre 2005

clopclop la complainte de l'éclopée



Merci à Din pour le fou-rire, franchement, oui, ça aide bien!





Séquence 1


Mardi 12.40
Rue en pente.

Je rentre de l'école, avec la poussette et le Gnome dedans, ma Lutine gambadant gaiement dans le doux soleil de presque l'automne. Je songe au déjeuner, pas que j'ai faim, non non, juste je me demande ce que je vais préparer, puisque je n'ai rien glandé ce matin, à part jouer aux légos avec le loulou.
L'enfant dans sa poussette a des cailloux dans la main, qu'il a ramassé dans le petit chemin, là où il a le droit de courir sans me donner la main et de taper avec ses chaussures neuves dans les feuilles mortes qui sont loin de se rammasser à la pelle mais ca suffit bien quand on a presque 22 mois.
Il jette un caillou par dessus bord, parce que quand on a presque 22 mois, on fait des trucs c'est un peu n'importe quoi, mais on s'en tamponne royalement le coquillard, parce que les conséquences hein, ce sont des trucs qu'on ne sait pas du tout ce que c'est, à la rigueur on pourrait dire qu'on est en phase de tests intensive.
Il jette un caillou, et là c'est le drame. La poussette continue de rouler, laisse passer le caillou entre ses roues, ma tong droite trébuche sur le caillou, je titube, je me casse la goule, je me retrouve assise par terre avec trois orteils en capilotade et ma main toujours accrochée à la poussette, vu que la rue est en pente et que les remake du cuirassé potemkine en live, ça ne me tente pas plus que ça.....
Arrive derrière moi, un couple. Un vieux à cheveux blancs, genre 70 balais, et une bonne femme pas beaucoup plus jeune, mais teinte.
Phrase d'anthologie: et bien,qu'est ce qui vous arrive?
Là, c'est vrai, plusieurs phrases me traversent l'esprit:
je fais du ski sur tongs, la rue en pente est piste noire, les accidents ca arrive, connard!
je me repose, je trouve que le revêtement de ce trottoir, doucement chauffé par le soleil automnal, est des plus agréables sous mon auguste fessier, abruti!
je refais mes lacets, ça ne se voit pas, triple buse?

Que nenni, ma fille est là qui écoute, et puis j'ai super mal, alors bon: j'ai trébuché, mais tout va bien.

Et voilà que notre vaillant spetuagénaire à chevelure de neige se pique de jouer au vaillant chevalier et m'empoigne sous le bras dans la folle idée de me relever. Bon courage monsieur, c'est pas pour dire, mais je pèse un chouïa lourd tout de même. Faudrait voir à ne pas s'embller le peacemaker hein.
J'ai toujours la main aggripée sur la poussette. Je gromelle: Non ca ira bien merci, mais si vous pouviez tenir la poussette le temps que je me relève, ça éviterait qu'elle ne dévale la rue.
Il s'exécute, je le remercie, il se casse. Je rentre en chouinant sur mes orteils tordus et la connerie de se casser la margoulette dans la rue à mon âge. En plus d'être délicieusement humiliant.

Séquence 2

Mardi 13.40
Même rue en pente, même endroit précisément.

Je reviens de l'école, où je viens de déposer la Lutine, pour une après-midi studieuse d'apprentissage de la lecture. Mon fils trotte dans la rue, il me tient la main, et de l'autre je dirige la poussette. Son papa nous a rejoint, il lui tient la main lui aussi.
On joue à ce jeu que tous les petits adorent, vous savez bien 1,2,3 vooooooooole! L'enfant exulte, il rit aux éclats, les parents se sourient attendris, mon pied se tord, et là, c'est le drame. Bis repetita quoi.
Je me fracasse la face sur le bitume, je m'explose le genou gauche, je me tord d'une belle façon le pied droit, j'ai super super super mal, j'ai lâché mon fils mais pas la poussette. Là arrive derrière moi, non pas les petits vieux, mais mes amis de la police municipale, en voiture de patrouille. On s'arrête, à la vue de cette fille à genoux par terre.
Et vas-y que je sors de la voiture, que je m'enquiers, et vous allez bien? vous voulez qu'on appelle les pompiers?
Nooooooooooooon est le cri intérieur que je pousse. Les pompiers c'est en cas d'extrême urgence, quand je ne peux pas faire autrement, parce que je sais ce que c'est: des procédures à n'en plus finir, des heures à attendre aux urgences, l'horreur, je ne veux pas.
Votre pied est toujours gros comme ça?
Oh punaise retenez moi, je vais égorger un policier à dents nues, ca va se finir en tôle, et mes enfants m'apporteront du raisin au parloir. Oui il est toujours gros comme ça, je SUIS grosse, bougre d'âne bâté!
Je masse mon pied, j'ai mal mais c'est gérable, je me relève, je serre les dents, et ne vous inquiétez pas, plus de peur que de mal, je vais bien, merci merci, allez donc arrêtez des méchants plus loin. Ils s'en vont. A contre-coeur, mais ils s'en vont. Ouf.
Je regarde mon chéri, je lui demande: ca y est ils sont partis? Je vais m'évanouir là, faut que je m'assois tout de suite, ca ne va pas du tout. Je sais je suis trop une héroïne, même si j'ai été trahie par mon costume de super mozeur.
Je ne veux pas qu'ils me voient, sinon je vais y avoir droit au voyage dans le beau camion rouge.
C'est ballot de faire un malaise vagal à chaque douleur vive hein.
Je m'assois derrière un muret, dans l'herbe, quelques minutes passent, je me relève, j'ai mal mais c'est supportable, tu parles charles, le pied est chaud, tout va bien, et je rentre chez moi, en poussant la poussette vide, pendant que le gnome caracole sur les épaule de son père. J'achète cette glace italienne qui me fait envie depuis si longtemps, et que régime oblige, je ne m'achète jamais, et je la partage avec mon fils, ravi de l'aubaine.
On arrive devant l'immeuble, je monte mes escaliers, deux étages, ca va plutôt bien, et je ne me doute pas que la prochaine fois que je les monterais ce sera un calvaire limite biblique. Naïveté de la gonzesse qui en s'est jamais rien cassé, rien foulé, rien tordu pour de vrai. Ce n'est pas un point de suture au genou gauche à 8 ans qui vous prépare à la douleur qui va suivre. Oh que non.

