31 mars 2005

spéciale dédicace to CassioP

Pour changer un peu je vais vous raconter ma laïfe. Non mais si je vous assure, là je vais vous raconter un truc pas drôle. Oui oui j'en suis capable figurez vous (comment ça je ne suis jamais drôle? mais euhhhhhh!). Je vais évoquer un moment important un peu.
Si j'ai toujours eu un caractère en béton armé, le non ayant été ma première arme et elle l'est resté, j'ai cette faiblesse en moi qui fait que je veux qu'on m'aime. C'est une sorte de talon d'achille, car il faut bien l'avouer ça fragilise d'aimer et de vouloir être aimé. On risque d'y laisser une part de son intégrité.
De par mon histoire particulière, j'avais aussi besoin de reconnaissance quand j'étais plus jeune, et sûrement aujourd'hui encore. Savoir que ce qu'on a fait est bien, que c'est apprécié, que c'est reconnu comme tel, qu'on ne s'est pas donné du mal pour rien. Donner pour recevoir, souvent être déçue de rien voir venir en retour.

Le collège a été une période ultra-épouvantable de ma vie, imaginez du poil aux pattes sans moyen exterminateur at home, de l'acnée sans visite chez le dermato, des kilos en trop et des remarques qui vont bien avec, des lunettes, et un flirt éhonté avec les bulletins de notes à forte densité en 17, 18, 19. Vous imaginez le tableau? Oui oui ma vie c'était le paradis au collège, ouh là, j'en frémis encore. Et j'ai encore des rêves de vengeance, même si j'y ai souvent sorti et les griffes et les poings. Maintenant que je suis grande et que ce mot roule sous la langue comme un bonbon délicieusement attendu, je me dis que j'aurais du affûter à l'époque la meilleure des armes: les mots.
Mais on ne revient pas en arrière hein. Ca se saurait. D'ailleurs si vous savez comment faire, filez moi le tuyau pliiiiiiize, y'a deux trois connards de 3ème qui risquent de voir leur vie bouleversée à tout jamais. Hin hin hin [rire sadique hyper bien imité]

En arrivant au lycée, j'ai changé et de ville et donc de compagnons de cellule. Je ne sais pas si c'était ce changement de lieu, ou si les deux mois de vacances avaient été salutaires pour tout le monde, mais l'herbe y était plus douce et les saloperies moins rapides à décoller. Bien que ma classe ait été à deux trois exceptions près un vaste ramassis de moutons à laine sale, il y avait une fille sympa. Une redoublante. Qui m'a présenté pendant l'une des récrés à ses copines de l'année précédente: ouaaaaaaahhhhh des premières! Mazette.
Et là, cette folle envie de rester avec elles, qui étaient si coules, si classes, si intelligentes, cette envie m'a submergée. Je suis devenue la bonne copine, hyper gentille, prête à rendre service, qui rigolait au bon moment, qui aquiescait quand il le fallait, qui sortait deux trois vannes formatées qui vont bien. Oui vous avez déjà envie de me mettre des baffes? Vous êtes normaux, bravo!
Elles aussi elles ont eu envie de me buter. Parce qu'à vouloir hurler avec la meute, j'avais surtout appris à bêler dans le troupeau. Jour après jour, je me rendais bien compte qu'il y avait une couille dans le potage, puis deux, puis trois, puis une armada de couilles qui flottait dans la soupe aux copines.
J'étais courageuse un peu, alors au lieu d'attendre bêtement de me faire couler par une grosse couille, ce qui aurait été une moche manière de finir une vie sociale naissante, j'ai pris le taureau par les couilles cornes*.
J'ai demandé à celle dont j'étais la plus proche, et qui est devenue par la suite une véritable amie (Sophie, si tu passes par là, ma vie te remercie) pourquoi donc tout le monde me regardait bizarre, j'avais de la salade entre les dents ou j'avais oublié de mettre du déo, c'était quoi la roubignolle qui passait pas?
Ouhh mes petits zamis, elle n'y est pas allée par quatre chemins la coupine, elle a vidé le sac vitesse tgv et j'en ai pris pour mon grade façon triple mandale carpée dans les gencives et coup de pied triple piqué dans le sternum. Un bonheur pour l'égo je ne vous dis que ça.
C'est là que le caractère en béton armé s'est avéré bien utile. Surtout l'option rebond instantané, ce qui pourrait paraître antinomique mais qui pourtant, curieusement, ne l'est pas. Elle m'a dit que de vouloir dire toujours pareil que les autres pour leur faire plaisir, c'était super gavant, qu'elles en avaient rien à tamponner d'avoir une béni oui-oui comme copine, que ce qui les intéressait c'était qui j'étais vraiment, ce que je pensais réellement.
Ah bah oui. Evidemment. J'étais tombée sur les seules gonzesses du lycée pas connes, trop ma chance. Pourtant je l'avais bien remarqué, et j'avais failli tout gâcher par ma grotesque et pathétique envie d'être aimée quitte à m'y perdre. Qu'aimer alors? Une coquille vide remplie de leurs projections déformées? Très peu pour elles.
Je suis rentrée chez moi, je chialais comme une fontaine dans le bus, mais arrivée à la gare pour prendre mon train, déjà, il y avait en moi ce petit aiguillon de l'orgueil qui me disait que j'étais capable. Et qu'elles allaient voir.
Et elles ont vu. Oh que oui. Et je les remercie. Grâce à elles je sais dire ce que je pense, et la franchise en chaque occasion est ma ligne directrice. Je suis moi et je me projette entière dans le monde qui m'entoure, et ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à détourner leur regard. Au moins je suis sûre d'une chose: quand on m'aime, on m'aime pour celle que je suis vraiment.

That's all folks.




** au programme de la première année de blog il y a aussi les métaphores filées, même quand elles sont nulles et animalières.

30 mars 2005

api beursdé touillou Del ^^



les jolis dessins sont de Del, of course!

29 mars 2005

bad mood

Des fois, il y a un truc qui m'échappe. Je sais bien que je ne suis pas une fille "conventionnelle", même si je ne suis pas une excentrique totale (quoique pour certains je le suis sûrement). Evidemment,
je sors en tongs et tee-shirt sauf quand il fait 0° ou qu'il pleut à verses,
je n'ai pas de voiture, pas de permis et mon chéri non plus,
je ne mange pas de viande,
j'ai un blog (???),
je ne tape pas mes enfants,
j'allaite encore mon fils de 16 mois,
je le porte en écharpe,
je rigole de tout,
je râle sur ce qui me gave quand ça me gave,
j'ai un chéri multi-fonctions qui a élevé la Lutine (alors que moi je bossais),
je ne suis pas mariée,
je fais mes courses à pied avec un caddie de mamie,
je n'ai pas de portable,
j'ai une grande ouverture d'esprit (en gros je tolère tout sauf la connerie),
mais quand même, y'a un truc qui m'échappe.
Parce que quand je suis dans la rue, ça ne se voit pas tout ça. A part le look réchauffé. Alors pourquoi les gens dehors me font-ils des remarques que si mes parents me les faisaient ils se retrouveraient avec leurs bagages faits pour Petzouille-les-Olivettes, un aller, pas de retour?
Les trois derniers exemples qui me reviennent:

Janvier de l'année dernière, plein de neige sur l'avenue, je vais chercher la Lutine avec le gnomazizi emmitouflé et sanglé dans l'écharpe. Je croise une vielle dame, alors que je me dirige vers l'école. Je ne la connais pas hein, jamais vue de ma vie, jamais croisée, jamais parlé. Promis je n'ai pas fait de loto-bingo avec elle à l'église, ni discuté de ses cors au pieds dans la salle d'attente du Docteur Colique. Une inconnue complète. Elle me voit et me dit: faites attention à ne pas tomber, avec le bébé! Et un regard réprobateur sur l'écharpe avec mon fils de 3 mois dedans.
Mais si vieille bique, je vais me vautrer EXPRES, et au lieu de tomber sur le cul comme n'importe qui d'un peu dégrossi au niveau moteur, je vais me vautrer à plat ventre et écraser mon bébé tout neuf!

Plein de fois, avisant mes tongs, mon tee-shirt, toussa, des inconnus, (mais aussi des gens que je connais mais eux je pardonne, surtout toi Agathe):
mais vous n'avez pas froid comme ça?
Ah ah ah ah ah.
Mais si je grelotte, je frissone, je me pèle les roubignolles, je suis congelée des orteils et je frôle la pneumonie bubonique, voyons, c'est pour ça que j'ai oublié EXPRES de m'habiller chaudement! Allez zyva prête moi ton cache-nez et tes moufles, tu seras trop sympa.

