Alix en a parlé ici, mais ce qu'elle n'a pas dit, c'est que j'étais avec elle, et le PitiGasson aussi.
Le PitiGasson, il a trop pas de chance, parce que la nuit du samedi au dimanche, la semaine dernière, hop, plein de fièvre, et vas-y que je délire à pwal dans la baignoire que je vais vomir mais en fait non, et quand maman réalise que le marmot est bouillant, elle réussit tant bien que mal à le convaincre qu'il ne va pas vomir, à le recoucher mit suppo de dolip', et elle reste à côté de lui jusque 3 heures du mat', qu'il s'endorme, en jouant au Mental Blocks sur son portable...
Le lendemain, direction SOS Médecins dans la TitineMobile de Xila, hop, diagnostic vite fait bien fait, angine angine angine, le PitiGasson doit prendre des antibiotiques. Aucun test buccal n'est pratiqué, autant mon zou à moi que j'ai il a une angine virale, mais on s'en tape, antibios, hop. Comme je suis aux abonnés absents niveau réflexion, rapport au retard phénoménal d'emballage de cadals et limite burn out mental, voyez, ben je ne tilte pas, et je vais acheter les médocs avec Alix. Un flacon de Clamoxyl fait son apparition dans notre home sweet home, à côté du sapin décoré, des vitres floconneuses, des calendriers de l'avent bientôt achevés.
Et l'angoisse commence.
Parce que le Clamoxyl, faut le savoir, c'est dégueulasse. Et pour le coup j'ai permis à mon fiston de dire le mot interdit: parce que le Clamoxyl ce n'est pas simplement dégoûtant, non, c'est franchement dégueulasse.
Tout comme c'est dégueulasse d'oser prescrire cette saloperie à un chtit minot de 4 ans qui voudrait juste attendre que le Père Noyel arrive dans son manteau rouge et blanc, dans un traîneau porté par le vent, pour lui apporter des Bionicles, des légos, des playmobils, des Transformers, et une voiture de Batman aussi, hop!
Du coup bah passé la première prise, et les hauts le coeur qui suivirent, le PitiGasson décida que c'était niet pour reprendre cette merde.
On a TOUT essayé.
Pendant DEUX HEURES.
La négociation,
les explications scientifiques (SuperClamoxyl vient aider ton corps à se battre contre les vilains microbes ouhla, vite il en a besoin, vite avale-le!)
les promesses faramineuses (chips, bonbons, dvd au choix, as you want, mais AVALE!)
la détermination sévère (tu l'avales et tu ne discutes pas, il FAUT le prendre, donc on y va, c'est comme ça et pas autrement)
l'emmenage dehors pour aller faire des piqûres d'antibiotiques à l'hôpital
le forçage avec pincement de nez (= je possède le seul modèle d'enfant qui respire à travers ses dents serrées tel l'étau de l'enfer)
RIEN N'Y A FAIT.
Au bord de la crise de nerfs, au bout de deux heures, je lui ai collé 4 claques sur les fesses, et il l'a pris: je veux paaaaaAAAAAAAA-gloup! Cuillère enfournée sur le AAAAAAAAA.
N'étant absolument pas partisane de ce genre de pratique éducatives, il m'en a coûté (j'en ai pleuré).
C'était le lundi matin. On a fonctionné à la menace de fessée, youh super esprit de noyel, c'était extra, je recommande. Fièvre tombée le lundi soir. Mais toujours le fuckin' clamoxyl à prendre TROIS FOIS par jour pendant SEPT jours bon sang! Arrivé au mercredi matin, je trouve que mon fiston il n'a certes plus de fièvre, mais ce n'est pas la joie. En gros, on m'a transformé ma balle de ping-pong qui rebondit entre les murs et me casse les pieds all day long, en une espèce de serpillière vagissante, prostré dans son lit, qui ne mange quasi rien, qui émet des gaz à retuer un mort qui aurait des velléités de zombification, et qui dort entre deux plaintes de "j'ai maaaaaal au ventre". Avec plein de cadals de noyel hyper chouettes encore dans leur boîtes? Carrément pas glop, je dis.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'enfant amorphe se réveille juste pour vomir le demi oeuf dur qu'il avait voulu manger, avec une charmante sauce au clamoxyl. Miam.
Y O U P I.
Le jeudi se passe à l'identique, il ne quitte pas le lit, ne mange pas, ne joue pas, dort et câline son doudou. Depuis l'épisode vomi, j'ai arrêté de lui filer l'antibio, surtout que son état général est vraiment pas terrible...