Séquence 3

Mardi 17.30
Mon appart, mon canapé.

La douleur va en grandissant, au fur et à mesure que le pied refroidit. La bassine d'au chaude n'y a rien fait. En fait oui, si je regarde bien, là, c'est gonflé. Et ça fait mal. Et ça ne passe pas. Et les deux cachets de diantalvic n'ont aucun effet. Ok, j'abandonne l'idée d'aller à l'anniversaire de la file d'Alix, puisque juste le fait de me mettre debout entraîne une douleur absolue. Je suis douillette si je veux, c'est mon pied d'abord. J'appelle sos médecins, et toute seule dans mon appart vide, pendant que d'autres se baffrent de gatal au choc, j'attends dans le soleil qui me réchauffe à travers les vitres, que l'homme de science daigne arriver jusque chez moi et statuer sur mon douloureux cas de pied bousillé. Et comme aujourd'hui c'est la journée à pas de chance dans tes gencives ma vieille, je me farcis en serrant les dents le médecin le plus jeté de la carafe de cette honorable confrérie que forment les médecins urgentistes du département. Je suis ravie. Il rigole, il fait des calins à mes chats, parle avec plein d'accents, regarde vaguement mon pied, ne sait pas trop, foulé ou cassé, il prescrit une radio, et puis une bande de contention, et tu te démerderas pour la mettre toute seule hein. Il s'en va comme il est venu, content de lui, rigolard. Je souffre.


Séquence 4

Mardi 20.30

La douleur est insoutenable, continue, je n'en peux plus. La bande de contention doit être mise avec le pied à la perpendiculaire par rapport à la cheville, je l'ai vu sur la photo, et le médecin me l'a dit. Je suis infichue de mettre mon pied à la perpendiculaire. Ca fait plus de deux heures et demi que j'ai pris les médocs et cela ne fait aucun effet. J'ai maaaaaaaaaaaaaaaaaal. Pas possible de rester comme ça, je n'envisage pas la nuit, je vois un long cauchemar de douleurs s'étendre devant moi.
Je me décide appeler mon père à la rescousse, et il accepte de me déposer aux urgences et de venir me rechercher quand ce sera fini. Il m'apporte des béquilles, elles feront bien rigoler le radiologue de garde, elles sont vieilles, elles ont 40 ans, elles sont solides pourtant, bien qu'un peu lourdes. Sans elles je ne peux pas me déplacer. La descente des deux étages se résume à une seule chose: la cruelle découverte des muscles de ma cuisse gauche, qui ne vont pas tarder à tétaniser de douleur, sollicités en permanence pour supporter tout le poids du corps. La descente est longue et douloureuse, hasardeuse, terrifiante. Chaque marche est un supplice.
Aux urgences, ça va plutôt vite, je teste pour la première fois le voyage en fauteuil roulant, et j'embarquerais bien ce truc chez moi, plutôt que mes béquilles vintage. Les radios disent que non ce n'est pas cassé, et le médecin les scrute et le rescrute, parce que lui il l'aurait bien vu cassé mon pied, je sens bien que le plâtre le démange. Il me dit que si j'ai mal c'est normal, la douleur de la première journée, les médocs ne servent à rien pour ne serait-ce que l'estomper, faut douiller et puis c'est tout. On me pose une attelle, et aurevoir madame, y'en a pour trois semaines et ensuite trois semaines de rééducation.
Je m'en vais appeller mon papa, avec mes béquilles, ma facture exhorbitante pour les radios, ma petite ordonnance pour les séances de kiné, les recommendations de ne pas me retordre la cheville sous peine de plâtrage, et l'angoisse de ne pas pouvoir reposer le pied par terre lundi, date où je ne pourrais plus reculer, il faudra que j'emmène ma fille à l'école, avec le Gnome. Je m'en vais, vers mes escaliers, qu'il va falloir remonter, avant de pouvoir m'écrouler dans mon lit, et dormir, enfin.