Mois de mars, tout à l'heure. Il flotte sur le chemin du retour de l'école. Pas une averse tahiti douche hein, juste une tite averse de mars qui dure 5 minutes mais qui mouille un peu. Un gars qui fait des travaux sur le bord de la route me parle (juré craché je ne l'ai jamais vu de ma vie, je ne le connais absolument pas): ah c'est pas bien ça, allez vous mettre sous l'abri-bus là-bas.
Gn?
Ah mais oui mon bon monsieur, je vais aller respirer des gaz d'échappement en attendant que la pluie s'arrête, je vais mettre ma vie entre parenthèses pour 5 minutes de pluie sur mes 10 minutes de trajet, et oui monsieur que je ne connais pas, je vais suivre tes conseils avisés car je suis trop conne pour penser par moi même et mener ma vie comme je l'entend, et que faire EXPRES de prendre sa douche sur l'avenue, j'ai bien compris que c'était MAL..

Non mais franchement, j'ai l'air d'avoir 8 ans et demi ou quoi? D'être échappée d'un asile d'aliénés (avec mes enfants, trop balèze la fille)?

Le pire c'est qu'à chaque fois je souris. Mais là c'est fini, la coupe est pleine, le prochain risque bien de se prendre un je te merde bien senti, parce que bon, est- ce que je leur dis aux gens, dans la rue, qu'ils sont cons? Je devrais? Peut-être bien ouais.



eh dites: du coup je me suis détendu les nerfs avec ma nouvelle drogue.

28 mars 2005

question

Petit aparté entre les notes habituelles de ce blog. Je m'interroge, en voyant la recrudescence de mes gougueules riquouests.
Combien d'entre vous, lecteurs fidèles, êtes arrivés sur ces pages par l'intermédiare d'un moteur de recherche, et par quels mots clés?
Etes vous restés? (c'est très con cette question, si vous n'êtes plus là, vous n'allez pas répondre, mouarf).

Non mais juste je voudrais savoir si le gars qui arrive ici en cherchant blog image mou*le toute moui*lle reste, ou non. Et pourquoi. Idem pour fonctionnement des ancienne tondeuse a main de coiffeurs ou encore epilation des sourcils masculin emmanuel chain.

Merci.

Vous pouvez reprendre une lecture normale.

27 mars 2005

help wanted

Nous avons changé d'heure cette nuit. Si si. Ne me regardez pas avec cet air affolé, surtout toi là-bas qui a encore la marque de l'oreiller imprimée sur la face, que voulez vous que j'y fasse si bisanuellement l'horloge se pète un coup de calgon et un coup avance, un coup recule, mais comment veux tu que je t'enc[censuré]. C'est vraiment pourrave ce changement d'heure, ça me gave grave*. Ouais, déjà ça sert à que pouic depuis les années 70, où ça a été créé pour d'obscures raisons d'économie d'énergie, qui d'après ce que j'en ai retenu n'ont jamais eu d'effet réel. Mais on continue. Ah bah oui, on a édicté un grand bouleversement, on en est fiers. On ne va pas l'abolir comme ça non non. Surtout que Fenêtres est super programmé pour changer d'heure tout seul comme un grand couillon** qu'il est, et ce pour les millénaires à venir: si on abolissait cette mesure inutile faudrait revoir la programmation de multiples appareils. Trop la poisse.
Puis c'est que c'est un pouvoir immense de savoir que deux nuits par an, l'horloge obéit aux dirigeants et s'ampute de 3600 secondes, ce qui n'est pas rien, ou alors se les fait greffer en urgence. Des millions de mains qui changent l'heure du réveil, de la chaine hi-fi, des doigts qui tapotent les boutons du four à micro-onde, qui remontent les montres ou les font se speeeder un peu, des visages pas réveillés qui cherchent le mode d'emploi de la machine à café pour la remettre à l'heure, la nouvelle heure. Pas de rebellion possible, vous ne pouvez pas dire, ah ah ahahaha, rien à péter de cette heure de merde, bande de cons décérébrés de mes deux, je m'en fous je reste à l'heure que je veux. Parce qu'au niveau crédibilité au taf, attrapage des trains, et horaires du bigdil (oui je sais ils ont enfin viré cette verrue télévisuelle) ça fonctionne hyper pas bien. Coincé.
Ce changement d'heure c'est relou.
Et si quelqu'un pouvait m'expliquer comment changer l'heure d'un magnétoscope Philips VR 765 sans la télecommande décédée probablement consécutivement aux multiples tortures expériences menées par le Gnomazizi, cela me serait bien utile. Car vu que c'est essentiellement à cette heure là que nous nous fions*** dans cette barraque, nous ne sommes pas dans le caca.


*allitération et assonance sont au programme de la première année de blog, faut que je m'entraîne.
** super moyen pour les geeks déconnectés du monde de capter que l'horaire de Culture Pub n'a pas été changé à leur insu, juste c'est l'heure qui a changée, tout s'explique!
*** rien à voir avec un anus, ni avec un certain ministre de l'éduca*tion natio*nale, bien que ces deux là aient beaucoup à voir entre eux.

la fée kleenex



trouvé le lien du site chez GALLY


DEL4YO propose de mettre des petites fées du printemps sur les blogs. Voilà la mienne, c'est une interprétation très personnelle du thème hein, mais bon. On ne se refait pas.

26 mars 2005

warrior baby

Mon fils est fou.
Il est dans la salle de bain avec son papa, il prend son bain.
Je l'entend qui rigole comme un bossu.
Curieuse (oui vous commencez à bien me connaître) je vais voir la cause de tant d'hilarité.
Ben en fait euhhhhhhhhhhh......

comment dire euhhhhhhhhhhhhh?


ben


en fait




voilà:

son père lui donnait des grands verres d'eau glacée remplis au robinet du lavabo, dans le verre à dents princesse de sa soeur. Et le Gnomazizi les prenait et se les renversait sur lui.
Debout à pwal dans son bain, entrain de se balancer de l'eau glacée, il était mort de rire. Au bout de 15 fois, toujours écroulé.
Je doute de sa normalitude là.
(et de celle de son père dans l'esprit duquel germent des fois des idées curieuses)

mystère

Mon frigo quand je l'ouvre, il y a une tite lumière qui s'allume, même quand il fait jour. Mon congélo lui, de nuit comme de jour, que dalle.
Serait-ce une habile manoeuvre pour m'empêcher de trouver le bac de glace menthe-choco au coeur de la nuit noire, alors même que je ne trouve pas le sommeil?
Cette conspiration diabolique doit prendre fin.
Grrrrrrrrrr.

Ah et puis oui des fois, poster court, j'aime.

25 mars 2005

les mystérieuses lois du chéri

Mon chéri il croit des trucs bizarres. On pourrait s'imaginer qu'il est comme la plupart des gens au premier abord, mais en fait? Non.
Il est différent.
Il s'imagine que la baignoire a peur dans le noir, alors il lui laisse la lumière allumée, la pauvre, faudrait pas qu'elle devienne phobique à outrance non plus. Pareil pour la sauce tomate qui mijote all alone dans la cuisine, laissons lui les pleins phares dans la face, on ne sait jamais, dans le noir elle pourrait sans doute développer de curieuses moisissures pas très agréables au goût.
Il est persuadé que les rouleaux de papier toilette terminés sont munis de minuscules petites jambes qui leur permettent facilement de se diriger vers la poubelle la plus proche. Bon c'est vrai que la plupart du temps ils préfèrent taper une belote entre potes sur le dessus de la chasse d'eau, mais faudrait voir à les laisser peinards aussi.
Il est tout à fait convaincu qu'il va crever de faim dans la minute alors il fait à manger pour un régiment, et puis comme après en fait son petit bidou va exploser, alors vite vite, il met le reste dans le frigo. Il est confiant dans sa capacité à les manger plus tard. Il est d'ailleurs absolument sûr qu'ils finissent par s'auto-détruire, tous ces petits bols de restes dans le frigidaire, car un jour ils disparaissent*, ce doit être une sorte de suicide collectif des restes abandonnés.

Rien que de bien normal vous me direz, je suis persuadée que vos chéri(e)s sont un peu du même modèle non? Non? Oh.

Mais aujourd'hui j'ai découvert une nouvelle conviction affirmée de mon chéri, et celle là je trouve qu'elle est super trop chouette et vraiment je suis trop ravie hi hi hi hi. Si si je suis hyper crédible, ne me gonflez pas.
Je m'en suis rendue compte avec bonheur et ravissement total, en ouvrant un placard de la cuisine où l'on range des médocs et des bonbecs (ouais spa super comme mélange, mais ce n'est pas accessible aux petites mains à moins d'avoir fait deux ans d'école du cirque), un peu notre placard de cuisine à bourdel. Là au milieu du minibronx ambiant, une feuille maladie et sa copine la feuille de médocs de décembre 2004. Il est convaincu que CE placard est un vortex vers la M*G*E*N je ne vois que ça. Et ui j'ai eu beau chercher partout, je n'ai retrouvé que deux vignettes sur les 4 qu'il n'avait pas collées.

Ah c'est beau d'avoir un chéri convaincu.
D'ailleurs dans convaincu il y a c- han me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, c'est mon Chéri quand même. Je l'aime comme il est. Des fois.





* un jour j'en ai marre et je fais un blougiboulga dans la poêle avec les restes et j'ai mon repas de midi, car il cuisine très bien le bougre.

