29 septembre 2008

angel t'écrit une lettre ducon

Cher Monsieur de la Trésorerie de les Impôts de ma ville,

Déjà je suis désolée de m'être trompée sur le paiement de mon écot à la communauté, encore une fois, je sais je suis une râclure de fond de bidet au moins, vas-y frappe moi, mais bon faudrait encore pour ça que tu sortes de ton bocal. Ensuite oui mon bébé patatoïde a dégagé les affiches toutes pourries que tu avais mises pile à sa hauteur, mais sache que

- non les punaises à tête longue que tu as utilisées pour placarder tes horreurs monochromes ne sont pas baby safe, vu qu'il est hyper aisé de les enlever avec des petits doigts, alors que des punaises à tête plate, il te faut un couteau pour les dégager, au moins.

- non je ne peux pas le garder dans les bras ET te sortir les papiers qui motivent ma venue dans cet endroit de bonheur et d'épanouissement personnel d'environ 7m² à tout casser.

- non je ne peux pas le laisser dans sa poussette, qui est présentement parquée au grand risque de se faire tirer par le premier méchant venu, dans le dehors de ta trésorerie de merde, vu que l'accès handicapé tu sais pas ce que c'est, et que bon moi encore je peux sortir mon bébé de la poussette, mais je doute que le gars en fauteuil il retrouve subitement l'usage de ses membres inférieurs pour gravir les 5 marches glissantes, vieilles et irrégulières qui mènent à ton antre de l'administration 18ème siècle.

Sache aussi que

- je m'en tape d'être mensualisée, vu que je ne serais pas imposable l'année prochaine, ni l'année suivante, donc que tu me taxes des sous pour me les rendre ensuite, t'es mignon (beurk) mais je préfère les garder en fait, bah oui;

- oui j'ai oublié de joindre un RIB à mon TIP tip tip tip, c'est affreux, mais je ne savais pas que les impôts m'avaient oubliée, bancairement parlant, et je me disais bien qu'il y avait baleine sous gravillon en regardant mon compte à pognon, j'avais bien vu que tu avais pris les sous du Chéwi mais pas mes miens, alors que bon c'est le même compte, mais pour ça faudrait encore que tu saches lire en dehors des petites cases...

- non je ne veux pas de majoration, sur le courrier reçu ce matin ça dit que j'ai 5 jours à réception du courrier pour t'apporter mon TIP dans ton CUL, et si la lettre a été écrite le 22 et postée le 23 je peux te garantir qu'elle est arrivée le 29, donc si la Poste c'est rien qu'une mort annoncée je n'y suis pour rien, ça va bieng les conneries aussi, fallait pas voter PeigneZizi.

Donc je te préviens, vu que je me suis fait suer dans ton placard pourri avec mon bébé fatigué parce qu'en plus tu ouvres à des horaires de chiottes que personne il peut venir ,8h30/12h30 et 13h30/16h30, excuse moi mais les vrais gens ils travaillent hein, tu sais ceux qui paient des impôts, ducon, vu que t'as été aimable comme un clou rouillé dans une plaie ouverte, vu qu'en plus de me regarder comme une mauvaise payeuse tu m'as fait passer pour une mauvaise mère, je te préviens, si tu me carres une majoration:

1 je m'en fiche, mais grave, 10 euros, tu penses, je devrais survivre

2 ma saloperie de gabelle foncière, d'un montant exact de 642 euros, exigible au 15 octobre, je te préviens, je te l'apporte en cash, en pièces de 50 centimes exactement, et le temps que tu comptes les 1283 pièces, deux fois, j'aurais gardé la 1284ème dans ma poche, j'espère pour toi que t'auras tout bien repunaisé sur les murs, parce que je lâche le fauve.

A bon entendeur...


angel
qui en a marre qu'on soit désagréable parce qu'on a un minimum de pouvoir ridicule.

26 septembre 2008

angel a vingt culs

[oui c'est mon jeu de mots perso préféré, et oui, il est super nul, mais il me fait rire, oui je sais, que moi]

Le truc qu'il faut pas dire en fait, quand tu rentres d'une fatiguante séance de shopping sur Paris et qu'il est 20h45, et que tes jambes sont entrain de s'enfoncer dans ta voûte plantaire, que tu as l'impression que toute la crasse du train est sur tes mains, que ton estomac crie famine, et que tes cheveux que même si tu sors de chez le coiffeur, ils ressemblent plus à rin du tout, et que donc là tu vois tes trois marmots, deux en pyjs l'un à pwal, entrain de courir partout dans le salon, les lumières allumées partout, et un volume sonore à fond la caisse, le truc que tu ferais mieux de te taire donc, c'est:

- Ah oué, quand même, c'est le bordel là!

Déjà c'est pas hyper gentil gentil pour le Chéwi qui vient de se coltiner les trois zouaves tout l'aprem' et le début de soirée, que tu as pu aller faire tes courses peinarde. Ensuite même si c'est un peu vrai que c'est le bordel, ce n'est pas non plus Beyrouth sous les bombes, hein, faudrait voir à re la ti vi ser.
Relativiser, voilà le mot qui ne te vient pas du tout, mais alors pas du tout à l'esprit, quand sur ta lancée tu t'entend dire, comme détachée de toi-même un peu:

- Ben je peux te dire que demain soir, je suis toute seule avec les 3, crois-moi ce sera pas le dawa comme ça!

Oh malheureuse!
Ferme ta grande bouche!
Mais c'est trop tard.
Te voilà condamnée par tes propres paroles irréfléchies à assurer telle la Perfect Mum le lendemain, alors que Môsieur se casse à 7h 45 pour aller kravailler (il bosse LUI) et qu'il rentre vers 20h45 tiens donc, pour cause de réunion avec les parents.

C'est ballot.
Parce que déjà je suis fatiguée en me levant, je n'ai dormi que 5 heures, l'insomnie est une truie vérolée, qu'on se le dise. Ensuite quand j'arrive à m'écrouler vaguement sous la douche, et que j'attends que l'eau soit un peu chaude parce que je me pèle le ionf là, PAF l'ampoule du spot de la salle de bain EXPLOSE littéralement, en foutant du verre partout, et en me recollant dans une semi-obscurité que je le savais bien qu'il fallait que je reste au dodoooooooooo.
Donc non seulement je vais devoir me tartir une journée bien remplie, mais en plus va falloir que je case dedans un aller-retour au centre commercial, histoire de racheter une ampoule, parce que je suis moyen sûre que ce soit une bonne idée de donner trois douches à la lumière de la bougie à des loulous survoltés. Hum.

