31 décembre 2007

angel et les petites histoires de Noyel

Uhhhhh le Ptit Pôpa Noyel il est passé dans notre maison, et il n'y est pas allé de main morte. Hum.

Bref. Des petits bouts de Noyel de chez nous, ça donne ça:

L'incident mystère:

Si le jour de Noyel est arrivé un truc hyper blogable à ma Grande Zoute de 8 ans, vous n'en saurez rien, je n'ai pas le droit de l'écrire, interdiction formelle, elle a mis son veto et comme elle a le droit, beh voilà. Si vous avez des plaintes, tant pis. Gniark gniark.

M'enfin j'ai le droit, je viens de demander hein, de vous mettre une liste de mots. A vous de faire le lien:

- pet shop - lunettes - toilettes - pince à insectes -

Muf muf muf, j'ADORE ma fille.

Batman, un héros pragmatique:

Après avoir déballé sa Batmobile trop bath, qu'elle peut se transformer en engin volant, qu'elle fait des bruits de folie, et que même elle tire des petits bidules rouges pas du tout chiants à aller récupérer sous les meubles, PitiGasson a déballé aussi sa figurine Batman Ninja, oh que oui ça existe, il a une cape rouge, punaise, ça pète hein.
Après avoir essayé à moult reprises de faire rentrer Batman sans son véhicule de fonction, en vain, PitiGasson fait parler le super héros:
- Ah cette voiture est trop petite pour moi, il va falloih que j'aille m'en acheter une autre!

Uhuhuhuu. J'ADORE mon fils.

MaPatate, bébé photogénique:

Faut pas croire, malgré ses 8 mois et demi, MaGrossePatate aussi a reçu des cadals à Noyel. Oui oui oui. Et croyez-moi, devant les mitraillages hystériques de sa mère, il joue super bien le jeu de "je déballe hystériquement mes cadeaux, kessessé kessessé????".
Mais non il ne voulait pas baffrer le papier cadal et le bolduc, qu'est-ce que vous allez imaginer là.
Pffffff.

Hin hin hin. J'ADORE mon bébé.
(surtout qu'il a fait un super cadal de Noyel à sa mère, il a dormi 6 heures de rang, youhou)

La Lutine, employée modèle:

Pour Noyel, ma loupiotte a eu une Nintendo DS, ouip ouip, avec le jeu Animal Crossing, trop bieng. Et j'ai donc pu voir mon enfant, celle-là même à qui je peux demander 20 fois de suite de ranger son gourbi sans obtenir satisfaction à moins d'user de menaces apocalyptiques, refuser de venir prendre son repas, parce qu'elle devait aller poster un courrier pour son patron, et qu'il a dit de faire vite!(ton hystérique)
MA FILLE!
Elle a failli chialer quand il lui a dit qu'elle ne bossait plus pour lui, ce qui était synonyme de liberté dans l'univers du jeu lui est apparu comme une disgrâce pile poil sur sa pomme: Mamaaaaaan, j'ai pluuuuuuus de travail! (ton larmoyant)
MA FILLE!

Mazette.

Enfin là où je l'ai bien reconnue, c'est quand elle est allée revendre le stock de navets, hyper rares, que je lui avais acheté à 102 clochettes pièce (40 navets! un investissement!) pour une misère dès que cela a été possible, au lieu d'attendre que le cours monte. Elle a vendu à perte, la bécasse. Non je ne suis pas fâchée. Non je ne suis pas addict au jeu de ma fille.
Non j'ai dit.


Voilà voilà.


(il y a une note toute fraîche en dessous, j'ai décidé de multiposter aujourd'hui)
(une autre note en arrivage normalement bientôt)

angel et Docteur Cruche

Alix en a parlé ici, mais ce qu'elle n'a pas dit, c'est que j'étais avec elle, et le PitiGasson aussi.

Le PitiGasson, il a trop pas de chance, parce que la nuit du samedi au dimanche, la semaine dernière, hop, plein de fièvre, et vas-y que je délire à pwal dans la baignoire que je vais vomir mais en fait non, et quand maman réalise que le marmot est bouillant, elle réussit tant bien que mal à le convaincre qu'il ne va pas vomir, à le recoucher mit suppo de dolip', et elle reste à côté de lui jusque 3 heures du mat', qu'il s'endorme, en jouant au Mental Blocks sur son portable...

Le lendemain, direction SOS Médecins dans la TitineMobile de Xila, hop, diagnostic vite fait bien fait, angine angine angine, le PitiGasson doit prendre des antibiotiques. Aucun test buccal n'est pratiqué, autant mon zou à moi que j'ai il a une angine virale, mais on s'en tape, antibios, hop. Comme je suis aux abonnés absents niveau réflexion, rapport au retard phénoménal d'emballage de cadals et limite burn out mental, voyez, ben je ne tilte pas, et je vais acheter les médocs avec Alix. Un flacon de Clamoxyl fait son apparition dans notre home sweet home, à côté du sapin décoré, des vitres floconneuses, des calendriers de l'avent bientôt achevés.

