Je sais que c'est mal de se moquer. Je sais bien. Mais qu'y puis-je si la nature m'a faite telle que je ne sais que ricaner sournoisement de mes congénères, dès lors qu'ils ont la malchance de faire ou dire des bêtises sous mon nez. Je suis comme ça, limite je n'y peux rien, peut-être même que c'est génétique, allez donc savoir?
Franchement aussi il y en a qui le font vraiment exprès.
Comme ces trois gonzesses, genre 20/25 ans maxi, habillées comme euh, des Bratz? oué des Bratz tiens. Ouais même qu'à la réflexion c'était des clones des Bratz, toutes les trois très grandes, avec plein de tifs, des culs moulés dans le jean ou la mini, un bonheur visuel. En grappe (oui à trois on peut dire une grappe, si je veux d'abord) devant le rayon des pâtes, elles discutent. Si fort qu'on ne peut manquer leur conversation, surtout quand on essaie de passer avec le caddie et qu'elles bloquent le passage avec leurs mouvements hystériques genre on vient de découvrir des platformshoes au rayon des panzani, oh my god.
Et donc les trois gonz' leur but là tout de suite c'était bel et bien d'acheter des pâtes, mais voilà une activité que visiblement elles accomplissaient pour la première fois, car cela demandait moults conciliabules (quoiqu'à si haute voix peut-on encore parler de conciliabule, ou doit on évoquer la conférence de presse?) et fortes interrogations métaphysiques. Notamment sur la taille du paquet à prendre pour réussir à satisfaire les appétits de tous. Là j'ai cru comprendre qu'il y avait des mâles inclus dans la future boustifaille, et que donc fallait assurer de la nouille, attention attention ce n'est plus de la rigolade, y'a de la testostérone dans l'affaire, c'est du sérieux. L'une des trois finit par serrer sur son giron plutôt rembourré un paquet de nouilles fines pionch, comme si, enfin, elle avait trouvé le doudou le plus hype du monde.
Une autre cependant, dans un grand mouvement de chevelure blonde, limite Pamela courant au ralenti sur la plage de Malibu, s'interroge sur ce fait crucial: oui mais est-ce qu'on en aura assez?
Et là, la troisième, dans un éclair de lucidité et une volonté affirmée de partager son savoir ancestral avec les individus de sa tribu, s'exclame: oh mais ouais attends, carrément y'en aura assez, tu sais les pâtes dans l'eau ça gonfle!
Mazette, j'ai failli m'auto-mutiler l'orteil dénudé par la tong avec mon caddie, tellement je me suis retiendue de ne pas ricaner méchamment.
Bon ensuite, bien sûr, j'ai du rejouer toute la scène à Alix, qui avait tout raté, trop occupée à analyser la composition d'un paquet de riz.
Et donc je me suis moquée, c'est mal, flagellez-moi.
Franchement aussi il y en a qui le font vraiment exprès.
Comme ces trois gonzesses, genre 20/25 ans maxi, habillées comme euh, des Bratz? oué des Bratz tiens. Ouais même qu'à la réflexion c'était des clones des Bratz, toutes les trois très grandes, avec plein de tifs, des culs moulés dans le jean ou la mini, un bonheur visuel. En grappe (oui à trois on peut dire une grappe, si je veux d'abord) devant le rayon des pâtes, elles discutent. Si fort qu'on ne peut manquer leur conversation, surtout quand on essaie de passer avec le caddie et qu'elles bloquent le passage avec leurs mouvements hystériques genre on vient de découvrir des platformshoes au rayon des panzani, oh my god.
Et donc les trois gonz' leur but là tout de suite c'était bel et bien d'acheter des pâtes, mais voilà une activité que visiblement elles accomplissaient pour la première fois, car cela demandait moults conciliabules (quoiqu'à si haute voix peut-on encore parler de conciliabule, ou doit on évoquer la conférence de presse?) et fortes interrogations métaphysiques. Notamment sur la taille du paquet à prendre pour réussir à satisfaire les appétits de tous. Là j'ai cru comprendre qu'il y avait des mâles inclus dans la future boustifaille, et que donc fallait assurer de la nouille, attention attention ce n'est plus de la rigolade, y'a de la testostérone dans l'affaire, c'est du sérieux. L'une des trois finit par serrer sur son giron plutôt rembourré un paquet de nouilles fines pionch, comme si, enfin, elle avait trouvé le doudou le plus hype du monde.
Une autre cependant, dans un grand mouvement de chevelure blonde, limite Pamela courant au ralenti sur la plage de Malibu, s'interroge sur ce fait crucial: oui mais est-ce qu'on en aura assez?
Et là, la troisième, dans un éclair de lucidité et une volonté affirmée de partager son savoir ancestral avec les individus de sa tribu, s'exclame: oh mais ouais attends, carrément y'en aura assez, tu sais les pâtes dans l'eau ça gonfle!
Mazette, j'ai failli m'auto-mutiler l'orteil dénudé par la tong avec mon caddie, tellement je me suis retiendue de ne pas ricaner méchamment.
Bon ensuite, bien sûr, j'ai du rejouer toute la scène à Alix, qui avait tout raté, trop occupée à analyser la composition d'un paquet de riz.
Et donc je me suis moquée, c'est mal, flagellez-moi.










