- la taie d'oreiller, blog antirides préventif -


21 octobre 2007

PitiGasson, la wuse incahnée

Hier matin, c'était le samedi sans école. Pas besoin de se lever, sauf Chéwi, qui part travailler plus pour gagner des cloupinettes. Le pauvre. Bref.

Ah c'était beau cette tranquillité dans la maison, après que mes enfants se soient levés à une heure presque décente: 8h 45 pour le PitiGasson (youhouuuuu, sisi, youhouuu, vous ne savez pas innocentes gens, que ce loupiot peut farpaitement se lever à 6:00, l'angoisse), first on the deck, la Lutine à 8:50, elle s'est pris un coup de lampe batman dans les yeux, celle qui projette une chauve-souris, le must, elle n'a pas du tout aimé, le relou s'est pris un coup de torche sur l'occiput ça lui apprendra, et 9:00, MaGrossePatate, parce que son andouille de grand frère a flanqué un coup de pied dans son piti lit, et puis bon tout ce ramdam, c'est moyen propice au sommeil paisible.

Quelques minutes heures plus tard, la Lutine est habillée, MaGrossePatate agite ses babylegs dans son transat en mâchouillant ses hochets, le PitiGasson a mis le bronx dans sa piaule que j'ai même pas encore eu le temps de faire son lit, pffff, merci. Le canapé est fait, je suis presque habillée (un pyjama c'est une quasi tenue, sisi, au moins je ne suis pas à pwal), j'ai eu le temps de petit déjeuner devant mon PC. Les enfants ont mangé un pain au chocolat CHAUD devant les dessins animés. C'est dire si je fais des efforts.
J'ai alors demandé au PitiGasson de ranger sa chambre, parce que ça va bien 5 minutes d'esclavager sa mère, il est tout à fait capable de ranger le plus gros, et je repasserai derrière pour les finitions.
Consigne (mit menace voilée inside, top pédagogie de la carotte, je maîtrise):
- Tu ranges le gros du bazar, je rangerai le reste, moi je n'emmène demain à la piscine que les grands garçons, ceux qui savent ranger leurs affaires, les bébés, ils restent à la maison.


Na.

Imparable.
Sauf que.

Alors que je suis paisiblement entrain de jouer à un jeu mignon mais pas si facile que ça ( pour ceux que ça intéresse, et on dit merci Alix pour le lien qui va bien), que la Lutine a traîné le transat de LaGrossePatate dans sa chambre, avec le bébé krognon dedans, et qu'elle lui joue une pièce de théâtre chantée de son invention, fondée sur ses hochets qui s'animent dans une pantomime rigolote et poétique, que le calme règne sur l'appartement, que même les deux psychocats débiles roupillent, il m'apparaît qu'il y aurait comme une petite coucougnette dans le potage de la félicité. Je n'entends plus le PitiGasson. Et ça croyez-moi, les amis, ce n'est pas normal. La porte de la chambre est restée fermée, ce qui n'arrive jamais, vu que la Bouse qui me sert de gamin ne supporte pas qu'on l'enferme d'une quelconque façon que ce soit.

Uh mais qu'est-ce qui se passe donc? Je m'approche discrètement de la porte, mon surnom indien c'est Baleine-En-Chasse-Avec-Discrétion. Comme je vous le dis.
Je m'approche, et aucun bruit. Que dalle, nada, que pouic, rindutou!
J'espionne par le trou de la serrure, call me bad mozeur.
Rien.
Faut dire qu'on n'y voit pas grand chose, c'est riquiqui un trou de serrure.
Foin de tergiversations à n'en plus finir, j'entre.
Mais qui c'est que je vois dans son lit? Avec son doudou et sa tototte?
Ben le PitiGasson.
Ah.
Je referme la porte, pas folle la guêpe, je profite de l'aubaine pour manger un pain au chocolat, lancer une lessive, trier et ranger du linge, essayer de faire que cette saleté de chat ne se barre pas du jeu...

Et alors que bien peinarde je vaque à mes occupations, voilà que le minot m'appelle. C'est l'occasion d'en savoir plus sur cet extraordinaire état de fait: pour la première fois de sa vie, l'enfant qui rebondit entre les murs est allé se recoucher. Dingue.

- Maman!
- Oui?
- Je suis twès fatigué moi.
(voix mourante un peu)
- Oui mon coeur je vois ça.
- Ben c'est toi qui va wanger hein, moi je suis twoooooop fatiguééééééé.
(sa voix n'est plus qu'un souffle qui s'élève péniblement depuis les profondeurs insondables de sa couette)

Ben tiens mon coco. Tiens donc.
Je lui rétorque que là j'ai largement autre chose à faire, et que que sa chambre attendra qu'il aille mieux pour qu'il la range.