Et l'angoisse commence.

Parce que le Clamoxyl, faut le savoir, c'est dégueulasse. Et pour le coup j'ai permis à mon fiston de dire le mot interdit: parce que le Clamoxyl ce n'est pas simplement dégoûtant, non, c'est franchement dégueulasse.
Tout comme c'est dégueulasse d'oser prescrire cette saloperie à un chtit minot de 4 ans qui voudrait juste attendre que le Père Noyel arrive dans son manteau rouge et blanc, dans un traîneau porté par le vent, pour lui apporter des Bionicles, des légos, des playmobils, des Transformers, et une voiture de Batman aussi, hop!
Du coup bah passé la première prise, et les hauts le coeur qui suivirent, le PitiGasson décida que c'était niet pour reprendre cette merde.

On a TOUT essayé.

Pendant DEUX HEURES.

La négociation,
les explications scientifiques (SuperClamoxyl vient aider ton corps à se battre contre les vilains microbes ouhla, vite il en a besoin, vite avale-le!)
les promesses faramineuses (chips, bonbons, dvd au choix, as you want, mais AVALE!)
la détermination sévère (tu l'avales et tu ne discutes pas, il FAUT le prendre, donc on y va, c'est comme ça et pas autrement)
l'emmenage dehors pour aller faire des piqûres d'antibiotiques à l'hôpital
le forçage avec pincement de nez (= je possède le seul modèle d'enfant qui respire à travers ses dents serrées tel l'étau de l'enfer)
RIEN N'Y A FAIT.

Au bord de la crise de nerfs, au bout de deux heures, je lui ai collé 4 claques sur les fesses, et il l'a pris: je veux paaaaaAAAAAAAA-gloup! Cuillère enfournée sur le AAAAAAAAA.
N'étant absolument pas partisane de ce genre de pratique éducatives, il m'en a coûté (j'en ai pleuré).

C'était le lundi matin. On a fonctionné à la menace de fessée, youh super esprit de noyel, c'était extra, je recommande. Fièvre tombée le lundi soir. Mais toujours le fuckin' clamoxyl à prendre TROIS FOIS par jour pendant SEPT jours bon sang! Arrivé au mercredi matin, je trouve que mon fiston il n'a certes plus de fièvre, mais ce n'est pas la joie. En gros, on m'a transformé ma balle de ping-pong qui rebondit entre les murs et me casse les pieds all day long, en une espèce de serpillière vagissante, prostré dans son lit, qui ne mange quasi rien, qui émet des gaz à retuer un mort qui aurait des velléités de zombification, et qui dort entre deux plaintes de "j'ai maaaaaal au ventre". Avec plein de cadals de noyel hyper chouettes encore dans leur boîtes? Carrément pas glop, je dis.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'enfant amorphe se réveille juste pour vomir le demi oeuf dur qu'il avait voulu manger, avec une charmante sauce au clamoxyl. Miam.

Y O U P I.

Le jeudi se passe à l'identique, il ne quitte pas le lit, ne mange pas, ne joue pas, dort et câline son doudou. Depuis l'épisode vomi, j'ai arrêté de lui filer l'antibio, surtout que son état général est vraiment pas terrible...
Je décide de l'emmener voir son médecin. Sauf que bien sûr, un 27 décembre, j'aurais du y penser, beh y'avait une remplaçante.

Très gentille, habillée tout en rose comme un petit bonbon au mohair un peu, environ la moitié de mon âge, et l'aplomb d'une petite souris dans la mâchoire d'un greffier. Qui après avoir signalé la disparition de l'angine, a pris le temps de chercher une trace d'appendicite, et de diagnostiquer une gastro. Aha. Ben tiens. Le fait que mon gamin fasse une intolérance au sacro-saint antibiotique, non non non, voyons madame, non! Il a préféré déclarer une gastro à vomissement unique (il n'a rien vomi de la journée de ce qu'il a accepté de manger) version constipée (n'est pas allé rendre visite aux wawas depuis mardi, n'ira que samedi!). Bravo. Il est fort mon zou à moi que j'ai. Et donc la bouche en coeur elle prescrit du motilium et me regarde l'air de vouloir me sélectionner pour la plus mauvaise mère de l'année 2008, en me disant qu'il faut qu'il prenne encore deux doses minimum d'antibiotique, au cas où il resterait des bactéries.

Ah. 30 euros, au revoir, merci, n'hésitez pas à revenir s'il continue à être abattu.
Chouette, madame!