24 mars 2005

sept euros

Ceux qui savent (dans la vraie vie, mes copains de oueb) n'ont pas le droit de jouer. Les autres, oui.

Alors pour 7 euros, ma vie de ouebeuse a trop changé. Je passe de la galère pluri-quotidienne à un confort trop délire.

Mais qu'est-ce donc que j'ai acheté 7 euros et qui me boulversifie à ce point, hein?

22 mars 2005

option

A l'heure d'aller me coucher bientôt, comme les poules, oui je sais! mais essayez donc d'éternuer toutes les 5 minutes et on jaugera par la suite de votre taux de fatigue, hein mes cocos, donc avant d'aller me couher, le souvenir de la nuit passée m'assaille et m'angoisse.
J'imagine devoir repasser une nuit avec le nez tellement bouché, que si d'aventure j'essaie de parler à mon cher et tendre, il croit qu'il est allongé non aux côtés de sa chérie tant aimée (si si il m'adore, enfin les 5% de temps où je ne l'escagasse pas) mais bel et bien à côté d'un clone de Donald qui aurait bien trop grossi (et non je ne porte pas de bérêt ridicule pour accentuer la ressemblance, et non je ne me ballade pas le cul à l'air, ah si des fois oui, oubliez ça).
J'imagine les oreilles qui se bouchent quand je me mouche dans une tentative desespérée de faire revenir un minimum d'air dans mes narines hermétiquement closes.
J'imagine le réveil à 03.00 du matin, les croûtes immondes autour du nez (mais c'est qu'il coule quand je dors ce salopiot de tarin??), les klennex qui forment un mini Kilimanjaro à côté de mon oreiller, la bouche comme du carton d'être restée ouverte, la langue séche et lourde, limite morte, et le goût oh le goût, complètement infâme, comme si une bestiole était venue crever dans ma bouche. Pouahhhhhhhhh!
J'imagine me relever pour aller boire moults verres d'eau king size dans l'espoir de faire revenir les choses à la normale. Aller faire pipi les moults verres d'eau qui les ont précédés. Manquer m'endormir sur la lunette des toilettes, mais curieusement ne plus retrouver le sommeil sitôt de retour dans mon lit?
J'imagine une nuit pareille à cette nuit, et là, très sérieusement, la décapitation me semble une option envisageable.




Mais un nouveau post chez Agathe, ça ne se rate pas!

21 mars 2005

ouéééé c'est le printemps!



photo originale de Joël Marssy, vous pouvez aller voir son site, ses photos sont sympas....


Allez on admire et tous en choeur, on soupire: oh que c'est beauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu..... Ah parce que oui le printemps est là, enfin, dieu sait qu'on a assez chialé après, et le soleil qui nous réchauffe, et les tites fleurs, les tits oiseaux qui gazouillent, l'herbe plus verte et les jupes des filles qui s'envolent.
Ce que vous pouvez admirer sur cette photo ce sont, chers leteurs bien-aimés, des fleurs de cerisier japonais. C'est joli, c'est tout rose, aérien, duveteux. Et quelle chance incroyable j'ai, de pouvoir admirer ces merveilles de la nature tout au long de mon avenue, celle que je parcoure un nombre de fois largement trop important chaque jour. Youpi. En effet les cerisiers japonais ne se contentent pas de vivre au Japon comme on pourrait naïvement le croire. Que nenni. Ils s'importent. Et certaines mairies trouvent même qu'ils sont si jolis qu'on pourrait en planter sur 1 km, des deux côtés del'avenue. Oh oui quelle charmante et douce idée. Youpi.
Sauf que.
Sauf que j'ai beau trouver ces petites fleurs ravissantes, j'ai beau sous la brise de la fin du printemps admirer la délicate chute des pétales qui recouvrent l'avenue d'une neige légère et rosée, il se trouve que je VOMIS ces putains de fleurs de merde. Pourquoi? Parce que je suis allergique ++++++++ à leur pollen pourri. Ah elles peuvent pavaner les saloperies, s'il n'en tenait qu'à moi, tous les arbres de cette avenue seraient déracinés et replantés au Japon là où, j'en suis persuadée, tout le monde est génétiquement immunisé contre l'attaque sournoise de cette saleté de pollen.
Le temps d'écrire ce post j'ai éternué 10 fois par packs de 5, j'ai utilisé un nombre indécent de mouchoirs, et la gorge m'a gratté en permanence et me gratte encore. Depuis hier midi, heure de la première attaque, ma tête s'est progressivement enfouie dans un coton nauséabond et irritant. C'est super la fête du printemps dans mon organisme, et oui je suis d'une humeur aussi radieuse que le temps extérieur, comment pouvez en douter ne serait-ce qu'un seul instant?
Youpi.

20 mars 2005

les bouquins de mwa

Alors ouais ok personne ne m'a rien demandé, mais en fait j'ai trop envie de répondre à ce questionnaire, donc hop je le fais quand même. Je ne vais pas vous attendre, vous êtes bien capables de m'oublier. Bande d'ingrats.

Et attendez vous à des débordements vu que je ne suis pas capable de me limiter, je suis génétiquement modifiée pour être excessive, chiante, et râleuse.


Combien de livres lisez vous par an?


Ah. Bonne question. En fait ça dépend des années. Quand j'étais petite j'en lisais pas moins de 5 par semaine, ce qui nous donnait un total faramineux de 260 livres par an, pas étonnant que je connaisse la bibliothèque pour enfants de la ville comme ma poche (et même mieux que ma poche qui est plein de saloperies diverses). En ce moment, avec des gnomes, des blogs et des dévédés, ça doit tourner à 2 ou 3 par mois, ce qui nous donne le résultat HONTEUX de 36 livres par an. Argh. **Se souvenir de lire plus**


Quel est le dernier livre que vous ayez acheté?



Ben oui, pour le Gnomazizi.
C'est mignon comme tout, mais au-delà de 3 ans je doute de l'intérêt.
Pour moi le tome 5 de Georgia Nicholson, voir plus bas...

Quel est le dernier livre que vous ayez lu?



Merci à l'Autre qui me l'a offert, le lire en ayant le premier tome il y a 15 ans fut un grand moment. J'aime bien la SF, et j'aime bien la SF très humaine. Celui là est top, c'est une histoire de télépathe et de différence.


Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous
ou que vous avez particulièrement appréciés
.

AH AH AH AH 5 vraiment? Ouh là, spa possible!
On va dire 12, et c'est parti:



Le premier livre que j'ai lu toute seule. J'avais 4 ans, et ce n'était pas du goût des instits de la maternelle qui me demandaient d'aller jouer avec les autres mômes au lieu de bouquiner dans la cour. Qui n'en avaient rien à foutre de ma tronche de binoclarde. Grrrrrr. Bon ce n'est pas un super livre, mais c'est un souvenir qui marque.




J'ai toujours su qu'on pouvait faire autrement, je le sentais. Quand à 15 ans j'ai lu ce bouquin, qui parle de liberté, de respect, et d'éducation intelligente, au delà de l'expérience pédagogique pointue, j'ai compris que je ne me trompais pas, et j'ai trouvé mon futur métier.




C'est le roman de mes 15 ans, celui que j'ai dégotté dans la bibliothèque de mes parents, et que j'ai lu un nombre incalculable de fois. C'est une histoire de fin du monde et de vie à reconstruire, qui vous happe, vous porte, ne vous lâche pas, bien après la dernière page lue et le livre refermée. Un roman d'anticipation hyper fort, que je ne sais lire qu'en un ou deux jours maxi.




Une grande saga historique, que j'ai adoré lire plusieurs fois (les 7 premiers tomes, ensuite ça s'affaiblit grave) et qui vaut non seulement par sa richesse de détails et ses personnages truculents, mais également par une langue qui se veut très semblable à celle de l'époque, et qui est un véritable délice.





J'ai toujours beaucoup aimé Stepehn King, c'est l'un des auteurs le splus prolifiques et avec le plus d'imagiantion que je n'ai jamais lu. Il a un sens de l'histoire racontée que j'admire. Et un style incroyable (surtout dans ces derniers romans d'ailleurs). A l'époque quand j'étais en maîtrise je voulais faire mon mémoire sur sa structure narrative, mais je ne savais pas à l'époque que je pouvais lire aussi bien en anglais qu'en français, et ça ne s'est pas fait. Celui ci, c'est peut-être bien mon préféré, car l'histoire est prenante, forte, et je suis épatée de voir à quel point une type de plus de 60 ans peut écrire pendant 200 pages comme s'il était une fillette de 9 ans perdue dans les bois et affolée. Et je n'ai jamais lu ce livre qu'en anglais (environ 3 fois) et je le relis actuellement.




Du polar new-yorkais drôle, fin, cultivé et intelligent. Autant j'adore la série des Matt Scudder pour son ambiance ultra-noire, autant j'adore les Bernie Rhodenbarr pour leur légèreté et la lecture absolument jouissive qu'ils procurent. Un Arsène Lupin bouquiniste incapable de se ranger des voitures dans un New-York de cinéma, c'est un réel bonheur littéraire.




