31 mai 2014

- 151 -

Pour réussir cette belle prouesse il te faut une madame toute juste quarantenaire, réveillée mais pas trop, vu qu'une fois de plus on lui a sauté dessus pendant ce qu'elle pensait être une pause pipi nocturne, mais pour certains, 6h13, ce n'est plus la nuit, hum. Tu assois la madame sur le bord de son lit, devant sa fenêtre ouverte sur un beau soleil si attendu de mois de mai. Les petits oiseaux chantent, il est midi passé, au programme il y a se lever, faire la coloration de la chevelure pour garder cette radieuse allure de tout juste trentenaire, préparer du riz et un curry de pois chiches pendant le temps de pose de la couleur, ensuite, aller voir Monsieur Darty.
Comme tu sais que la madame est un peu une control freak, oh si peu, tu lui suggères que ce ne serait pas complètement con de noter les références de la cuisinière, de la télé, et de la friteuse - oui, plus de micro-ondes, une friteuse, histoire de rester en vie, c'est bien aussi - dans le joli petit carnet note-tout qui est dans la ravissante trousse handmade  offerte par une mère d'élève, trousse qui est dans le petit cartable bleu à pois blancs qui sert actuellement de sac à main.
Le petit cartable est posé à côté du petit meuble, et le petit meuble est sous la fenêtre, à quelques dizaines de centimètres du bord de lit, c'est que la chambre de la madame, elle n'est pas bien grande, vois-tu.
La madame se penche vers son cartable, sort la jolie trousse, se redresse.... et hurle en serrant les dents, si si c'est possible, la fenêtre est ouverte, un peu de contrôle, quoi, merde, tout en crachant entre ses dents toujours serrées une volée de grossièretés que nous ne répèterons pas ici par souci de bienséance.
La madame vient de se manger le coin acéré de la fenêtre dans le haut du crâne, et ça fait un peu un mal de chien. Le pire c'est qu'à ce moment, on hésite: qu'est-ce qui est le plus fort? La douleur, ou le sentiment d'être vraiment con comme une casserole?

Au final, la madame fait checker son cuir chevelu ensanglanté par son Ado de service, qui fait une mine horrifiée et annonce une belle entaille, heureusement peu profonde, d'environ 5 centimètres de long.
L'Ado désinfecte, elle est multitask, fabuleux.

Pour la coloration on repassera, malgré les propos du papa de la madame, vu que oui la madame elle téléphone à sa maman et son papa pour se faire plaindre, rapport que %*$£#& ça fait hyper mal, quoi, et donc le papa il a dit: boah, l'ammoniaque, impec pour désinfecter en profondeur.
Non.
Ca attendra au moins demain.
Bobo la tête.
BOBO!

conclusion:

Les fenêtres, toutes des conasses, c'est un complot, une coalition, méfiez-vous.
ou
Fermez vos fenêtres, c'est la porte ouverte à tous les accidents.


[...]

happy ending -non mais c'est important aussi:
C'est quand je souffrais ma race, que le facteur a sonné, que ma fille est allé ouvrir, et il y avait un colis de SuperDrenka pour mon birthday, et dedans du super bon thé et du chocolat totalement vegan, donc mioum, un deux trois carrés plus tard, ça allait beaucoup mieux! Merci SuperCoupineLove.

J'en profite pour remercier Colombe pour les ravissantes boîtes en métal qui vont faire super magnifique dans ma Cuisine de l'Enfer, et Melody pour les torchons à fleurs qui sont tellement british que je ne vais pas tarder à cuisiner des petits pois à la menthe. Les filles, en plus d'avoir des prénoms super girlie, vous assurez grave et je vous bisoute fort fort. Fort.

30 mai 2014

- 150 -

On rentre de l'école, et LaPatate demande:

- C'est vrai alors, on va à la mer pendant les vacances?
- Oui, oui, deux semaines, mais ce n'est pas la mer, c'est l'océan, tu sais.

LeZèbre demande:

- L'eau est chaude, pour se baigner?
- Beh pas vraiment, c'est l'océan, hein, c'est un peu comme à La Rochelle, sauf que là les vagues sont beaucoup plus fortes, c'est vraiment l'océan , avec des grosses vagues....
- Je pourrais faire du surf, alors?
- On verra, quand on y sera... Mais il faudra être très prudent à la plage, c'est beaucoup plus dangereux qu'à La Rochelle, donc il faudra bien se baigner entre les drapeaux, s'il y en a.

LaPatate intervient:
- Dis maman, pour me rassurer là, dans ton océan, est ce qu'il y a...
- Des requins? Oh, oui, plein! Des GROS!!!

La tête du môme, impayable.
Je me demande si je lui montre Jaws avant de partir, ou pas?
Vous en pensez?


c'est que je ne mange pas de patates, moi, non non non!

29 mai 2014

- 149 -

1.
Je suis dans mon lit, je regarde des trucs sur l'ordi, bien au chaud sous ma couette. J'ai été réveillée par mes fils dès lors que j'ai mis un pied comateux dans les toilettes à 7h20 ce matin. Je songe sérieusement à l'utilisation du pot de chambre pour pouvoir me rendormir en toute sérénité, parce que moi, dès lors qu'on me fait la conversation, c'est fichu, le cerveau se remet en marche, et babaille le dodo.
Je me suis donc recouchée, bien décidée à profiter de mon jour de congé le plus longtemps possible.
Mon fils, quitte à être réveillé, est venu à ma demande ouvrir mes volets et ma fenêtre.
Mais maintenant, même bien au chaud sous ma couette, j'ai froid.
Mais comme j'ai la flemme de me lever dans le froid, j'appelle ma fille à la rescousse.
Oui je suis une grosse feignasse, mais j'assume, ouhla oui, j'assume.
Elle débarque dans ma chambre, en pyjama, avec son air d'ado mal commode, et dans ses bras, Gaston, son ours doudou de toujours.

- Hum je vois que tu as ton Gaston avec toi, 14 ans et demi, ok...
- Hum, 40 ans et tu ne sais pas fermer ta fenêtre toute seule, tu veux qu'on en parle?

Je....
Non.

2.
Il est 11h et des brouettes, et j'ai décidé de préparer pour le déjeuner ce qui remplace mes magnifiques patothon, maintenant que la vegan attitude règne sur la maisonnée, à savoir, les gnocchis sauce tomate homemade. Très rapide à préparer, tout le monde adore, win win.
Je sors de la douche, je suis encore en serviette, hop direction la cuisine.
Comme ma fille s'y trouve, j'en profite.
Histoire qu'elle révise sa recette de sauce tomate, oh.
C'est important de savoir faire la sauce tomate, je te ferai savoir.
Bref.
Elle me file une boîte de pulpes de tomate, ok. Une petite brique de coulis, ok. Le reste du sachet de légumes à la méridionales, ok. Après j'interroge, il faut quoi pour assaisonner tout ça?
Elle me file le sucre, très bien, et l'ail, bon point.
Je demande:

- Et ensuite, il me faut quoi?

- Euh... Une autre fille?

- Bah non pfffff, allez, réfléchis...

- Des vêtements?

- Naaaaaa mais arrête tes bêtises, cherche un peu, il me faut quoi?

- Tes lunettes?

J'ai abandonné, et j'ai ajouté sel, huile d'olive, poivre noir, origan et thym.


L'Ado 2 - Angel 0.


oué, bon, on se calme.

28 mai 2014

- 148 -

Aujourd'hui ce blog a 10 ans.

Une merveilleuse aventure que j'ai commencé le jour de mes 30 ans et qui m'a apportée bien plus que je ne l'imaginais au départ.

10 ans plus tard, j'ai 40 ans, trois enfants, trois chats, une vie à réinventer, ce que je fais chaque jour avec un bonheur paisible et pétillant à la fois. Pendant ces 10 années, j'ai découvert plein de gens formidables, rencontré plein de gens formidables, lié des amitiés solides, constitué un réseau extraordinaire de gens extraordinaires, et chaque jour je remercie ma bonne étoile de la chance incroyable qui est la mienne de pouvoir vivre cette aventure fabuleuse.

Pendant 10 ans de blog, je suis bien consciente aussi d'avoir donné, et d'avoir donné ce qui compte le plus pour moi: de l'optimisme, de la réalité, du "ne t'inquiète pas, je fais pareil", j'ai dédramatisé, j'ai montré, et ça a aidé. Je crois bien que quelques bébés sont nés après la lecture de ce blog, et je suis fière, vous n'avez pas idée. J'en connais un au chaud dans le bidon de sa maman actuellement, même.

Je ne sais pas faire autrement que rire des emmerdes, réfléchir au comment faire mieux, comment faire autrement, chercher les solutions dans les endroits incongrus, suivre mon coeur et mon intuition. Et le partage est l'ingrédient secret de la réussite de toutes ces recettes pour vivre mieux.

10 ans de blog, ce sont aussi 10 ans de la vie de ma fille, qui est devenue une fervente lectrice de mes billets, et qui n'a pas encore commencé à remonter les archives, mais ça risque d'être lolilol le jour où elle va s'y coller. La quasi totalité de la vie de MonZèbre, qui était Gnomazizi, puis Monsieur Deuzan, PitiGasson, Monsieur Bazar, avant de devenir LeZèbre. C'est que c'en est un drôle, de zèbre, croyez-moi.

Dans ces 10 années il y a eu aussi ma troisième grossesse, et le nombre hallucinant de lecteurs qui l'a suivie, la naissance de l'IncroyablePatate, cet enfant miracle dont on a pas toujours pigé le mode d'emploi, mais qui fait notre ravissement de chaque instant (sauf quand il dégaze, là, tu veux juste mourir).

10 années de blog, c'est aussi une reprise du boulot, avec une première année hardcore, et les suivantes vraiment épatantes même si les conditions ont été parfois - et sont encore - difficiles. C'est aussi une coupure dans l'écriture, quand l'esprit est occupé à gérer la crise qui fait trembler toute la famille, jusqu'à la décision de changer de vie, et de recommencer à écrire, avec ce défi excitant d'écrire tous les jours, pendant un an.
148 jours, et pas un accroc au contrat, j'espère bien continuer encore comme ça  jusqu'au 31 décembre, et qui sait, au delà, encore. Oui, au-delà, j'y pense.