Bientôt, la suite des fabuleuses aventures de la Fille aux Béquilles Vintage, à suivre dans ce fabuleux bloug à rebondissements qui est le mien. Je sais, vous avez trop de la chance.

pou pou pidou




20 septembre 2005

suspense

Entorse ou fracture du pied?
Seul l'avenir (proche) nous le dira.

Ce qui est sûr cependant, c'est que c'est la fin de l'Ere des Tongs.

à vous les studios...

17 septembre 2005

ménage geek

Amie geekette, ami geek, aujourd'hui j'ai nettoyé (sommairement) mon clavier à 7 euros.
J'en ai retenu quelques trucs, que je te livre ici-même:

le clavier pas cher se nettoie plus facilement, la matière dont il est fait étant plus lisse (enfin je trouve)
le produit ajax vitres fonctionne très bien (sur l'écran aussi)
un coton tige trempé dans l'ajax vitre, ayant servi à ramassser des miettes entre les touches ainsi que de la confiture de pêches donne réellement l'impression de sortir d'une oreille peu ragoûtante
le sopalin décoré (argh c'est un bien grand mot) LP déteint sur les touches au contact de l'ajax vitres, ça donne de jolies colorations orangées et rouges du plus bel effet
une brosse à ongles d'une taille raisonnable donne des résultats satisfaisants dans les nettoyage inter-touches
un coupe papier est fort utile pour faire sauter quelques touches et pousser plus avant les investigations ménagères
un clavier peut aussi contenir des poils de chat, je ne préfère pas savoir comment ils sont arrivés là
évite de nettoyer ton clavier avec l'ordinateur allumé, sous peine d'observer de curieux phénomènes à l'écran, tels des messages d'insultes de ce grand benêt arriéré d'Ixpé.


Voilà, ne me remercie pas, demain le nettoyage de la carte-mère.

(genre)

16 septembre 2005

help wanted

Il ne veut pas aller dans la poussette.
Il ne veut pas marcher en tenant la main.
Il ne veut pas être porté.

Pour cause de 8 trajets école/maison par jour, recherche urgemment tout moyen de télétransportation.



En gestation en ce moment, une série de 9 posts, back to the past, et la présentation d'un personnage devenu légendaire pour certains: la Nadine... et qui a pris forme littéraire ICI. (oui j'ai un autre blog)

15 septembre 2005

shame

Je ne sais jamais quoi dire quand on aborde le sujet de la honte, genre la pire honte que tu as eu de toute ta vie, ce genre de trucs. Maintenant je saurais répondre.
Parce que la braguette descendue jusqu'en bas, ouverte largement sur la culotte montante rose fushia, je crois que je ne suis pas prête de l'effacer de ma mémoire, ni d'atténuer le sentiment absolu de honte qui m'a envahie quand une amie m'a sobrement dit: ta braguette est ouverte, et que j'ai constaté l'étendue des dégâts.
Pas plus que le fait d'avoir du la remonter, sans avoir d'endroit où le faire discrètement, vu que le trottoir devant l'école à 16.30 n'était pas encore assez blindée de mères BCBG pour me camoufler.
Enfin comme ça elles sont au courant que je porte une culotte.
Une culotte rose.
Une culotte rose FUSHIA.
Une culotte rose FUSHIA avec un petit noeud devant.





En fait, le bloguer non plus, ça n'aide pas.
Bouhouhouhouhouhou.



Et si vous aimez le rose (et même si vous ne l'aimez pas, c'est comme ça) filez de suite lire le journal de Diane Von L. parce que c'est génial, et parce que c'est un ordre. Non seulement elle est délicieuse (à 70 balais c'est assez rare pour être signalé), mais en plus elle a répondu à mon fameux questionnaire à la con, ce qui est une preuve d'intelligence (si si). Et si vous aimez ce que vous lisez, n'hésitez pas à signer le Dianethon histoire que sa maman soit récompensée à la hauteur de son talent. Allez on va muscler son mulot en cliquant, et ses zygomatiques en lisant les aventures de la vieille dame la plus indigne du oueb.

12 septembre 2005

nibs party

Comment dire. Tout est dans le titre et déjà vous attendez la suite. Bande de petits canailloux. Puis hier au resto une jolie dame qui n'y connaisait rien m'a dit que bloguer ca devait être un peu comme la télé réalité, non? Alors hop, nichon time, let's go party!