Un double roman superbe sur l'envie de changer de vie, de trouver sa voie intérieure. Une merveilleuse histoire de femme, de mère en devenir, et d'enfant. Des personnages extrêmement attachants, une écriture très poétique, vivante, vibrante, ensoleillée. Un roman extrêmement émouvant et vrai. Allez c'est à un tel point que j'ai failli appeler ma fille Turtle!




Encore du polar, sudiste cette fois ci, complexe et prenant, une écriture fouillée, compacte, nerveuse. Un flic qui ne devrait pas être un flic car de la haute, et un autre flic, son meilleur pote, un mec de la rue. Ca peut paraitre bateau mais en fait non, c'est tout le contraire et la société sudiste explose sous nos yeux, ravagée par la haine.





Alors il y en a qui détestent, et perso j'adore. J'aime beaucoup l'histoire,les relents de polars,la constrution du puzzle, les personnages,les mômes, mais franchement j'aime surtout l'écriture qui porte tout ça avec une maestria terrible. Je suis un peu jalouse. Beaucoup.




Oui je lis des romans bêtement étiquettés "pour ados" et j'adore ça. Cettte série en particulier, écrite par une virtuose de l'expression tordue, absolument hilarant. Quand on m'entend ricaner (voire même piquer un fou-rire) au coeur de la nuit, c'est que je suis entrain de lire les aventures de Georgia Nicholson, la teen-age british à gros nunganungas, au chat psychopathe, qui traîne sa gouaille et son adolescence entre ses parents amorphes, sa petite soeur euhhh spéciale? et ses copines décérébrées.




Flippant. Long. Que demander de plus? De l'excellent fantastique, un très bon thriller en prime? Super, il y a ça aussi!




J'ai gardé le meilleur pour la fin. C'est LE livre que j'aurais voulu écrire et je ne suis même pas jalouse, j'attends juste patiemment la suite.


A qui passez vous le relais et pourquoi?


A Isadora car je suis curieuse de ses réponses, je suis persuadée que je ne connaitrais pas la quasi totalité des livres, et ça me donnera des pistes de lecture....

A Ka-ly, parce qu'il l'a demandé.

A tous ceux qui en ont envie et qui ne veulent pas attendre. Non mais.

c'est le printemps



C'est le printemps, il est là, les oiseaux piaillent, le soleil me réveille le matin par la fenêtre de la salle de bain, et ça me travaille. Hier j'ai entièrement rangé la chambre de la miss, bougé les meubles, donné un grand coup de chiffon, et aujourd'hui je m'attaque aux lessives en retard. Le printemps fait naître une femme au foyer en moi. Saleté de printemps.
Me voilà à lancer ma première lessive sur le coup de 07.45, grâce soit rendue au Gnomazizi qui permet à sa môman de se lancer aux aurores dans ses tâches journalières, arf arf. Quand trois sacs sont plein de linge mouillé, allez hop, je prends plein de tites pièces d'1 ou 2 euros, et roule ma poule, direction la laverie et ses 5 séchantes en rang d'oignon. Les séchantes moi ça me fait rêver grave. Limite j'en voudrais une chez moi. Sauf que question place, je préfère qu'elles soient à la laverie.
Sur le chemin, le soleil tape, ce qui est une bonne et agréable chose, et j'essaie de ne pas écraser les petits gendarmes et les gentes cocinelles qui s'égaient sur les trottoirs au mépris de toute règle élémentaire de prudence. On ne doit pas apprendre à l'éole des coccinelles à regarder à droite et à gauche avant de traverser le trottoir. D'où les petits cadavres rouges et noirs qui jonchent le bitume. Depuis quelques jours, je fais tout pour éviter d'accentuer le massacre: je sais bien que cela ne sert à rien, que le passant qui arrive derrière moi ne prendra pas de précautions, lui, mais je ne peux pas trop m'en empêcher. Ces trois derniers jours, avec la poussette, mes trajets sur l'avenue relèvent du jeu d'arcade, à vouloir épargner la vie des insectes et cependant arriver pas trop à la bourre à l'école.
Sur le chemin, je me plais à imaginer que le clap clap régulier de mes tongs avertit les bestioles de mon passage iminent et qu'elles s'empressent de me céder la priorité: ce qu'elles font, c'est très curieux, surtout les cocinelles qui me semblent plus malines que les gendarmes.
Sur le chemin, je me dis que ces fichus sacs vont me broyer les épaules, que mes bras vont se décrocher et que je vais me retrouver bien ennuyée. Je me dis aussi qu'au retour ils seront plus légers, j'ai beau avoir eu zéro de moyenne en physique lors de la derière année où l'on a voulu me forcer à assister à ce type de cours, il me reste deux trois notions. Guère plus. Enfin le linge mouillé est largement plus lourd que le linge sec hein, tout le monde sait ça.
Sur le chemin, je me dis aussi que personne ne m'a refilé le questionnaire sur les livres et que c'est trop pas juste, j'ai des trucs à dire moi. M'en fous je l'élabore à l'avance dans ma tête, et puis zut, je le ferais ce soir, je ne suis pas obligée d'attendre que l'on me le demande.
A la laverie, je suis heureuse, parce que j'aime quand ça tourne, j'aime l'odeur du linge propre et chaud, et puis tout ranger dans les sacs, légers, et puis lire en attendant que le cycle se termine.
Rentrer enfin, et manger le reste du bac de glace menthe choco, c'est permis, et puis aller à la laverie en plein cagnard avec trois sacs plein de linge mouillé, ça compte comme du sport.
En plus je recommence tout à l'heure.

la nuit tombe




When the night has come
And the land is dark
And the moon is the only light we'll see
No I won't be afraid, no I won't be afraid
Just as long as you stand, stand by me

And darlin', darlin', stand by me, oh now now stand by me
Stand by me, stand by me

If the sky that we look upon
Should tumble and fall
And the mountains should crumble to the sea
I won't cry, I won't cry, no I won't shed a tear
Just as long as you stand, stand by me

And darlin', darlin', stand by me, oh stand by me
Stand by me, stand by me, stand by me-e, yeah

Whenever you're in trouble won't you stand by me, oh now now stand by me
Oh stand by me, stand by me, stand by me

Darlin', darlin', stand by me-e, stand by me
Oh stand by me, stand by me, stand by me


Ben E. King
chanté par John Lennon.

>> pour répondre à l'appel de Racontards

17 mars 2005

sarah bernhardt, accroche-toi aux rideaux!



Vivre avec une petite minette de 5 ans 1/3, c'est vraiment l'aventure. Gérer la petite personne, ses crises, ses chahuts, ses questions existentielles, on ne s'embête pas du tout, et même des fois on aimerait bien pour s'enquiquiner tranquille, un peu.
Avant-hier matin, après son petit-déjeuner, où comme à son habitude elle a essayé de dealer un paquet de biscuits petit déjeuner supplémentaire contre le reste de son lait (elle peut toujours rêver, l'espoir fait vivre hin hin hin), il est donc l'heure pour elle de s'habiller dans l'emploi du temps matinal de la course Arrivons à l'Heure à l'Ecole.
Je lui propose ses habits, à savoir un pantalon large en velours et un tee shirt sympa.
Elle argumente que je lui avais promis une jupe.
Il faut savoir que ma Lutine est dans sa période girlie et que j'aimerais bien que ça lui passe un peu. Parce que vouloir vivre comme une princesse au quotidien, ça use un peu les nerfs de maman, voire même ça commence à sérieusement lui agacer la fibre compréhensive, limite usée jusque la corde.
Je dégote un vollant propre, je suis trop balèze. Mais pas de jupe et de haut assorti dans le placard, je suis LA mauvaise mère qui n'a pas fait toutes les lessives en temps et en heure pour que sa Cendrillon de fille puisse aller au bal en robe qui tourne. J'annonce la mauvaise nouvelle avec toute la circonspection dont je suis capable à 07.45.
Là, hurlements sanglots, mine déconfite, ah ma mère est méssante je vais me mettre la tête dans le four (genre).
Vu qu'à cette heure là il faut moyen me chercher, je lui dit, écoute tu mets ce pantalon et ce tee shirt, on verra demain ou plus tard pour la jupe.
Hurlements, pleurs, et tout le toutim.
Là je craque: Ma fille j'en ai un peu RAS LE BOL qu'on ait cette conversation, je croyais t'avoir déjà fait comprendre et même que tu avais compris, que les pantalons c'est joli aussi, que de toutes façons tu es très belle en pantalon et en jupe, et que même ce qui compte c'est TOI, pas ce que tu as sur les fesses! METS CE PANTALON ET CE TEE SHIRT!
[re sanglots ]
Zen attitude, respiration ventrale activée:
Ma chérie, vu que tu ne veux pas mettre les vêtemens que je t'ai choisi, tu vas choisir toute seule avec quoi tu veux t'habiller, je ne m'occupe plus de ton cas.