Aujourd'hui j'ai 40 ans, et 50 fofolles super chouettes ont monté une cagnotte à sous pour mon anniversaire: samedi je vais aller voir Monsieur Darty pour lui commander une nouvelle cuisinière, une nouvelle télé, et un four micro-ondes. C'est une sacré épine qui s'enlève de mon pied, parce qu'aujourd'hui, un sou est un sou, et je les compte plutôt deux fois qu'une, pour continuer à offrir à mes enfants une vie sympa et détendue à base de Système D et de rafistolages biscornus, malgré  tout.

Il y a 10 ans, j'ai décidé d'ouvrir un blog, et croyez-moi, c'était une sacrément bonne décision. Que je n'ai jamais regrettée, dont je me suis toujours félicitée, et dont je suis hyper fière. HYPER FIERE.
En 10 ans j'ai changé - beaucoup - même si j'ai préservé l'essentiel, et j'ai réfléchis, surtout ces trois dernières années, pendant et après la tourmente. Et je crois en ce que j'appelle "la juste rétribution des actes", à savoir que l'on obtient ce que l'on sème. Je m'applique à semer beaucoup, avec intensité, passion, et intérêt. Parfois je suis une grosse feignasse et je m'arrête quelques heures et je ne fais rien, c'est que je me mets en jachère, pour mieux recommencer ensuite.
Ce blog est une démonstration parfaite de la juste rétribution des actes, et à ce titre, là encore, j'en suis fière.

Et je ne pouvais terminer ce trop long billet sans te remercier, toi, oui toi, celui qui me lit, celle qui commente, celle qui rigole mais n'ose rien écrire, celle qui commente sur Facebook mais pas ici, celle qui me lit le matin en prenant son café, celui qui me lit avant d'aller se coucher, toi qui me lit dans le métro sur ton smartphone, toi qui me lit depuis le Canada, les Etats-Unis, la Suisse, l'Allemagne, la Belgique, ou encore l'Afrique du Sud, toi qui me lit depuis le Japon, tous les jours, merci, merci à toi qu pioche dans ma wishlist amazon et me gâte, gâte mes enfants qui ont plein de mini-Noël dans l'année, à toi qui a participé à ma cagnotte d'anniversaire, MERCI.
J'écris chaque jour, mais je suis portée, portée par vos bonnes ondes silencieuses, qui m'accompagnent.

MERCI.
Du fond du coeur.

Bon anniversaire mon blog.
Bon anniversaire à vous.
Bon anniversaire à moi.
40 ans, attention, ça va dépoter grave.

A demain!

27 mai 2014

- 147 -

Souvent quand je marche seule, ou que je suis perdue dans mes réflexions, mon regard est accroché par une petite bricole au sol, et je me dis, interrompue dans le fil de mes pensées, tiens, un petit oiseau par terre c'est bizarre, ou un hérisson, ou une grosse araignée, ou une petite souris, et quand je me rapproche, légèrement intriguée mais toujours happée par le train de mon esprit qui divague, je réalise qu'il s'agit d'une branche, une feuille morte, un bout de papier, de plastique, que sais-je. Mon imagination visuelle est souvent trompeuse, mais j'aime bien, j'ai toujours l'impression d'être sur le point de faire la toute petite rencontre qui donnera une coloration particulière à ma journée.

Ce midi, ce n'est pas fréquent, je suis rentrée déjeuner seule chez moi, avide de calme et de silence.
Je devais retourner rapidement à l'école pour 13h15 maximum, c'est que le car pour la piscine est là à 13h25. Je réfléchis à comment faire au plus vite pour réunir les affaires nécessaires, et faire en sorte que les élèves soient suffisamment calmes pour que je puisse les emmener faire trempette - pardon, découvrir l'élément aquatique et comment s'y déplacer avec aisance, à savoir, comment éclabousser au maximum la maîtresse.

Alors que je marche rapidement car comme à mon habitude je suis légèrement en retard, j'arrive devant le petit bout de chaussée qui donne sur le parvis en haut de mon école. Cette chaussée est très peu empruntée par les voitures, quelques riverains, quelques parents se garant là en vitesse pour aller déposer/récupérer leurs enfants au centre de loisirs dépendant du groupe scolaire. Au sol, j'ai l'impression de voir un petit mulot riquiqui. Et quand je me rapproche, incrédule, je découvre que c'est effectivement un ptit mulot riquiqui. Mon cartable en bandoulière, dans la saignée du bras mon sac de piscine, mes clés d'école dans une main, me voilà arrêtée au milieu de la chaussée, juste devant la petite boule de fourrure immobile.
Ca alors.
Mince alors.
Il peut pas rester là, il va se faire écrabouiller.
Je me penche pour l'attraper, en me disant qu'il va se sauver.
Je le saisis d'une main et le met dans l'autre.
Il saute à terre, et court quelques centimètres avant de s'arrêter.
Il n'est pas très vivace, je trouve, et je réalise qu'il a toutes les chances de mal finir si je ne fais rien.
Je le repose dans ma main, il saute à nouveau sur le bitume.
Ok mon gars, c'est que je suis en retard moi, on ne va pas pouvoir jouer longtemps à ce petit jeu.
Je me souviens des heures passées en 4ème au labo de bio à m'occuper des souris blanches, et je l'attrape par la queue, entre le pouce et l'index, non mais on ne me la fait pas à moi, oh.
Je le dépose entre mes deux mains, et je lâche mon trousseau de clés.... dans mon décolleté.
On fait ce qu'on peut, c'est que je suis en retard.
J'avance rapidement jusqu'à la pelouse devant le centre de loisirs, et je vais dans un tout petit coin tranquille, près d'une maison, avec un bout de jardin grillagé.
J'ouvre mes mains, et le petit mulot est tout tranquille. Il ne cherche pas à s'échapper, il est juste paisible, il se frotte un peu les pattes de devant.
Je n'ose même pas le caresser du bout du doigt, de peur de l'effrayer, mais sans faire de mouvement brusque, je récupère mon téléphone dans mon cartable, et je le prend en photo, d'une main.
Un petit souvenir.
L'idée de le garder pour le montrer à mes élèves me traverse l'esprit, avant de me souvenir de leur degré de fatigue et d'énervement actuellement: un infarctus direct pour le ptit mulot si je l'amène en classe.
Je me baisse tout tranquillement, et je le dépose derrière le grillage, dans l'herbe. Il saute de ma main et se cache sous une feuille.
Pas le temps de lui dire au revoir ou de l'observer davantage, je suis officiellement franchement en retard!

Ce soir en repartant de l'école, je suis allée voir sous la feuille, derrière le grillage du petit jardin.
Il n'était plus là.
Il a du rejoindre son petit coin de chez lui, et j'espère qu'il dort bien tranquillement pendant que je rédige ce billet.

26 mai 2014

- 146 -

Il me faut tenir encore un peu plus de 5 semaines avec des élèves complètement au bout du rouleau et des collègues en pas meilleur état que moi. Je ne sais pas si c'est de l'épuisement ou la drogue dans les chocapics du matin, mais alors ils sont grave à la ramasse les marmots, ça fait peur. Du coup je ne suis pas d'une humeur sereine, reposée et détendue quand je rentre chez moi ces jours derniers, vu que j'ai passé ma journée à éviter les catastrophes. J'ai beau me préserver mentalement, et me garder des plages de calme et de zénitude afin de ne commettre aucune faute professionnelle à base de coup de pied au chamallow, il n'en demeure pas moins que je suis un poil lessivée, façon rouage de coups par des mafieux mal embouchés.

Ces quelques phrases de préambule pour expliquer ce qui suit.

Quand à 20 heures passées LaPatate qui n'a toujours pas pris sa douche malgré mes multiples injonctions pour ce faire, débarque dans ma chambre alors que je suis au téléphone, pour jeter sa serviette de bain sur mon lit en décrétant qu'un chat a du faire pipi dessus vu l'odeur, je ne m'emporte qu'une trentaine de secondes, à base de grummmmbbllll, je le crois pas, et autre civet de gamin au menu. Parce que bon le chat bon, le chat quoi. C'est un chat, il est vieux, il yoyote entre les moustaches, bon. Mais le gamin de 7 ans qui jette sur ma couette propre la serviette puante, je dis NON.
Mais comme je suis l'ombre de l'ombre de moi-même (*), je lui fais remarquer qu'il a oublié d'être malin, et basta. Je vais lancer une lessive, et je pleure sur l'heure d'aller me coucher qui vient de se trouver un peu retardée.

7 ans, l'âge de raison.
La belle arnaque oui!


non mais bien joué, gamin, bien joué....

(*) Je mange présentement un dîner à base de croûtons à l'ail en sachet, et de Fanta Orange. C'est dire le degré d'épuisement de ma personne.

25 mai 2014

- 145 -

Alors oui j'ai adoré le petit porte-monnaie illustré avec des feutres tissus offert par LaPatate, il a dessiné dessus un arc en ciel d'un côté et une cascade de l'autre, c'est über cute, et je ne te parle même pas de la petite carte trop choupinoute avec Bonne fête maman de sa jolie écriture.
J'ai adoré aussi le petit repose sachet de thé usagé - si si ça existe - en forme de théière, illustré aux feutres céramique par LeZèbre, il a dessiné des fleurs et un A pour Angel, c'est chouminou je craque. La carte avec le poème qu'il a inventé, où il est question d'une recette pour fabriquer une maman  - il précise qu'il faut veiller à ne pas boire soi-même la potion, sous peine de se transformer en maman, c'est qu'il ne doit pas avoir envie de s'occuper du linge et des litières des chats lui, hein - c'est super émouvant et adorable. Même les fautes d'orthographe. C'est dire.
Je passe sur le fait que LeZèbre soit venu me réveiller à 7h20 parce que j'avais zappé de lui mettre sa connexion internet - j'avais bien pensé à mettre son ordi sur la table de la cuisine - afin qu'il s'occupe pendant que les autres dorment (l'enfant dort peu, les chiens ne font pas des chats). J'ai cru sur le moment que j'allais le bouffer, puis bon... me suis recouchée, quoi.

