Pour les 6 ans de la Lutine samedi dernier, opération gateau pièce montée, glacage chocolat, décoration bonbecs (grosse option smarties). Cette année pas question de replonger dans la folie du
gâteau Hansel et Gretel. Ca va bieng une fois hein de passer sa journée aux fourneaux.
Alors cette année, c'était sensé être plus
facile.
La recette pour ceux que ça tente:
Le gateau choco-bonbecs de princesse>> Normalement deux heures trente le matin de l'évènement devraient bien suffire.
Mais prévoir 5 heures c'est mieux, surtout si on veut prendre sa douche, avec plein de mousse, et puis aussi se préparer un petit dej' sympa devant un épisode de
Sex and the City, téléphoner à sa
coupine pour la convaincre de roulerbouller son bidon jusque la cuisine pour apporter soutien et conseils culinaires avisés, et lire les blogs aussi, et s'habiller enfin.
>> Préparer tous les ingrédients et le matos. On est organisé ou on ne l'est pas. Donc on dispose sur sa table de cuisine ou son plan de travail:
-- > sucre, oeufs, farine, chocolat, beurre, levure, maïzena (arghhh il en reste que ça? arghhhhh) bonbecs
et
-- > des saladiers, des casseroles, des couverts, un fouet à main et un fouet électrique, les moules, une balance de ménage.
Une balance de ménage? Mais mais mais la mienne ne fonctionne plus correctement! La tare prend deux grammes toutes les secondes, elle est complètement tarée la tare (trop facile celle là) ca ne va pas être possible, comment diable vais-je pouvoir faire ce gatal sans pouvoir mesurer mes quantités?
>> Rapeller la coupine, en disant que quand elle daignera bidibuller son bidon en expension jusque la cuisine, ce serait bien qu'elle emporte sa balance de ménage, et de la maïzena si possible, sinon on s'en passera. Et que dans 10/15 minutes ce serait vraiment top, et qu'il y a
Enfant Mag sur la table de la cuisine pour qu'elle se gausse pendant la préparation du gâteau (toujours apâter la femme enceinte, toujours).
>> En attendant la coupine, faire fondre le chocolat dans une petite casserole, et le beurre dans une autre, au bain marie, pour le premier gâteau, et séparer les blancs des jaunes dans deux saladiers, et batre les blanc en neige (ils l'ont bien mérité), bref les trucs faisables sans mesurer quoi que ce soit hein. Apprendre plus tard quand le gatal est quasi fini, que la coupine fait fondre beurre et chocolat ensemble, que c'est aussi bon et que ça salit moins de casseroles. Cette fille est un génie culinaire, qu'on se le dise. Les seuls neurones survivors en ce 8ème mois de grossesse sont bel et bien ceux qui gouvernent la bouffe, c'est scientifiquement prouvé.
>> Quand la coupine est enfin là, essouflée d'avoir monté deux étages, préparer le premier gâteau, celui qui servira de rez-de-chaussée. En gros on mélange les jaunes, le sucres, la farine, le chocolat, le beurre, on ajoute délicatement les blancs en neige et la levure, on enfourne le tout dans un moule ultra beurré et on fait gaffe au non cramage de la chose vu qu'il y a un abîme insondable entre les thermostats dans le livre de cuisine seventies de ma reum, celui que j'ai emporté en partant de chez mes parents, vu le peu d'utilité qu'il avait là-bas, et ceux de mon four à gaz extrême fin du 20ème siècle. La pointe du couteau et la surveillance quasi constante du déroulement de la cuisson sont plutôt recommandés.