--> 1,2,3 partez: pétage de plombs en orbite!

mais je sais pas quoi mettre, pourquoi tu me fais ça? bouhouhohuohuouhouhouhouh t'es méchante, je ne sais pas quoi mettre, MAIS COMMENT JE VAIS FAIRE?

Mon coeur habille toi. Tu ne veux pas t'habiller avec ce que je te propose, alors tu te débrouilles, tu mets ce que tu veux.

mais je sais pas quoi mettre, pourquoi tu me fais ça? bouhouhohuohuouhouhouhouh t'es méchante, je ne sais pas quoi mettre, mais comment je vais faire?
(elle est super originale dans ses lamentations hein, juste ce qui change c'est le volume, et là les batteries commencent à être à plat)

Mon coeur habille toi sinon c'est en pyjama que tu vas aller à l'école, tu choisis ce que tu veux, débrouille toi.

bouhouhouhouhou [enfant à quatre pattes par terre, tragédienne powaaaa inside] tu veux même pas t'occuper de ta PROPRE fille.

J'avoue, j'ai rigolé comme une baleine. Je lui ai remis son fut en velours et son tee shirt rayé sous le nez, et elle s'est habillée.
Elle aura ma peau, je vous le dis.

16 mars 2005

la souris et la montagne

OK. On va arrêter la vague de délire tout de suite les gens. Ok je perds du poids, comme le montre la frise ci-dessus, et on remarquera qu' aujourd'hui ça vous montre que j'ai repris, alors que je continue à faire gaffe. Alix me dit que ça s'apelle le REBOND et que c'est super positif. En même temps c'est ma coupine, alors elle me dit des choses gentilles, c'est dans le contrat des coupines, si si.
Bref, dans les commentaires, même dans des mails, on me demande comment je fais pour perdre du poids. Ah. Déjà mesdames et mesdames (vu que de messieurs point vu le début du gras jusque maintenant) il faut bien vous dire que je ne suis en rien une grande gouroute du killage de cellulite. parce que sinon figurez vous un truc de ouf, je NE serais PAS grosse. Voire obèse comme se plait à me le rappeler la médecine. C'est un moche mot qui ne va pas du tout avec ma silhouette certes pachydermique par endroit (en gros le popotin et le bidou)(ouais les nichons ça ne comptent pas, limite c'est un atout) mais pas du tout ricaine staïle. Les ceusses qui m'ont vue en vrai pourront confirmer dans les commentaires. S'ils ne le font pas je pleure, je vous préviens, et là, c'est vraiment MOCHE, quand je pleure.
Donc quand on est très grosse, même si on n'est pas obèse, malgré ce que cet IMC qui puire s'acharne à me dire, c'est bien plus facile de perdre du poids. Ca descend certes plus vite, mais le chemin à parcourir est quand même beaucoup plus long. Vu que je dois perdre environ 38 kilos, si j'en perds 2, il m'en reste encore 36: même les plus nulles en maths d'entre vous l'auront trouvé toutes seules.
Quant à savoir comment je fais, c'est tout con: je mange moins, je mange moins gras, je mange moins sucré, je bouge mon cul, et puis voilà. Accessoirment j'utilise le système WW pour m'y retrouver, je compte des points, c'est très con, mais ça m'aide à garder le cap le long de la journée. Par contre les réunions à la noix avec des gourdasses qui sautent sur des balances entre copines (qui paient) et qui s'encouragent mutuellement, qui se grondent quand elles ont repris 300 grammes, vous aurez deviné comme des grands que c'est le genre de plan qui me lourde puissamment, tant au niveau du portemonnaie, qu'au niveau sauvons les gourdasses en milieu urbain (ouais si je vais à une réunion WW il est fort probable que j'en bute une ou deux, ça me fera ma séance de gym pour la semaine).
On va considérer que le chapitre est clos, hein les gonzesses?
Vos encouragements sont certes les bienvenus, mais si vous voulez perdre vos 5 kilos avant l'été, pensez à acheter un mag de fille, vous aurez des réponses appropriées (et souvent à se faire pipi dessus de rire).

14 mars 2005

docteur colique

Mon docteur, je vais le voir depuis que j'ai 12 ans à peu près, autant dire un sacré petit bail. Bientôt 19 ans quoi. Je l'aime bien, parce qu'il est gentil, et rigolu, et il bavarde facilement (atout indispensable pour me plaire en fait), du temps où je travaillais on avait des sympathiques bagarres sur les arrêts de travail, du genre "tu t'arrêtes" "non pas mes bébés, ce n'est pas possible, pas la remplaçante non" et on négociait grave, mais au moins bon il ne rechignait pas aux arrêts maladies, ce qui est plutôt positif.
C'est plutôt un bon médecin, même s'il aime prescrire des listes de médocs longues comme le Vidal version longue, même si des fois il prescrit des trucs moyen adaptés.
Aujourd'hui, j'ai vraiment un doute. On va dire qu'il était dans le pâté, pourtant il n'en avait pas l'air.
Ma sinusite pourrite a évolué en une méchante toux moitié crachats dégueus (bon appétit bien sûr, ce soir au menu, des huitres, vous avez trop de la chance: on est dans un mois en R) moitié toux irritative bien relou, du style qui empêche de dormir et qui crève bien. Bêtement je prenais du Toplexil, mais en fait ce truc me comate grave la face, j'en prends deux fois dans la nuit et j'émerge à 15.00 le lendemain en me demandant si c'est bien moi dans ma sloggi ou un lot de parpaings en promo chez Lapeyre. Et moins de sept heures plus tard, le plus petit dimanche de ma vie limite, je me réécroule telle la bouse fermentée dans mon plumard, c'est l'apothéose de la comatitude.
Ce matin armée d'une volonté de fer d'aluminium imitation titane, je me décide à prendre un rendez-vous chez le médecin, vu qu'ayant très peu dormi, j'ai moyennement bien pris les revendications nocturnes du Gnomazizi: après sa tétée de 05.30, le bisounours de bientôt 16 mois hurlant à la mort dans son lit parce qu'il voulait rester avec sa mômaaaaaaaaaaaaaaan, il a vu débarquer une folle hystérique en slip et cheveux en bataille qui lui a gueulé ouais ben tu dors maintenant c'est la nuit bordel, c'est fait pour dormir donc **kofkofkofkof** TU DORS! [silence] Boune nouit mon bisouilloux roudoudou, à tout à l'heure, jolis rêves mon coeur...
Légèrement serial killeuse de doudou la reum, la toux atteint le système nerveux central il faut agir. Rendez-vous pris donc, à 09.30.
Dans le cabinet du médecin, tout va bien, le Gnome est supra sage tout mignon (alien sors de mon fils!!) j'ai une tension parfaite, et omme maladie trop rare trop exotique j'ai juste: une toux.
Oué! Ca vous en bouche un coin, voire même deux, j'en suis persuadée.
Et pour soigner ma toux j'ai une liste de pas moins de 4 médocs, et si la toux est une vilaine grognasse qui ne veut pas se casser illio presto de mon organisme, 2 médocs à gros bras qu'avec eux ça rigole pas: Antibioticator et SuperCortisone.
Dans les 4 médocs, nous avons un anti toussif et un fluidifiant bronchique, à prendre tous deux trois fois par jour, alors que sur leurs notices respectives c'est écrit qu'ils se détestent, et que si tu les prends en même temps c'est ZE WAR OF ZE MUCUS dans ton organisme, un médoc lambda bien immonde qui s'aspire, et du rhinadvil. Le rhinadvil c'est encore le plus top des 4, je vous lis ce qu'il y a écrit sur la boite: ce médicament est indiqué au cours des rhumes de l'adulte pour le traitement symptomatique des sensations de nez bouché acompagnées de maux de têtes et/ou de fièvre. Et puis on peut aussi voir le logo de la tite bagnole rouge, celui qui veut dire que c'est un médicament qui te shoote bien. En gros, je n'ai pas de rhume, je n'ai pas le nez bouché, je n'ai pas mal à la tête, je n'ai pas de fièvre, juste une putain de toux, alors le rhinadvil il m'est autant nécessaire qu'une paire de stiletto à un cul-de-jatte. Mais je suis une adulte, ça compte?
Consultation 30 euros, remboursée 19, deux médocs avec interaction moyen glop, un médoc inutile, et deux médocs sur les 4 qui shootent alors que justement je voulais un truc light.
Comme l'impression de m'être fait couillonnée.
Et bien sûr je n'ose pas prendre l'anti-tussif qui shoote, il faut le prendre le soir, et j'allaite mon fils au petit matin. Ouin.
Donc en gros, oui je tousse toujours.


ps: vous pouvez allez lire ma fausse-interviou cependant criante de vérité chez Agathe, en réponse à ma note sur le style. Je peux juste vous dire, que oui, dans la vie, quand je suis bien énervée, je parle exactement comme ça (voire pire).