Sauf que le soir, devant les larmes de mon gamin tout patraque, j'ai piqué la grosse colère, et je suis allée flanquer le flacon de clamoxyl à la poubelle. Parce que forcer mon fils à prendre ce truc infâme qui le fait vomir, sur la présomption qu'il reste des bactéries d'une angine qu'à 95% elle était virale bordel, ça va bien les conneries, mais qu'en y'en a marre, y'en a marre.

Depuis, mon fils n'a toujours pas de fièvre, a retrouvé son enthousiasme, sa chiantitude absolue, mange comme un ogre, et me pète les arpions. Youhou.

Conclusion: le prochain qui diagnostique une angine chez l'un de mes enfants, il a intérêt à dégainer le test viral/infectieux, sinon je castagne. Sérieux. Ce ne sera pas pour mon loulou la raclée hein.
NON MAIS!

19 décembre 2007

angel n'est pas aidée

Ce matin, bravant le froid polaire, uniquement animée par un amour maternel profond pour mon PitiGasson, j'ai réussi à sortir de sous ma couette, ramper sous la douche, glisser dans mon jean, enfiler un pull et mon manteau, et sortir dans le Grand Congélateur Extérieur, afin d'accompagner mon enfant aux portes ouvertes de son cours de multisports. C'est que depuis plus d'un an qu'il pratique cette activité, impossible pour moi d'assister aux portes ouvertes: enceinte à gros bidon, puis maman d'une toute petite patate, j'avais du laisser ma place .
J'étais extrêmement fière d'aller voir mon fils se balancer sur le trapèze, faire des courses de relais et autres parcours avec obstacles.

Et surtout, n'ayant pas eu le temps de prendre un petit déjeuner, je comptais énormément sur le goûter festif des portes ouvertes pour m'éviter de passer en hypoglycémie. C'est en décédant intérieurement de la faim (juste eu le temps de choper 5 minuscules madeleines au chocolat avant de partir en trombe de l'appartement, et seulement 3 ont réussi à atterrir dans mon estomac, les deux autres étant détournées en plein vol vers le gouffre qui me sert de fils) que j'ai couru avec le zouzou le long de l'avenue jusqu'au gymnase.

En arrivant j'ai vu les deux animateurs terminer d'installer le buffet, extrêmement bien garni. Mazette. Mon estomac a gargouillé sévèrement, mais heureusement pour ma dignité de respectable mère de famille, ma couche de graisse abdominale aidée de trois strates de vêtements épais, a réussi à étouffer l'infamie. D'une zénitude que le Dalai Lama m'envierait certainement, je me suis dirigée d'un bon pas vers les vestiaires, afin que le PitiGasson se déleste de ses pelures de petit oignon anti-gel et qu'il enfile sa paire de baskets.

C'est avec des sanglots de désespoir totalement réprimés que je suis passée devant le buffet tentateur avec mon petit sportif: il apparaissait clairement que le goûter était installé pour APRES le cours. J'aurais bien grommelé des insanités à base de "faim bordel" et " ptin y'en a qui meurent d'une crise d'hypoglycémie" mais mes lèvres étaient doublement scellées par ma politesse naturelle d'une part, et le fait que je n'avais strictement rien apporté pour le goûter d'autre part, oubli et flemme s'étant astucieusement mêlés pour que je passe pour la rapiat de service. Shame on me.

Je passerai allégrement et avec la prestance souple et fluide qui me caractérise toujours, telle le jaguar agile dans la pampa un peu, sur le cours de sport qui me permit de constater que mon enfant adoré est extrêmement mignon quand il court en faisant le singe, ou qu'il essaie d'aller très vite avec un plot rouge sur la tête, et sans les mains.

Arrivons vite à la partie "goûter" de l'évènement sportif et social qui nous occupe, parce que vous je ne sais pas, mais moi je crève de faim.

Enfin le charmant animateur annonce que les enfants peuvent aller prendre le goûter. Youpi! Euh. Attendez? Les enfants?
ARE YOU KIDDIN ME MISTER?
Raaaaaaa, je vois les enfants qui se jettent sur toute cette nourriture qui m'appelle de sa petite voix de bouffe kré kré bonne "viens me manger, hummmm, je suis un délicieux gatal au choc" "grignote moi! je suis le sublime cake aux olives homemade" et surtout je me rends compte, alors que je vais pour m'approcher enfin de l'ElDorado de la Chip et du Savane, que tous les parents restent soigneusement à distance, et conversent aimablement pendant que leurs loustics se goinfrent. Mais c'est quoi ces empaffés de gens?