Je décide de l'emmener voir son médecin. Sauf que bien sûr, un 27 décembre, j'aurais du y penser, beh y'avait une remplaçante.
Très gentille, habillée tout en rose comme un petit bonbon au mohair un peu, environ la moitié de mon âge, et l'aplomb d'une petite souris dans la mâchoire d'un greffier. Qui après avoir signalé la disparition de l'angine, a pris le temps de chercher une trace d'appendicite, et de diagnostiquer une gastro. Aha. Ben tiens. Le fait que mon gamin fasse une intolérance au sacro-saint antibiotique, non non non, voyons madame, non! Il a préféré déclarer une gastro à vomissement unique (il n'a rien vomi de la journée de ce qu'il a accepté de manger) version constipée (n'est pas allé rendre visite aux wawas depuis mardi, n'ira que samedi!). Bravo. Il est fort mon zou à moi que j'ai. Et donc la bouche en coeur elle prescrit du motilium et me regarde l'air de vouloir me sélectionner pour la plus mauvaise mère de l'année 2008, en me disant qu'il faut qu'il prenne encore deux doses minimum d'antibiotique, au cas où il resterait des bactéries.
Ah. 30 euros, au revoir, merci, n'hésitez pas à revenir s'il continue à être abattu.
Chouette, madame!
Sauf que le soir, devant les larmes de mon gamin tout patraque, j'ai piqué la grosse colère, et je suis allée flanquer le flacon de clamoxyl à la poubelle. Parce que forcer mon fils à prendre ce truc infâme qui le fait vomir, sur la présomption qu'il reste des bactéries d'une angine qu'à 95% elle était virale bordel, ça va bien les conneries, mais qu'en y'en a marre, y'en a marre.
Depuis, mon fils n'a toujours pas de fièvre, a retrouvé son enthousiasme, sa chiantitude absolue, mange comme un ogre, et me pète les arpions. Youhou.
Conclusion: le prochain qui diagnostique une angine chez l'un de mes enfants, il a intérêt à dégainer le test viral/infectieux, sinon je castagne. Sérieux. Ce ne sera pas pour mon loulou la raclée hein.
NON MAIS!
Le PitiGasson, il a trop pas de chance, parce que la nuit du samedi au dimanche, la semaine dernière, hop, plein de fièvre, et vas-y que je délire à pwal dans la baignoire que je vais vomir mais en fait non, et quand maman réalise que le marmot est bouillant, elle réussit tant bien que mal à le convaincre qu'il ne va pas vomir, à le recoucher mit suppo de dolip', et elle reste à côté de lui jusque 3 heures du mat', qu'il s'endorme, en jouant au Mental Blocks sur son portable...
Le lendemain, direction SOS Médecins dans la TitineMobile de Xila, hop, diagnostic vite fait bien fait, angine angine angine, le PitiGasson doit prendre des antibiotiques. Aucun test buccal n'est pratiqué, autant mon zou à moi que j'ai il a une angine virale, mais on s'en tape, antibios, hop. Comme je suis aux abonnés absents niveau réflexion, rapport au retard phénoménal d'emballage de cadals et limite burn out mental, voyez, ben je ne tilte pas, et je vais acheter les médocs avec Alix. Un flacon de Clamoxyl fait son apparition dans notre home sweet home, à côté du sapin décoré, des vitres floconneuses, des calendriers de l'avent bientôt achevés.
Et l'angoisse commence.
Parce que le Clamoxyl, faut le savoir, c'est dégueulasse. Et pour le coup j'ai permis à mon fiston de dire le mot interdit: parce que le Clamoxyl ce n'est pas simplement dégoûtant, non, c'est franchement dégueulasse.
Tout comme c'est dégueulasse d'oser prescrire cette saloperie à un chtit minot de 4 ans qui voudrait juste attendre que le Père Noyel arrive dans son manteau rouge et blanc, dans un traîneau porté par le vent, pour lui apporter des Bionicles, des légos, des playmobils, des Transformers, et une voiture de Batman aussi, hop!
Du coup bah passé la première prise, et les hauts le coeur qui suivirent, le PitiGasson décida que c'était niet pour reprendre cette merde.
On a TOUT essayé.
Pendant DEUX HEURES.