12 mars 2005

moove your body



C'est bizarre comme souvent la pub, quand je la regarde, ce qui est quand même super rare, me donne envie de tout autre chose que du produit qu'elle est sensée vendre. Oui c'est vrai qu'en fait elle me donne souvent envie
d'éteindre la télé
de casser la télé à coups de tongs
d'arrêter de payer ma redevance bourdeldimerde
de zigouiller les acteurs, et particulièrement celle de la pub pour le riz lustucru il y a quelques mois, j'aurais pu lui claquer la face à celle là, direct dans l'eau bouillante, pour arrêter son air entendu et sa voix niaise
de trucider les publicistes qui nous prennent tous pour des décrébrés profonds, des poubelles vases vides à remplir de leur daube télévisuelle pré-mâchée, pré-vomie, et vas y que la gonzesse elle trémousse son cul, que le soleil il brille, et que la mer est turquoise, et que mon péku c'est le plus youkaïdiyoukaïda de l'univers, ton cul il en rêve man!

Hum.
Bref.

Des fois donc, souvent même, la pub m'atteint complètement à côté. La pub pour le boursin avec les tites taupes qui jouent au foot, vous vous en souvenez? Elle ne me donne pas envie de manger du boursin. De toutes façons ma fille est accro depuis ses un an, j'en achète toutes les semaines. Non non la pub pour le boursin me donne envie d'avoir une taupe à la maison, c'est mimi une taupe, c'est roudoudou, c'est kawai, voire même des fois c'est trash. Super fun la taupe, j'en veux une. Bon ensuite j'ai réfléchi et je me suis dit que la taupe, toute myope, elle aurait un peu du mal à se défendre contre deux couillons à moustaches, qui risquaient de la prendre pour leur dose quotidienne de pâtée champion.
Une pub pour le shampooing le Petit Marseillais? Ca y est je veux partir chez moi, dans le Sud, et allez plonger toute nue dans la pisine à 07.00 du mat en me réveillant. Leur shampoing j'en voudrais pas pour tout l'or du monde, punaise ce sont des dealers de savon de marseille, et je ne sais pas si vous avez essayé de vous laver les veuchs au savon de marseille, mais bonjour le tampon jex. Mais le chant des cigales, l'odeur du romarin, la chaleur et l'eau fraîche, oui.

Pas étonnant qu'avant hier soir, en voyant deux fois la pub pour le i-pod shuffle, j'ai eu envie de tout autre chose que de ce que je suppose être un lecteur de MP3 (je suis nulle dans ces trucs là j'en suis restée au bon vieux wlakman des familles, avec les K7, ste honte). Non moi ce dont j'ai envie c'est de savoir danser comme les silhouettes de la publicité. Alors là j'en crève d'envie. Vraiment.
Le problème c'est que je me vois moyen prendre des cours de hip-hop, je vais pleurer ma mère au bout de 10 minutes, vu ma tachycardie, et mes extra-cystoles de merde. En même temps, moove mon body sur de la zik qui pulse, je dis oui, je pense régime boosté tout ça. Est-ce qu'ils prennent encore des inscriptions en mars?

Et puis zut, je ne vais pas me laisser avoir par la pub, même un rebond de pub hein. Non mais.



ps: un troisième post est en ligne chez Agathe, courrez-y vite y'en aura pas pour tout le monde!

11 mars 2005

registres

Aujourd'hui les petits amis, nous allons travailler notre style, parce que c'est important le style. Si je vous assure, c'est ce qui fait toute la différence entre un sac de patates LP et une robe griffée* de chez Dior.

Prenons cette anecdocte toute simple:
Je vais à la Poste affranchir et poster une lettre. Cela restera tout à fait hypothétique, car vu la sinusite qui m'écrabouille le cerveau avec un sac de sable XXXL et la toux qui me rend hyper crédible en tant que postulante dans le rôle de la tuberculeuse de service, il est bien évident que je fonctionne en service minimum (et encore je suis bien bonne, je pourrais rester couchée). Ouais en fait j'aurais du y aller, et puis la sinusite a décidé qu'elle était la plus forte, et je suis misérablement rentrée chez moi et c'est mon chéri qui s'est tapé la montée jusque la Poste, et non ce n'est pas sale, et oh j'ai dit montée pas trainée.

Alors hop là déjà vous venez de voir par vous même avec vos yeux à vous que vous avez (ouh tous ces v partout j'ai l'impression de ne plus avoir de dents, pas vous?) le style "angel handmade" qui est top ébouriffant, on ne peut qu'applaudir, merci.

Testons d'autres styles, hop là, je n'ai pas toute la journée non plus.

angoissant:
Je marchais dans cette rue que j'avais arpentée un nombre incalculable de fois. La lettre était lourde dans ma poche. Je la sentais contre moi, mais cette sensation, plutôt réconfortante en temps habituels n'arrivait pas aujourd'hui à anihiler ce sentiment qui m'étreignait. Ce sentiment de marcher dans un monde qui n'était pas le leur, un monde où j'étais l'intruse, où les regards pesaient sur moi, où des lueurs métalliques au fond de leurs prunelles me laissaient entrevoir le pire. Le moineau sur la branche arrête de couiner sur mon passage, dans ses plumes, je ne me trompe pas, je vois du sang, un peu. La poste me paraît loin, brusquement. Je m'emmitoufle dans mon manteau, je baisse ma tête le regard planté sur mes souliers qui sont usés par les ans, et j'avance, le coeur comme une pierre et le ventre noué. Ils m'épient,c'est sûr. Et ils sont mauvais.

primesautier (voire même niais):
Le sourire aux lèvres, j'entends les petits zoziaux qui gazouillent gaiement dans les arbres, et même si le temps n'est pas au beau fixe (disons le cruement il fait un temps vraiment désagréable, mais que diable, c'est l'hiver, après tout!) on voit les premiers bourgeons tout mignons qui commencent à pointer le bout de leur petit nez vert, et dans le ciel ce rayon de soleil qui vient éhontément flirter avec mon visage offert, c'est fabuleux. La lettre dans ma poche, porteuse de promesses à venir, est légère comme la plume, les gens me sourient, la Poste n'est plus qu'à quelques mètres, et cette matinée s'annonce guillerrette.
là logiquement vous avez envie de m'abattre sur place, de m'étrangler avec mon sourire béat.

sms kikoo lol mdr:
Zyva la post c mor c miE lé sms mé le fakteur il é bo kom 1 diE alor jyvé kan mM
lé zoizo i chante c pa la nouvel star bordL ferm la konar
ca yest c'est fini, vous pouvez allez mettre du collyre dans vos yeux qui larmoient.

ampoulé (genre tu peux plus t'assoir le manche est trop profond)
Par cette matinée semblable à toutes les autres, j'ai pris la décision irrévocable de m'en aller quérir une aide appropriée au transport de mon courrier en l'officine du bureau des postes. J'ai pris grand soin de rédiger ma missive en les termes les plus courtois et les plus convenables, et après avoir refermé l'enveloppe avec soin, je l'ai glissée dans la poche de mon loden vert bouteille, et suis sorti de chez moi. Dehors le brouhaha de la rue agresse mes oreilles, je ne peux concevoir tel vacarme, comment se fait-il que l'on autorise des volatiles aussi vulgaires que des moineaux à ouvrir leur bec de si bon matin, risquant ainsi de heurter les gens dans leur quiétude mentale duement méritée. La rue qui mène au bureau des postes françaises est bien escarpée, et il est dur de la gravir sans s'essoufler quelque peu. Mais le courage et la constance s'étant penchés de concert sur mon berceau, j'y parviens sans trop de difficulté et mène à bien ma mission qui consiste à affranchir au tarif indiqué la missive que je me dois d'envoyer dans les plus brefs délais.
ouais vous pouvez me donner un coup de pied dans le ionf, histoire de m'achever.

poétique:
En ce jour très glorieux je m'achemine vers toi
La lettre sur mon coeur m'emporte vers l'ailleurs
Et mon coeur pleure et rit, chante et grince à la fois
Je monte vite vers toi, ô mon sublime facteur!
non je n'ai pas honte du tout, et croyez moi, plus d'un quatrain en alexandrins avec césure, c'est du domaine de l'impossible, je n'ai plus 16 ans non mais.


tragique
Rage, douleur et orage douloureux se sont réunis, vainqueurs, au dessus de mon chef (ma tête pas mon supérieur hiérarchique), pour faire de cette journée un lit de douleurs. Cette missive doit partir, mais saurais-je y arriver sans coup férir? Le poids des années (et non de mon popotin graisseux, ca va bien hein) sur mes épaules m'empêchent d'avancer aussi vite que la nécessité me l'impose, et le chemin se fait escarpé pour faire choir mon corps lourd de regrets. Je le sens, je le sais, l'homme des Postes ne voudra pas de moi, j'ai tout quitté en vain, et ma missive à la main n'y pourra rien changer, pas plus que mes yeux éplorés et mon coeur qui saigne.
deux élément stylistiques angel hand made se sont glissés dans cet extrait, vous devriez réussir à les retrouver si vous avez bien suivi depuis le début, sinon tant pis pour vous.