Le désespoir étend son ombre froide, sinistre, et affamée sur moi et ma faim démesurée. Je me vois déjà défaillir, j'ai des petites étoiles qui dansent devant les yeux, et la conversation de ma copine qui m'explique qu'elle est stressée par les travaux dans sa nouvelle maison, s'estompe peu à peu dans un brouhaha sonore.

C'est là, aux portes du vertige, que je réalise que certains enfants apportent de la nourriture à leur parents, dans une sublime inversion de la maman moineau nourrissant son petit qui piaille. Han. Mon fils, chair de ma chair, sang de mon sang, amour de ma vie, va-t-en donc à la recherche de mets succulents et vitaux pour ta mère en désespérance.

C'est avec des mots simples que je lui confie sa mission:

- Apporte moi un morceau de gâteau mon ptit coeur.

Il revient avec une chip. Une chip. Une chip. Unique. Ah. A mieux y regarder il s'agit d'un fragment de chip en fait. Il veut ma mort, c'est sûr. Ou alors il est totalement abruti. Mais vu qu'il porte pour moitié mon code génétique, ce n'est tout simplement pas envisageable. Peut-être a-t-il seulement mal compris?

- Rapporte moi du TEAU mon coeur. Pas des chips, du TEAU!

Il y retourne, et il revient avec une boulette apéritif à la cacahuète.
4 ans! Il a 4 ans! Ne me faîtes pas croire qu'il n'a pas compris la consigne ou que sa cervelle de piaf trouve le moyen de confondre "gâteau" avec "chip pourrie" le temps d'accéder au buffet? Il le fait éxeuprès le sale petit morpion qu'on a du me l'échanger à la maternité ce n'est pas possible que ce soit mon fils.
C'est ainsi que 5 fois de suite il m'apportera des bricoles en lieu et place de la tranche de gâteau exigée:

- Non du gâteau s'il te plait, du gâteau!

Revient avec un micron de chip au fromdu.

- MAIS DU GÂTEAU! GÂTEAU!

Se raboule avec une miette de cake.

- GÂTEAU! PAS CAKE, GÂTEAU!

Se ramène peinard avec un bout de chip mâchouillé par ses soins.

Je dépose les armes, je le sais, j'ai compris, je suis vaincue, il se venge de toutes les fois où je lui ai refusé un gâteau supplémentaire. Pour une fois qu'il a le pouvoir dans ses mains, il s'en sert, le petit morpion.

Ce n'est que quand les enfants retourneront jouer dans le gymnase, que je pourrais discretos m'approcher de la table, et baffrer du cake aux olives, me vautrer avec délice dans le gatal au chocolat, l'air de rien et le geste souple et détaché.



Epilogue:

Ma fille vient de rentrer de son atelier:
- Ah maman tu aurais du venir me chercher, il y avait un gigantesque bol de bonbons, et quatre délicieux gâteaux, tu aurais adoré!

TU M'ETONNES!



14 décembre 2007

angel et le contenu de la couche maudite

Cette note est une spéciale dédicace pour Syven, elle saura pourquoi, et pour tous les parents du monde, confronté au monde cruel et multi-quotidien de la Peaudouce.

Alors voilà, on pourrait croire qu'au bout du troisième bébé, on est hyper blindé mentalement en ce qui concerne le contenu atomique des couches, les cacas en jet, les pipis olympiques dont le but est clairement de mouiller le maximum de choses en un minimum de temps - home record: body, tee-shirt, babylegs, chaussettes, jean du mouflet posé à côté, matelas à langer, parquet, jean de maman raaaaaaaaaa punaiiiiiiise, temps: 3 secondes et 17 centièmes, oh my oh my oh my. Respire par le ventre, respire, et répète après-moi: la zénitude est mon amie, je marche à côté de la zénitude.


On purrait croire, donc. Mais que nenni mes braves amis. Que nenni.

Surtout que les couches, c'est vraiment souvent le trip bad karma, dont les 5 règles absolues sont immuables.

Première régle:
C'est toujours pire à l'intérieur que ce qu'on pensait en regardant l'extérieur.

Deuxième régle:
Obligé, ça A débordé. Cherche pas, tu crois que c'est bon parce que les côtés et les petits élastiques sont impecs, mais tu n'as pas encore vu le placard jusqu'en haut du dos. Sur 2 cms d'épaisseur. A dégager à la truelle ou au karsher, your choice.

Troisième règle:
Si tu prends la température du bébé au dessus de la couche propre, elle ne le restera pas bien longtemps. Prévois le paquet de Lotus King Size même.

Quatrième régle:
C'est toujours quand tu enlèves ENFIN la couche immonde pourrie pour glisser la toute propre sous le postérieur rutilant comme un sou neuf du bambin, qu'il te déroule tout le contenu de ses intestins sur le pantalon. Quand il ne te l'explose pas direct sur le tee-shirt, miracle du bébé totalement allaité.