Mais ce que j'ai préféré absolument, c'est L'Ado qui n'avait pas eu le temps de trouver un cadeau, vu qu'elle est occupée à préparer son brevet et remonter toutes ses moyennes, notamment les scientifiques, et qui a donc décidé de tout prendre en main: le rangement de l'appart après que le Cyclone PatateZèbre soit passé, un coup d'aspirateur en chantant, ses fameuses pommes noisettes à la poêle pour le repas, elle les réussit divinement bien, largement meilleures que les miennes, elle a un secret mais elle ne veut pas me le dire, et tout le reste des trucs pénibles à faire dans la journée. Je me suis levée à.... 18h!
J'ai pu rester au lit, bouquiner, regarder des films, des séries, faire des câlins aux zous, aux chats, roupiller un peu, le BONHEUR.

Meilleure fête des mères du MONDE ENTIER!
Sérieux, l'année prochaine, je veux pareil.
Moins le réveil à 7h25, sinon je fais tout péter.
Z'êtes préviendus.





J'en profite en parlant de cadeaux pour remercier enfin Elen, qui nous a offert l'intégrale de la BD SOS Bonheur, qui a fait mes délices entre 14 et 20 ans, au moins, je l'avais lue et relue et re relue, elle fait partie de mes classiques personnels. C'est un très beau cadeau, parce que le moment de relecture 20 ans après, c'était extra, et aussi parce que je vais pouvoir la faire découvrir d'abord à ma fille, et ensuite au Zèbre... MERCI!

24 mai 2014

- 144 -

La fête de l'école c'est:

- se lever super tôt pour un samedi matin, afin d'être sur le pied de guerre à l'école à 8h45.
- répondre à des tonnes de questions de tous les parents qui viennent aider à l'installation, tout en essayant de penser et monter ton parcours de motricité, et du coup tu cours partout dans l'école pour satisfaire les uns et les autres en essayant de sortir le matos des placards.
- exploiter tes enfants sans aucun scrupule, en envoyant le Zèbre s'occuper d'installer des chaises et des tables dehors, et L'Ado installer l'arbre à bonbons.
- emballer un panier garni super chouette, en te disant que tu aimerais bien le gagner et que tu ne dois pas tricher.
- pouvoir enfin monter le parcours de motricité, avec l'aide de l'Ado, de SuperRemplaçante et ses deux filles, et admirer le résultat, et se promettre de le prendre en photo pour ne pas se prendre la tête sur la conception l'année prochaine
- réaliser qu'il est déjà 10h00 et que je n'ai pas installé complètement le matos de mon stand maquillage, et se dépêcher de répartir les éponges, palettes, pinceaux, mouchoirs de papier et verres d'eau entre les deux tables de travail, et courir chercher les petites chaises pour les enfants avant qu'ils n'arrivent
- admirer en s'asseyant le travail de tous, les ballons accrochés partout, les stands en place, le barbecue installé, les tables du buffet sous la grande tente se sont garnies de biscuits, gâteaux et boissons pour patienter jusque l'heure du repas, et les parents apportent salades, tartes salées, pizzas, quiches, gâteaux que l'on entrepose pour plus tard.
- se mettre au travail et commencer à maquiller, avec plaisir, comme chaque année.
- se féliciter d'être ambidextre, ça aide bien pour maquiller vite et bien, et c'est le but, avoir un joli résultat en 10 minutes max...
- papoter avec les parents des enfants qu'on maquille, papoter avec les enfants, apprécier à fond leur sourire qui éclaire leur visage quand je leur tend le miroir.
- ignorer la mère hyper pénible assise à côté de moi et qui maquille pendant le même créneau que le mien, et qui 1. me tutoie alors que je ne l'apprécie absolument pas 2. maquille horriblement mal, les enfants feraient mieux seuls face au miroir, sérieux!
- ricaner en voyant que ma file d'attente est 5 fois plus longue que la sienne, niark niark niark
- me faire virer du maquillage par une maman qui veut absolument prendre son créneau...ok, l'année prochaine je booke direct deux créneaux, ça m'a frustrée, j'étais bien lancée, moi...
- en profiter pour checker LeZèbre qui s'est inscrit à une activité différente pour chacun des trois créneaux: il a commencé par les pistolets à eau, a enchaîné avec la course de garçon de café, et finira avec le chamboule tout.
- aller tenter ma chance au panier garni, puis y inscrire une proposition de la part de LaPatate, puis envoyer L'Ado avec encore une autre proposition, et LeZèbre avec encore une autre!
- acheter 5 tickets de tombola et des tickets pour le repas
- checker avec SuperCheffe et SuperRemplaçante qui tiennent les caisses pour savoir si tout roule, et retourner faire le tour des stands pour bavarder avec les parents et les enfants
- vérifier l'heure, et trouver encore un peu de temps pour faire deux trois stands avec LaPatate: il est super nul à la pêche au canard, c'est affligeant.
- guetter le ciel avec suspicion, en redoutant l'averse.
- à midi, lancer l'installation des tables et l'ouverture du buffet et du barbecue.
- regarder ébahie les parents autour de moi installer toutes les tables et toutes les chaises en moins de 5 minutes, et je n'ai eu à monter que trois tables, wahouh.
- sentir les premières gouttes, voir les parents, super zen, laisser trois grandes tables sous les arbres, démonter mon parcours de motricité dans la grande salle le temps de le dire, et déplacer les tables à l'intérieur. En moins de 5 minutes. Hallucination complète.
- trouver de quoi manger, charger L'Ado de dégoter son repas et celui de LaPatate, trouver une table, attendre que LeZèbre lâche son chamboule tout et se souvienne qu'il doit manger.
- papoter sous le soleil revenu avec une maman d'élève qui devient une copine, être surprise par un ami venu me voir et se raconter plein de choses en rigolant.
- perdre de 400g au panier garni, au profit d'un animateur cantine qui a acheté 20 réponses, en balayant 100g par 100g sa fourchette d'estimation de départ, on a affaire à un pro, là, clairement, qui est donc reparti avec 11,2 kilos de victuailles!
- arriver au moment très attendu de la tombola, et voir qu'on s'organise super bien, plutôt vite: SuperCheffe s'occupe de faire tirer au sort les tickets par les enfants, je distribue les lots, LeZèbre et l'Ado se chargent de rayer sur la liste au fur et à mesure (plus de 160 lots hein!), une maman super dynamique et workaholic franchement s'attelle à trouver très vite dans les souches des tickets qui a acheté quel ticket, pour identifier les gagnants absents lors du tirage, et SuperRemplaçante établit la liste des gagnants absents et inscrit leur nom au marqueur sur les lots.
- rigoler tout du long, et pourtant ça dure facile 45 minutes, de voir qui gagne quoi, de voir que certains parents gagnent vraiment plein de trucs, jubiler quand un gars que je n'apprécie pas du tout du tout gagne l'affreux pouf gonflable à motif ballon de foot, quel bonheur que de lui tendre, être ravie que la maman de Petite J. gagne MES savons Lush, parce qu'elle est vraiment trop gentille, elle, et que le papa gagne le premier prix, à savoir une caisse de St Emilion.
- me réjouir des deux lots gagnés, un bon de 5euros chez le fromager du marché, et un bon pour un pizza, voilà qui rend heureuse L'Ado et ses frères!
- participer au rangement, remettre ma classe en ordre, autoriser ma fille à rentrer à la maison, pendant que LeZèbre s'écroule dans ma bibliothèque avec ma tablette, et que LaPatate retourne jouer dans la cour.
- passer le plat dans la salle de motricité, organiser le lavage des sols, sortir l'aspirateur de la réserve, remettre en ordre le bureau de SuperCheffe que l'on a utilisé comme pièce pour stocker la nourriture, dire au revoir et un super merci aux parents qui nous ont aidées tout du long, leur promettre un repas/barbecue V.I.P. fin juin à l'école, on se réserve le choix de qui on invite ( que les sympas, pas les emmerdeurs).
- quand tous les parents sont partis, coller nos garçons devant un DVD dans la bibliothèque, terminer le rangement, finaliser le ménage, mettre dans l'entrée une table avec tous les plats lavés, passer la balayette dans les coins, remettre le matériel des stands dans les boîtes...
- trier la nourriture qui reste, se partager ce qui est périssable, stocker le reste des canettes de Perrier dans la réserve, quand il fera chaud on sera bien contentes de les y trouver quand on travaille non stop, se partager les canettes de soda et jus de fruits qui restent, racheter les palettes non entamées (moins de 9 euros les 24 canettes de 7UP, pour le délicieux plaisir d'avoir à nouveau 14 ans, c'est plutôt chouette)...
- enfin, s'assoir à l'une des grandes tables de ma classe, et compter les billets, les pièces, les chèques, faire les additions, revérifier, calculer nos bénéfices en enlevant tout ce qu'on a dépensé en amont, envoyer un SMS à SuperRemplaçante pour lui annoncer nos 1180 euros qui iront direct dans la coop', quel succès!
- demander à L'Ado de revenir, pour qu'elle aide à porter ce qu'on rapporte à la maison, avec le sac congélation aussi, puisqu'il reste quelques MisterFreeze!
- quitter l'école, exténuée mais ravie, à 18h15.
- rentrer en pleurant sa race jusqu'à la maison, parce qu'une palette de 24 canettes, c'est mortellement lourd. Monter deux étages avec, c'est bon, j'ai fait ma gym pour la semaine!
- s'accorder une pause d'une petite demi-heure avant d'embarquer les zous pour faire les grosses courses de la semaine à la supérette.
- se coucher après un repas pizzas et une bonne douche chaude, et s'endormir dans la seconde où la tête se pose sur l'oreiller, le corps complètement endolori et épuisé...

L'année prochaine, on recommence!

moi, fatiguée? noooooon....

23 mai 2014

- 143 -

Hier j'ai quitté l'école à 19h30 parce que j'avais du boulot en retard.
Aujourd'hui je pense qu'il y avait du LSD dans les chocapics des élèves de l'école, vu le comportement hystérique de la plupart d'entre eux.
J'ai réussi à les faire travailler en silence cet après-midi en utilisant cette simple technique de "ça va chier dans le ventilo":
- dire très calmement que depuis le mois de septembre je demande le silence sur les bancs et pendant le travail ET QUE CA NE VA PAS CHANGER oh non
- expliquer que le premier qui l'ouvre va au dortoir
- en envoyer deux au dortoir, pouf pouf.
Le silence royal et du boulot de qualité, ça n'a pas de prix.