Voila mes petits amis du vendredi, que le style soit avec vous, et rapellez vous, tout est blogable, mais faut le faire avec classe.
[réajuste sa bretelle de soutif, renifle, et sort]



* mon chat, bien que couillon, décline toute responsabilité. Oui j'ai osé faire une vanne pourrite dans une asterisque, allez jetez moi donc vos claviers à la face: je m'en contrebalance grave, je suis de titane, j'ai pris un doliprane.

10 mars 2005

attention c'est la PUB!

J'arrive dans quelques temps avec une grosse note (non pas un gros popotin, oh eh ça va) mais en attendant, je ne saurais que trop vous recommander d'aller lire cette fille qui m'a fait pleurer de rire, et totalement rassurée quant à la normalité de mon Gnomazizi qui a le même âge que son Grosbout. Un énorme merci à Isadora pour me donner des liens aussi chouettes, et éclairer mes mornes après-midi de mars tout moches.

Et un autre texte est en ligne chez Agathe qui ne blogue toujours pas et qui, je le sais de source sûre, écrit le troisième.

De quoi vous faire patienter.
Non mais parce que vu mon mal de crâne, vos petits coups sur la porte, et vos regards par dessus mon épaule, ça me stresse.
(je suis folle, là c'est clairement identifiable, folle à lier, et vous continuez de lire, en plus!)

08 mars 2005

alerte généralisée!

De manière préventive, de façon complètement arbitraire, je suis désolée, mais je dis non. En fait je rectifie et je hurle NON.

Mais mais mais pourquoi me mettre dans un état pareil? C'est très simple.
Cela se résume à un mot, un seul, soyez prêts, il arrive, on reste calme et on respire par le nez:
poux.

Ah vous voyez, vous aussi vous commencez à vous sentir mal et vous vous grattez la tête, si si je viens de vous voir à l'instant ne me mentez pas!

Pour ceux qui n'ont pas suivi ma fabuleuse et édifiante lutte contre les poux il y a deux mois, vous pouvez lire avec horreur cette abominable saga ici: 1 2 3

Quand j'ai vu ce midi en allant chercher la Lutine, la petite affichette fatale à l'entrée de sa classe, annonçant en rouge sang le retour des bestioles grouillantes, mon propre sang n'a fait qu'un tour.
Les voyants se sont mis au rouge et voici un peu près (retranscription sommaire) ce qui m'a traversé l'esprit:

ah ouais carrément je nous tond tous les 4 de manière préventive, ça ira plus vite

j'envoie la gamine à l'école avec du cellophane autour des cheveux, et dans des sapes en plastique, ça doit bien pouvoir se trouver, les poux ne pourront pas s'accrocher, niark niark

en même temps faire l'école à la maison c'est bien aussi, c'est pas comme si je n'étais pas instit hein

faut instaurer un sas de décontamination à l'entrée de l'appart, je la désape, je met son linge direct dans la machine, je lui fais un shampooing traitant, et ce tous les soirs d'école jusque fin juin

si je réussis à trouver quel est le parent inconscient qui n'a pas traité son gnome alors que toute cette fichue classe a eu des poux, je lui présente la prochaine facture et je la lui fais manger, lentement, et assaisonnée au parapoux, pour le goût, sacrebleu de mille sabords

non pitiéééééééééééé s'il vous plait pas une seconde fois pitiéééééééééééé non non non

Flippant n'est-il pas?
Mais vous savez bien que je suis une fille très raisonnable (qui rigole? on se dénonce!) et du coup j'ai juste réajusté les tresses de ma fille à l'heure du déjeuner, et lui ai mis de la lavande derrière les oreilles et sur la nuque, dans son chapeau et sur le col de son manteau.
Et l'angoisse me serrant les tripes, je l'ai remise à l'école cet après-midi.
Mais je préviens, que si je dois subir une nouvelle invasion, je ne répond plus de mon état mental. Ca va être la berezina des neurones, le waterlo du moral, pfffff j'en perdrais même la force de bloguer. Et ouais. Vous savez ce qui vous reste à faire: croisez tous vos doigts et vos orteils. Merci.



Ceci étant dit, je voulais vous dire un truc important et qui requiert toute votre attention. J'ai une copine, apellons là Agathe, qui écrit des textes vraiment chouettes et rigolos. Elle ne veut pas bloguer mais veut les faire lire. Oui elle est compliquée un peu, c'est pour ça que c'est ma copine. Et comme je suis trop une chouette gonzesse, ben je lui ai mitonné un tit blog où je metterais moi même en ligne ses textes. Comme ça tout le monde est content, vous parce qu'elle écrit rigolu figolu, et elle parce que vous allez bien sûr lui laisser des commentaires (si vous allez lui en laisser plein, parce que vous êtes des lecteurs hyper bien tout ça).
Alors, hop on fait faire de la gym à son mulot (les bourrelets de l'hiver c'est moyen gracieux) et on clique sur:
agathe ne blogue pas

07 mars 2005

open your mind mouth

Si vous étiez déjà là à l'ouverture de ce blog fabuleusement extraordinaire qui est le mien, si si fabuleusement extraordinaire rhôôôôô, vous vous souviendrez d'une note, dans les toutes premières, où je m'extasiais de ma nouvelle faculté à ouvrir ma bouche plus facilement devant les gens qui m'escagassent et me courrent sur la moële épinière. Avec mes trente ans tous neufs, je faisais ma belle hein. Parce que je me rend compte aujourd'hui du long chemin qu'il me reste encore à parcourir pour réussir à parvenir au niveau de mon papa par exemple.
Mon papa qui, un soir, à Paris, alors que nous rentrions de je ne sais où, je devais avoir peut-être 10 ans pas plus, mon papa donc, qui avisant un type entrain de pisser contre un mur dans la rue, lui dit ces mots sublimes qui restèrent gravés à tout jamais dans mon jeune esprit (la preuve je vous les livre intacts aujourd'hui): eh fais gaffe, tu pisses sur ta laisse!
Il faut le reconnaitre: c'est super fort. En même temps mon père n'a jamais eu peur de se prendre une beigne, vu qu'il frappe toujours le premier. Ce qui n'est pas bien les enfants, ne prenez pas exemple sur lui.

Alors moi je voudrais bien faire pareil, dire des phrases qui butent devant des cons qui m'agacent le paysage, qui me défrisent le poil de fesse, qui m'esquintent les nerfs. Parce que le peu de fois où je l'ai fait, passé ce frisson de j'ose/j'ose pas, c'est tout de même extrêmement jouissif.

Cependant, jeudi dernier je n'ai pas osé et depuis cela me ronge un peu. Un peu juste, n'allez pas imaginer que je reste obsédée depuis à remâcher la situation et à la recracher différente de la réalité. Non non non. Au pire j'écris cette note, qui sera un bon entraînement pour une prochaine fois.
Je vous situe vite fait le truc.
Jeudi 3 mars, jour de grêve SNCF, jour de neige. C'est la panique dans les transports en commun de la capitale et de la banlieue.
Dans notre petite gare, 4 adultes et 5 enfants attendent un train pendant une demi-heure pour se rendre à SeaLife, un aquarium qu'il est bien mais qu'il est loin, le bougre. Ils attendent une heure, parce que grêve plus neige, le conducteur du train il reste au chaud au rade du coin à se boire des mousses avec les potes. Peut-être même il rigole et trouve que la neige qui tombe c'est joli. Non je n'extrapole pas, deux trains sont passés dans l'autre sens pendant qu'on se gelait le cul à l'attendre et à sourire devant les enfants dont c'était le grand jour. Et oui on était obligés d'y aller ce jour là, on avait des places moins chères pour un jour donné, le 3 mars donc*.
Mais j'abrège, au bout de 4 heures, on réussit à arriver à destination, alors que normalement une heure et demi suffit. On passe un excellent après-midi, quand survient obligatoirement le moment de rentrer. Les enfants sont fatigués, il neige toujours, il grêve toujours aussi. Si le RER est pris en début de ligne, et que donc nous pouvons tous poser notre popotin épuisé pendant le trajet, le train de banlieue que nous prenons ensuite, nous le prenons en milieu de ligne. Et là il n'y a pas de place. Et là on s'engouffre dedans: 4 adultes, 4 gnomes et un minignome dans une poussette. On reste dans l'espace central parce que notre postérieur, si fatigué soit-il, on peut rêver pour le poser. Et voilà mon chéri avec son fils de quinze mois dans les bras, planté au milieu des gens, ne pouvant se retenir à rien, la barre la plus proche étant vraiment loin. Et il y a environ 4 pécos entre la barre et lui de toutes manières...
Et là, séparée par deux personne de mon bébé qui tangue dans les bras de son père, il y a une rombière posée sur un strapontin. Une bonne femme de 60 ans maxi, avec une permanente blonde que même Line Renaud elle n'en voudrait pas, des boucles d'oreilles qui brillent, et un manteau de fourrure. Déjà elle a tout pas bon la dame. J'apprendrais ensuite par Alix qui regardait par dessus son épaule, qu'elle lit le programme de De Villiers, et donc elle a vraiment tout pas bon du tout et en plus elle pue du cerveau.
Vous croyez que la grognasse elle va se lever? Céder sa place à un jeune papa qui risque de faire une chute avec son bébé dans les bras? Non non non, la poufiasse elle reste assise sur son cul flasque et elle ne fait même pas mine de lever les yeux de son papelard torche-fesses. Elle est littéralement absorbée par sa lecture vomitive figurez vous.
Là j'aurais du ouvrir ma bouche.
J'ai bien envoyé quelques sarcasmes qui ont reçu toute l'approbation des voyageurs autour de nous, qui m'ont lancé des regards entendus sur la relouserie de Radasse en Fourrure 2005, mais c'est tout.
Et je regrette.
J'aurais voulu lui dire de lever son gros cul et de céder sa place bourdeldimerde. Mais je n'ai pas osé, j'étais fatiguée, et puis voilà quoi.