La Nature, qui est une entité fort sympathique des fois mais carrément puante d'entre les orteils à d'autres, m'a gratifié d'une paire de lolos plutôt conséquente. 40 kilos de trop sur mon humble carcasse n'arrangent rien à l'affaire, et voilà que je vogue allégrement dans les eaux au delà du 100 et du C (je n'en dirais pas plus, ne voulant pas créer de crises d'apoplexie chez les moins matures d'entre vous, messieurs).
Alors, avoir des nénés et pas qu'un peu, qu'est ce que ça fait?
Eh bien voilà, déjà oui je peux dormir sur le ventre, je réponds ainsi publiquement à toutes ces filles à petits mimis qui m'ont posé la question, l'oeil horrifié sur mon décolleté, genre ca doit faire horriblement mal. Non. C'est mou mesdames, ce n'est pas du toc, ça, c'est du vrai nichon de gonzesse, ça s'aplatit comme un soufflé dégonflé quand je m'allonge, et puis c'est tout.
Ensuite oui, quand je cours, ça fait chbong chbong et oui il est hors de question que je mette un soutif blindé pour éviter la chose, donc en gros j'évite de courir, c'est mieux.
Est ce qu'à la piscine ils participent au phénomène de flottaison? Je dirais que oui, mais ce n'est guère probant, y'a le cul qui fait contre poids voyez.
Est ce que je me suis évanouie à l'invention du Wonderbra? Non. Est-ce que j'ai été soulagée à l'invention du Minimizer? Non. Je milite pour le nichon libre, le free nib movement ça s'appelle. A savoir foutez la paix aux nichons, ils vous le rendront bien, un soutif lambda et qu'on n'en parle plus.
Est-ce que le test du crayon est positif? Ah. Bah euh. Déjà j'explique le test du crayon pour ceux qui ne connaissent pas (tout le monde ne lit pas Cosmo ou Bretecher). Le test du crayon, c'est tout con. Mesdames, vous avez un crayon à côté de vous? Messieurs vous avez une Madame et un crayon à côté de vous? C'est bon, on peut commencer. Sauf si vous êtes en public. Quoique.
Non le type de crayon n'a aucune espèce d'importance, et on y va là, je commence à fatiguer hein.
Madame, debout, vous empoignez votre néné, n'importe lequel, et en dessous vous posez le crayon. Vous relâchez le néné. Le crayon tombe? Je ne vous cause plus. Le crayon reste coincé sous le néné? Welcome dans le monde des femmes réelles. Je m'excuse pour les sympathiques filles à petits nénés, mais en même temps elles trichent.
Et donc oui, chez moi le test du crayon est positif, tout comme le test du bâton de colle, celui du déodorant bille nivea et celui de la bombe à raser les guibolles. Tous positifs. Non je ne pleure pas, je sais rester digne. Sob.
Quels problèmes existentiels profonds est-ce que je rencontre dans mon quotidien avec mes nénés? La bretelle, voire les deux bretelles de mon soutif ne font rien qu'à tomber sur mon épaule, et rien n'y fait et voilà, je ne dois pas être gaulée comme un cintre, ou alors c'est une malédiction tribale grave, je ne sais pas. Egalement, je finis inévitablement par péter les baleines de mes soutifs, et avant elles percent le tissu et tentent de me perforer un poumon, en plus de me couvrir de ridicule, c'est gentillet. Le nombre de fois où dans les rayons du supermarché j'ai essayé de faire rentrer cette fichue baleine dans le soutif, discretos, trop pratique, j'ai du choquer une bourgeasse ou deux, mais qu'importe.

Et donc bien sûr, vu que m'acheter de la lingerie ne fait pas partie de mes priorités number ones, qui sont comme tout le monde le sait, aimer, manger, bloguer et dormir, je finis toujours pas atteindre la PSS ou Panne Subite de Soutif. Le dernier qui me reste me lâche, je fouille l'armoire et ne tombe que sur des cadavres en décomposition de vieux soutifs trop petits, trop grands à balines défuntes, et c'est la mierda toutale.
La mort dans l'âme, je finis par dégoter un vieux soutif d'allaitement, le modèle sans baleines, qui résiste au temps et aux 3 millions de tétées quotidiennes, et je l'enfile, et ça ne soutient pas grand chose, le test de l'enclume serait positif. Et je soupire. Je soupire parce que je ne vais pas me racheter des soutiens nibs maintenant. Maintenant que je suis lancée dans la perte des 40 kilos qui me gonflent à tous les sens du terme.
Parce que la Nature, elle a décidé que quand je perds du poid je perds d'abord des nichons. Alors balancer un max de flouz dans des baleines meutrières pour que ce soit trop grand dans deux mois, je ne vois pas l'intérêt.


Et donc oui, hier au festival, devant tous ces gens chatoyants, sympathiques, talentueux et gentils au possible, je portais un soutif d'allaitement, call me Glamourous Girl, it's me.

09 septembre 2005

saleté de mémoire

Vous n'êtes pas sans savoir (ahahahah déjà j'adore cette formule, ca met bien la pression ou alors ça instaure tout de suite la connivence qui va bien, ça dépend de qui on a en face) vous n'êtes pas sans savoir donc, que j'ai une toute nouvelle balance. Elle est rose, elle est électronique, elle est extra-plate -pour dire elle rentre sous ma commode, quel gain de place, et elle est dotée en plus de sa pile au lithium fournie, de quatre mémoires. Evidemment j'utilise cette fonction diabolique sinon ma vie ne serait pas la même et mon régime non plus.

Mardi, Pinkie (oui c'est son petit nom, si je veux) annonce, fiérotte: -0.3 Ce qui dans son langage basique signifie que je me suis délestée de 300 grammes depuis ma dernière pesée. Je souris et tout va bien. Je me pèse en me levant, à poil, et après être allée évacuer le pipi de la nuit, parce que bon.