Ai pu rendre les TRENTE cadeaux de fête des mamans, super bien emballés par mon ATSEM de choc.
Fierté, épuisement, et on remet ça bientôt pour la fête des pères, youpi tralala, kill me now.

Ce soir parce que justement je n'étais pas du tout fatiguée, spectacle de la classe du Zèbre, dans notre salle de motricité, avec un buffet ensuite. C'était super si ce n'est que je suis restée debout tout du long car je me suis fait chourer les bonnes places à filer un change à une maman sympa dont la petite venait de tremper son pantalon. J'ai quitté l'école à 21h30, ai réussi à faire en sorte que LeZèbre dîne et que lui et son frère soient douchés, cheveux propres, chambre rangée avant 22h30. Oui LaPatate n'a pas diné, mais j'ai précisé plus haut qu'il y avait un buffet. Idem pour sa soeur. Un buffet. Tout est dit, quoi.

Je dois me lever demain à 7h pour être à l'école avec mes enfants pour 8h30 afin de mettre en place la partie kermesse de ma fête d'école.

Le pire ce n'est pas que je suis exténuée.
Non le pire c'est que la pluie menace, et que du coup je suis obligée de NE PAS me laver les cheveux, vu qu'à chaque fois que je me fais un shampoing, il pleut. C'est une sorte de malédiction familiale.
Je ne peux pas tenter le sort, c'est impossible, les finances de l'année prochaine en dépendent!
Pognon ou tifs cracras, il faut choisir.

Misère que ma vie est dure.
Un tractopelle pour me porter à mon lit? S'il vous plait?
Sérieusement?
Personne?

22 mai 2014

- 142 -

C'est le soir, les enfants dînent dans la Cuisine Moche, et ChatCouillon hurle à la mort devant la porte de l'appartement, il refuse le sevrage de l'herbe de pelouse, a priori.
Comme il est tard, et que les enfants sont sages devant leurs pâtes à la sauce tomate, j'annonce que je vais aller balader le chat avant qu'il ne devienne aphone ou que je l'utilise comme paire de chaussons.

Je prends la laisse et le collier, et clic, j'attache le collier autour du cou du ChatCouillon.
Qui se tape direct ce qui ressemble à une totale crise d'épilepsie sur le tapis du salon.
Comme je suis très très forte en situation de crise, je reste über calme, je le regarde se tortiller comme un ver au bout de l'hameçon en poussant des miaulements silencieux, et je lui dis:
- Non mais t'inquiète, j'attends juste que tu reconnectes tes deux neurones mon pépère.

Ce qu'il a fini par faire, et nous avons pu nous diriger vers la porte de l'appartement.
Je lui ai appris à descendre les volées de marche, mais j'avoue que pour la première il est fort probable que mon pied l'ait un peu poussé au chamallow.
Arrivé à la dernière volée de marches il a vu la porte d'entrée de l'immeuble et la lumière s'est faite dans ce qui lui sert de cerveau.
Il a foncé.

Dehors, je lui ai gentiment expliqué, en ne le suivant tout simplement pas - le langage corporel est le plus apte à la communication avec ce félin pas trop trop fini intellectuellement parlant - que les buissons c'était niet, et que ça resterait niet. Il s'est donc dirigé vers la pelouse qui borde de l'immeuble, et il a commencé à brouter avec entrain. Jusqu'à ce qu'il aperçoive la ptite minette de l'escalier B. Il s'est dirigé d'un pas ferme vers elle, et lui a feulé à la tronche, rapport qu'à priori c'est SA pelouse et qu'elle ferait bien de décarer vite fait son chamallow poilu de là.  Elle a battu en retraite.

Ensuite ChatCouillon a décidé de balader son humaine, aka moi, donc, dans son exploration des pelouses devant l'immeuble. Et PtiteMinette de le suivre, discretos. Je crois elle était un peu amoureuse quand même. Donc il avançait, elle avançait, façon filature dans les séries américaines. Il s'arrêtait pour brouter, et pouf pouf elle s'arrêtait, l'air de rien. Le petit manège a duré un bon moment, et partout où il est passé elle est passée aussi, pile dans ses traces. J'ai cru qu'on l'avait perdue derrière le très très gros buisson, jusqu'au moment où j'ai réalisé que ça bougeait DANS le buisson. Eheh.

Et puis est arrivé le moment où ChatCouillon en a eu assez, il s'est retourné et est allé franco vers PtiteMinette qui l'attendait et le regardait avec ses jolis yeux tout gentils. Il a feulé tout du long, jusqu'à la rejoindre, et là elle a lâché un ptit miaulement plaintif, et il lui a collé une giga mandale.

ChatCouillon est un mufle, mais un mufle en laisse, donc je l'ai vite fait dégagé de là, avant qu'il ne m'éborgne la ptite chatte gentillette qui a beau vivre 75% de son temps dehors, elle n'a pas l'habitude des gros débiles, la pauvre.

Il a bien fallu rentrer, très franchement parce que je me faisais un poil suer, et là, POF, re-crise d'épilepsie didon. Ce chat n'est pas hyper inventif je trouve.
Mais comme il pèse environ trois fois rien - le poids du cerveau en moins, ça fait toute la différence - je l'ai pris dans les bras et j'ai sonné à l'interphone pour rentrer dans l'immeuble. La porte du hall franchie, je repose la BêteNeuneu par terre, et re-re-crise d'épilepsie.
Il a essayé de s'encastrer dans la porte du hall aussi.
Pour varier un peu, probablement.
Au bout de trois marches montées où je l'ai poussé au chamallow, j'ai abandonné et j'ai porté SieurDébiliChat jusqu'au second étage, et devant la porte de l'appartement....
....
PAF
re re re crise d'épilepsie, oh mais ça alors, quelle surprise, vite SOS Vétérinaires!
Non.

Depuis, il miaule à la mort par intermittence.
Le Feliway en intraveineuse, ça existe, ou bien?



ps: mon chat N'est PAS épileptique, c'est juste que sa façon de se rouler par terre quand il veut dégager son collier, c'est un peu sur-joué, on va dire ....

21 mai 2014

- 141 -

Le kangourou = moi
Le ballon = le travail à faire aujourd'hui



le chat = moi 
le chien = le travail à faire aujourd'hui

Une journée ultra-productive donc.
Pourquoi se fatiguer à faire aujourd'hui ce que l'on peut faire demain, hum?

20 mai 2014

- 140 -

Samedi c'est la fête de l'école, et ce soir, après la classe, ma mission était d'écrire la liste des 160 lots de notre tombola sur de grandes affiches dans le but d'attirer le chaland.
Du coup je suis bien bien au courant de ce que l'on peut gagner dès lors que l'on dépense 1 euro par ticket. Vu que j'ai tout écrit à la main, au marqueur noir, celui dont l'odeur te fait un peu tourner la tête, et pas dans le bon sens.
J'ai pu repérer LE lot que j'aimerais bien gagner.
A savoir, un assortiment de savons LUSH absolument top super trop bien la classe internationale.

L'année dernière j'avais eu la même mission, j'avais participé à la tombola également, et le joli lot que j'avais repéré, à savoir un collier vraiment sympa constitué de boutons de nacre multicolores, je ne l'ai pas gagné. A la place j'ai gagné LE lot que je trouvais complètement hideux et que vraiment je m'étais indignée qu'on puisse proposer ça dans une tombola, rapport que zéro envie de dépenser 1 euro pour, faudrait limite me payer pour que je le prenne. Une sorte de mini plateau apéritif en osier et tissu provençal moche, avec des petits compartiments en céramique jaune moutarde illustré d'olives noires. Une horreur complète.
Je l'ai laissé traîner dans le hall de l'école jusqu'à ce que quelqu'un l'embarque.

Donc je peux te dire que si je gagne samedi LE lot que je trouve juste atroce et que je comprends même pas qu'on puisse concevoir un truc pareil, je ne vais pas super bien le vivre, à un certain niveau karmique.
Un pouf gonflable motif ballon de foot.
Je ne sais pas pourquoi, j'ai un mauvais pressentiment.

Ou alors je vais gagner un bon pour un poulet rôti - que je refilerai au premier carnivore sympathique de mon entourage, ou une coupe de cheveux Franck Provost - j'ai décidé de laisser repousser mes cheveux jusqu'aux fesses, et depuis bientôt 4 ans qu'ils n'ont pas vu de ciseaux, ils sont plus bas que le milieu de mon dos...

Bref je vous tiens au jus.


whaaahh un pouf gonflable motif ballon de foot!

19 mai 2014

- 139 -

Ce soir après l'école, direction Carrouf Marché pour acheter entre autres un collier et une laisse pour promener Charlie le ChatCouillon, afin de limiter ses velléités d'évasion de la maison, par le biais d'une balade quotidienne, afin qu'il s'adonne à sa passion dans la vie, à savoir, a priori, se prendre pour une vache.

La seule motivation pour LaPatate pour m'accompagner pendant les 20 minutes de marche jusqu'au supermarché, après sa journée d'école et ses devoirs, était la promesse de pouvoir promener le chat en rentrant. Il était A FOND le gamin. Super content à l'idée de promener son chat en laisse, et de le faire admirer à ses copains et copines de l'immeuble. C'est que l'enfant est raide dingue des animaux, donc bon. Joie dans son coeur, quoi.

Arrivés à Carrouf Marché, force est de constater que la plus petite laisse est à 14 euros, qu'il n'y a pas de collier autre qu'anti-puces, et que donc c'est mortibus pour faire nos emplettes félinesques dans ces lieux toujours aussi mal achalandés, onéreux, et rangés dans le noir avec une main attachée dans le dos.
L'enfant est au désespoir, des larmes sont même versées, quand je lui dis que ce n'est pas grave, je regarderai sur Amazon en rentrant à la maison, et qu'au plus tard jeudi, il pourra promener son chat. Ce n'est que reporté, rien de bien grave pour moi, désastre absolu pour lui.