>> Quand le premier gatal cuit, on rentabilise son temps en préparant le second, un peu plus gros, car il servira à créer les deux étages supplémentaires du gâteau. Organisation powaaaaa my dear. Rigoler aux remarques débiles de la coupine qui se fout de la goule d'
Enfant Mag à juste titre. Notamment le fameux
Astucier des mamans, riche en gourdasses fières de leurs trucs et bidules pour se "faciliter" la vie avec leur gnome. La préférée d'Alix et la mienne aussi, dans ce numéro qui traînait sur ma table de cuisine car je suis gracieusement abonnée pour trois mois, gratos, c'est celui de la maman qui essuie l'entre-doigts de pieds de son bébé de deux mois et demi avec des cotons tiges, parce que ca sèche mieux que la serviette éponge, alors zoupla, éclatons nous. Perso j'aurais proposé un tour dans le séche-linge position douce pour que le bébé ressorte bien sec de partout même dans les plis, mais je sens qu'ils ne vont pas le publier chez
Enfant Mag. Ahem.
>> Premier gatal cuit, démoulage dans assiette ad hoc, et enfournage du second gatal. Pendant qu'il cuit, préparation du glaçage au choc'. Recette d'Alix, qui donne des quantités secrètes de beurre en fonction de la quantité de chocolat voulue, très impressionnant. Elle a une sorte d'ordinateur mental hyper perfectionné en ce qui concerne le chocolat je crois. Mais chut.
>> En fait le glaçage se fait vachement plus vite que la cuisson du second gatal, même si cette cuisson est super plus rapide que la première, faut pas chercher à comprendre, l'art culinaire restera un mystère pour les néophytes comme moi... Du coup un glaçage ça durcit, mais toujours selon la Mère Chocolat, ça se fait refondre sans souci, youpi. Dans le gâteau numéro deux enfin cuit, vous découpez deux gâteaux ronds plus petits que le premier, enfin vous voyez hein, pour faire des étages de plus en plus petits. Perso j'ai utilisé des tupperwares hic et ah comme emporte pièces, c'est nickel. Bon le truc c'est que sur un gatal chaud, ça se découpe nickel, mais que le résultat est difficilement déplaçable de suite, car trop chaud, donc trop friable. Mais pas le temps d'attendre une réfrigération au frigo, la Lutine va rentrer de l'école, et donc ça urge. Opérations fenêtre ouvertes, on se caille.
>> N'en pouvant plus d'attendre, armée d'un grand couteau dont je passe la lame pour tenter un décollage des petits gateaux de la plaque sur laquelle je les ai déposés pour les découper, puis d'une pallette en bois pour les déplacer, je prends mon courage à deux mains et j'essaie de transporter le tout sur le premier gatal, sans tout ruiner. La tension est à son comble. Mais c'est une réussite. Il y a bien des petits bouts qui se barrent, mais ce n'est pas hyper flagrant. Ca commence à ressembler à un truc. Trop la victoire.
>> Opération glaçage. Ouais ben autant dire que je suis nulle, je ne sais pas faire un glaçage lisse et uniforme, et puis sur trois étages, c'est super dur quoi, faut pas charrier, d'ailleurs si j'avais écouté ma première idée, je ne serais pas passée par l'étape étalage de glacage à la palette de bois, mais bel et bien par le renversage du glaçage en haut du gatal, avec dégoulinage, et basta.
>> Ensuite opération déco, avec les smarties que j'ai fait trier par couleur par Alix, oui je l'esclavagise et elle est enceinte, mais zut quoi, quand le glaçage est posé, il faut aller vite et ça ne se discute pas. Je vous passe la bagarre pour que tout tienne, surtout les petits ours en gélatine, pas sages du tout et bien déterminées à se suicider dans le chocolat de l'étage du dessous.
>> et FrigoTime, en attendant le massacre par toute une bande d'affamés san pitié, après paillettes dans les yeux de la grande fille de 6 ans.
L'année prochaine, je fais quoi? Hum? Any suggestion?
Et avant qu'il n'y ait émeute pour ue tof dans les commentaires, le chef d'oeuvre, rien que pour vous. Ne me remerciez pas, et prenez trois kilos rien qu'en regardant le glaçage, par solidarité.
Et pour vous aussi, le joli cadal d'anniversaire du Monsieur qui blogue par E-mail, pour ma louloute de moi, j'ai nommé
, the only one. Bises à lui.
Et si on veut un joli truc comme ça, on clique sur le point d'interrogation et on admire le fabuleux boulot de Dew.