Donc ça donne

- habillage de la personne, faisage de sac avec de quoi changer la couch'kipu de LaPatate, enfilage de veste sur petit bonhomme remuant, coachage des deux autres pour qu'ils enfilent vestes et gilets, éjection dans le dehors de l'immeuble
- trajet école ploum ploum ploum
- déposage école, bisou bisous, hop
- mairie déposage de papier chiant, fait
- parc avec bébé ravi qui admire la géante tondeuse qui tourne et retourne et tourne et retourne, whaouh [baiiiiiille]
- ludothèque avec potes et toupines de MaPatateSociable, deux heures où je peux à peu près être posée sur une chaise, sauf quand G.I. Patate se met à ramper sous les étagères IVAR pour accéder à là où ça fait douze fois qu'on lui dit non.
- gare pour acheter tickets de bus pour aller centre commercial pour acheter ampoule, faut suivre, MaPatate roupille dans poussette, pas bien!
- école, récupérage de mômes, rentrage maison
- faisage de bouffe, omelette aux macaronis, ahahahaha, ouais, trop bon, ils ont adoré, sauf celle qui a mangé tute seule parce que punite, y'en a marre de profiter que c'est pôpa qui surveille pour feinter les devoirs en l'embobinant.
- retournage école, déposage de gnomes nourris, repartage maison
- MaPatate ne dort pas alors que d'habitude oui, aïe, donc banque, pour déposer espèces (en environ 10 fois, rapport que la machine avait ses ragnoutes je pense) et chèques histoire de renflouer compte en banque au bord du coma clinique
- MaPatate ne dort toujours pas, donc supermarché d'à côté, achetage de goûter sympa pour enfants qu'on va devoir traîner en courses après l'école
- MaPatate ne dort toujours pas, mais rentrage. Assomage? Non. Dommage!
- Faisage de vaisselle avec bébé pas content et fatigué, qui se pend à mes jambes et m'apporte le coussin d'allaitement au cas où je sois si débile que je ne comprenne pas néné téter néné téter en boucle... Mais je dois faire la vaisselle moi, j'ai un défi à relever bon sang!
- Tétouillage de bébé devant l'ordi, endormissage, je suis coincée, et je comate devant l'écran en n'essayant de ne pas m'endormir sur place, surtout que bientôt...
- Retournage à l'école avec bébé pas content du tout du tout il dormait trop bien sur môman, ouiiiiiin, récupérage de mômes, arrêt du bus, bus, centre commercial!
- Achetage d'ampoule 2,99 euros
- Achetage de dîner des enfants chez Picard (purée de courgette et galette chèvre-courgettes, miaoum)
- Rentrage avec les pieds.
- Rangeage d'affaires, devoirs de laLutine, collage de PitiGasson devant le site Légo, rangeage de vaisselle, douche de PitiGasson, douche de MaPatate, calmage de PitiGasson que c'est pas ça que je veux mais c'est quoi alors ben je veux ça mais je t'ai mis exactement ça mais non tu comprends rien tu m'énerves CLAC fermeture du portable, file dans ta chambre tu reviens quand tu seras calmé non mais oh, et ahhhhhh on va dire que non la petite trace mouillée sur le tapis de LaPatate ce n'est pas du pipi, mais de l'eau de la douche, hop. Pyj' de la Patate, fait!
- Préparage du repas, et vérifiage des devoirs de la Lutine qui a ENCORE oublié un cahier, OMG je vais la zigouiller. Ok, no problemo, laprochaine fois, je prends RDV avec sa maîtresse, elle flippe grave, donc ça devrait lui mettre du plomb dans la tête.
- Purée picard trop liquide, heureusement petit reste de patates/courgettes dans le fridge, mixage dans purée liquide qui devient parfaite, catastrophe évitée youhou.
- Repas, enfants sages, vaiselle, tiens que dis-tu mon enfant? Tu es allée à la piscine? Je dois te laver les cheveux? Parfait! Let's do this!
- Lecturage d'histoire au PitiGasson dans son lit, pendant que la Lutine fait lecturage d'histoires à LaPatate dans son fauteuil qui tourne.
- Couchage de PitiGasson, 20h15, nickel.
- Lavage de tignasse chlorée de la Lutine avec PetitRelou aggripé aux jambes qui veut téter nénés téter nénés téter nénés mais qui ne peut pas aller chercher le coussin d'allaitement, j'ai fermé la porte de la salle de bain au verrou. Aha.
- Couchage de Lutine avec son bouquin.
- Tétage de PatateFatigué, il fait noir dans l'appart, tout est calme il est 20h40
- 20h45 le téléphone sonne, et la Lutine va répondre, c'est là que son père arrive, quand elle répond calamar * à son interlocutrice...

Défi réussi, je suis restée digne, mais euh
comment dire
à 23 00 j'ai tout éteint, et j'ai dit: oué, ilest 23 00 j'éteins, tu te rend comptes! Je vais dormir,là...

En effet il m'a été dit ce matin, par un homme pas du tout sensible à ma féminitude naturelle, qu'une minute plus tard, même pas, je ronflais à en décoller le papier peint...

Ptet', mais j'ai gagné!
NA!


* fera l'objet d'une prochaine note...



bonus track toi aussi rencontre angel dans la vraie vie:
Je serai au Festiblog samedi et dimanche après-midi, tu pourras me reconnaître à ma grosseur naturelle, mon air aimable et mes cheveux en pétard, j'aurais un grand sac marron avec plein de boutons dessus, et peut-être des fausses converses gris clair. Mazette, je sais, tu as hâte. Par contre il faut me dire que des trucs gentils et aussi ne pas s'attendre à ce que je sois drôle. En vrai, je suis sinistre. Voilà, c'est dit!

23 septembre 2008

angel fait hyper bien la cuisine

Aujourd'hui, lecteur, une recette de cuisine pour toi, parce que je t'aime.

C'est LA recette facile et rapide et zéro prise de tête de la môman qui doit faire déjeuner les zenfants le midi alors qu'elle a pas super envie. Rapport qu'elle serait mieux dans son lit. Si.

Macaronis & Omelette

Ingrédients:

- un paquet de macaronis panzani
- une boîte d'oeufs avec des oeufs dedans, c'est mieux
- du sel
- du beurre
- une boîte de thon
- du ketchup
- de la crème fraîche
- des herbes de provence, genre.

Matériel:

- Une casserole avec de l'eau salée
- Une poële anti adhésive
- Un égouttoir
- Un saladier
- Une cuillère en bois (ou en plastique c'est fantastique)

Déroulement des opérations:
(je le sais que tu sais, mais peut-être que ton voisin de derrière il sait pas, lui)