Mercredi, pareil, même procédure, et Pinkie me sort, toute jouasse: -0.6. Eh eh pas mal, -900g en deux jours, mais c'est Bizance, peut-être ne vais je pas devoir attendre fin juin pour avoir perdu mes 40 kilos à ce rythme effréné, youkaidi youkaida and kill ze capitons and ze graisse du bidon. Danse de la victoire en free nibs and total style foune in ze air, cri surexcité dans l'appart, oué presque un kilo en deux jours, c'est génial, ouééé.
Ahem.

Jeudi matin, rebelote. Pinkie, à la limite de l'orgasme, annonce: + 0.9.
Argh. De diou. Comment cette salope peut-elle être au courant que la veille, alors que je me suis farcie 4 heures de shopping avec ma fille pour lui trouver des tonnes de trucs indispensables genre chaussures, tennis et jogging pour l'école, nous avons effectivement fait une pause au Couic, et que oui, affalée dans leurs grands canapés beige design, alors que j'avais fini mes 50 cls de Coca Light, j'ai craqué sur DEUX gorgées du milk-shake à la fraise de la Lutine?
Comment est-ce possible?

Il va falloir que j'apprenne à me méfier de ma Pinkie, la balance qui sait tout.
De toutes façons j'ai déjà commencé à la feinter grave, la saloperie rose pétasse, en me pesant le soir, après le repas, super sapée, et après avoir bu un litre de flotte. Le lendemain elle fait moins sa maline, je peux vous l'assurer. Elle est obligée d'afficher -2.7 kilos, et de pleurer son lithium, non mais!
Et si elle ne comprends pas la leçon, je sors les moon-boots, les chats, le Gnome et la boule de bowling. Au moins.

07 septembre 2005

Spider Warriors by CouillonsCats

Si vous suivez un peu ce blog rutilant et pétillant qui est le mien (si si) vous savez que non seulement je partage ma vie et mon appart avec un Chéri, une Lutine et un Gnomazizi, mais également, avec deux chats couillons. J'en ai dit ici pis que pendre sur mes abrutis de chats, sur celui qui bouffe même les cactus, celui qui chie la ficelle du sac poubelle, celui qui attaque mon épilateur (le même) et j'en passe et des meilleures. Il faut bien avouer que je ne dépeins pas ces deux bestioles sous leur jour le plus reluisant. Alors qu'ils sont tout de même fort gentils et câlins, qu'ils ne mordent ni ne griffent, même quand mes enfants se servent de leur bidon comme d'un oreiller, et qu'ils ne pissent pas partout. Ce qui est déjà pas mal, pour des chats je veux dire (pour un mec c'est largement insuffisant si l'option vaisselle propre, et linge krapouet dans le bac à linge sale ne sont pas activées, au minimum).
Donc, oui j'avoue, depuis quels jours, mes chats sont utiles.
Que cela redore un peu leur blason.
Mais en quoi me sont-ils utiles?
Ah ah ah.
Vous voudriez bien le savoir.
Je vais vous le dire. Par ce que je suis une fille trop gentille qui n'aime pas voir ses lecteurs se languir devant leur écran et user la molette de leur pauvre mulot.
Donc.
Ils m'aident.
Ils m'aident beaucoup.
Sans eux je ne serais que petite chose tremblotante et gémissante.
Mes amis, lecteurs et letrices, mes chats, félins accomplis et prédateurs sanguinaires, débusquent les araignées.
Pourquoi donc haussez vous vos épaules avec cet air de dédain sur votre joli minois? Voilà qui n'est pas rendre hommage à la bravoure de ces deux quadrupèdes poilus à moustaches hyper-sensibles (oui je n'avais plus de synonymes pour chats, et je vous proute). Car en effet, messieurs et mesdames les blasés de Chasse et Pêche, il ne s'agit pas là de la banale araignée domestique, qui mesure 3 mm au garrot et peut s'écrabouiller d'un revers de pouce. Que nenni. Il ne s'agit point bien entendu de la mygale ou de la tarentule, dont la simple vision, même éphémère, dans mon home sweet home aurait pour conséquence funeste de m'expédier ad patres dans des délais concurençant largement Chronopost et FedEx shootés à la protéine de guépard.
Non il s'agit là d'une invasion continue d'arignées maousses costauds, dont le corps et les pattes font la taille de ma paume, ce qui n'est point négligeable. Il est bien évident que cette mesure est totalement subjective, bien que sûrement exacte, vu que j'ai le compas dans l'oeil et que cela ne fait même pas mal, mais on ne peut y accorder aucun crédit scientifique, vu qu'il est absolument hors de question que je prenne une quelquonque araignée dans ma minine à moi que j'ai.
Depuis deux semaines, et particulièrement depuis trois jours, pas moins de 5 araignées se sont hasardées dans mon salon, et notamment ont tenté la grande galopade sur mon plancher. C'était sans compter sur l'instinct de killeurs de mes minous (ah bah si, minou, il me restait celui-là!) qui dès que la grosse bête avance la moindre de ses huit pattes velues sur les lattes du parquet, hop, lui sautent dessus. Ils la lattent même (ah ah ah ahem). La bestiole se met ausi sec sur le dos et replie ses pattes, genre kaput couic zigouillée, n'en jettez plus et envoyez les faire-parts de décès. C'est alors que mon Chéri, alerté par mes cris aigus et monoplaintifs, larégnébutelarégnébutelabutelabutela, s'empare de ma tong, et SCHPAF, araignée gigantesque occise proprement.
J'avoue que la dernière n'a pas eu le temps d'être enveloppée dans son linceul de sopalin, mon chat a becté le cadavre encore chaud. C'est un HEROS! Mon chat il peut faire Koh-lanta s'il veut! Même je suis sûre que mon chat il gagne KohLanta (si tant est qu'aucune ficelle de sac poubelle ne lui passe sous le nez, car ce n'est pas du tout télégénique, hélas).