L'enfant étant né sous le signe de l'obstination et de la domination prochaine du monde, il n'allait pas rester sur un tel échec et laisser son beau rêve s'évanouir dans le lointain futur d'un jeudi qu'on n'est même pas sûr qu'il viendra. Le moment présent, il n'y a que ça de vrai. Voilà donc qu'il se met à réfléchir, et me dit, que ce n'est pas grave, qu'on peut aller voir chez le vétérinaire, il doit vendre des laisses et des colliers pour chats, le véto, hein maman. Je concède que oui, très probablement, mais que les prix risquent d'être prohibitifs, et que je n'achèterai pas pour acheter, si c'est trop cher, ce sera ailleurs, et puis c'est tout.
Le temps de passer en caisse avec mon assortiments de yaourts au soja, on arrive devant le cabinet vétérinaire: il est 19h15, le cabinet ferme à 19h. Au travers de la vitre, on voit bien les laisses et les colliers sur un présentoir.

Désespoir ultime de l'enfant, qui voit sa deuxième chance partir en fumée. Il pleure, je le console, je lui explique que je suis désolée de ne pas pouvoir tenir ma promesse, que j'ai parlé trop vite, mais que ce n'est que partie remise, il va juste falloir être un peu patient.
Une vingtaine de minutes plus tard, on passe devant notre supérette, et j'y entre pour voir si par hasard, mais vu l'heure tardive j'en doute, ils auraient encore des baguettes, rapport que j'ai un reste d'houmous maison dans mon frigo, et que ce serait sympa comme entrée pour le repas du soir.
A peine j'ai mis les pieds dans la supérette, que l'enfant fonce à l'intérieur, en me disant "ils vendent des laisses et des colliers, j'en suis sûr", et j'ai beau penser que non, je le laisse faire, pendant que je discute avec la vendeuse de la boulangerie sur le fait que quand on ferme à 20h30, ne plus avoir de baguette une heure avant, je trouve ça bizarre, surtout que c'est tout le temps pareil, franchement.

Et voilà LaPatate qui rapplique, fier comme bar tabac, en me montrant une laisse! Une laisse maman, une laisse! J'avais raison!
Ok, je le suis dans les rayons, et effectivement je trouve une petite laisse d'1m de long, et un mini collier, pour moins de 10 euros les 2. Je choisis rouge, parce que c'est  très joli rouge, sur un chat gris.

En arrivant devant l'immeuble, j'interphone  ma fille et lui demande de venir chercher le sac de courses et de descendre le ChatCouillon.
Ce qu'elle fait. Je clique le collier autour de son cou, clipse la laisse sur le collier, et la confie à LaPatate.

Qui à 19h50, a pu promener son chat sur les pelouses devant l'immeuble, sous le regard admiratif de ses copines depuis leurs balcons respectifs.

LaPatate, quand il veut, il peut.
Ca me laisse relativement pantoise, j'avoue.

Un jour il dominera le monde.
Pour l'instant, il promène son chat.


18 mai 2014

- 138 -

Bien bien bien.

Le vieil âge aidant, voilà que Charlie, le chat le plus bête de l'Histoire des Félins, commence à yoyoter sévèrement de la cafetière. Il vaque encore plus que d'habitude, niveau vide mental.
Voilà qu'il lui prend des envies de vadrouille, et donc l'animal nous file entre les jambes, lui qui d'habitude te fait tomber par sa force d'inertie légendaire - les chats se bougent quand tu arrives sur eux, pas lui, lui il te fait tomber ou se laisse marcher dessus, son temps de réaction cherchant en vain à dépasser la vitesse de pointe de l'escargot.

Charlie fugue, donc.
L'heure est grave.
Ca fait deux fois que mon voisin du RDC me le remonte, parce qu'il l'a trouvé dans son salon, couché tranquille émile dans son canapé.
L'animal se carapate, réussit à sortir de l'immeuble, et quand il a brouté ses trois brins d'herbe de pelouse, il rentre par la porte-fenêtre ouverte du gars. Et attend qu'il le remonte, bien gentiment.

Il va falloir qu'on fasse gaffe, parce que jusque maintenant l'animal fuguait à l'occasion pour aller à l'étage au dessus. Voir même restait sur les marches de l'escalier, étalé telle la loche de base. C'est qu'il n'était pas bien aventureux le matou, il a toujours eu peur du Grand Méchant Dehors.
Mais maintenant que le courant d'air entre ses oreilles est devenu une véritable tornade, il va falloir redoubler d'attention, afin que le félin sénile ne finisse pas écrabouillé, je ne m'en remettrai pas...
Je pense faire une affiche à scotcher sur la porte du hall, façon avis de recherche: Attention, ce chat est très mignon mais il est incapable de survivre dehors, surtout ne le laissez pas sortir. Avec une photo de sa mignonne petite bouille de chat débile.

Ou alors on lui achète un collier et une laisse, et hop, les mômes baladent le chat dehors, le temps qu'il aille faire la vache sur la pelouse.

C'est une bonne idée ça.
A ajouter à ma liste de courses de demain, avec la poignée de porte pour la cuisine, et la latte pour réparer le canapé.

La vie que je mène, les gens, la vie que je mène.
Passionnant.
Bref.

Non mais t'es vache là, c'était juste trois brins d'herbe, 
je ne mérite pas çaaaaaa!

17 mai 2014

- 137 -

Recette pour avoir l'air con:

- Une porte de cuisine avec une poignée déglinguée côté extérieur et pas de poignée du tout côté intérieur.
- Une maîtresse de maison relativement feignasse et surtout surbookée
- Une fenêtre basculante qui déconne quand ça lui chante.
- Un joli sac jaune avec des pioupious accroché à la poignée déglinguée.

Prendre la maîtresse de maison, et lui faire faire la vaisselle, fissa avant qu'elle ne parte bosser, juste après que ses enfants soient partis avec leur père.
Veiller à ce qu'elle soit seule dans la maison avec les chats pour seule compagnie et à ce qu'elle laisse son téléphone portable dans sa chambre.
Préférer un temps magnifique avec un soleil radieux et une petite brise de bon aloi. Faire en sorte que la porte fenêtre du salon soit bien ouverte, et la fenêtre de la cuisine aussi.
On peut s'autoriser un ordi portable sur la table de la cuisine, ainsi qu'un trousseau de clés de la maison: la maîtresse de maison est sur le départ, et elle emporte son ordi pour travailler.
Attendre que la maîtresse de maison finisse sa vaisselle, et qu'elle ferme sa fenêtre de cuisine avant de partir, juste en tournant la poignée vers le haut, pour qu'elle reste entre-baillée vers le haut, donc.
Attendre qu'elle prenne son sac accroché à la poignée déglinguée, et ce faisant, décale légèrement la porte.
Laisser la fenêtre qui s'est subrepticement ouverte en grand faire un grand courant d'air, et claquer la porte de la cuisine.
Servir le magnifique air con de la maîtresse de maison, quand elle réalise qu'elle est enfermée dans sa cuisine, seule dans l'appartement, sans poignée pour rouvrir la porte.
Admirer.


Recette pour rester calme et s'en sortir l'air de rien:




Rester calme.
Respirer.
Rigoler.
Regarder les chats au travers de la fenêtre de la porte, ils sont paisibles sur le canapé et ne bougeraient pas une moustache pour venir aider.
Réaliser que pas de téléphone portable.
Ne pas paniquer.
Se souvenir que l'Ado est partie sans son sac d'affaires pour aller chez son père, qu'elle a prévu de revenir le prendre. Dans un temps indéterminé.
Rester calme.
Se dire que c'est blogable, ahahahahahaha.
Chercher comment sortir de là.
Se dire que oui on a l'ordi, mais que dans les plus de 200 contacts facebook, aucun ne peut venir ouvrir la porte. C'est ballot.
Prendre le casse-noix et coincer la tige de la poignée de porte dedans, pour essayer de la faire tourner.
Réaliser que le casse-noix porte bien son nom, il pète les burnes, complètement inutile.
Vérifier si par hasard on n'aurait pas rangé une grosse pince dans un des placards.
Se souvenir qu'on a rangé la cuisine aux ptits oignons et que tout est à sa place.
Chercher quand même la pince au milieu des assiettes ou des produits ménagers.
Se dire qu'on peut appeler par la fenêtre, au pire, si on n'arrive pas à sortir, et lancer le trousseau de clés à qui voudra bien passer par là.
Réaliser que sur le parking derrière l'immeuble il n'y a jamais grand monde, et encore moins un samedi après-midi à 15h15.
Chercher ce qui peut faire pince dans cette fichue cuisine.
Essayer avec le presse-ail ikea.
Sortir de la cuisine d'un habile tour de poignet.
Partir bosser l'air de rien, pouf pouf pouf.



J'ai une vie, je vous jure, des fois.
Je m'auto-épuise.


Oh le chat, tu bouges ton chamallow et tu viens m'ouvrir, oui?

16 mai 2014

- 136 -

Bon je fais quoi là?
Je blogue? Ok, mais je blogue quoi?
Je me lave les cheveux d'abord?
Non mais il faudrait j'ai déjà reporté depuis hier.
Et je dois m'occuper des litières, sinon ça va être Apocalpypse Now dans la salledeb' demain matin.
Mais il faudrait aussi que je range le linge  propre des gars, j'avais prévu de faire ça ce soir, en fait.
Non mais j'avais aussi prévu d'être à la maison à 18h30, pas de me laisser embrigader dans une énième réunion kermesse et sortir de l'école à 21h00, merde quoi.
Il fallait aussi que je range la cuisine.
Mais faut aussi que je blogue.
Je crois que je suis tellement fatiguée que je ne sais pas si je vais réussir à me relever.
Pis je veux des cheveux propres.
Tiens d'ailleurs j'avais pas dit qu'en rentrant à 18h30 je devais mettre mon linge de lit à laver, pour dormir dans du tout propre tout frais ce soir? hum?
Oui mais là c'est trop tard du coup.
Et il faut que je blogue, mais je n'ai pas grand chose à dire, et surtout pas la verve pour le faire correctement, je suis moulue foutue.
Faut pas que je me lève trop tard demain, j'ai plein de trucs à faire.

Ca fait une demi-heure que ce qui précède tourne en boucle dans ma tête et que je fixe immobile mon écran, incapable de prendre une décision.

