01 septembre 2005

police my love (non je ne suis pas folle)



Hier, alors que j'étais au square avec la rigolote DIN et mes loustics, voilà que je vois deux charmants policiers municipaux dans leur seyante petite tenue bleu marine à liseré bleu roi, les rangers bien cirées et l'oeil frais (enfin surtout l'un des deux qui était miaoumiam, mais passons, si si passons, je vous assure, et non n'insistez pas voyons) qui s'approche de l'affichette que mon Chéri a scotché le matin même sur le panneau interdisant à nos amis les crotteurs fous d'entrer dans le périmètre grillagé du square. Lequel square est au milieu d'un grand parc littéralement rempli de déjections canines, mais bref, rien ne sert de s'énerver hein. Les enfants lévitent jusqu'au square, c'est bien connu, tout comme les poussettes avancent sur coussin d'air.
Je vois le sourcil qui se lève, un air dubitatif se peindre sur les deux visages de la Loi, qui se tiennent là droits comme la Justice, à croire que la matraque, enfin, hum, quoi, non je ne dirais pas cul une fois de plus sur ce blog, et... zut!
Préférant anticiper, je me dirige tout sourire vers eux (j'ai pris la peine de renfiler mes tongs, tout de même), et je leur demande s'il faut que je déplace l'affiche que mon mari à mis là ce matin? Ce n'est peut-être pas l'endroit approprié, hum?
Toujours caresser l'officier de police en fonction dans le sens du poil, toujours. Chéri, caresser c'est au sens figuré là, t'es prof de lettres ou quoi?
Alors certes on m'informe aimablement qu'il serait plus approprié de décaler l'affichette sur le panneau, de façon à ce que l'on voit bien le chien stylisé, que les gens ne ramènent pas leur clébard dans le square hein, mais que surtout, ce qui les intrigue, c'est qu'il leur semble bien avoir vu le doudou en question, sur les marches du Conservatoire, à quelques mètres de là.
Vous auriez vu ma tête. Genre les yeux qui ont fait POP en dehors des orbites, et la mâchoire qui se décroche bêtement. Je m'exclame que j'y vole, j'y cours, et voilà qu'on me répond, limite la main sur le pli du pantalon et aux arrêts, que mais non Madame, on y va tout de suite, on vous le rapporte, et vous nous direz si c'est bien lui.
Han.
Et ils reviennent quelques infimes minutes plus tard, et oui vous avez deviné, c'est bien Bû, tout moche, tout crade, tout machouillé et tout puant que Officier Miaoumiam tient dans sa main! Oh yeah. Je le file à mon fils qui n'en croit pas ses yeux, et qui reste muet devant ces messieurs de la police qui me disent, tout fiérots, que faut pas dire que la police n'est jamais là quand on a besoin d'elle hein. Parce qu'ils sont émus là, ils ont rendu un doudou à un tit bout, si ce n'est pas la classe, ça y ressemble fort.
Bon ok limite je les aurais embrassé (enfin un surtout, mais euh, han!)
Il faudra un long moment avant que mon Gnome ne réalise que c'est bien là son super pote qu'il tient entre ses mains, et qu'il lui bouffe le nez et les pattes.
Je vois encore les petites étincelles dans ses yeux quand le policier lui a rendu son doudou, et oui, j'avoue, je flippe qu'il ne veuille ensuite embrasser cette noble profession. Un fils de la maison Poulaga, je ne sais pas si mon chtit coeur de mère pourrait supporter. Oh ça va je plaisante. Quoique.

Epilogue: Qui était planté devant l'école de la Lutine ce matin, et surveillait le passage pour piétons, et m'a demandé si mon fils avait passé une bonne nuit? Ui ui, l'Officier Miaoumiam en personne. Han.
blog comments powered by Disqus