- la taie d'oreiller, blog antirides préventif -



01 septembre 2008

les Ouacances d'Angel - 1 -


(il est possible que cette note soit publiée en plusieurs fois, reste alerte du mulot et flique ton netvibes, ami internaute)


où Angel trouve la location de ses rêves

Alors le truc c'est que j'ai réalisé que depuis que Chéwi et moi avions eu l'intelligente et faramineuse idée de nous reproduire (par trois fois, rappelons-le), nous n'étions JAMAIS partis en vacances EN FAMILLE. Juste nous, quoi. Non mais c'est pas la misère totale ça? Je souffrais du terrible complexe pourtant totalement inconnu des media, ces cons, à savoir "Pas de Voiture, Pas de Permis" qui me condamnait à rester dans ma banlieue ouest et/ou à partir avec des zamis dotés d'un véhicule et du précieux sésame pour mettre la clé dans le contact bidule là. Bref. C'était très con. Rapport que j'ai trouvé LA ville pas loin, avec la gare DANS la ville (et pas excentrée), la plage tout partout sur le bord de la ville, et des magasins décents pour se ravitailler - l'épicerie du bled' à 2,45 euros le paquet de chipes, autant te dire que ça ruine mon budget et mon pouvoir d'achat - viens de recevoir ma taxe foncière, autant te dire mon ami que je fais caca et pipi sur la tête du FachoZizi de service, rapport que voulant accéder à la propriété en 2006 et non après le 6 mai 2007, je peux me torcher le popotin pour en obtenir un quelconque avantage, les désavantages étant que je paie environ 75% de plusse par mois que pour mon loyer d'avant, alors que je rappelle que je ne kravaille pas, hop, c'est bonnard, et que donc je dois payer la taxe foncière que je te jure, c'est pas donné donné comme truc, mais je m'EGARE.
Bref, LA ville, THE ville, Deau-VILLE. Nickel.
Ah ah je vous ai feinté avec le changement de train, mais spa ma faute à moi, c'est la SNCF que elle n'avait pudutou de billets dispos pour les directs, non non non madame, donc PAF, changement en gare de Lisieux, la classe, au secours!
Bah figurez vous que j'ai trouvé l'appart pas trop cher, avec assez de lits pour coucher tout le monde, à moins de 10 minutes à pied de la gare, moins de 5 minutes à pied du Pionch local, et moins de 10 minutes à pied de la marina et donc de la playa, youhou youpi tralalala. Tu peux tenter Google Map pour essayer de nous localiser si vraiment tu as l'esprit aventureux et curieux au delà de toute commune mesure.

L'appart impec'.
A peine envoyé le mail pour demande de renseignements, que coup de fil de la dame, charmante, hop, j'avais signé le chèque de réservation le lendemain, l'hallu. Oui je m'émerveille, d'habitude je suis une bouse de l'organisation de ce type de truc, je pensais que j'étais trop nulle, et en fait, non. Dingue.

Restait à acheter les billets de train, j'ai trop attendu, donc merdage et changements, plus jamais, je vous jure la prochaine fois j'achète les billets trois mois à l'avance et non 15 jours, parce que flûte. Ensuite à récurer l'appart et prévoir la rentrée, et faire les bagages de façon à pouvoir les porter. Oui, c'est ballot, mais ça peut être utile. Nous n'avons pas hésité à esclavagiser la Lutine, qui a porté ses propres affaires et une valise (à roulettes, on n'est pas des monstres).
Confier les PsychoCats, et le courrier de mon voisin du dessus à mon Pôpa - il en a profité pour regarder la téloche, qu'il ne l'a pas chez lui, il préfère poupougner ses 18 PCs et ses 560 dvds, et son verdict est sans appel et rejoint le mien: à part France 5 et Arte, c'est de la merde.
Je crois il n'a pas regardé Koh Lanta, mais bon, hum, bref, passons...
lalalalalalalalalala.


où Angel et son petit monde font la connaissance d'Ahr-Ment

Le grand jour était donc enfin arrivé, et par un beau midi pluvieux d'août, voilà que tous les bagages et tous les enfants sont en bas de l'immeuble. Chéwi et moi donnons le coup d'envoi de la colonie en direction de la gare. Que nous atteignons sans aucun ennui, malgré une ptite pluie bien sympathique, vraiment classe la bruine, quand tu n'as pas de parapluie et de toutes façons pas de main libre pour tenir un parapluie, rapport que d'une main tu pousses la poussette, et que de l'autre tu tiens la mimine surexcitée du PitiGasson, et que tes épaules sont entrain de décéder sous le poids conjugué de ton sac habituel, dans lequel tu as rajouté plein de trucs vitaux, comme une trousse de beauté, histoire de pas être trop moche sur place, et un lecteur dvd portable d'un poids considérable, histoire d'avoir une drogue à dealer à tes mouflets si la météo continue de te pisser dans les tongs, et du gros sac de linge (serviettes+draps = poids d'un âne mort, environ).

La première partie du trajet, qui requiert de rejoindre la gare St Lazare, se passe sans aucun souci. Mais alors parfait. Tout le monde est assis, les bagages sont sagement entreposés en un carré farpait dans un coin du wagon, tout le monde il est sage sauf l'irréductible PitiGasson qui persiste à me réclamer son doudou, le crapouille Bû, et sa tototte, sauf que je ne veux pas les lui filer, parce que je suis la plus méchante maman du monde selon lui, et que je ne veux pas qu'il les perde avant d'arriver à Deauville, selon mon avis perso sur mon fiston que ce ne sera pas coton de le faire pioncer dans un lit inconnu sans ses deux fidèles somnifèresl...