Je bugue.

C'est la fatigue.
L'épuisement.
Le trop plein.
Le bout du rouleau.
Le mur.

Du coup je crois que je vais rebooter tout ça, en me couchant, même si ce n'est pas dans des draps propres, avec des cheveux qui auraient besoin d'être lavés, sans ranger le linge, sans nettoyer la cuisine au coton-tige, mais avant je vais utiliser mes dernières forces pour aller m'occuper des litières, sinon, demain, ce sera la merde, littéralement.

Il faut savoir prendre les bonnes décisions, des fois, il en va de la survie mentale.

Oh oui.

Demain je vous raconte des trucs d'aujourd'hui, du coup.

15 mai 2014

- 135 -

Le chemin de la maison, encore une fois, LaPatate raconte des trucs:

- Avant, pour crâner devant les autres, ben la seule solution c'est de mentir. Quand j'étais à la maternelle, hein, maintenant je ne le fais plus.
- Ce n'est pas bien de mentir, franchement! Et tu as dit quoi?
- J'ai dit que ma verrue c'était un bouton d'araignée, après qu'une araignée elle m'a mordu. Les autres étaient whaouuuuhh. Et aussi des fois je disais des mots n'importe comment, et je disais que je parle japonais. Mais bon ça je le fais encore.
- Ah.

Et ce soir il dort à nouveau avec son déguisement de pirate, mais dans son lit cette fois. Je ne dis plus rien, comme je n'ai rien dit quand il a chanté I like to move it move it à plein poumons et en boucle pendant qu'il était assis sur le trône.

J'ai passé la journée avec 29 élèves - choupis-, 4 parents - formidables, et des milliers d'abeilles - très mignonnes, et je suis tellement fatiguée que mon fils pourrait me raconter son plan pour braquer la caisse d'ep' ou qu'il a décidé de demander la nationalité chilienne, que je répondrais:
- Ah.

C'est dire.

un chat, sans doute japonais, trop fatigué pour aller braquer la caisse d'ep'

14 mai 2014

- 134 -

LaPatate vient me voir dans la cuisine, alors que je prépare le repas du soir en discutant avec l'Ado.
Au lieu de se mettre en pyjama comme je le lui ai demandé un peu plus tôt, il est déguisé en pirate.
Faudrait pas qu'il écoute ce qu'on lui dit, non plus, ce serait déroger à son statut inné d'ayatollah.

- Tu veux voir mon oeil?
- Hum, montre....

- Ah... bah.... oui....

Et ma fille d'ajouter:
- Non mais c'est réussi, j'avoue.


ON. NE. S'EMBÊTE. JAMAIS.
JAMAIS.

13 mai 2014

- 133 -

Sur le chemin de l'école ce midi - cette fois ci ce sont les deux gars qui ont demandé à manger à la maison, et je suis faible, j'ai dit oui - voilà que LaPatate en a assez de la suprématie de son frère et il décide de lui rabattre son caquet:

- Non mais toi t'es abruti, abruti comme une pomme. Une pomme c'est super abruti, ça reste sur son arbre là [il prend une petite voix niaise] ouiiii je suis une poooomme, je fais que rester pendue à ma branche, j'attends de pourrir, mais comme c'est trop loooooooong je me laisse tomber comme une abrutie, et plof, par terre, je pourris par terre. [il reprend sa voix normale ] Les pommes c'est abruti, ça finit toujours par se faire manger, sur l'arbre ou par terre.


Je ne sais pas ce que je vais faire de cet enfant.
Dans tous les cas, s'il termine expert-comptable, ou employé des impôts, j'aurais merdé un truc.
Obligé.


Et pendant que je rédige ce mini-billet, il a décidé, lui l'enfant qui ne supporte pas de se coucher seul, et qui il n'y a pas si longtemps encore, refusait même d'être seul dans une pièce - aller aux toilettes était giga fun pour nous, je ne te dis que ça - cet enfant là, donc, a étalé une couverture par terre, a pris un coussin dans son lit et une autre couverture, et dort là tout de suite sur le tapis du salon, où il a décidé de passer sa nuit.
J'ai prévenu, si demain matin il est réveillé par sa soeur qui part au collège et qui risque de lui marcher dessus, il est hors de question qu'il vienne piapiater dans mon lit.
Je ne suis pas une pomme hein.
PAS. UNE. POMME.
je vais finir en compote, c'est ça, hein c'est ça?!!?

12 mai 2014

- 132 -

Le moment FDG

L'Ado:
Elle dit qu'elle fait ses devoirs.
Elle est bien dans sa chambre.
Volets fermés, lumières éteintes.
FDG

LaPatate:
Il déteste se coucher tout seul sans son frère.
Il le doit pourtant ce soir, son frère est sur l'ordi sur la table de la cuisine, il a le droit de se coucher un peu plus tard.
LaPatate est furieux, et quand il va se coucher il ramasse, sur la petite desserte posée dans le salon devant la porte de sa chambre, une pièce de 5 centimes, et la jette loin par dessus son épaule.
Pour que je le rappelle et que le temps de chercher il n'aille pas au lit.
FDG

LeZèbre:
C'est son job de descendre les poubelles aux containers.
Ce soir il rentre de l'école en faisant du free-style sur sa trottinette.
Arrivé à la maison, il se jette sur le tapis pour regarder la télé avec son petit frère.
Quand je lui demande de descendre les poubelles, il refuse.
Il ne sent plus ses jambes, il est au bord de commander son fauteuil roulant là.
FDG

LeChat:
Lequel je ne sais pas.
Mais il a ENCORE fait popo dans la baignoire, alors que les litières sont propres.
FDG

LaDéléguéeDeParents:
Elle est sensée aider à organiser la fête de l'école  - une kermesse suivie d'un repas tous ensemble.
Elle ne sera pas là au repas.
Bon ben ni au rangement du coup.
On aurait pu lui pardonner si elle ne nous faisait pas suer par pack de douze depuis la rentrée.
FDG


La zénitude, je garde. 
Le calme, je marche avec.




fdg: foutage de gueule

11 mai 2014

- 131 -

1.
Je suis encore dans mon lit, je discute avec LeZèbre et L'Ado:
- Cette nuit j'ai fait un rêve et franchement ça veut dire beaucoup de choses je pense! J'ai rêvé d'un zombie qui tenait dans ses bras un bébé zombie, et le bébé zombie mangeait le parent zombie.
- Biiiiiiiiiiiiih
- Oui alors je pense que ça veut dire que je suis claquée comme un zombie, un peu, et que vous me bouffez la vie, là, tous les trois, voilà voilà!

L'Ado:
- Ou t'es juste une grosse psychopathe.

LeZèbre:
- Maman, faut que tu arrêtes de regarder des séries, là!

Et ils ont rigolé comme des nouilles.
Mais moi je sais que j'ai raison, que mon inconscient essaie de me dire des trucs là, notamment sur le fait qu'on me prive de sommeil. Ahah!

2.
Alors que je sors de la douche avant d'emmener les gars à la piscine, je vois LaPatate qui émerge des toilettes, hilare:
- Ahahahahaha regarde ma blague, ahahahahaha.
- Non mais ça m'intéresse pas, dépêche toi de finir ce que tu as à faire et sors de là!
- Mais regarde, j'ai une queue!
Et il me montre une longue queue faite de papier toilette, coincée entre ses fesses.

Je m'insurge:
- Non mais vraiment, mais franchement, quoi!
- Ben j'ai trouvé l'idée dans le petit livre rouge qui est sur ta table de nuit, tu sais la petite bédé là, et j'ai cherché une page facile à lire, et la petite fille elle fait ça aussi, donc voilà, moi aussi!

Merci ma chère Caroline, je vois que ta fille, par delà la Grande Flotte qui nous sépare, arrive à partager son imaginaire riche et inventif avec ma Patate de fils. Misère. Heureusement qu'un océan les sépare, je n'ose imaginer leur association de malfaiteurs s'il en était autrement...

Le super petit livre rouge en question, si toi aussi tu veux donner de bonnes idées à ton enfant, et te bidonner d'une lecture bien bien fun.

3.
Piscine donc.
Je veux être efficace, donc j'enfile mon maillot, une longue robe par dessus, mes tongs, mon blouson en jean, j'embarque le sac, les gamins, on file à la piscine.
Arrivés dans les vestiaires, je réalise au moment où ils doivent se mettre en maillot, que le petit sac avec leurs maillots, serviettes, lunettes, est resté dans le canapé.
Bien joué!
Ma fille prévenue par téléphone a enfilé un jean par dessus son leggings de pyjama, chaussé ses tongs, zippé son gilet, et a rappliqué aussi vite que l'éclair, on l'appelle SuperAdo, on a attendu à peine 5 minutes!
Les gars enfin en maillot, je ferme le casier, je prends mon sac, et on passe sous les douches, on arrive sur le bassin, les enfants veulent leurs lunettes, qui sont.... dans leur petit sac, que j'ai sagement enfermé à clé dans le casier.
Bien joué!
Bon après j'ai comaté dans le petit bain, on ne m'en voudra pas merci.

En repartant, dans les vestiaires, je dis à LaPatate de me laisser lui repasser un coup de brosse, parce que là, le résultat après sa tentative de coiffage, ça fait peur.
Il me regarde très sérieusement et dit:
- Hum, on croirait un dromadaire qui n'est pas content de son repas, c'est ça?

Je.... Oui voilà, c'est ça.
Mon lit, vite!

10 mai 2014

- 130 -

1.
Mes enfants qui passent à table avec un nouveau jeu débile:
-Vas-y fais le cri du lion?
- Bzzzzzzz bzzzzzzzz.
- Super! Et tu sais faire le bruit du coq?
- Hihan hihan! Pas mal hein? Tu sais faire le guépard?
- Cuicuicuicuicui.
- Whaouh! Vas-y moi je te fais le bruit du chien: roooaaaaaaaaarrrrr!

Ainsi de suite.
A priori j'ai raté des trucs au niveau des connexions neuronales, faudrait que je rejette un oeil aux plans de conception, y'a vraiment un truc qui cloche.