Allez je m'entraîne:
niveau 1
Dites moi serait il possible que vous laissiez votre place à mon compagnon qui rique de tomber avec mon bébé dans les bras?
niveau 2:
Auriez vous l'extrême obligeance de céder votre place à mon compagnon avant qu'il ne vous tombe dessus avec mon fils de 15 mois dans les bras, et croyez moi 10.5 kilos sur la tête, ça fait mal, permanente ou pas.
niveau 3:
Malgré votre surdité apparente et votre cécité flagrante, je vous prierais de bien vouloir céder votre place à mon chéri qui en a marre de manquer se vautrer toutes les trois minutes avec notre bébé dans les bras, voyez vous. Vous ne me semblez pas si vieille que vous deviez rester assise, si?
niveau 4:
Ok, on arrête de lire son papier de facho, et on se lève pour laisser la place à mon chéri avec notre fils dans les bras, et plus vite que ça. Sinon je tire le signal d'alarme et là, la journée va être vraiment pourrie, bordel.

Je trouve que j'ai des dispositions, non? Reste juste à les mettre en application.
Le prochain qui m'agace, il va dépoter sévère. Ou pas.




*note pour plus tard: ne pas prendre de places pour un jour précis. Ca peut mal tourner. Et oui.


Et toujours 2 posts sur LARIRETTE.

05 mars 2005

et c'est reparti mon kiki

Voilà j'ai une nouvelle copine. C'est ma fidèle alliée on va dire. Dans peu de temps vous pouvez parier que je la traiterais de tous les noms et vous aurez raison. Le premier d'entre eux sera salope, mais ça tout le monde le sait.
Donc oui, j'ai racheté une balance. Je l'ai payée 10 euros seulement car le Gnominator sévit toujours dans nos contrées.
Et puis quand je l'ai eu rapportée en mon logis, je suis bien évidemment montée dessus.
Pourquoi me direz vous aura-t-il fallu que je choissise ce jour-ci particulièrement pour racheter une grognasse de balance?
Flashback.
Ce matin j'étais confortablement allongée, entrain de lire avec délices Cat le Psion, suite d'un roman de SF que j'avais adoré quand j'avais 15 ans, et je peux vous dire que de lire la suite 15 ans plus tard c'est absolument fabuleux et savoureux (grand merci à Bruno d'ailleurs, et vive les ouichlistes!) mais je m'égare. Ce matin je lisais donc et ma main négligemment plongeait dans le sac de petits fours LP pas chers du tout mais pas dégueus, ceux que mon Gnome adore (super alibi pour en acheter). Jusque là pas de problèmes.
Vient le moment de me lever, grosse feignasse que je suis, et de se diriger vers la salle de bain: je prends ma douche et ensuite, au moment de m'habiller, je veux enfiler mon jean, celui que curieusement depuis un mois et demi je délaisse au profit de ce pantalon en maille souple acheté au départ pour ma dernière grossesse et que je trouve si confortable, taille élastiquée oblige. Et là damnation horrifiation et petits lardons, je ne ferme plus le bouton! Mais pas du tout du tout du tout hein, pas la peine de rêver, et même si à force d'asphyxie j'y parvenais miraculeusement, je pense que la bouée qui rejaillirait par dessus la ceinture ainsi close, serait du pire effet au niveau de la silhouette: bonhomme michelin staïle, top glamour à PneuLand.
Bouhouhouhou. Non. Surtout ne pas pleurer. Se dire qu'il fallait s'en douter qu'un mois de frites-mayo et fromage, un mois de petits gateaux par ci et de boissons aux oranges par là, ça allait moyen le faire! Ah il a bon dos l'hiver hein. Ben bravo. Ce n'est pas comme si j'avais déjà 30 kilos à perdre, non non. Pffffff tiens.
J'ai ravalé mes larmes et renfilé mon fût de grossesse, à midi j'ai mangé du riz, des légumes et du poisson blanc, et ce soir j'ai fait de la soupe. Super délicieuse ceci dit, je suis très forte en soupe, même ma Lutine en réclame, c'est une preuve irréfutable je trouve.
Et oui vous êtes bien curieux, donc je crache le morceau: j'ai pris 2 kilos.
Régime time, avec petit bandeau en haut du blog pour suivre tout ça, et j'en ai aussi profité pour mettre mes liens à jour, si ce n'est pas la classe ça y ressemble.
J'ai aussi racheté de la glace menthe-choco, et OUI c'est définitivement une bonne idée. Je me comprends.

Allez haut les coeurs, le printemps arrive (il parait).

tong powa








Mon dieu j'ai réussi à mettre cette vidéo en flash, oh mon dieu, limite je suis un génie non?
Comment ça non?
Pfffffff.
En attendant vous pouvez admirer le pouvoir transcendant de mes tongs qui marchent dans les 5 cms de neige qui recouvrent ma ville et la rendent plus jolie.
Et ouais.

04 mars 2005

i ALWAYS love you



En réponse à ce post sanguinolent il se trouve que Miss Fredoche a trouvé rigolo de m'envoyer ce fanart très particulier certes mais surtout très approprié en ce moment (voir deux posts plus bas). Et il faut bien dire que j'ai bien rigolu, même si cela vient de l'hôpital et que l'hôpital ce n'est vraiment pas un truc glamour ni joyeux hein, mais juste que l'idée même du fanart est juste trash comme il faut, et c'est chouette. Et pis Flippy il invente des mots que ma maman utilise depuis des années, et de me dire que de ces deux esprits si différents sort le même mot trop classieux, cela me fait m'interroger sur le patrimoine linguistique universel à travers les âges (ouais ouais je fais ce que je veux avec mon cerveau).
Je vois que vous vous languissez de connaitre ce mot fabuleux, ce mot qui tourne bien en bouche et qui est d'une telle adéquation objet/substantif qu'on ne peut qu'en rester pantois: PATACUL.
Oui ma mère ainsi que l'illustre Flippy, dénoment de cette façon poétique les protections féminines oversize. Et plus particulièrement celles que l'on nous fournit gracieusement dans les hôpitaux. Bien qu'en Suisse je trouve qu'elles sont plus petites qu'en France. Je ne chercherais pas à savoir pourquoi, même si ça me démange le clavier, après on va verser dans le sordide.
Pour finir en beauté, je vous informerais donc qu'Alix dit: planche de surf. Et ouais.
Quant à moi je ne dis rien, pour une fois. Ah si, pour l'autre façon d'enrayer les niagara's fall, je dis spoutnik.
Et vous?

Merci à Fredoche pour ce SuperFanart viendu par les Postes suisse et française jusque dans mon chez moi, et pour avoir inspiré un post qui restera dans les anales sur le champ lexical des protections hygiéniques. Et je rajoute, que sur la photo, c'est moi qui ait écrit, qu'on ne se fasse pas de fausse idées eh oh!

02 mars 2005

il faut être courageuse!

Je ne peux plus reculer ni procrastiner à donf les manettes plus longtemps: il est temps pour moi de faire un max de trucs qui traînent, de prendre mon courage à deux mains (avec un treuil) et de m'en aller par les chemins sinueux de l'informatique vers un ciel plus radieux.
Non mais parce que sans déconner, j'ai 632 photos à traiter, trier, classer, télécharger, faire tirer. J'ai les comptes à faire depuis fin janvier. Des sauvegardes de photos, des sauvegardes de fichiers en tous genres, l'informatique aura ma peau. Et ensuite installer XP, qui prétendument va résoudre tous mes problèmes.
L'informatique des fois c'est la plaie absolue, rien n'est simple, un tas de bûches qui me tombe sur le dos et m'écrase les arpions..
Des fois l'informatique on a envie de le passer à la moulinette, lentement, sur force 1, pour qu'il souffre un max.

Allez hop j'y retourne, si vous n'avez pas de nouvelles d'ici vendredi soir, composez le 15.
Et arrêtez de chialer comme des mauviettes je ne vais pas vous manquer tant que ça hein.
**sob**