Arrivés 45 minutes en avance, on est flippés ou on ne l'est pas, voilà que nous poireautons sur le quai. Et que nous nous rendons compte que partir un dimanche NE donne PAS droit à un voyage en toute tranquillité, loin des allers-retours des samedis... Le quai est blindé de monde. Le corail est annoncé, on composte les billets, je manque de rétamer à coups de tongs le composteur qui refuse obstinément de me composter un seul billet sur les 6, alors que je ne verrai AUCUN contrôleur, ni à l'aller ni au retour, la prochaine fois j'achète même pas de billet hein, ça ira plus vite!
On monte dans le train, qui ô bonheur, si si, s'avère être du modèle à compartiments, que je préfère nettement à celui avec travée centrale, chemin préféré des Petites Patates Balladeuses Reloues. Le compartiment est doté d'une PORTE. Ca change tout. Feinté le pénible bébé fugueur, ah ah ah. Niark.

Voilà que nous nous installons peinards dans NOTRE compartiment, on range les bagages, on enlève nos vestes, on se détend, on voit bien qu'il reste trois places de libre, mais ah, qu'on est bien là, enfin. LaPatateDéchaîné est fermement décidé à lécher le contenu de la poubelle, la Lutine est déjà la tête collée dans le rideau à attendre que son martyre s'achève, le mal des transports la zigouille proprement, pauvre donzelle, et PitiGasson enfin armé de Tototte et Bû, nous fiche une paix royale, les yeux limite dans le vague.

Arrive alors une jeune femme blonde, un bébé dans les bras, et un petit garçon à la traîne.
Ce ne sont pas ses places, mais qu'importe, elle a décidé de s'installer là, avec nous.
Quelle joie!
Si.
Nous ne le savons pas encore, mais nous allons faire la connaissance d'Arh-Ment.

Une jeune fille toute calme et discrète et mignonne nous a ensuite rejoint, repérant sa place, s'y asseyant, et s'y nichant en espérant échapper à la malchance qui venait de lui tomber sur le coin de son joli minois, à savoir un compartiment avec deux bébés, et trois enfants! Vraiment j'avais mal pour elle...

Mes enfants sont la plupart du temps extrêmement choupis quand on voyage, vu que la Lutine s'occupe calmement et/ou attend la mort la tête dans le rideau ou sous sa veste, que le PitiGasson joue avec sa DS ou s'occupe à regarder le paysage, que MaPatate tète et roupille la quasi totalité du trajet, immobilisant ainsi sa mère qui se tarte quelque chose de bien... Je mesure pleinement notre chance, car je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde.
Et ce n'est sûrement pas le cas de la maman d'Arh-Ment.

Parce que bon sang, dès les premières secondes de sa présence dans notre compartiment, entre la jolie minette et la Lutine déjà barbouillée, on a SU. Qu'il allait nous escagasser. Nous faire suer. Et martyriser nos nerfs. Dès le départ, il a commencé à parler à ma fille, qui s'est demandé comment ce morpion osait lui adresser la parole, alors qu'elle était sur le point de défunter. Ca va bien de déjà supporter son moyen frère que ce n'est pas la fête tous les jours, si en plus faut faire la conversation aux minus de passage, non mais où va le monde, on se le demande! Bref, se rendant compte de son total fiasco auprès de ma fille, l'enfant ne s'est pas découragé pour autant. Du haut de ses 5 ans (je suppose, hein, je n'ai pas demandé, ouhla, non) il s'est mis à brailler et à projeter un dinosaure en plastique que sa mère avait eu l'intelligence de lui refiler, sous le nez, mais pour de vrai hein, sous le nez donc, de la ptite nénette qui n'osait rien dire...

Et c'est là que j'ai vu que mentalement, j'allais souffrir. Parce que la maman, charmante hein, je ne dis pas, occupée avec sa patate perso dans les bras (très calme ceci dit!) beh elle n'était pas au top de l'efficacité en matière de management de gamin relou. Je ne veux pas juger hein, mais les faits parlent d'eux-mêmes: quand on dit 117 fois d'une voix lasse Arh-Ment, ça suffit tu arrêtes maintenant, et que le moutard continue, il serait hyper appréciable, pour tout le monde, de passer la seconde. Bah à sa décharge elle aura vainement essayé, lui confisquant son dinosaure, et se faisant traiter en retour de gros caca pourri.
Moi je rongeais mon frein, rapport à mon job, et d'une, et à mes nerfs malmenés, de deux.

Une heure et demi à me retenir de faire la police à sa place. Dur. J'aurais pu hein, mais je ne voulais pas blesser la dame, ce n'est déjà pas évident de voyager avec de parfaits inconnus, si c'est pour se faire envoyer à la tronche que ton gamin c'est vraiment a pain in the ass, bof hein. Donc j'ai fermé ma bouche, j'ai ravalé mes remarques, et je me suis assise dessus, avec mon gros popotin, ça ne risquait pas de s'échapper.

Il a enquiquibé tout le monde, ma fille, la jeune fille qui voulait dormir, mes fils, oui LaPatate aussi, il lui arraché des mains le seul jeu qu'on lui avait emporté, son nouvel amour (celui-là, oui), là j'ai fait les gros yeux mais sa mère a juste dit Arh-Ment, ça suffit tu arrêtes maintenant, tu demandes d'abord!
Grummmbbbblllllll.
Bah du coup tout le monde l'a ignoré, Chéwi est parti balader MaPatateRemuant dans le couloir, et on a patiemment attendu que l'heure et demi de trajet soit écoulée, pour être débarrassés du mini fléau.

Curieusement, à l'arrivée à Lisieux, personne ne nous a remis de Médaille de l'Abnégation.
Je n'ai toujours pas compris?




(à suivre....)


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