C'est le printemps, il est là, les oiseaux piaillent, le soleil me réveille le matin par la fenêtre de la salle de bain, et ça me travaille. Hier j'ai entièrement rangé la chambre de la miss, bougé les meubles, donné un grand coup de chiffon, et aujourd'hui je m'attaque aux lessives en retard. Le printemps fait naître une femme au foyer en moi. Saleté de printemps.
Me voilà à lancer ma première lessive sur le coup de 07.45, grâce soit rendue au Gnomazizi qui permet à sa môman de se lancer aux aurores dans ses tâches journalières, arf arf. Quand trois sacs sont plein de linge mouillé, allez hop, je prends plein de tites pièces d'1 ou 2 euros, et roule ma poule, direction la laverie et ses 5 séchantes en rang d'oignon. Les séchantes moi ça me fait rêver grave. Limite j'en voudrais une chez moi. Sauf que question place, je préfère qu'elles soient à la laverie.
Sur le chemin, le soleil tape, ce qui est une bonne et agréable chose, et j'essaie de ne pas écraser les petits gendarmes et les gentes cocinelles qui s'égaient sur les trottoirs au mépris de toute règle élémentaire de prudence. On ne doit pas apprendre à l'éole des coccinelles à regarder à droite et à gauche avant de traverser le trottoir. D'où les petits cadavres rouges et noirs qui jonchent le bitume. Depuis quelques jours, je fais tout pour éviter d'accentuer le massacre: je sais bien que cela ne sert à rien, que le passant qui arrive derrière moi ne prendra pas de précautions, lui, mais je ne peux pas trop m'en empêcher. Ces trois derniers jours, avec la poussette, mes trajets sur l'avenue relèvent du jeu d'arcade, à vouloir épargner la vie des insectes et cependant arriver pas trop à la bourre à l'école.
Sur le chemin, je me plais à imaginer que le clap clap régulier de mes tongs avertit les bestioles de mon passage iminent et qu'elles s'empressent de me céder la priorité: ce qu'elles font, c'est très curieux, surtout les cocinelles qui me semblent plus malines que les gendarmes.
Sur le chemin, je me dis que ces fichus sacs vont me broyer les épaules, que mes bras vont se décrocher et que je vais me retrouver bien ennuyée. Je me dis aussi qu'au retour ils seront plus légers, j'ai beau avoir eu zéro de moyenne en physique lors de la derière année où l'on a voulu me forcer à assister à ce type de cours, il me reste deux trois notions. Guère plus. Enfin le linge mouillé est largement plus lourd que le linge sec hein, tout le monde sait ça.
Sur le chemin, je me dis aussi que personne ne m'a refilé le questionnaire sur les livres et que c'est trop pas juste, j'ai des trucs à dire moi. M'en fous je l'élabore à l'avance dans ma tête, et puis zut, je le ferais ce soir, je ne suis pas obligée d'attendre que l'on me le demande.
A la laverie, je suis heureuse, parce que j'aime quand ça tourne, j'aime l'odeur du linge propre et chaud, et puis tout ranger dans les sacs, légers, et puis lire en attendant que le cycle se termine.
Rentrer enfin, et manger le reste du bac de glace menthe choco, c'est permis, et puis aller à la laverie en plein cagnard avec trois sacs plein de linge mouillé, ça compte comme du sport.
En plus je recommence tout à l'heure.
Me voilà à lancer ma première lessive sur le coup de 07.45, grâce soit rendue au Gnomazizi qui permet à sa môman de se lancer aux aurores dans ses tâches journalières, arf arf. Quand trois sacs sont plein de linge mouillé, allez hop, je prends plein de tites pièces d'1 ou 2 euros, et roule ma poule, direction la laverie et ses 5 séchantes en rang d'oignon. Les séchantes moi ça me fait rêver grave. Limite j'en voudrais une chez moi. Sauf que question place, je préfère qu'elles soient à la laverie.
Sur le chemin, le soleil tape, ce qui est une bonne et agréable chose, et j'essaie de ne pas écraser les petits gendarmes et les gentes cocinelles qui s'égaient sur les trottoirs au mépris de toute règle élémentaire de prudence. On ne doit pas apprendre à l'éole des coccinelles à regarder à droite et à gauche avant de traverser le trottoir. D'où les petits cadavres rouges et noirs qui jonchent le bitume. Depuis quelques jours, je fais tout pour éviter d'accentuer le massacre: je sais bien que cela ne sert à rien, que le passant qui arrive derrière moi ne prendra pas de précautions, lui, mais je ne peux pas trop m'en empêcher. Ces trois derniers jours, avec la poussette, mes trajets sur l'avenue relèvent du jeu d'arcade, à vouloir épargner la vie des insectes et cependant arriver pas trop à la bourre à l'école.
Sur le chemin, je me plais à imaginer que le clap clap régulier de mes tongs avertit les bestioles de mon passage iminent et qu'elles s'empressent de me céder la priorité: ce qu'elles font, c'est très curieux, surtout les cocinelles qui me semblent plus malines que les gendarmes.
Sur le chemin, je me dis que ces fichus sacs vont me broyer les épaules, que mes bras vont se décrocher et que je vais me retrouver bien ennuyée. Je me dis aussi qu'au retour ils seront plus légers, j'ai beau avoir eu zéro de moyenne en physique lors de la derière année où l'on a voulu me forcer à assister à ce type de cours, il me reste deux trois notions. Guère plus. Enfin le linge mouillé est largement plus lourd que le linge sec hein, tout le monde sait ça.
Sur le chemin, je me dis aussi que personne ne m'a refilé le questionnaire sur les livres et que c'est trop pas juste, j'ai des trucs à dire moi. M'en fous je l'élabore à l'avance dans ma tête, et puis zut, je le ferais ce soir, je ne suis pas obligée d'attendre que l'on me le demande.
A la laverie, je suis heureuse, parce que j'aime quand ça tourne, j'aime l'odeur du linge propre et chaud, et puis tout ranger dans les sacs, légers, et puis lire en attendant que le cycle se termine.
Rentrer enfin, et manger le reste du bac de glace menthe choco, c'est permis, et puis aller à la laverie en plein cagnard avec trois sacs plein de linge mouillé, ça compte comme du sport.
En plus je recommence tout à l'heure.