Sur ce je vous laisse, je vais vérifier que mes vigiles veillent, car il fait bien noir là tout d'un coup, et je ne vois pas ce qui se passe autour de mes pieds nus et..... ARGHHHHHHHHHHHHHHH! Minou, help, quick!

06 septembre 2005

souffle allez souffle bordel

Ouais.
Des fois quand je monte les escaliers, portant mes 13 kilos de bisous, j'ai des pensées curieuses.
Je réfléchis. Je me dis que, plus encore que militaire ou mercenaire, le métier qui me ficherait les boules si mon Gnome devenu grand le choisissait, ce serait souffleur de feuilles. Certes je sais que je ne suis pas là pour décider de sa vie, que je suis là pour l'accompagner sur le chemin de l'existence et non pour décider de son destin. Je sais que je l'aimerais toujours, quoi qu'il fasse.
Mais vraiment s'il devient souffleur de feuilles, je me dirais que j'ai merdoyé grave quelque part.
Pourquoi me demanderez vous, avec cet air curieux qui vous caractérise et vous sied si bien au teint?
Non mais réfléchissez, vous aussi. Vous les voyez ces types qui viennent chez vous, tous les mardis, enfin je dis mardi, ça peut être aussi bien le mercredi à 08.00 tapantes aussi, le seul jour où vous pouvez faire la grasse mat', souffler les feuilles, qu'il canicule, qu'il pleuve, qu'il vente. Le gars il vient, avec son casque que je suis sûre qu'il n'y a même pas de musique dedans, avec son engin du diable qui diffuse de sublimes odeurs d'essence dans toute l'atmosphère, et qui produit un vacarme assourdissant, à réveiller même la plus amorphe des amibes, et il souffle.
Il n'y a pas de feuilles?
Les feuilles sont collées au sol par des pluies diluviennes depuis trois jours, et sont transformées en bouillasse informe?
Il y a juste de l'eau au sol?*
Il y a trois feuilles malencontreusement tombées de l'arbre, un malheureux accident quoi?
Les feuilles tourbillonnent au vent léger?
Ce n'est pas ça qui va l'arrêter le souffleur.
Lui, son job, c'est de souffler.
Il souffle la flotte au sol,s'il le faut.
Il souffle par dessus le vent, s'il le faut.
Il souffle le néant en plein mois de juillet, s'il le faut.
Il est payé pour venir tous les mardis souffler, et donc il souffle.
Ca me déprime, de voir ce type qui souffle alors qu'il n'y a rien ou quasi à souffler. Je me dis qu'il pourrait faire d'autres trucs à la place, plutôt que de venir faire un boucan pas possible sous les fenêtres des gens, pour rien. C'est ça qui me tue en fait, c'est le temps passé à faire un truc absurdement inutile. Souffleur de feuilles, ça pue comme métier. C'est inutile, absurde et bruyant.
Mon fils, toi qui lit ses lignes depuis ton PC nouvelle génération, 18 ans après que j'ai rédigé ce post, écoute bien ta mère, si tu deviens souffleur de feuilles, je te préviens, je t'enverrais en mission sous les fenêtres de mes pires ennemis. Tu seras souffleur de feuilles mercenaire, ça au moins ce sera rigolo.



* je vous jure que j'ai vu un souffleur de feuilles, en plein mois de février, après deux semaines de pluie, souffler pendant une heure et demi l'eau sur le sol, et c'est tout. Il a fait des vagues dans la flotte des allées pendant une heure et demi. Il y a un truc qui ne tourne pas rond là quand même.