- Saler l'eau dans la casserole et mettre à chauffer.
- Demander à la gamine qui regarde la téloche quelle heure il est au magnétoscope
- Demander à la gamine qui regarde la téloche quelle heure il est au magnétoscope
- Demander à la gamine qui regarde la téloche quelle heure il est au magnétoscope
- Demander à la gamine qui regarde la téloche quelle heure il est au magnétoscope
- DEMANDER A LA GROSSE NOUILLE QUI BADE LES DESSINS ANIMES DESTINES AUX MOINS DE 6 ANS QUELLE HEURE IL EST AU MA GNE TOS CO PE!!!
- S'occuper de mettre la table, et booster les troupes pour qu'ils aident.
- Envoyer le PitiGasson feignasse chercher les tabourets.
- Sortir le linge du sèche-linge, le mettre dans un sac, on pliera plus tard, sauf si on blogue à la place, lalalalalalalala.
- Mettre la nouvelle lessive à sécher, et demander à la gamine qui bade les dessins animés pour les moins de 6 ans d'aller chercher des cintres pour mettre ses tee-shirts Pucca qui ne vont pas au sèche-linge, et tussuite, sinon Pucca va se prendre 50 ans dans la face en 10 minutes, j'aurais prévenu.
- Regarder la sorcière qui a pris la place de votre adorable petite fille, et aller chercher le coupe-ongles, et la brosse à cheveux, histoire de faire disparaitre les griffes et la tignasse en pétard.
- Couper les ongles de la demoiselle en essayant de ne pas rigoler de ses grimaces, visiblement elle vit la torture absolue.
- Empêcher le petit trublion aux sandales rouges d'éteindre la télé
- Rallumer la télé
- Chercher cette fichue télécommande, pour remettre la 5, vu qu'on s'en tape de Jean-Luc Reichmann, un peu.
- Empêcher le petit trublion aux sandales rouges d'éteindre la télé
- Rallumer la télé
- Chercher cette #µ$£&§ de télécommande, pour remettre la 5, vu qu'on s'en tape de Jean-Luc Reichmann, un peu.
- Empêcher le petit trublion aux sandales rouges d'éteindre la télé
- Rallumer la télé
- Remettre la 5, vu que sinon Jean-Luc Reichmann va mourir, un peu.
- Aller chercher la chaise haute afin de pouvoir ligoter dedans le petit relou.
- Sentir une odeur violemment toxique en se saisissant du bébé pénible.
- Changer la couche, en deux fois, il faut rattraper le fuyard au popotin in zi air.
- Se souvenir des pââââââââââtes!
- Egoutter ce qu'il reste d'eau dans la casserole.
- Mettre la casserole à tremper en priant que ça se détache avant ce soir, sinon va y avoir encore de la vanne dans l'air sur les compétences de certains avec les casseroles.
- Se dire qu'on n'a plus le temps de faire une omelette, sinon on va être en retard pour l'école.
- Se saisir d'une saladier, vider une boîte de thon dedans, une giclée de ketchup, une grosse cuillère de crème fraîche, des herbes, et bazarder les pâtes par dessus. Mélanger vite vite vite.

- SERVIR!

Boah c'était très bon, ils ont tout fini hein.
Donc je recommande, et je note cette recette qui me vient de Chéwi, of course, 10/10.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui les canailloux, allez, zou, tous à vos fourneaux, et pensez bien à éteindre le gaz quand vous avez fini!

20 septembre 2008

angel se fout au lit

Au lit, oui, le samedi, c'est dans mon lit. Ou alors un bain avec des bulles. Je sais pas trop trop encore là. Ok le samedi est presque fini, mais je m'en fiche.
Donc en gros la philosophie du samedi c'est repos tranquille fous moi la paix je reste en pyj si je veux, je bouquine, je traîne sur le oueb mondial, je mange des sandouichs au fromage parce que c'est ce que je préfère.
Tout ça pour oublier que j'ai couru toute la semaine, et que le matin, rapport que PitiGasson va au cataclop-cataclop, j'ai du me lever kamème, et l'emmener, et sa soeur et son PatatOïde de frère aussi, puisque une mamie à la gym et une mamie malade dans son lit, alors que KM strike right in my toulotte. Tfassons le samedi matin le Chéwi il a cours, vu que DarK Os il a supprimé le samedi pour les petits mais pas pour les grands, ouhla que c'est intelligent. Je vous ai déjà dit que cet homme devait mourir enfermé dans son caca? Non? Bon ben voilà, c'est fait. Du caca de couche-culotte même. Bref.


Donc comme c'est samedi je glande. Je devais vous raconter un moment de louze totale d'hier, mais ça attendra demain peut-être.

A la place, une vidéo de chat super fort à 1, 2, 3 SOLEIL! que ce ne sont pas les miens qui feraient ça, déjà y'en a un qui est beaucoup trop vide d'entre les oreilles, il court encore après sa queue alors qu'il a 10 ans et demi depuis 4 jours, et l'autre il lit Kant, alors bon, 1,2,3 SOLEIL pour amuser ses humaines, même pas en rêve.

Enjoy:



Bon après je me demande s'il est pas dopé le chat quand même quand tu vois les soucoupes qu'il a à la place des yeux. Si tu sais ce qu'il a pris, maile-moi, j'aurais bien l'usage d'un dopant intellectuel pour un chat gris qui se demande OMG mais c'est quoi ce truc poilu gris qui bouge derrière moiiiiiiiiiii?

Hop, le blogage c'est fait.
Bain ou plumard? Plumard ou bain?
That is the question.

ps: j'ai trouvé la vidéo sur le super site d'ICHC, LE site qui te remonte le moral et te file la banana pour la journée.
ps2: si tu me cherches, tu me trouves . Oh que oui.

19 septembre 2008

les Ouacances d'Angel - 6 -

[attation, lecteur, it's the last one about Deauville et les Ouacances trop passionnantes de ma tronche, mon Chéwi et mes zous à la playa. Faudra attendre que mon pouvoir d'achat il a remonté un peu la pente très savonneuse de mon compte en banque slimfastisé, pour avoir des histoires de l'Angel'sFamily délocalisée]
[pleure pas, ye re-raconte des couneries, juste après, si PatatO AyatOllah roupille comme prévu]


Où l'on découvre la rue des nains fantômes!

Le vendredi matin, il faisait vraiment gris gris gris. On savait pas trop quoi faire, mais avec trois mouflets dans 50 m², t'as intérêt à trouver une idée plutôt genre vite, si tu ne veux pas en donner un ou deux à bouffer aux mouettes, qu'elles se taisent deux minutes! Avec Chéwi, après un brainstorming démentiel d'environ deux minutes, pendant lequel un seul cerveau a essayé péniblement de turbiner, l'autre n'ayant pas encore pris son café, il fut décidé de tenter l'autre possiblité de "jeux pour enfants" répertoriée sur le plan. Parc de Loisirs, il y a écrit. C'est à Petzouille les Olivettes, rapport à l'apartement, mais no problemo, nous on n'a pas peur de marcher, donc hop c'est parti mon kiki.
On checke d'abord le square indiqué à côté du marché, bon ben tu oublies, c'est de la pelouse que tu peux pas marcher dessus, et zéro jeux au milieu d'appartements de standing où c'est sûr que tout le monde il dort encore. Si PitiGasson pousse son fameux cri-ki-tue-tout, c'est obligé qu'ils nous envoient la maréchaussée et nous refourguent direct dans le train pour Paname.
Donc, direction le Parc de Loisirs. Tu te dis, à la lecture de ces trois mots sur une immense étendue verte de ton plan de la ville, que cela pourrait être l'Eden tant recherché.

C'est clair.
Tu te gourres.

Déjà pour aller au Parc de Loisirs, tu dois marcher.
Longtemps.
Très longtemps.
Plus de 40 minutes je dirais.
Ensuite, à peine au bout de deux petites rues, tu trouves que l'allure de la ville change. Ah punaise, c'est là qu'ils rangent leurs gens avec un pouvoir d'achat de mierda, dans cette ville! Non mais on se demandait s'ils les refoulaient à l'entrée, ou quoi, rapport aux 358 villas grand lusque partout, aux immeubles sublimes et aux hôtels de rêve.
Ouh bah, là, plus de boutiques chics et branchées, juste un épicier, plus de restaurants gastronomiques et de cafés aux terrasses paysagées, un bar PMU. Des immeubles moches, un canapé sur le trottoir, et une rue avec des maisons tute pareilles.