2.
Ma fille accompagne LeZèbre qui a rendez-vous à la bibliothèque pour bosser avec un camarade de classe.
LeZèbre vient la voir dans sa chambre, et met en pratique sa tactique préférée pour rendre sa soeur dingue en 2 secondes chrono. Il lui rote de nombreuses fois à la figure, ô la magie de la testostérone associée à la sortie de table avec le ventre bien plein. Elle est furax le temps de le dire, et on la comprend aisément.
Je lui propose d'expliquer au camarade du Zèbre quand ils arriveront à la bibliothèque, qu'elle est ravie de lui prêter son petit frère pour une petite heure, ça lui épargnera les rots en continu.

Elle réplique:
- Ah non, je vais plutôt dire " Mon chéri, dépêche-toi de bien travailler, parce que je sais que tu ne veux pas rater My little pony à la télé!"

Son frère s'indigne:
- Mais n'importe quoi, ce n'est même pas à cette heure là!

Et elle de rétorquer:
- Oh mais tu connais les horaires en plus, c'est par-fait!

Gniark gniark.

3.
Il paraitrait qu'il faudrait que j'ajoute des recettes sur le blog, donc c'est parti.

Curry de pois-chiches 

Donc c'est une sauce pour accompagner du riz blanc.
Et accessoirement faire manger des légumes mine que rien  lalalalalalalala au Zèbre pour qui légumes = tentative d'assassinat contre sa personne.


Tu fais chauffer de l'huile d'olive dans ta poêle, et tu y mets du curry à ta convenance, selon que tu as envie que ça t'arrache la tête en éjectant tes yeux de tes orbites, ou juste que ça soit un peu relevé.
Puis tu y verses l'équivalent d'une moyenne boîte de pois chiches. Sur feu doux.

Après tu balances dans ton blender une grosse tomate et une courgette épluchée coupée genre en trois, vu que ton blender ce n'est pas SuperMan non plus. Ca va te donner une sorte de blob mousseux rose. Très appétissant. Not.
Tu m'ajoutes ça,dans ta poêle, et tu ajoutes ensuite une petite brique de lait de coco.
Tu assaisonnes ensuite à ton goût: chez nous on a ajouté du sel de guérande, 5 tours de moulin de poivre noir, une pincée de paprika, pis on a remis un peu de curry, pouf pouf pouf. Tu laisses mijoter le temps que ça épaississe un peu, à savoir le temps de cuisson du riz, parce que tu es super organisé(e).
Tu sers sur ton riz blanc.
C'est mioum, confirmé par TROIS enfants et une adulte.
Comme je te le dis.


Pour les gens plus civilisés qui AIMENT les légumes, eux, au lieu d'ajouter le blob rose, tu ajoutes des rondelles ultra fines de courgette (avec la peau, merci), et des petits dés de tomates. Et tu laisses mijoter un peu plus longtemps du coup, le temps que les courgettes deviennent moelleuses.

4.
C'est l'heure de faire les grosses courses pour la semaine.
Au passage en caisse, je suis en pole position, avec mes deux gros cabas et mon sac de surgelés, ma fille ensuite avec son gros cabas, puis LeZèbre avec son moyen cabas et sa boîte de litière, et en dernier LaPatate, avec son petit cabas. On fait sensation, parce qu'on est très organisés. Ca ne t'étonne pas, je sais. Bref.
Aujourd'hui, petit caissier tout neuf tout jeune, en formation, avec une crête intéressante sur la tête. Derrière lui une caissière confirmée qui l'aide.
Et alors que j'ai passé tout mon bazar, c'est au tour de ma fille, et dans le cabas de ma fille il y a les légumes. Et donc c'est à ce moment que la caissière confirmée va voir ailleurs si elle y est, laissant le jeune gars tout seul. Il faut qu'il pèse les légumes et qu'il entre les codes. Alors les courgettes, il gère. Arrivé à l'aubergine, il me regarde, désespéré, et me demande dans un souffle:
- S'il vous plait, ça s'appelle comment ça?
- Une aubergine.
Dès qu'elle a eu rempli son cabas, ma fille s'est écroulée contre mon épaule pour étouffer un énorme fou-rire. J'espère que le petit caissier ne s'en est pas rendu compte, ce n'est pas très gentil de se moquer.
Et puis comme a dit plus tard LeZèbre, peut-être il avait juste un trou de mémoire, hein, on sait pas.
Bah oui, on sait pas.

5.
Ranger les courses pieds nus sur le lino de la cuisine
Mal équilibrer une petite boîte de maïs sur sa copine petite boîte de lentilles, dans l'étagère
Se retrouver avec les pieds trempés quand la petite boîte décide de plonger dans le bol d'eau des chats
Réaliser qu'on n'a pas besoin du ChatonDuDémon pour faire des bêtises et des inondations en fait.

09 mai 2014

- 129 -

- 109 -
J'en suis à plusieurs nuits de sommeil avec réveil naturel, c'est un truc de fou, je n'aurais pas cru ça possible, et a priori j'ai réussi à fiche la frousse au BadKarma. Stune bonne chose.

- 110 -
Par contre LaPatate, tel l'irréductible village gaulois, persiste à venir me réveiller dès qu'il est réveillé. Je pense que tant que je ne serais pas passée à la thérapie de choc, à savoir le choper par le fond du calbut et le coller sur le pallier le temps de me recoucher et de me rendormir jusqu'à une heure décente, il n'y aura pas de nette amélioration. J'ai enfanté un ayatollah du câlin et du bisou. C'est l'enfer.

- 111 -
Mes chats ne dorment plus dans la salledeb'. Le bénéfice engendré est loin d'excéder les emmerdements afférents. Idée abandonnée. Idée de les faire dormir sur le balcon s'ils continuent à gratter à ma porte et à me chanter la sérénade comme des gros demeurés: à l'étude.

- 112 -
LaPatate devait écrire à la rentrée quelques phrases sur ses vacances. Il a écrit qu'il était allé au zoo, et qu'il avait vu un bébé chèvre qui venait  juste de naître et que c'était super. Son instit était épatée.
J'ai eu des nouvelles du petit mouflon iranien dans les commentaires et via FB, et je trouve ça merveilleux.
Hâte de retourner le voir!

- 113 -
Le langage de LaPatate est toujours une source perpétuelle d'émerveillement ou de rigolade.
Aujourd'hui, alors qu'il joue dans la cour de mon école avant de s'atteler à ses devoirs, je lui apporte un bout de gâteau au chocolat:
- Tiens regarde, F. la maman de M., elle m'a donné ça pour toi!
- Cool, tu la remercieras bien de ma part.
Venant de l'enfant qui passe ses journées à parler de son chamallow et de ses pruneaux, et à commenter ses prouts, ça surprend un peu, quand même.

- 114 -
J'ai décidé de bien montrer aux débiles de félins que je mange AVANT eux. Qu'ils patientent. Comme ça, peut-être l'association va-t-elle se faire dans leur petite caboche obstinée qu'il faut que je mange pour qu'ils mangent, et donc, la prochaine fois que je sors, je mange avant, je les nourris, et quand je rentre, je vais me coucher, tranquille.
M'est avis que ce sera un échec cuisant, le félin étant le champion du monde en matière de "je joue au con et tu vas perdre".
Tant pis, qui ne tente rien, ne tente rien.

- 115 -
Avec deux notes au-dessus de la moyenne en SVT, soit 4 épisodes, et un 20/20 en SVT toujours, soit 3 épisodes, voici ma fille bientôt rendue au S01E10 de Pretty Little Liars. Ah non, la ratage de moyenne au brevet blanc de français, même si moyenne de la classe inférieure à sa note, même si prof nullach' de compet' à la correction, c'est un épisode de moins. ON NE RATE PAS LE FRANCAIS DANS CETTE FAMILLE TU ENTENDS! Episode 9, saison 1.
La classe, ça marche, comme méthode.
Je vais faire breveter.
Ah on me souffle dans l'oreillette que ça s'appelle la Technique de la Carotte et que ça existe depuis des millénaires.
Ah.

- 116 -
Je vais devoir installer le deuxième rideau de douche à fleurs, le premier, installé donc le 26 avril, présentant déjà plusieurs impacts et une porte de sortie, ce chaton étant un monomaniaque comme j'en ai rarement vu. Je pense à lui filer le Feliway en intraveineuse. En même temps, qu'attendre d'un abruti qui passe deux heures à chasser une mouche qui est de l'AUTRE CÔTE de la vitre, je te le demande?

- 117 -
Ma fille devant mon feu d'huile et mon ratage cataclysmique de boulettes:
- Tu sais, même à TopChef, ils merdent, les mecs, hein.

Moi je dis qu'elle est bien gentille, parce qu'elle n'a jamais regardé cette émission, vu qu'on ne regarde pas la télé. M'est avis que si tu fous le feu à tes boulettes, tu te fais virer de TopChef, non?

- 118 -
Alors j'ai refais l'expérience, vu que je n'ai pas pour habitude de rester sur un échec.
La meilleure technique pour gagner?
Un seul bac de balles.
Ne faire jouer que les moyens.
Ou que les grands.
Je finis toujours par les éclater.
Par contre j'ai des courbatures dans les épaules, c'est un truc de dingue.
Mais qui ne tente rien, ne tente rien.
Et c'est qui le boss?
C'est moi.

- 119 -
Tu me diras que je suis bizarre et obsessionnelle, mais j'ai coaché déshabillage, rangement des vêtements, et rhabillage du petit L. de très près, cette semaine. Et personne n'a rien perdu du tout, parce que j'ai veillé au grain. On ne me la fait pas deux fois, bande de gougnafiers.
Et personne n'a noté l'incroyable hilaritude du gif accompagnant ce billet, je suis déçue. Dé-çue.
Si après je fais la grève du GIF, vous saurez pourquoi. Ingrats.

- 120 -
Comme quoi il est capable de rester patient le matin.
N'a pas encore renouvelé l'exploit.
L'espoir fait vivre.

- 121 -
Je n'ai pas renouvelé l'expérience, par contre j'ai déplacé les trois assiettes dans l'entrée, quand j'étais à la bourre sur mon lessivage du sol de la cuisine. Ils ont pas super aimé le changement, mais ils ont super aimé manger leur pâtée à l'heure.
Les chats, quoi. Les chats.