05 septembre 2005

médaille en chocolat wanted

Depuis la rentrée des profs de mon Chéri, ma vie a comme qui dirait changé. Muté, transmuté, elle s'est métarmophosée, elle a, oui c'est ça, accéléré. J'ai l'impression d'être passée de la vitesse Escargot mode Slow ON, à la vitesse Tornade mode Speed ON.
Jeudi et vendredi, et aujourd'hui, debout à 07.00, la tête dans une partie de mon anatomie que je nommerais pas mais que les plus vicieux d'entre vous auront aisément deviné, j'ai préparé mes enfants avec l'aide de mon Chéri, fait les lits, vaguement petit déjeuné, quant à regarder vos blogs, oublions ça, et embarqué une Lutine à cartable Pucca et un Gnomazizi en poussette, direction l'école. Et cette année l'école elle se trouve tout en haut d'une fichue côte, et ça change tout, croyez moi. Au bout de deux trajets de ce style, mes mollets tétanisaient arrivés là-haut, et refusaient de bouger, ce qui est moyen pratique pour continuer de se mouvoir comme un être humain normal. Faisant bonne figure devant toutes ses mères visiblement habillées chez Cyrillus et consorts, bien coiffées, bien maquillées, bien liftées aussi, et majoritairement enceintes, je dépose ma grande fille dans la cour et essuie ma petite larme, c'est qu'elle est au CP, et dire que c'était hier qu'on me disait poussez madame, mais poussez! Hum.
Je retourne chez moi en passant par le parc et lâche le fauve, option ballon/bâton/square/freestyle, cours après le fauve, essaie de faire avancer le fauve de plus d'un mètre à la fois. Arrivé à l'appart, je range, je passe l'aspirateur (oui c'est que du fun avec le nouveau sans fil, mais même, je passe l'aspirateur TOUS LES JOURS, dans TOUT mon appart, incrédibeule and mystery, and I like it), je lance une lessive, je l'étend (ou pas), en même temps je prépare le repas, et voilà que je refile à l'école (avec mes mollets tout morts, mais faut faire avec, je marche sur les genoux un peu, mais ça ne se voit presque pas). Récupérage de gamine, rentrage vite, mettre la table, nourrir les enfants, batailler avec le gnome pour qu'il mange plus de 4 cuillérées de son plat avant d'exiger une compote (tu peux te brosser mon chéri) débarasser, surveiller les enfants pendant que je fais la vaisselle ( cruel dilemne, télé et tranquillité/culpabilité ou jeux libres avec bronx/rangement ), je range un peu, propose un pipi et ordonne un remettage de pompes, et hop c'est reparti dans l'autre sens. Je largue la môme dans la cour, je refonce à l'appart, je jette le Gnome dans son plumard, je l'endors à coups de massue, je fais le tour de l'appart, range deux trois trucs, range la vaisselle quasi-sèche, étend le linge si ce n'est déjà fait, arrose mes plantes (oui deux litres ni plus ni moins dans chacun de deux pots de tomatiers) et enfin, j'allume le pécé et me connecte sur le oueb. Ouééééééééééé. Soupir de béatitude intense. Je regarde l'ordi rebooter environ trois minutes après ma connexion sur mon blog, et je reste zen.
J'ai deux heures maxi devant moi, souvent moins, car il est déjà 14.20, et qu'à 16 heures je recommence à turbiner. Hop, 16.00, je prépare le bib du gnome, 250 ml de lait bio à la vanille avec deux cuillérées de banania chauffées dans la casserole, le goûter de la Lutine, dans la boite qui va bien, une gourde de compote, un gatal, un bonbec, je lève le gnome, le rhabille (et pire, des fois, je vire la couche à bouse et en remet une propre, le top du mega groove), lui met ses pompes, embarque mes clés, le goûter, le bib, le Gnome (ne pas oublier ce dernier élément, sinon sonette d'alarme vrillant les tympans), descend le tout dans la poussette sans me casser la goule dans l'escalier, parce que vous pouvez toujours demander à un gnome qi a la tête dans le fondement de descendre l'escalier en se tenant à la rampe et à môman, que dalle quoi, ça reste assis en haut des marches avec le regard dans le vide intersidéral, hein. Poussette, école, etc........

Si le Chéri rentre tard j'enchaîne sur le square, le bain, le repas du soir. Sinon je délègue ou j'accompagne.

Juste je voudrais bien savoir, pourquoi personne ne m'a encore remis de médaille, hum? Je veux une médaille, j'exige une médaille. Même en chocolat. Surtout en chocolat.
Ou alors c'est que quelqu'un sait pour les courgettes cramées de ce midi qui ont atterrit au fond de la poubelle, parce que je téléphonais avec la mère de Fofie Fafier et qu'ensuite je blablatais du haut de mon balcon avec Xila en bas.
C'est dégueulasse. Je veux ma médaille quand même. Ouais je suis immature et geignarde, mais je m'en tamponne, je n'ai plus de mollets sacrebleu!

intermède choupinou



Appartement une pièce avec verdure luxuriante, certes un peu étroit, mais idéal pour enfant à pwal de petite taille.

03 septembre 2005

épilation (wiz real din art inside)



Je me suis offert un nouvel épilateur, qui fait rasoir aussi. Oui je sais, c'est le comble du passionnant. N'empêche que du coup comme je fais mon test conso on line avec Din, hop là, j'ai un beau dessin qui illustre farpaitement les affres de l'épilation (merci miss, il bute). En gros, quand t'as commencé, faut terminer. Non mais je traduis pour les mal-comprenants.

