C'était un traquenard. Il était là, au milieu de ses semblables, et je l'entendais qui m'apellait de sa petite voix britonne. Si près, si tentant, je n'avais pas pensé qu'en me retrouvant face à face avec lui, je serais si faible. Toutes mes résistances se sont écroulées d'un coup. Dans un dernier spasme, j'ai agrippé mon téléphone portable, j'ai appelé Alix, avec des sanglots dans la voix, limite: il est là, je l'ai devant moi, je fais quoiiiiiiiiiii? Evidemment, aucune aide à attendre, elle a répondu: ben prends-le hein. Ben tiens.
Donc voilà, je l'ai.
Faible je suis.
Donc voilà, je l'ai.
Faible je suis.