Cinquième règle:
Quand vraiment c'est l'horreur, qu'il y en a partout, que tu sais que tu vas devoir changer intégralement la bestiole, et qu'en plus t'es en retard pour aller chercher les autres à l'école, c'est toujours à ce moment là que tu réalises avant de sombrer dans l'absence mentale pour sauvegarder tes données personnelles et ne pas péter complètement le boulard, que tu es à cours de, au choix, produit nettoie-fesses ou cotons extra-large. Ca se termine aux demak-up et flotte du robinet, en continuant à gazouiller des bêtises rigolotes pour ne pas affoler le bébé joli.


Tout ça pour dire que lors du premier caca infect de ton rejeton, celui qui schmouicke sévère, qui colle façon mousse au chocolat ratée, qui a la couleur orangeasse bien dégobillatoire, et qui BIEN SÛR remonte dans le dos en plaque, il y a toujours le même mouvement d'horreur absolue en découvrant la chose. Même après trois enfants.

Et que même au troisième bébé, c'est panique à bord.


Sauf que cette fois il y a eu pire.

[attention, nous interrompons cette note pour prévenir toutes les petites âmes sensibles des chochottes qui lisent ce blog fabuleux, d'aller voir dans le pays des Bisounours si j'y suis, vu que ce qui va suivre relève absolument et totalement du domaine de l'immonde. Vous êtes prévenus, vous êtes grands, si vous continuez, faudra pas venir chialer après]

Aujourd'hui donc fût le jour de la première bouse immonde de MaGrossePatate, joli bébé de moi que j'aime, mais qui a le popotin atomique, ouhla ça fait très peur.
Comme dit précédemment, j'ai eu le grand mouvement de recul, je me suis reprise, j'ai assuré, j'ai serré les dents et réparé le massacre en poussant des petits cris perçants entrecoupés de gazouillis rassurants, j'ai soudoyé ma fille pour qu'elle aille mettre l'objet du délit à la poubelle (prix du service: 5 M&M's) et je suis passée à autre chose.

Plus tard, en allant chercher le PitiGasson à l'école, j'ai téléphoné à ma Copine Playmobil, et en dépliant de ce geste gracieux qui me caractérise, si si, mon téléphone portable rose girlie avec des fleufleurs dessus, j'ai aperçu une trace orange sur l'ongle de mon pouce. Je crois avoir songé "crème caramel" avant de la grignoter vite fait, histoire de faire propre quand j'arriverais devant les mères d'élèves.

Bien sûr, ce N'était PAS de la crème caramel. BIEN SÛR.

12 décembre 2007

Angel, hackeuse de blog

Du coup la note du jour est là-bas.

10 décembre 2007

PitiGasson joue avec les mots

Le matin, le PitiGasson consulte le catalogue de jouets avec sa maman, dans le canaprout familial. Le voilà arrivé à la page des PetShop.

PitiGasson: Oh regarde! les Ketchups!
moi: Ah bah euh non, ce sont des PPPPetsShOOOOps hein.
PitiGasson: Ahahahaha ils pètent, ahahaha ils pètent.

Ok.
Sa soeur l'a moyen bien pris, elle adore son piaf depressif petshop offert (ahahaha) par son grand-père.

Le midi, à table, le PitiGasson prend son dessert. Il veut participer aux devinettes lui aussi, atta c'est bon il a 4 ans, il peut faire, il assure, hop, c'est parti mon kiki:

PitiGasson: Qu'est ce qui est tout vert, qui monte et qui descend?
Sa soeur: Un petit pois dans un ascenseur!!
PitiGasson: Non! C'est un ascenseur qui est ouvert.

Avec la liaison.
Oh my god.

J'ai enfanté un génie.
Si.




bonus track happy life youhouuuuu!
La maîtresse de ma fille est absente. Ce qui veut dire qu'avec le remplaçant on passe de:

- pour demain, relisez l'intégrale de Proust, apprenez le bottin, et vérifiez la conformité des éléments contenus dans votre trousse avec les normes BJZ-341-a8

à

- rien

Je peux vous dire, c'est la fête du playmobil.

bonus track on ne contrarie pas le pyjama!
Hier, j'ai mis le jean pour aller au cinoche. Parce que le pantalon de pyjama -ex fût de grossesse, ben il laisse voir l'intégralité des converses et c'est trop super moche.

Bilan:

- Alix a tué son Sagem dans le socle du fauteuil du cinoche.
- On s'est bien pris la flotte dans la tronche en rentrant, donc j'ai présentement un choux-fleur en lieu et place de ma sphère ORL.

On NE plaisante PAS avec le pyjama.