Et c'est alors que tu les vois.
Les nains.
Les nains et leurs copains.
Plein.
Partout.
Dans TOUS les jardinets déplumés de TOUTES les maisons identiques.
Des nains et des bergères et des canards et des oies et des chats et des bébés et des angelots et des petites vaches et des grenouille et encore des nains et aussi plein de nains.
Sur l'herbe défraîchie pas tondue depuis 1997, sur le bord de la fenêtre avec les rideaux à trou-trous qui te font marrer dans la Redoute mais que des gens achètent pour de vrai, sur les pas de porte, le long du grillage, sur la boîte aux lettre, PARTOUT.
Ils sont tous là, immobiles, identiques, clonés d'une maison à l'autre, spectateurs catatoniques d'une rue désertée.
Et le pompon, la petite personnal touch qui fait que tu as très très envie de prendre tes enfants sous le bras et de courir très très très vite jusque dans ton appartement avec cuisine/kiottes, c'est qu'ils sont tous, sans exception,
décolorés
blancs
fantômatiques
livides.

Ahhhhhhhhhh fuis! Run for your life, te voilà dans la Rue des Nains Fantômes et elle est sans espoir.

On s'est vraiment demandé le pourquoi du comment.
Qui a décidé que tout le monde sans exception aucune il allait mettre plein de nains et de figurines super moches dans son jardin? Est-ce que quelqu'un a commencé, un autre a trouvé l'idée géniale, et d'autres encore ont suivi dans une escalade entraînant une démesure et unedémence des plus fatales? Ils ont fait un concours peut-être?
Dans tous les cas c'était il y a très longtemps, vu l'état des pauvres petites statues, déjà hideuses au départ, maintenant flippantes au possible, et ils avaient tous le même dealeur de nains de jardin.

Au final, après cette rue, tu finis par arriver devant un bout de rivière graisseux mit panneau de signalisation coulé par un probable chauffard, c'est écrit "Bras mort de La Touque" sur le panneau, bah pas la peine de préciser qu'elle est mourrute la flotte hein, ça se voit. Hum.

Ensuite le Parc de Loisirs.
Tu es content d'être venu, avec tes 40 minutes de marche et ta traversée de Blanche Neige au Pays des morts-Vivants.
Parce que le Parc de Loisirs, je vais te dire ce que c'est que tu n'y ailles jamais, malheureux:
- 5 terrains de foot
- un square pour les enfants

bah oui c'est tout

et pas formidable le square hein, on a vach'ment mieux chez nous, tu peux me croire.

Et personne. Désert. Que dalle.

Qu'est-ce que tu fais quand tu as fait marcher tes enfants pendant 40 minutes pour les emmener dans l'Aire de Jeux Fantôme de la Ville Fantôme des Nains Fantômes?
Ben tu les laisses jouer trois petits quarts d'heure, histoire qu'ils ne te donnent pas à becter aux nains sur le chemin du retour, et tu leur promets la plage pour l'après-midi, et le petit train tourisitique qui coûte un rein pour le lendemain matin.
Obligé.

Et non je n'ai pas pris de photos.
Je vais vous dire pourquoi.
J'avais super peur que quelqu'un sorte sur le pas de sa porte et m'engueule.
C'est dire l'ambiance, les amis, c'était g é n i a l.


Où Angel garde son self-control, mais le regrette amèrement, après

Je sais que c'est triste, mais bientôt c'est la rentrée, et on a du rentrer dans notre maison. Je ne raconterai pas le voyage du retour, il a été exempt de tout ArhMent, il a été un peu long, et le changement a été une calamité, wagon supprimé, gens speeds qui te foncent dessus alors que tu es chargée telle le lama en fin de vie, avec ton bébé dans les bras, et que la lanière de ton gros sac vient de te péter entre les doigts, ahahahahahahaha. Ah si, j'ai bien aimé l'ado boubourge à 200%, qui joue des coudes pour arriver plus vite que tout le monde à la porte du wagon, il passe à côté de MaPatate qui éternue très fort, et le gugusse en pull côtelé et coupe de veuchs in the wind style, qui dit d'un ton outré: mais il ne peut pas dire pardon, au moins!
Euh? Mouarf. Bien aimé aussi alors que j'ai réussi à propulser mes trois zigotos dans le wagon qui va bien, à repérer nos places pendant que le Chéwi se charge de tracter notre armada de bagages, le vieux gars assis aux places 36 et 37, alors que j'ai les réservations de 34 à 38, à qui je dis que ce sont mes places, et qui me réplique:
- Bah pour l'instant, je vais rester là hein, on verra bien après.
- Euh non, vous êtes sur les places de mes enfants, donc non.
Zeeeeeeeeen.
Et les ptits kékés sympathiques obligés de rester dans l'allée centrale, par manque de places, et qui m'ont totalement spoilé Dark Knight et Wanted, pas que j'ai eu particulièrement envie de les voir, mais bon. Je les remercie quand même, j'ai passé une heure et demie coincée à ma place avec un bébé pionceur sur les genoux, mes deux autres loulous derrière entrain de gentiment jouer à la DS puis de dormir, et mon Chéwi de l'autre côté de l'allée, un rang plus loin. Sans les deux ptits mecs, je serais probablement morte d'ennui, parce qu'en une heure et demie, un seul évènement intéressant: la découverte qu'un bébé de 16 mois et demi peut chanter et danser en dormant totalement, et ce pendant 20 secondes.

Mais je m'égare (ahah).

Il a bien fallu partir, et donc faire les lessives et les bagages >> ma pomme, et le ménage de l'appart avant de rendre les clés >> Chéwi. Dimanche matin, donc pendant que Monsieur joue de l'aspirateur et du produit multi-usages, il faut occuper les petits enfants dehors. Mission: achats de chaussures pour la rentrée, et courses pour les sandouichs du déjeuner.

Et là si j'avais su, ben...
Parce que figurez-vous que oui la boutique de chaussures la même que chez moi elle était ouverte le dimanche, oui la vendeuse et la gérante étaient deux adorables personnes, oui mes enfants ont été très sages - ils adorent les chaussures neuves, oui la vendeuse était en amour de mes minots et de leurs prénoms si jolis, oui tout se passait idéalement bien jusqu'à ce qu'elle entre.
Elle.
La vieille rombière spécial Deauville, couverte de fourrures, de bijoux, et à la tignasse tellement peroxydée et permanentée qu'elle en est toute hirsute, à jamais dévastée par un cyclone perpétuel.
Elle traîne derrière elle un petit garçon tout fluet, tout blond, tout menu, grand comme trois pommes, et qui n'affiche guère plus de trois ans.
Sa mission à elle consiste sensiblement en la même que la mienne: acheter des chaussures pour la rentrée.
Mais le petit Arthur il n'aime pas les chaussures neuves, oh non, et donc il a l'outrecuidance de dire que NON NON NON il ne veut pas enlever ses chaussures - on lui enlève de force, et que NON il ne veut pas essayer les nouvelles - on lui colle une fessée en hurlant comme une possédée.