Je retourne donc à mes activités, mais quand même, peut-être il est réellement malade cet enfant, et sans le savoir je suis entrain de me positionner en première ligne pour la Médaille de la Pire Mère de l'Année (si, ça existe, on la donne aux mamans - et aux papas, ne soyons pas sexistes, qui disent que les maux de bide c'est de la comédie, et le gamin frôle la mort par péritonite)...
Retour dans la chambre (pendant ce temps MaGrossePatate se marre comme un guedin aux pitreries de sa soeur, c'est qu'il en profite qu'elle soit à la maison, y'a tout qui gigote, un vrai bonheur).

- Ouhla, mais tu as de la fièvre peut-être? Tu veux que je prenne ta température?
- Non, mais wange ma chambhe!

Ah ah ah. Il a de la suite dans les idées. Je le renvoie dans ses buts, et sors. Digne. Sans rire.

Un peu plus tard, il m'appelle de nouveau.

J'y retourne, je suis une gentille maman des fois, surtout quand je peux avoir la paix pendant quasi une demi-heure déjà, c'est tellement inespéré.

- Maman! Je veux un bibwondlé!
- Non mais dans tes rêves mon fils, tu mangeras au déjeuner, comme tout le monde!
- Bon, ben wange ma chambhe alors!

Carrément. J'ai envoyé le petit Machiavel voir là-bas si j'y étais, et je suis retournée m'occuper des deux autres.
Dix minutes après, il dormait.
Son père ne s'en est pas remis quand il est rentré du kravail.

Je pense que je vais demander plus souvent à cet enfant de ranger sa piaule, moi. Hin hin hin.


bonus Encore plus de PitiGasson:

PitiGasson UP:
Depuis vendredi soir, il sait dire Robot. Oui oui oui, mon fils prononce un R. Fa bu leux. Il a été hautement félicité, et il s'entraîne à fond. C'est encore un peu rocailleux, mais trop il assure. Je suis HYPER fière. Nous sommes tous HYPER fiers.

PitiGasson DOWN:
En rentrant de la piscine en début d'aprem', je vais à la boulangerie avec la Lutine et le PitiGasson, pour leur acheter des Malabars. Elle les mâche, lui il veut les tatouages. C'est une affaire qui roule.
On discute bonbons.
- Les bonbons à la menthe, ben c'est dégueulasse les bonbons à la menthe hein.
- Pardon? Ils sont comment les bonbons à la menthe?
- Dé gueu lasses!

Uhhhh y'a eu recadrage, avec menace à la clé car l'enfant apprenant que le mot qu'il venait de dire était forbidden absolutly dans la bouche d'un mignon petit garçon de 4 ans bientôt, s'en est délecté sur tout le chemin du retour. Mais s'entendre dire que si on continue on va se faire laver la bouche au savon, oui je suis comme ça, très Vieille France à mes heures, et qu'on va faire tintin sur le tatouage Malabar, ça remet direct les idées en place. Donc les bonbons à la menthe ce n'est pas bon, c'est même dégoûtant. Non mais.

bonus track mon dessert il est trop bon²:

Facile? Niveau - 3 de compétence culinaire, c'est dire.
Il te faut:
- un petit bol plat, genre japonisant un peu, style celui qu'Alix m'a offert à mon anniv avec 4 de ses coupains bols, bon tu peux pas voir et j'ai la flemme de faire une photo, tant pis pour toi, imagine.
- du dessert soja chocolat (le mien c'est le Pionch Bio, tutafé délicieux, je recommande)
- de la crème de marrons LP (c'est la même que la grande marque, un seul fabriquant de crème de marrons en France, je le tiens d'Alix qui le tient de sa BS. Et toc)
- une grosse cuillère (aussi appellée cuiyèrasoup' )
- une pitite cuiyère.

Attention, manip' de folie.
D'un côté du bol plat, tu mets deux grosses cuiyèrasoup' de crème de marrons.
De l'AUTRE côté, l'équivalent en dessert soja chocolat.

Ensuite, toute l'astuce sublime de ce dessert hautement miaoumiam, c'est de manger EXCLUSIVEMENT la frontière entre les deux crèmes. Par la force de la gravité et de la tectonique des plaques combinées, il y aura toujours une frontière, ne paniquez pas!

Bon appétit, et bonne nuit.

Libellés : , , ,