La négociation,
les explications scientifiques (SuperClamoxyl vient aider ton corps à se battre contre les vilains microbes ouhla, vite il en a besoin, vite avale-le!)
les promesses faramineuses (chips, bonbons, dvd au choix, as you want, mais AVALE!)
la détermination sévère (tu l'avales et tu ne discutes pas, il FAUT le prendre, donc on y va, c'est comme ça et pas autrement)
l'emmenage dehors pour aller faire des piqûres d'antibiotiques à l'hôpital
le forçage avec pincement de nez (= je possède le seul modèle d'enfant qui respire à travers ses dents serrées tel l'étau de l'enfer)
RIEN N'Y A FAIT.
Au bord de la crise de nerfs, au bout de deux heures, je lui ai collé 4 claques sur les fesses, et il l'a pris: je veux paaaaaAAAAAAAA-gloup! Cuillère enfournée sur le AAAAAAAAA.
N'étant absolument pas partisane de ce genre de pratique éducatives, il m'en a coûté (j'en ai pleuré).
C'était le lundi matin. On a fonctionné à la menace de fessée, youh super esprit de noyel, c'était extra, je recommande. Fièvre tombée le lundi soir. Mais toujours le fuckin' clamoxyl à prendre TROIS FOIS par jour pendant SEPT jours bon sang! Arrivé au mercredi matin, je trouve que mon fiston il n'a certes plus de fièvre, mais ce n'est pas la joie. En gros, on m'a transformé ma balle de ping-pong qui rebondit entre les murs et me casse les pieds all day long, en une espèce de serpillière vagissante, prostré dans son lit, qui ne mange quasi rien, qui émet des gaz à retuer un mort qui aurait des velléités de zombification, et qui dort entre deux plaintes de "j'ai maaaaaal au ventre". Avec plein de cadals de noyel hyper chouettes encore dans leur boîtes? Carrément pas glop, je dis.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'enfant amorphe se réveille juste pour vomir le demi oeuf dur qu'il avait voulu manger, avec une charmante sauce au clamoxyl. Miam.
Y O U P I.
Le jeudi se passe à l'identique, il ne quitte pas le lit, ne mange pas, ne joue pas, dort et câline son doudou. Depuis l'épisode vomi, j'ai arrêté de lui filer l'antibio, surtout que son état général est vraiment pas terrible...
Je décide de l'emmener voir son médecin. Sauf que bien sûr, un 27 décembre, j'aurais du y penser, beh y'avait une remplaçante.
Très gentille, habillée tout en rose comme un petit bonbon au mohair un peu, environ la moitié de mon âge, et l'aplomb d'une petite souris dans la mâchoire d'un greffier. Qui après avoir signalé la disparition de l'angine, a pris le temps de chercher une trace d'appendicite, et de diagnostiquer une gastro. Aha. Ben tiens. Le fait que mon gamin fasse une intolérance au sacro-saint antibiotique, non non non, voyons madame, non! Il a préféré déclarer une gastro à vomissement unique (il n'a rien vomi de la journée de ce qu'il a accepté de manger) version constipée (n'est pas allé rendre visite aux wawas depuis mardi, n'ira que samedi!). Bravo. Il est fort mon zou à moi que j'ai. Et donc la bouche en coeur elle prescrit du motilium et me regarde l'air de vouloir me sélectionner pour la plus mauvaise mère de l'année 2008, en me disant qu'il faut qu'il prenne encore deux doses minimum d'antibiotique, au cas où il resterait des bactéries.
Ah. 30 euros, au revoir, merci, n'hésitez pas à revenir s'il continue à être abattu.
Chouette, madame!
Sauf que le soir, devant les larmes de mon gamin tout patraque, j'ai piqué la grosse colère, et je suis allée flanquer le flacon de clamoxyl à la poubelle. Parce que forcer mon fils à prendre ce truc infâme qui le fait vomir, sur la présomption qu'il reste des bactéries d'une angine qu'à 95% elle était virale bordel, ça va bien les conneries, mais qu'en y'en a marre, y'en a marre.
Depuis, mon fils n'a toujours pas de fièvre, a retrouvé son enthousiasme, sa chiantitude absolue, mange comme un ogre, et me pète les arpions. Youhou.
Conclusion: le prochain qui diagnostique une angine chez l'un de mes enfants, il a intérêt à dégainer le test viral/infectieux, sinon je castagne. Sérieux. Ce ne sera pas pour mon loulou la raclée hein.
NON MAIS!