A ce moment là, les gens, alors que ton sang se fige, que tu vois d'un oeil tes enfants sidérés immobiles l'oeil rond la bouche ouverte, et la vendeuse qui manipule nerveusement les babies en daim qu'elle fait essayer à ta fille, à ce moment là, tu dois faire un choix.
Surtout quand tu es moi, à savoir quelqu'un qui essaie de ne pas s'énerver, rapport que sinon la violence elle risque de jaillir de moi comme la lave d'un volcan, et qu'à chaque fois c'est un peu la cata - la dernière fois, intervention de CRS pour me faire lâcher un grand con qui voulait absolument me taxer deux balles alors que j'étais entrain de me faire plus ou moins larguée par un gars, c'est pour vous situer le degré de colère qui peut m'animer si jamais je relâche ma vigilance et que je lâche la bride.
Là le choix il est simple.
Soit je ferme ma gueule et je fais appel aux forces de la zénitude et du calme et des petits zoizos, et tout le monde, sauf Arthur, il ressort sain et sauf de la boutique. Dans cette option mes enfants ne voient pas leur mère sortir de ses gonds comme il m'est arrivé de voir mon père le faire, dans une situation similaire de gros con qui humilie un plus faible que lui - il lui a pété le nez.
Soit je l'ouvre, et vu la grosse demeurée sûre de son bon droit qu'il y a en face, parce que là mes amis, on n'en est plus à la fessée mit hurlements, mais aux vraies baffes dans la tronche avec menaces diverses et variées et appels vains au soutien public à base de "il faut qu'il ââpprenne à ôbéir, mâââdame!", donc vu l'espèce de goule déchaînée qui est entrain de taper sur le ptit minouche, c'est clair qu'elle va me rentrer dans le lard et que je vais me fâcher très très fort, et, obligé, lui retourner une tarte histoire de rappeler à son bon souvenir ce que ça fait de devoir obéir quand on n'est pas d'accord.

Vu le titre, tu le sais, j'ai choisi l'option 1. Et je regrette. Je ne pouvais plus me concentrer sur le choix des chaussures de ma fille, je voyais ce petit bout de rien en larmes, qui se faisait taper au visage, et sur ses pieds qu'il recroquevillait, il sanglotait tout ce qu'il pouvait, et elle hurlait, et je disais à la vendeuse, tout doucement, je suis désolée, je ne peux pas me concentrer, j'essaie de rester calme, et c'est très dur. La vendeuse, mal à l'aise au possible, essayait de garder le sourire et m'enjoignait à garder mon calme. La gérante du magasin, qui s'occupait de la Furie, essayait tant bien que mal de calmer le jeu et de s'interposer entre la vieille tarée et le petit corps secoué de frissons. Enfin, il eu les nouvelles chaussures aux pieds, et la gérante du magasin lui faisait un énorme câlin, sous l'oeil désaprobateur et les remarques perfides de la vieille peau : ah il ne mérite pas, il doit apprendre à obéir!
Putain.
Ils sont partis.
Comme un immense silence sur la boutique. On a parlé, longtemps. La gérante m'a dit qu'effectivement elle s'était volontairement mise devant le petit pour que la grand-mère arrête de le frapper.
J'ai acheté les chaussures de mes enfants, et je suis ressortie, totalement sonnée.

Alors oui je n'ai rien dit.
Mais après en avoir discuté avec lili, voilà ce qu'elle a trouvé comme solution à mon dilemme, et je trouve ça brillant:
Parler, oui, mais avec le sarcasme, à ma fille par exemple, et à voix très haute:
- Tu vois mon ptit coeur, quand on est une vieille personne sans intelligence, on préfère faire usage de la violence pour se faire obéir, plutôt que d'utiliser son cerveau en cherchant des solutions.
- Tiens tu sais mon chaton qu'il existe un n° de téléphone, le 119, que tu peux appeler quand tu es victime de maltraitance de la part de ta famille? Ca n'apparait pas sur le relevé téléphonique. C'est dommage qu'à trois ans on ne sache pas utiliser le téléphone tout seul!


Mais au final, presque 3 semaines plus tard, je sais ce que j'aurais du faire. M'interposer. Me mettre au niveau d'Arthur, me présenter, lui parler quelques minutes, lui expliquer gentiment que sa grand mère est très vieille et qu'elle ne sait plus comment on s'occupe des enfants, et que c'est pour ça qu'elle ne lui a rien expliqué sur pourquoi il faut des fois changer de chaussures, même si on aime beaucoup celles qu'on a déjà aux pieds, que l'on connait bien, et qui sont si confortables. Lui proposer de voir avec la vendeuse pour qu'elle lui montre comment les nouvelles chaussures étaient super trop chouettes et qu'avec, obligé, il pourrait courir très très vite et ce serait lui le plus fort.
Et prier pour qu'une attitude aussi audacieuse cloue le bec de la vieille conne.
J'aurais du faire ça, plutôt que de bouillir de rage, et de bouillir encore, presque trois semaines plus tard, en écrivant ces lignes.

Arthur, je suis désolée.

16 septembre 2008

[interlude] MaPatate est Choupi - des fois.

Il faut être honnête. En ce moment, MaPatate Choupi est quand même un chouïa pénibeule dès lors qu'il est réveillé. Parce que bon quand il est dort c'est juste la 8ème merveille du monde, il faut le savoir, voilà vous savez, si on vous pose la question, quelle est donc la 8ème merveille du monde, vous pourrez répondre tous en choeur: LaPatateChoupi quand il dort.
Parce que quand il est réveillé mes amis, le Maître du Monde ouvre les yeux et entend être obéi. Et malheureusement pour lui, tout le monde il s'en tamponne le coquillard de ses 4 volontés à ce petit bidule rondouille qui se tricote dans tout l'appart sur ses petites jambes choupinettes. Il est donc obligé de prendre des mesures draconniennes pour imposer son immense volonté sur ses sujets emplis de rebellitude.

Déjà, saper le sommeil. De préférence en exigeant un ptit coup de mum's milk vers 5h30 du matin, et en refusant de se rendormir: les deux abrutis qui veulent pas comprendre que c'est lui le chef doivent se lever à 7h du mat', ils vont en chier.
Ensuite, quand on lui refuse quoi que ce soit, mettre en oeuvre les deux techniques suivantes:
- hurler de rage en se roulant par terre et en relevant de temps en temps la tête avec un air le plus misérable du monde, tout en dégageant un nuisance sonore et nerveuse proche d'une explosion nucléaire direct dans ta petite tête à toi que tu pensais qu'elle pouvait encore servir, mais c'est dead, anéantissement total du cortex après anihilation de tes tympans, tu t'en fiches, tu n'y tenais pas tant que ça à tes tympans, hein.
- pincer (très fort) mordre (sans lâcher prise, façon pitbull sous amphétamines) griffer (Freddy les Griffes de la Nuit, tu visualises? on a le même à la maison, si tu oses, malheureux, le recouchage dans son pieu après sa tite collation de 3h du mat') voire les trois en même temps avec tirage de cheveux (scalp réussi par deux fois)
Bien évidemment je ne vais pas vous détailler les moult bêtises que cet enfant peut commettre en moins de 3'15'', ce n'est plus un amateur, il vise l'Or, direct.

