25 juillet 2005

mystère

Je sais bien que vous ne pourrez rien pour moi. Je sais bien que limite toute cette histoire vous sera profondément indifférente. Je le sais. Je vous comprends.
Mais tout de même, pour ma tranquillité d'esprit, je veux laisser une trace. Une trace de cette histoire mystérieuse qui m'escagasse le neurone survivor. Je suis fatiguée, je suis lasse, je voudrais dormir, mais non sans chercher à comprendre, une fois encore. Comprendre. Comprendre comment j'ai pu égarer une paire de bottes de pluie jaune pointure 24. Comment la fille qui est capable d'écrire en octobre 2001 alors qu'elle fait ses comptes sur Money, que les 130 francs chez Rocker's, c'est bien pour des bottes qu'elle les a dépensés, comment cette fille peut, presque 4 ans plus tard, ne plus savoir où sont rangées ces fichues bottes, alors même que la paire en 22 est devenue bien trop serrée pour les petons péniches du Gnomazizi. Et que ce serait fichtrement dommage de retourner en acheter une paire, alors que logiquement, quelque part, il y a ces bottes qui l'attendent, lui et aucun autre petit garçon.
Je sais qu'elles sont là, quelque part. J'ai bien pensé les avoir prêté à Alix, mais elle n'en a aucun souvenir. Elle a fouillé sa cave, ses placards. Rien. Je suis allée voir chez elle, histoire de voir si je les entendais crier, baillonnées au fond du congélo. J'ai bien tendu l'oreille, mais je n'ai rien entendu. Peut-être ils les avaient planquées sur le balcon?
J'ai retourné ma cave, rangée si soigneusement hier, par acquis de conscience.Je savais bien qu'elles n'y étaient pas, mais je voulais le voir une fois de plus de mes yeux (en même temps de mes oreilles, ahem quoi). J'ai fouillé le placard à chaussures. Que dalle. Cela aurait été trop beau qu'elles soient benoitement rangées dans le placard à pompes, avouez. Le placard de la Lutine. Que dalle. Pourtant je les revois dans un placard ces bottes, attendant sagement leur prochain propriétaire. Je sais que ça vous est déjà arrivé à vous aussi, cette vision juste assez précise pour être réelle, mais pas assez pour être significative. Vous savez que c'est là quelque part, mais bourdeldimarde, où?
Il me reste un seul espoir. Le placard du gnome. Mais je sais qu'il est vain. Là je n'ose pas y aller, de peur de déclencher la sirène d'alarme intégrée. Mais....





Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit le lait dans la casserole,
Je partirais. Voyez-vous je sais qu'elles m'attendent.
J'irai par de là les piles de chaussettes, j'irais par derrière les tas de tee-shirts,
Je ne puis demeurer dans le doute plus longtemps.





Il est possible que je doive arrêter antihistaminiques et antibiotiques, je pense que cela m'altère le mental. Ou alors ce sont les hormones. Allez savoir. De toutes façons quelles compétences analytiques peut-on attendre de la part d'une gonzesse qui ne sait pas où elle a pu fourrer une saleté de paire de bottes de pluie jaune pointure 24, qui va devoir en acheter une paire neuve, et qui retrouvera immanquablement la paire égarée ensuite (dans un temps plus ou moins long, mais cela finira par arriver). Aucune? Vous avez tristement raison.
En plus, il est fort possible que la canicule s'abatte sur la Bretagne et que mon fils n'ait pas besoin de bottes. Oui c'est fort possible car après tout, Alix attend bel et bien un tit mec, et par conséquent ma théorie se confirme. Eh ouais.
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