09 décembre 2007

angel et son pyjama

Ah mon pyjama. Vous vous doutez bien que ma glamouritude naturelle me pousse aux confins de la hypitude la plus pointue. Fi donc de ces fanfreluches made in déroute, des tenues assorties, et des vaporeux kimonos et nuisettes affriolantes. Ici on tape dans le détendu de la raie voyez. Donc mon pyjama c'est mon ancien fût de grossesse, version sportwear gris, hyper laid, trop court aux chevilles, et le tee-shirt du moment. Et mes tongs roses. Autant dire que je gagne un premier prix de laideur sans même avoir à me décoiffer - ah bah oui c'est déjà fait, suis-je bête.

Bref.

C'est quand même l'amour entre mon pyjama et moi. Surtout en période de bad karma direct sur ma tronche que j'ai rien demandé mais qu'on m'a resservi deux fois, c'est super méchant.

Et donc hier et avant-hier, erreur fatale, j'ai quitté mon pyjama, pour enfiler mon jean, j'ai viré les tongs pour les converses à fleufleurs, j'ai enfilé mon manteau tout neuf, celui avec le col en pure peau de peluche kromimi, et je suis sortie dans le vaste monde.

Erreur FATALE.

Avant hier, pof, pluie, froid, narine droite bouchée.

Je n'ai pas compris la leçon, ah non alors. J'ai recommencé.

Donc hier je suis ressortie, abandonnant mon pyjama aimé, lâchement, sur le fauteuil.
Je suis allée chez Hic et Ah, pour des raisons noyelesque ascendant belle-mère, et j'ai décidé d'emmener le PitiGasson avec moi.
Ah ah.
Je me suis retrouvée à l'arrivage sur le parking du géant suédois du meuble au nom imprononçable, totalement éjectée de la totomobile de Xila, pour raison de vomitage de compote sur minot tout pâlot. Arf. Sous la pluie direct, sans parapluie, à courir jusque la Halle aux vêtements, avec PitiGasson trauma d'avoir vomi, histoire de trouver des sapes de rechange, la jolie tenue choisie avec amour le matin même étant présentement recouverte de compote de pommes prédigérée (bon appétit les gens!).
L'enfant ayant compris que sa mère était affaiblie, a réussi à ressortir du magasin non seulement avec le fût à 5 euros et le gilet à 9 euros prévus pour le rhabiller proprement, mais aussi avec un tee-shirt batman pas du tout prévu au budget.
A ensuite tartiné son gilet neuf de sucre du beignet que sa mère a eu la faiblesse de lui acheter.

Et après les courses dans Hic et Ah blindé comme un cul après un chili, avec un caddie totalement déterminé à retrouver la vie sauvage sur la terre de ses ancêtres, j'ai du courir sous la pluie avec le caddie wild is wild, le PitiGasson happyyyyyy liiiiiife essayant de ne pas décoller avec son parapluie lion dans la tempête, et mon pebrok qui essayait en vain de me faire ressembler à Mary Poppins (il avait de l'espoir de me soulever lui).

Ensuite les courses à Pionch.


Et une deuxième narine de bouchée.


NE JAMAIS QUITTER LE PYJAMA.

NEVER.


Sauf que là j'ai promis le cinoche à mes mouflets (qu'ils ne méritent pas, ils sont très très déterminés à envoyer leur mère épuisée en cure de sommeil) donc je me pose la question:
Est-ce qu'on peut aller en pyjama au cinéma à 5 minutes à pied, pour peu qu'on troque les tongs contre les converses? Hum?
Look de débile profonde versus Apocalypse dans ma Face, je me tâte là.

06 décembre 2007

angel et la crevaison mentale

Non je ne suis pas mourute, merci de vous en inquiéter. Plus d'une semaine sans rien écrire, et personne ne s'affole (à part deux ou trois, des bisous, vous), heureusement que je ne suis pas au fin fond du ravin avec pour seule possiblité d'être sauvée un appel en masse de mes lecteurs à la Police Nationale (celle qui ne retrouve pas ma poussette -ne la cherche pas d'ailleurs) pour qu'ils lancent une opération d'envergure mondiale afin de me retrouver. Bernique.

Je suis juste en grêve. Je suis restée toute la journée d'hier, et toute celle d'aujourd'hui en pyjama. Le truc qui ne m'arrive jamais. Mais là j'ai fait une crevaison mentale. Une carabinée. Depuis lundi, crevaison mentale sa mère, je ne bouge plus de chez moi, je traîne, je fais la goyiote sur Facebook, je joue à des jeux débiles, rien qui ne puisse aggraver ma fracture neuronale profonde.