Donc oui, MaPatateChoupi, avec son petit sourire en coin craquant, ses longs cils qui ombragent son regard coquin, ses boucles d'angelot pré-raphaëlite, ses petites mains potelées et ses bisous bisous bisous, croyez-moi sur parole, c'est un Super Relou.

Mais des fois, il assure grave.
Et il faut que ce soit dit.

Donc honorons aujourd'hui MaPatate, bébé malicieux qui sait faire rire sa maman alors qu'elle est réveillée depuis 5h30 ce matin, tout en mouchant habilement au passage son frère et sa soeur, exercice de haute-voltige s'il en est.

Voilà que j'ai trouvé intelligent, pour ajouter une ligne ou deux sur mon CV de la Pire Mauvaise Mère 2008, d'offrir un deal sans nul autre pareil à mes mouflets: ok on mange devant Midi les Zouzous au déjeuner, mais vous videz votre assiette sans faire d'histoire. Si vous échouez, tant pis, le jour suivant, tout le monde dans la cuisine la plusse mosse de le monde ENTIER.
Ah ah ah. Non mais ça ne rigole pas avec la pédagogie avec moi, ouhla non.

Donc ce midi, voilà que je déplie la table du salon, pendant que le repas se prépare, et que mes enfants alignés dans le canapé badent Grabouillon.
Je dis à la volée:
- Euh ça serait bien de m'aider hein, je dis ça je dis rien, mais QUAND MÊME ça serait GENTIL!

Ma fille:
- ...
PitiGasson:
- ...
MaPatate (pointe la table):
- La!La!La!La!

Et le voilà qui file dans la cuisine et revient avec un tabouret qu'il installe pile poil sous la table.
Et il y retourne et en rapporte un second.

Pendant ce temps les deux autres sont là à trouver ça trop choupi meuhgnon, mais ne se décollent pas le fessier du canaprout
Je leur ai un peu collé la honte:
- 17 mois et il AIDE SA MAMAN. Bientôt 5 ans et bientôt 9 ans vont aller voir ailleurs si j'y suis, rapport que faudrait pas ézagérer non plus! FEIGNASSES.

Et en plus il a bâfré la purée pomme de terre/brocolis sans râler LUI, et il a tout fini fini fini LUI, et avec le sourire LUI.

Non mais.




La parole est à la défense:

PitiGasson: Oui mais hier il m'a mordu et j'ai une marque ENORME!
La Lutine: Oui mais hier il m'a tiré les cheveux il m'a fait SUPER MAL!


Moué.
N'empêche, il a apporté les tabourets, bande de larves!
Gloire à LaPatateServiable!

(un épisode en plus dans la note précédente, trop super!)

14 septembre 2008

les Ouacances d'Angel - 5 -

Où l'on décide de sortir de Deauville


Non mais c'est que ça va bien les villas grand lusque, les boutiques de folaïe, la plage, les mouettes, et la mer et tout. Ok on n'a pas de voiture, mais spa grave, c'est décidé, ce matin, on change de ville! Trop des fous on est. Donc le jeudi matin, on a mis le réveil, on s'est levés comme des fleurs, pas du tout du tout réveillés par les goélands une demi-heure avant le réveil, tu penses, ils sont super mimines les goélands, jamais ils ne feraient une chose aussi mesquine, tu penses, et on s'habille vite vite, on petit-déjeune, et on s'éjecte tous les 5 sur le trottoir. Le but: Trouville, et son aquarium.

Bah quoi, Trouville spa Deauville hein. C'est de l'autre côté je te ferais dire, na mé!

J'ai regardé sur mon super plan je sais de quoi je parle. Bon alors pour y aller avec les pieds et les 4 roues de la poussette, ce n'est pas compliqué, il n' y a pas à tortiller, il y a deux options. La longue, qui demande de remonter jusqu'au pont pour franchir la flotte entre les deux cités, ou le bac, qui se trouve dans le port à environ moins de 10 minutes à pied de l'appart, et qui te dépose à moins de 5 minutes à pied de l'aquarium.
Bah oui. On a pris le bac, surtout que les enfants ils étaient ravis, le bateau le bateau le bateau. Bon alors cherche pas à imaginer un grand bac où tu peux mettre ta voiture et tout, avec un grand quai d'embarquement, non non non. Visualise une petite vedette avec genre une dizaine de places assises dedans. Tout piti. Temps du trajet: 1'30''. Tarif: 1 euro, par gens et par poussette, mais les gens ils sont gentils ils nous ont pas fait payer la poussette kamème. En plus je veux pas balancer, mais le chien c'est 50centimes. Quels privilégiés ces clébards. Alors que bon en se forçant un peu ils peuvent traverser à la nage, alors que la poussette, bernique.

Bref nous voilà arrivés à l'Aquarium. Ben mes amis, si vous n'êtes jamais allés à l'Aquarium de Trouville, moi je recommande chaudement l'endroit, voilà. Allez-y. C'est S U P E R. J'ai adoré, mais alors vraiment. Je n'ai pas regretté un centime du billet d'entrée. Alors il ne faut pas rester sur l'impression du site de l'aquarium. Ni sur l'extérieur, qui ne paie pas de mine. Parce qu'en fait, c'est hyper adapté et aux enfants et aux adultes et totalement passionnant.

Loin du médiatique Sea Life, que pourtant j'apprécie aussi, on a là un petit aquarium, familial avec des poissons, des serpents, des iguanes, crocodiles, requins, grenouilles, crapauds, insectes (mygaaaaaaaaaaale AAAAAARHGGGGHHHHHH) bien visibles par tous, petits et grands. Le personnel de l'aquarium circule dans les vivariums pour donner nourriture et soins, au vu de tout le monde, c'est très instructif. Il y avait un boa il avait mangé deux poulets et il avait toujours pas fait popo, le poooov, tout le monde il était très inquiet ouhla. Une maman iguane, elle avait mis 4 heures à pondre un nombre indécent d'oeufs, pour rien, le couillon de mâle ayant zappé de les ensemancer. Les mecs, jamais là quand on a besoin d'eux, mouarf.
Partout des textes clairs, précis, instructifs sur les occupants des aquariums.
Et aussi des textes engagés et pédagogiques, recommandant de ne pas acheter d'animaux dans les animaleries, c'est que du commerce, les vendeurs te vendent n'importe quoi avec n'importe quel argument bidon et que la plupart du temps, pour un Nemo que t'achètes vivant, y'en a 9 qui sont morts. Et ce ne sont pas des poissons issus de l'élevage, ils viennent directement de la mer, mais c'est horriiiiiiiiiib'. Sauvez Némo!