- 122 -
Le Zèbre me dit avoir eu un 17,5 en vocabulaire, et il en est très fier, à juste titre. Ce qui sous-entend qu'il a accepté d'écrire ce qu'il savait, et qu'il a accepté de le faire de façon à être lisible.
Je demande à voir, même si je veux croire de toutes mes forces au miracle.

- 123 -
J'en ai tellement marre de récupérer tous les jours des lettres magnétiques éparpillées sur le sol de ma cuisine.
Il faudrait que je réorganise ma déco de frigo afin de tout mettre hors de portée des pattes du ChatonDuDémon.
Il faudrait.
C'est que je fatigue, des fois.

- 124 -
Il y a l'oral le 26 mai. Je vous tiens au jus, ça promet d'être folklo, même si elle est tombée à priori sur un jury de  profs sympas et bienveillants. On va réviser à fond, à fond, à fond. Je prépare le fouet, le pain, et l'eau.

- 125 -
Il semblerait que le sirop de menthe sucré à la stevia dont j'agrémente l'eau infâme du robinet - le sirop de menthe à la stevia est le seul sirop à la stevia que j'aime, parce que l'arrière-goût de réglisse de la stevia, ça bute avec la menthe - soit le responsable de mes aller-retours nocturnes en mode Coma Dépassé. La stevia c'est diurétique. En plus d'être l'édulcorant de base des Japonais depuis les années 1980. Oui j'ai lu la page Wikipédia sur la stevia, et je te proute. Je m'instruis.


- 126 -
Je précise à nouveau à l'intention de mon auguste paternel, que tout ce que j'écris sur ce blog est intégralement véridique, et que les paroles retranscrites ici sont à 95% authentiques, il peut m'arriver de dévier d'un mot ou deux parce que ma mémoire n'est pas intégralement en mode dictaphone. Mais la plupart du temps, soit je prend des notes - genre sur le bloc note de mon téléphone - soit j'écris le billet sur le vif.
Comme je le dis.
C'est un peu une maladie, presque.
Donc oui, la conversation sur la comparaison entre les escargots et les phénix a bel et bien eue lieu.
Je sais, c'est dingue.

- 127 -
Là, par exemple, j'avais noté les répliques sur mon téléphone. Ma fille à côté de moi disait:
- Tu notes tout bien hein, ça te fera ton billet de ce soir.
Misère de misère, j'ai engendré un monstre. UN MONSTRE!

- 128 -
Avec l'immensité de ma cagnotte d'anniversaire alimentée par 49 foufous ♡  trop gentils, je crois qu'en plus d'une nouvelle cuisinière, un petit micro-ondes, et une nouvelle télé pour remplacer le monstre sur le point de défunter qui occupe les trois quarts du salon, je vais ajouter une friteuse. Option couvercle de sécurité.
Je tiens à ma longue chevelure, ça fait trois ans que je ne coupe pas, ce n'est pas pour la cramer pour des boulettes, si vegan soient-elles.
Je vous aime fort, les gens.
Mais fort hein.
Comme des flammes d'un mètre de haut, voyez.
C'est dire.


(bon je ne savais pas quoi bloguer, et je suis fatiguée, je me suis dit que j'allais faire ce ptit billet de suivi, que ce serait rapide. J'ai mis presque une heure à le rédiger)(dodo maintenant)



08 mai 2014

- 128 -

Je n'avais que trois ambitions pour ce jour férié.

La première était de me reposer toute la journée, parce que j'ai bien mérité.
J'ai réussi sans problème, avec même une mini-sieste avec chats chauffe-pieds.

La seconde était de me laver les cheveux, ce qui tout de suite montre à quel point j'ai de l'ambition quand je veux hein. Ouhla, oui.
J'ai réussi, après avoir du m'interrompre au bout de trois minutes à peine que j'étais sous la douche les cheveux trempés, vu que c'est à ce moment précis que les trois mômes ont décidé de virer hystéros à tendance violente dans le canaprout. Le moyen a embêté le petit, la grande a crié, le moyen a crié, le petit a crié, le moyen a enquiquiné la grande, la grande a commencé à marraver le moyen pour lui apprendre la vie. Chacun dans son lit et que ça saute je ne veux plus entendre un bruit. J'ai eu le silence ensuite, non mais c'est qui le boss, encore? Oui, voilà, c'est moi.

La troisième était de faire des pâtes aux boulettes végé pour le dîner de ce soir.
Préparation de la pâte à boulettes, trop facile. Cuisson des pâtes, je gère. Préparation de la sauce des pâtes, impec. Je mets l'huile à chauffer dans casserole, je façonne mes premières boulettes, je les plonge dans l'huile bouillante, et là, quand il y a 8 boulettes dans la casserole, a priori l'huile décide que rien ne va plus, ça se met à bouillonner sa race maudite et ça prend littéralement feu, des flammes d'un mètre de haut, je te jure, j'étais en serviette de bain devant ma casserole d'huile en feu, et ce n'était pas du tout glorieux. Oh non. J'ai baissé le feu sous la casserole, j'ai pris un torchon pour taper sur les flammes, et je n'étais pas du tout paniquée, oh bah ça non, tu penses, maître Yoda is in da kitchen tonite. Not.
Les flammes éteintes, je sors les boulettes, elles sont impec, je mets les autres, et là ça part en coucougnettes sévère, à savoir qu'elles se délitent dans l'huile, les débiles. A première vue je dirais que l'huile qui a pris feu n'est plus très coopérative dans son job de friture. J'ai quand même plein de boulettes à faire frire là, nous voilà bien. Je vide l'huile cramée, et comme je n'ai qu'une bouteille d'isio4, je l'utilise. Ben comme ce n'est pas écrit "usage friture" dessus, je peux te dire qu'ils ne te racontent pas des mensonges. Plein d'autres boulettes de fichues. C'est trop ma journée, là.
Du coup j'ai abandonné, j'ai un tupperware avec des boulettes crues dans mon frigo, ma cuisinière est sinistrée, le sol de ma cuisine est tout graisseux, et heureusement que je me suis bien reposée toute la journée, parce que là je ne suis pas couchée, vu le temps que ça va me prendre de tout nettoyer.

Mais j'ai les cheveux propres.
C'est pas mal déjà, non?

je.... no comment.

07 mai 2014

- 127 -

Après quelques courses, vu que LaPatate avait une folle envie de square et qu'on venait d'acheter du goûter, les trois enfants et moi sommes allés nous installer dans un petit square, avec du sable, un immense toboggan, une cage à singe, de quoi se défouler avant de rentrer à la maison.

Le goûter avalé, les gars vont jouer, LeZèbre qui râlait de venir a donc changé d'avis le temps de s'enfiler deux chaussons aux pommes. Oui deux. Bref.
Ils sont complètement déchaînés, ils font les abrutis complets, chahutent à fond, hurlent, rigolent, courent comme des déments, c'est le festival du grand n'importe quoi.

L'Ado et moi, assises sur le banc, faisons semblant de les ignorer, genre on ne les connait pas.
Quand même au bout d'un moment, j'annonce les couleurs:
- Je préviens, je n'emmènerais personne aux urgences ce soir hein.
Ma fille ajoute:
- S'il y en a un qui perd un oeil, on l'enterrera dans le sable.

Je suppose qu'elle pensait à l'oeil énucléé. J'espère.
Hin hin hin.

LaPatate vient  nous voir, ma fille l'apostrophe:
- Mais pourquoi tu frottes ton oeil avec ta manche pleine de sable??
J'explique:
- Ca ma fille, c'est parce que quand je l'ai fabriqué, je n'ai pas mis assez de neurones à l'intérieur de lui, tu vois.

Les gars décident de s'enterrer dans le sable.
Ma fille leur crie:
- Oui oui c'est ça, c'est une bonne idée, enterrez-vous!
J'ajoute:
- Loin!

On est tellement méchantes.
Mais le pire, c'est qu'on en est fières.

06 mai 2014

- 126 -

Non mais rentrer de l'école avec LaPatate et LeZèbre le soir, tu es sûre de ne pas t'ennuyer. LeZèbre assure le spectacle visuel avec sa trottinette et ses bonds de cabri, et LaPatate assure la partie discussion, histoire que tu ne t'endormes pas sur le chemin, surtout après avoir accompagné les élèves à la piscine - c'est compliqué, les gens, d'inscrire le prénom de votre gamin dans son jean? non mais vraiment c'est COMPLIQUE?? non je ne m'énerve pas, juste, ils ne savent pas reconnaître leur pantalon vos mioches, et c'est un poil usant, je dis ça c'est pas méchant, mais la prochaine fois y'en a qui vont rentrer à l'école en  caleçon et ce sera marre.

Bref.

- Donc, maman, je me demande pourquoi les escargots ils se désintègrent dans leur coquille, quand même c'est bizarre
- Beh écoute un escargot c'est fait beaucoup avec de l'eau, donc quand il est mort, il se dessèche, et ça fait de la poudre, et ça se disperse je pense...
- Ah bah oui alors c'est un peu comme le phénix, alors, tu sais, le phénix, c'est super rare, c'est un animal en voie d'extinction, mais sinon c'est un peu pareil, ça renaît de ses cendres, sauf que bon, l'escargot, là, il renaît pas...
- Surtout les phénix ça n'existe pas hein
- Ben si maman ça existe!
- Ben tu sais c'est un animal imaginaire, le phénix.
- Mais enfin si maman, le phénix est une créature mythique, ça existe!
- Mon coeur, mythique, ça veut dire imaginaire.
- Ah mince, je savais pas moi, je croyais que ça voulait dire animal sauvage super rare que très peu de gens ont vu... Tu sais c'est quand la première fois que j'ai vu un phénix?
- Bah, je dirais les films d'Harry Potter non?
- Non, c'était dans My Little Pony, y'avait un phénix qui renaissait de ses cendres...
- Et du coup tu t'es pas dit que c'était imaginaire?
- Ben non.

Quand je vous dis que je ne m'embête pas. Je n'ai pas le temps pour ça, il faudrait déjà qu'il arrête de causer, et ça, ce n'est pas prêt d'arriver. Oh non.


 
  ceci n'est pas un phénix


 

ceci n'est pas un phénix non plus, même si ça vole