05 septembre 2005

médaille en chocolat wanted

Depuis la rentrée des profs de mon Chéri, ma vie a comme qui dirait changé. Muté, transmuté, elle s'est métarmophosée, elle a, oui c'est ça, accéléré. J'ai l'impression d'être passée de la vitesse Escargot mode Slow ON, à la vitesse Tornade mode Speed ON.
Jeudi et vendredi, et aujourd'hui, debout à 07.00, la tête dans une partie de mon anatomie que je nommerais pas mais que les plus vicieux d'entre vous auront aisément deviné, j'ai préparé mes enfants avec l'aide de mon Chéri, fait les lits, vaguement petit déjeuné, quant à regarder vos blogs, oublions ça, et embarqué une Lutine à cartable Pucca et un Gnomazizi en poussette, direction l'école. Et cette année l'école elle se trouve tout en haut d'une fichue côte, et ça change tout, croyez moi. Au bout de deux trajets de ce style, mes mollets tétanisaient arrivés là-haut, et refusaient de bouger, ce qui est moyen pratique pour continuer de se mouvoir comme un être humain normal. Faisant bonne figure devant toutes ses mères visiblement habillées chez Cyrillus et consorts, bien coiffées, bien maquillées, bien liftées aussi, et majoritairement enceintes, je dépose ma grande fille dans la cour et essuie ma petite larme, c'est qu'elle est au CP, et dire que c'était hier qu'on me disait poussez madame, mais poussez! Hum.
Je retourne chez moi en passant par le parc et lâche le fauve, option ballon/bâton/square/freestyle, cours après le fauve, essaie de faire avancer le fauve de plus d'un mètre à la fois. Arrivé à l'appart, je range, je passe l'aspirateur (oui c'est que du fun avec le nouveau sans fil, mais même, je passe l'aspirateur TOUS LES JOURS, dans TOUT mon appart, incrédibeule and mystery, and I like it), je lance une lessive, je l'étend (ou pas), en même temps je prépare le repas, et voilà que je refile à l'école (avec mes mollets tout morts, mais faut faire avec, je marche sur les genoux un peu, mais ça ne se voit presque pas). Récupérage de gamine, rentrage vite, mettre la table, nourrir les enfants, batailler avec le gnome pour qu'il mange plus de 4 cuillérées de son plat avant d'exiger une compote (tu peux te brosser mon chéri) débarasser, surveiller les enfants pendant que je fais la vaisselle ( cruel dilemne, télé et tranquillité/culpabilité ou jeux libres avec bronx/rangement ), je range un peu, propose un pipi et ordonne un remettage de pompes, et hop c'est reparti dans l'autre sens. Je largue la môme dans la cour, je refonce à l'appart, je jette le Gnome dans son plumard, je l'endors à coups de massue, je fais le tour de l'appart, range deux trois trucs, range la vaisselle quasi-sèche, étend le linge si ce n'est déjà fait, arrose mes plantes (oui deux litres ni plus ni moins dans chacun de deux pots de tomatiers) et enfin, j'allume le pécé et me connecte sur le oueb. Ouééééééééééé. Soupir de béatitude intense. Je regarde l'ordi rebooter environ trois minutes après ma connexion sur mon blog, et je reste zen.
J'ai deux heures maxi devant moi, souvent moins, car il est déjà 14.20, et qu'à 16 heures je recommence à turbiner. Hop, 16.00, je prépare le bib du gnome, 250 ml de lait bio à la vanille avec deux cuillérées de banania chauffées dans la casserole, le goûter de la Lutine, dans la boite qui va bien, une gourde de compote, un gatal, un bonbec, je lève le gnome, le rhabille (et pire, des fois, je vire la couche à bouse et en remet une propre, le top du mega groove), lui met ses pompes, embarque mes clés, le goûter, le bib, le Gnome (ne pas oublier ce dernier élément, sinon sonette d'alarme vrillant les tympans), descend le tout dans la poussette sans me casser la goule dans l'escalier, parce que vous pouvez toujours demander à un gnome qi a la tête dans le fondement de descendre l'escalier en se tenant à la rampe et à môman, que dalle quoi, ça reste assis en haut des marches avec le regard dans le vide intersidéral, hein. Poussette, école, etc........

Si le Chéri rentre tard j'enchaîne sur le square, le bain, le repas du soir. Sinon je délègue ou j'accompagne.

Juste je voudrais bien savoir, pourquoi personne ne m'a encore remis de médaille, hum? Je veux une médaille, j'exige une médaille. Même en chocolat. Surtout en chocolat.
Ou alors c'est que quelqu'un sait pour les courgettes cramées de ce midi qui ont atterrit au fond de la poubelle, parce que je téléphonais avec la mère de Fofie Fafier et qu'ensuite je blablatais du haut de mon balcon avec Xila en bas.
C'est dégueulasse. Je veux ma médaille quand même. Ouais je suis immature et geignarde, mais je m'en tamponne, je n'ai plus de mollets sacrebleu!
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