Pis le gars qui s'occupe de l'aquarium il peut te taper la discut' pendant 20 minutes, et même si t'as fait déjà deux fois le tour avec ravissement, tu apprends encore des trucs, comme quoi les ENORMES tortues que tu as vues taleur, ce sont des dons de particuliers, à qui le vendeur, toujours lui, a affirmé que ça ne dépassait pas 2/3 kilos à l'âge adulte. Bah la femelle en fait 75 et le mâle 110, une bagatelle, tu peux limite recycler en table basse pour ton salon, mais faut pas trop que la bestiole bouge, hum. Que d'ailleurs la moitié des animaux présents sont des dons, ou des abandons aux services vétérinaires...

J'ai tellement aimé, c'est dire, j'ai failli y retourner. Non mais moi j'aurais trop aimé faire soigneuse d'animaux comme métier. Genre nourrir les lions, la classe. S'occuper du bébé panda roux, top. Bon là par contre filer une Fuca au boa constipé ou refiler des poupougnes souricettes à sa copine affamée, euh, bof.

Et comme on était trop des fous ce jour là, l'après-midi aussi, on a fait une super sortie.


Où Angel aime l'orange&mauve, et PitiGasson le bleu,
et où les deux se font avoir
.


Après une telle réussite lors de la sortie du matin, on s'est dit qu'on était en veine, et on a décidé d'aller voir les courses, parce qu'on n'en avait jamais vu, donc bon, c'était l'occasion. On sent trop comment on sort jamais la charette de la grange, là, ou bien? Bref. L'hippodrome, ouvert cette fois, nous dévoile son immense pelouse, ses bâtiments ostentatoires, et ses nombreuses activités annexes. Déjà je vous dis pas comment ils essaient de faire du moindre loupiot qui aventure le bout de sa sandale sur le champ de courses un futur turfiste acharné. Faut fidéliser la clientèle, TOUT est prévu pour les petits.
J'aurais pas cru, mais dès qu'on est entré, une gentille dame toute charmante a donné à chacun de mes enfants: une casquette bleue (plutôt jolie) une crêpe emballée pour son tit goûter, des tickets pour faire un tour de manège et un tour à poney.
Tu penses comment c'était facile après de les emmener voir les canassons courir!

Alors ce que je voudrais dire, c'est qu'un cheval, ça court HYPER VITE quand y'a un espèce de pré-ado de 25 kilos le cul en l'air qui lui cravache le postérieur. Mazette. C'est impressionant!
Bon faut aussi savoir que tu ne vois strictement rien de la course, à part si tu as des jumelles, ou si tu regardes l'écran géant. Tu pourrais être dans ton canapé, ce serait tout pareil. Mais l'arrivée, ça tu la vois bien, et crois-moi tu cries, même si tu t'étais dit que non, t'es trop digne et mature et adulte et tout pour gueuler après un canasson qui se la pète sur du gazon britton.
Que voulez-vous, je suis faible, j'ai parié.
Je n'y connais rien et ce n'est pas en moins de 10 minutes avant le départ de la 4ème que je vais me voir attribuer magiquement la science infuse du cheval de course, nope.
Donc j'avoue, j'ai parié sur les... couleurs. Non, même pas les noms des chevaux ou des jockeys, pourtant il y en a des gratinés. Non, j'ai parié sur la couleur des casaques.
C'est pas la louze ça?
Donc 2 euros dans la 4ème, sur le doublé orange-mauve, rapport à une copine de moi que j'ai et de son mari tout neuf qu'elle a. Tu vois les couleurs de son blog?
Elles m'ont fait perdre 2 euros.
Pffffff.

Après qu'on ait fait un tour des attractions proposées, et que La Lutine, immensément généreuse, ait offert son tour de manège à LaPatate au comble du ravissement, nous voilà de retour devant la grande pelouse et l'annonce de la 6ème. La Lutine refuse de parier, c'est une petite bigote en tongs bleues, parier c'est MAL, obligé tu perds tes sous que tu aurais pu mieux les utiliser. Le PitiGasson lui il veut bien choize un cheval et parier les sous de Papa, mais faut que ce soit le bleu, comme Sonic, parce que Sonic c'est lui qui court le plusse vite de le monde entier d'abord. Ok, va pour la casaque bleue, Siffle-Vent, deux euros, hop.
Bah Sonic mes fesses, il est arrivé deuxième l'andouille de bidet! Je m'en fiche que ce soit limite sa meilleure performance de la saison, il aurait pu faire un ultime effort et gagner, non?

C'est là qu'on a décidé que les courses c'est naze et que la plage c'est mieux. Du coup on est allés à la plage. C'est bien aussi la plage.


[à suivre, dans l'ultime épisode de la Saga de la Fin de l'Eté:
Où l'on découvre la rue des nains fantômes!
Où Angel garde son self-control, mais le regrette amèrement, après.]

09 septembre 2008

[interlude] Angel ose avec TEOZ

Des fois, je me demande ce qui me passe par la tête...
Dimanche, obligée de me coltiner toute la paperasse en retard, les trucs urgents à faire tout ça, le bonheur total et l'éclate absolue, ben obligé, au bout d'un moment ça m'a tourneboulé le ciboulot.
En fin de liste des trucs chiants à faire, il y avait:
- retrouver la carte Teoz de mierda, et la renvoyer à l'expéditeur, histoire de clôre ce compte pourri.
Il faut savoir que quand avec Chéwi on s'est endetté sur quasiment autant de temps qu'on avait déjà vécu (ça fait PEUUUR) pour acheter l'appartement doté de la cuisine la plus laide de l'univers, le banquier il a fait une sorte de tour de pass-passe que j'ai rien vu - j'étais enceinte, tu pouvais me faire dire et faire n'importe quoi, au secours; bref je me suis retrouvée avec une carte de crédit, moi qui fait popo dessus quelque chose de bien. Mon papa il m'a appris que le découvert c'est le mal et le crédit c'est le diable. Ou l'inverse. En gros, je résume hein.

Autant te dire que je n'ai jamais utilisé cette chose, malgré les trois zillions de relances quasi mensuelles pour m'encourager à dépenser un pognon que je n'ai pas - ça devrait être interdit par la loi, sans déconner, c'est HON TEUX!
Et comme de par hasard c'est sur ma goule le compte pourri avec la carte de crédit, pas sur le nom de Chéwi, alors qu'on a fait ce prêt ensemble et qu'on a un compte commun, il me semble, hum.
De là à penser que c'est parce que les femmes sont réputées être des folles dépensières capable sde claquer le PIB d'un petit état africain dans une aprem' shopping, y'a pas loin-loin.
Abruti de macho de banquier qui pue.
Va jouer dans le micro-onde avec ton ouvre-boîte.

Bref, dimanche soir, carte retrouvée. Un miracle je vous dis, elle était encore collée sur le courrier qui me disait que je pouvais dépenser 5 ziyards de pesos pour un taux d'environ 87%. Mais qu'on a qu'une vie hein.

Et donc hier, j'ai rédigé ça, rapport que j'avais reçu deux courriers, me demandant de renvoyer la carte coupée en deux, mais chacun des courriers me donnait une adresse différente pour renvoyer la carte. Bonjour le bordel.