Conclusion du test:
1. Moins douloureux que l'ancien, en gros sur les jambes je ne sens rien, et c'est un peu douloureux sur les cuisses. Vive les nouvelles technologies.
2. C'est toujours aussi long, ils disent deux demi-jambes en 10 minutes, mais moi ça donne une demi-jambe en 25 minutes. Alors soit j'ai des poteaux énormes, soit je suis la nièce du Yéti. Les deux? Oh.
3. L'épilation du maillot ne fait pas mal, j'ai attendu 31 ans pour essayer, suis-je niaise? (ne vous donnez pas la peine de répondre, merci)
4. L'épilation des aisselles est un supplice sans nom, que je n'infligerais pas à mon pire ennemi (ou alors il l'aura vraiment cherché)
5. La tête d'exfoliation ça résoud bien des problèmes, youpi.
6. Il est super maniable et pratique.
7. Mon abruti de chat n'aime toujours pas, mais au moins il se méfie de celui-là, il est nouveau, on ne sait jamais.

Par contre le test de ma nouvelle balance électronique est un fiasco: cette chose a non seulement le culot absolu d'afficher mon poids en chiffres énormes que même le voisin d'en face sans longue vue il peut savoir que je dépasse le quintal, mais en plus elle se permet d'enregistrer mon poids pour me faire des commentaires pernicieux sur la prise ou la perte de quelques misérables grammes, et surtout, elle anihile sans aucun complexe mes efforts depuis trois semaines: je suis revenue à mon poids de départ, comme si je n'avais pas perdu ces 5 kilos. Saloperie. Ok je les ai perdus, mais la route est d'autant plus longue, car je suis partie de plus loin que je ne le croyais. J'en suis déjà accro. C'est grave.

Et ouais je fais ma gonzesse sur mon blog si je veux, oh eh ca va bien.

01 septembre 2005

police my love (non je ne suis pas folle)



Hier, alors que j'étais au square avec la rigolote DIN et mes loustics, voilà que je vois deux charmants policiers municipaux dans leur seyante petite tenue bleu marine à liseré bleu roi, les rangers bien cirées et l'oeil frais (enfin surtout l'un des deux qui était miaoumiam, mais passons, si si passons, je vous assure, et non n'insistez pas voyons) qui s'approche de l'affichette que mon Chéri a scotché le matin même sur le panneau interdisant à nos amis les crotteurs fous d'entrer dans le périmètre grillagé du square. Lequel square est au milieu d'un grand parc littéralement rempli de déjections canines, mais bref, rien ne sert de s'énerver hein. Les enfants lévitent jusqu'au square, c'est bien connu, tout comme les poussettes avancent sur coussin d'air.
Je vois le sourcil qui se lève, un air dubitatif se peindre sur les deux visages de la Loi, qui se tiennent là droits comme la Justice, à croire que la matraque, enfin, hum, quoi, non je ne dirais pas cul une fois de plus sur ce blog, et... zut!
Préférant anticiper, je me dirige tout sourire vers eux (j'ai pris la peine de renfiler mes tongs, tout de même), et je leur demande s'il faut que je déplace l'affiche que mon mari à mis là ce matin? Ce n'est peut-être pas l'endroit approprié, hum?
Toujours caresser l'officier de police en fonction dans le sens du poil, toujours. Chéri, caresser c'est au sens figuré là, t'es prof de lettres ou quoi?
Alors certes on m'informe aimablement qu'il serait plus approprié de décaler l'affichette sur le panneau, de façon à ce que l'on voit bien le chien stylisé, que les gens ne ramènent pas leur clébard dans le square hein, mais que surtout, ce qui les intrigue, c'est qu'il leur semble bien avoir vu le doudou en question, sur les marches du Conservatoire, à quelques mètres de là.
Vous auriez vu ma tête. Genre les yeux qui ont fait POP en dehors des orbites, et la mâchoire qui se décroche bêtement. Je m'exclame que j'y vole, j'y cours, et voilà qu'on me répond, limite la main sur le pli du pantalon et aux arrêts, que mais non Madame, on y va tout de suite, on vous le rapporte, et vous nous direz si c'est bien lui.
Han.
Et ils reviennent quelques infimes minutes plus tard, et oui vous avez deviné, c'est bien Bû, tout moche, tout crade, tout machouillé et tout puant que Officier Miaoumiam tient dans sa main! Oh yeah. Je le file à mon fils qui n'en croit pas ses yeux, et qui reste muet devant ces messieurs de la police qui me disent, tout fiérots, que faut pas dire que la police n'est jamais là quand on a besoin d'elle hein. Parce qu'ils sont émus là, ils ont rendu un doudou à un tit bout, si ce n'est pas la classe, ça y ressemble fort.
Bon ok limite je les aurais embrassé (enfin un surtout, mais euh, han!)
Il faudra un long moment avant que mon Gnome ne réalise que c'est bien là son super pote qu'il tient entre ses mains, et qu'il lui bouffe le nez et les pattes.
Je vois encore les petites étincelles dans ses yeux quand le policier lui a rendu son doudou, et oui, j'avoue, je flippe qu'il ne veuille ensuite embrasser cette noble profession. Un fils de la maison Poulaga, je ne sais pas si mon chtit coeur de mère pourrait supporter. Oh ça va je plaisante. Quoique.

Epilogue: Qui était planté devant l'école de la Lutine ce matin, et surveillait le passage pour piétons, et m'a demandé si mon fils avait passé une bonne nuit? Ui ui, l'Officier Miaoumiam en personne. Han.