Mais comment vous demandez-vous, effarés - si si, effarés, ne me cassez-pas la barraque, merci bien, comment donc en suis-je arrivée là?
Moi la blogueuse prolifique, à la longévité que le monde entier m'envie, à la verve prolixe et délirante?
Pour vous répondre, il faut obligatoirement remonter quelques jours en arrière, et lister impitoyablement tous les évènements qui ont fait qu'aujourd'hui je suis en mode glandouille ON et que je l'assume farpaitement bien, merci.

Vendredi:

- Emmener les enfants à l'école parce que Chéwi accompagne ses abrutis au cinoche, la joie est dans son coeur, le désespoir dans mon mien d'avoir à sortir de mon lit et réveiller la Patate. Ne pas se recoucher avec le bébé joli. Ouin.

- Recevoir un coup de fil de mon beau-père, déchiffrer son langage que plus personne ne comprend, ni les italiens, ni les français, comprendre qu'il veut que je l'aide à jouer au grand-père parfait, ahahahaha, hum. J'accepte, pour les enfants. Ma mission: aller acheter pour le lendemain, un cadeau pour chacun, et les lui remettre à l'insu de tout le monde quand il viendra nous rendre visite dans l'après-midi. Youpi. Je vais mentir à mes enfants, j'adore. Ne pas reprendre le téléphone pour lui dire le fond de ma pensée, et croyez-moi, y'a de la profondeur, y'en a des choses à dire. Rester zen et serrer les fesses.

- Aller chercher les enfants, les faire déjeuner, les raccompagner à l'école, courir au centre commercial dans le vent froid, pour trouver des cadeaux qui leur plaisent. Quitte à dépenser des sous qui ne sont pas les miens, autant le faire correctement. Se dire que le rayon jouets de Pionch c'est la misère. Se résigner à aller à la librairie du coin, qui n'a de librairie que le nom, vu que la pauvreté intellectuelle des rayons ferait honte à n'importe quel personne sachant lire autre chose que Tele7Jours. Trouver des cadeaux sympas pour la minette et le loupiot. Supporter la conversation hallucinante de glauquitude de la tenancière du lieu pendant qu'elle fait les paquets cadals. Se répéter en boucle "la vie est belle" pour contrer la dépression qui guette au coin du comptoir. Ne pas ouvrir grande sa bouche pour leur dire de la boucler et de s'acheter le package coeur+cerveau. Se retenir. Dur dur.

- En profiter pour aller acheter un anneau de bain pour la GrossePatate en même temps qu'un hochet rigolo. Ne pas acheter la moitié du magasin, se rapeller que le compte en banque de l'internet n'est pas rempli d'argent virtuel à dépenser sans compter, mais de vraies pépettes durement gagnées par le Chéwi à la sueur de son bic rouge.

- Rentrer dans le temps tout moche du dehors, jusque dans le confort tout chaud du dedans, en réussissant l'exploit de pousser la poussette mit paquets encombrants et bébé chouine chouine chouine. Ne pas prendre le bus, parce que tfassons, apa bus. Méchants bus.

- Enchaîner sans double axel et sans se péter la margoulette sur le marathon cataclop cataclop du vendredi soir. Ne pas s'enfiler tout le litre de chocolat chaud du thermos. Ah bah si, trop tard.

Samedi:

- Aller chercher les enfants à l'école. Facile.

- Faire le sapin avec les enfants. Facile, mais épuisant un peu. Faire gaffe aux consignes pour que le conifère artificiel ne semble pas tout droit dégobillé de la goule de l'enfer du kitsch pile poil sur la petite table de mon salon. Aider Chéwi à attacher toutes ces saloperies de petites ficelles dorées sur les boules neuves low price mais qui brillent et qu'on se voit dedans, achetées spécialement pour faire plaisir au PitiGasson qui en rêve. Ne pas fracasser les boules à coups de tatanne, rester zen. Dire au PitiGasson que oui il peut accrocher sa boule préférée sur l'arbre, et ne pas lui dire qu'elle est trop moche et qu'on voudrait l'avoir perdue dans la veuca. Et le laisser accrocher le Père Noyel, parce que c'est son plaisir.

- Supporter le beau-père, laisser les enfants s'extasier sur les supers cadeaux que j'ai achetés, le laisser récupérer tous les honneurs et les fouler aux pieds quasiment aussi sec. Ne pas ricanner devant l'ego plus que surdimensionné du monsieur. Ne pas se fiche de sa poire devant chaque énormité qu'il assène comme vérité immortelle gravée dans le marbre car issue de son cerveau à nul autre pareil! Sourire, être polie, penser aux enfants, c'est leur grand-père. Se dire que dans quelques années à peine ils le verront sous son vrai jour, et que ce sera triste pour eux. Se dire que les trois autres chouettes grand-parents rattraperont bien le coup. Zénitude mise à mal à plusieurs reprises, aucun mort, victoire.

