02 septembre 2010

la rentrée de la famille CoinCoin

Ben pour moi ce n'était pas gagné, et ça ne l'est toujours pas, rapport que ma classe ce lundi était encore une salle des maîtres, et que j'ai tellement peu de matériel (les commandes ne sont même pas arrivées c'est dire mon degré de youpilavie) que faire classe relève du challenge. Heureusement j'ai une AT*SEM certes grande gueule et soupe au lait, MAIS d'une efficacité redoutable et d'une hargne de pit-bull en ce qui concerne notre classe, et donc elle taxe à droite à gauche pour qu'on puisse bosser dans des conditions certes précaires mais qui en deviennent acceptables...

Depuis 10 jours je n'ai plus de vie, je ne fais que travailler, travailler, travailler, je ne dors plus, je ne mange quasi plus, je ne vis que pour cette rentrée.
Ce matin j'en étais tellement malade d'angoisse - SEPT ANS BON SANG DE BONSOIR - que j'ai cru que j'allais dégobiller mon absence de petit déjeuner sur le chemin de l'école. Et oui, les parents éberlués m'ont vue écraser discrètement une petite larme à l'accueil de mes premiers élèves. C'est dire le choc émotionnel que je me prends pleine face, c'est assez violent, mais c'est la vie, il faut en passer par là.

A la fin de cette première journée, je me rends compte que c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas, et j'ai réussi à passer quelques moments extras avec mes élèves, notamment la lecture de cet album, où je rigolais comme une bécasse de leurs réactions, planquée derrière le bouquin. Et j'ai déjà un dessin ramené de l'heure du déjeuner accroché au-dessus de mon bureau, c'est génial.

Mais cette rentrée était également en même temps celle de LaPatate dans la même école que celle de sa maman, mais bien sûr pas dans la même classe. Et là, attation les yeux.

1. L'enfant n'a pas pleuré et a dit babaille tout souriant à son père.

2. 20 minutes après, confirmé par mon AT*SEM partie en reconnaissance mode furtif, il pleurait à pierre fendre, rapport qu'il était entouré de braillards et que visiblement il s'est demandé pourquoi on l'avait collé dans ce lieu de misère enfantine.

3. Une heure après il pleurait encore tout ce qu'il pouvait accroché à la main de sa maikresse quand celle ci a ouvert ma porte en plein passage de consigne pour l'atelier commun, afin de faire visiter l'école à sa classe. Et j'ai donc récupéré un môme hoquetant sur les genoux, c'était d'un pratique, j'ai bien aimé. "Maikresse, c'est ton fils?" Bah oui, et visiblement il est moyen content de la vie là hein. Je l'ai refilé à sa maîtresse en lui disant que je le verrais à la récré.

4. 10 minutes plus tard il écoutait les histoires assis sur le tapis à bader sa maikresse et ne pleurait plus du tout. A la récré il est juste venu me dire qu'il voulait rentrer à la maison, et ensuite il est allé faire du toboggan, peinard.

5. A la cantine où je suis allée accompagner une petite abandonnée, il m'a fait un mini coucou avant de faire voler sa fourchette par dessus DEUX camarades, par totale maladresse. Me suis éclipsée rapido presto.

6. A la sieste, il a mis le dawa du siècle, il a fallu que son AT*SEM et sa maikresse lui expliquent la laïfe pour qu'il s'endorme comme une bouse, et c'est là que je l'ai trouvé une heure et demi plus tard, le dernier à se lever du dortoir!

7. A la récré, il n'a fait QUE me pleurer dessus qu'il voulait les bras, alors que bon non, je ne suis pas sa maman à l'école (enfin si un peu hein) je suis surtout à mon travail. Vas-y pour lui faire comprendre ça, tiens, je t'attends. J'ai adoré faire mon rang pour remonter en classe avec môme braillard accroché à ma jambe. Est finalement parti avec sa maikresse, en désespoir de cause, et est revenu à 16H40 dans ma classe, récupéré par son grand frère, super top.

8. Ok il veut bien y retourner demain, mais quand même, il n'est pas hyper convaincu par la chose. Je le sens super bien, staffaire moi, tiens.

Quant à la Lutine elle a trouvé dans sa classe de 6ème, non seulement sa meilleure amie, comme convenu, mais aussi ses deux autres super potesses, c'est trop bien, elle plane à 3000. Elle a passé l'aprem' tute seule à la zonmé, à manger des tartines de rillettes de thon et de chèvre devant Beetlejuice. Trop dure la vie.

PitiGasson est très content de sa rentrée, il a deux maîtresses dont une très enceinte, il a retrouvé ses copains et ses habitudes, tout roule.

Et Chéwi? Chéwi a un emploi du temps qui lui permet d'emmener ses fils à l'école tous les matins, et c'est hyper youhou. Et il se retrouve catapulté coordinateur de l'équipe il est r a v i (comment ça je ne suis pas crédible?) parce que ça n'ouvre aucun avantage financier et aucun privilèges, c'est juste du job en plus. Triple youhou pour Chéwi, alors.

Voili voilou, je vous fais des tonnes de poutous endormis, et reviens vous conter des aventures comme elles viennent, dès que je peux ( environ au mois d'octobre, ça devrait rouler). (argh). (help me).
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