- Enchaîner sur les courses à Pionch. Penser à acheter les chocolats pour remplir le calendrier de l'avent. Se retenir d'ouvrir une boîte de Champs-Elysées direct dans le rayon pour se calmer les nerfs. Passer 10 minutes avant la fermeture à la caisse, et s'excuser auprès de la caissière d'être such a pain in the ass, elle va terminer plus tard à cause de moi. Se retenir de l'embrasser quand elle me dit que ce n'est pas grave. Lui proposer de partir en thalasso dans un pays chaud, à boire des jus de fruits frais devant la piscine. Ranger les courses vite, se péter le dos. Ne pas pleurer. Bénir Alix d'avoir son permis de conduire, et sa mère de nous prêter la ouature.

Dimanche:

- Faire les courses de Noyel dans un ToysRUs qui de gentiment fréquenté passe rapidement à l'enfer sur Terre. Trouver des cadeaux pour tous les enfants, les miens, ceux d'Alix, le petit bouchon de la copine et ma nièce aussi, hop, hop, hop. Rester dans le budget et trouver des trucs sympas et adaptés. User et user encore du forfait illimité du portable. Perdre Alix dans les rayons et lui téléphoner pour la retrouver. Ne pas s'assoir et dormir quand on se rend compte qu'il pleut à verses dehors. Charger la voiture.

- Aller chez Ikea avec la coupine. Se retenir d'acheter le magasin, prendre juste des rangements utiles, cette caisse là, pour les playmos de la Lutine, et ces boîtes Glis trop bien, pour trier les 1800 légos du PitiGasson (oui 1800, autant dire que ce n'est pas jouable si ce n'est pas trié!). Des torchons aussi. Mais le croco en peluche, non? Non! Mais il aurait été terrible pour faire le monstre qui attaque l'île des pirates playmobil? NON! Bon ok. Mais? NON! Pffffff.

- Rentrer tard alors qu'on est parties tôt, ranger les jouets à la cave, remonter, remplir le calendrier de l'avent avec les chocolats. Emballer 48 chocolats dans du papier alu sans en manger un seul. Se dire que personne n'apprécie l'exploit à sa juste valeur et que c'est bien dommage. Se sentir fatiguée un peu.

- Oh, MaGrossePatate à 39°2. Super. Ne pas pleurer que le bébé est malade. C'est moi l'adulte.

- Construire les calendriers de l'avent playmobil achetés en avance sur ebay il y a des mois, en profitant du sommeil de la PatateChaude. Regarder la boîte: temps de montage, 25 minutes. Passer une heure et demi sur le calendrier Princesses de la Lutine, râclures de fleurettes de mes fesses, crébindiou! Passer une grosse demi-heure sur celui des Chevaliers du PitiGasson, ahahaha les mecs c'est carré, y'a des armes, du canasson, du concret, des tables, des torches, des bestioles, pas toutes ces misérables fleufleurs leur mère! Se retenir de dormir par terre. Aller chercher deux punaises, et accrocher les calendriers terminés dans les chambres des enfants endormis. Se rendre compte qu'on est déjà demain.

Lundi:

- Rester toute la journée à la maison à s'occuper du bébé malade. Filer chez le médecin à 18 00, en larguant les autres loulous chez Xila. S'occuper de la PatateBouillante (39°6) dans la salle d'attente, le mettre carrément en body (troué, la HONTE! son père lui a mis le body de secours, bouh ouh ouh, achevez-moi) et ensuite s'entendre dire que le petit mimi chouine et dort tout le temps parce qu'il a un bon rhume, une mini bronchiolite et une grosse otite. Yiha. Aller chercher les médocs. Rentrer chez soi, se mettre en pyjama, et décider de rester en pyjama jusqu'à ce que le bébé soit guéri, et débrancher son cerveau. Voilà.

Cre
vai
son

men
tale

Aujourd'hui, retour chez le doc, changement de médocs, youpi², je suis toujours en pyjamas, et c'est parti pour durer.
Du coup j'ai trié quasiment les 1800 légos, et aussi mon FaceBook que c'était le dawa là-dedans. C'est dire si j'ai des activités passionnantes. Faut que je m'occupe, les enfants sont à l'école et mon bisou ne fait que dormir.

Je vous rassure, ce soir MaGrossePatate recommence à sourire et à jouer, donc je respire. Mais je suis toujours en pyjama. C'est la convalescence. C'est long un peu.


Et comme je vous aime, un petit bonus.


bonus track MaGrossePatate se fiche du monde en général et de sa mère en particulier:
Je suis très vexée. Mon bébé chéri refuse la purée de carottes super trop bonne lisse et douce et délicieuse, que j'ai confectionnée de mes blanches mains avec amour, il en a des hauts-le-coeur, alors qu'il lèche sa morve avec délectation. Ingrat!