Faut pas s'étonner qu'après je fasse n'importe quoi...



carte: Les Noces de Cana - VERONESE - 1562/1563- Musée du Louvre.



Madame, Monsieur

Suite à ma demande de résiliation pour ma carte TEOZ, j'ai reçu deux courriers, tous deux datés du 26 mai 2008, me demandant de renvoyer ma carte, découpée en deux, afin de finaliser ma résiliation. Il m'a bien fallu trois mois et demi pour remettre la main dessus, c'est dire si j'en avais l'usage et cela confirme le bien fondé de cette résiliation: pourquoi en effet payer 16 euros de frais par an pour une carte inutile qui dort au fond d'un placard?
Ayant enfin entre les mains le sésame qui va me délivrer, je m'apprête à le mettre à mort d'un bon coup de ciseaux vengeur (oui je regrette mes 32 euros!) quand j'avise un fait tout à fait curieux: sur chacun des deux courriers reçus figure une adresse de renvoi différente! L'une à Nantes, l'autre à Paris. Bien évidemment, sinon ce n'est pas drôle, pas de numéro de téléphone ou d'adresse mail pour obtenir des éclaircissements. On s'en serait douté. Bah, c'est vous qui gagnez, je vous envoie les deux morceaux de ma défunte carte, bien que j'ai songé un moment à envoyer une partie de sa dépouille à Paris et l'autre à Nantes. Je me suis dit que ça compliquerait inutilement l'affaire et que je devrais dépenser 2 timbres au moins. Et cela suffit des dépenses absurdes.
Vous souhaitant bonne réception, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.


PS: La carte est jolie non? Je me demande si la note d'un banquet aussi luxueux a été payée avec une carte TEOZ?




Lalalalallalla, Chéwi a posté ça taleur.
Je me demande ce qu'ils vont me répondre, si d'ailleurs ils prennent la peine de me répondre...

Dans tous les cas, je me sens vachement mieux après avoir fait un truc aussi stupide.
Je vais peut-être recommencer, ça défoule bien.


ps rinavoir: j'ai rajouté un épisode dans le tome 4 des Ouacances, et je continue genre demain, ou ce soir...

07 septembre 2008

les Ouacances d'Angel - 4 -

Où Angel part à la recherche du tome 3


Cette semaine a quand même été une semaine sans internet, et ça il ne faut pas oublier de le préciser. Harnachés comme des baudets dans le train, je ne me voyais pas ajouter mon lourd portable à la charge de bagages, dans l'hypothétique espoir de trouver un cyber ou un spot wifi à Deauville. Et puis j'avais autre chose à faire que de surfer sur la vibe du web hein, comme faire les courses tous les jours, histoire de ne pas acheter de l'inutile que l'on ne pourrait pas remporter chez nous, mais juste ce dont on avait besoin pour confectionner nos repas, ou encore aller à la plage, ou bien chercher un square digne de ce nom pour occuper un peu les matinées de deux petits gars plutôt remuants - oubliez, les gens, n'allez pas vivre à Deauville avec des enfants en bas âge, il y a bien deux squares avec des jeux pour enfants dans cette ville, deux, pas un de plus, le premier est plutôt pas mal de loin de notre appartement, il se situe à la toute fin des fameuses planches, derrière, dans un joli espace vert, mais il n'est pas très fourni, et n'a amusé nos zigotos qu'un petit quart d'heure, quant à l'autre, il est encore plus loin, et fera l'objet à lui tout seul d'un chapitre de ces mini chroniques... Wahhh le suspens, ça tue.

Bref. Moi le soir, sans mon ptit ordi pour lire des trucs ou regarder des machins super légaux, me voilà obligée de bouquiner, mon dieu, quelle plaie. Non je déconne. J'étais ravie de pouvoir passer plus de temps à lire. Petit souci, la super petite lampe offerte par deedeen pour lire dans mon lit s'est allumée au fond de mon sac la veille de partir en vacances, et on ne s'en est rendu compte qu' au bout de 48 heures, les piles étaient entrain de chialer leur môman, les pauvres, bref, on a du lire à la lueur des DS, rapport qu'on ne voulait pas empêcher les mouflets de roupiller, déjà que persiennes pourries + lampadaires de la rue + rideaux plus fins qu'une culotte 10 ans d'âge, c'était limite discothèque dans la chambre avec DJ Mouette et MC Goéland (enfoirés). Gros souci, j'ai eu vite fait d'avaler le tome 2 de la série des Jasper Fforde, entamée avec le très bon L'affaire Jane Eyre, et poursuivi avec l'excellentissime Délivrez-moi!

Et comme la cigale, quand l'hiver fut venu, me voici fort dépourvue, car je n'avais songé qu'à emporter un seul livre, pour une semaine, je crois que l'angoâsse du changement de trains avait du me tournebouler le cortex je ne vois que ça, et voilà qur je voulais absolument lire le tome 3 de cette sublime et délectable et hilarante et intelligente et fabuleuse série.
Et quand j'ai une idée dans la tête, croyez-moi, ça peut faire (très) mal.
Le lendemain, direction l'Office du Tourisme, et armée de mon plus beau sourire et de mon regard "j'aime tout le monde et vous êtes un être merveilleux qui allez éclairer mon chemin" je demande à l'employé quels sont les librairies de la ville, et où elles se sitent. Enfin, j'ai demandé, pour être précise, s'il y avait une bonne librairie en ville.
Ce qui est le cas.
Avec un propriétaire tout à fait charmant.
Il avait même le tome 1. Mais c'est tout. Pas la peine de songer à la commande, je n'avais pas le temps.
Mon envie grandissait. Terriblement.
Je VOULAIS ce bouquin, surtout que le tome 2 se termine de façon extrêmement non-conclusive, et appelle le tome 3 de toutes ses forces: tooooooome 3! ouhouh toooooome 3!

(non mais vous voyez où le manque d'internet peut mener? c'est terrifiant, proprement terrifiant!)

Je venais déjà de perdre une bonne grosse demi-heure à me rendre à la première librairie, mais j'ai poursuivi jusque la maison de la presse. Evidemment, que dalle, comment tu peux croire deux minutes que je vais dégotter dans une maison de la presse un poche en 10/18 dont le sujet est une brillante uchronie littéraire, laisse béton, cocotte. Je fis bien évidemment chou blanc et m'en retournais toute misérable. Et pleurant mon Amazon chéri.

Le soir même, alors que MaPatateMangeurDeSable s'endormait au néné, peinard, j'appelais ma mère, afin qu'armée des PagesJaunes.fr, et de Google Map, outils sublimes s'il en est et dont j'étais dépourvue, elle puisse me rencarder efficacement sur la question qui me taraudait: est-ce qu'il y a une Fnaque ou un Virginne planqué kekpart que j'aurais pas vu, ou quoi??

Ma mère ravie de sa mission, finit par établir qu'il existait une troisième librairie, la Librairie du Corsaire, qu'elle était relativement loin de chez nous, mais qu'elle avait le mérite d'exister.

Le lendemain, accompagnée de ma fille, je lâchais Chéwi et mes fils dans le Pionch local à la recherche d'un cerf-volant, nouvelle lubie de Chéwi en rapport avec la météo, hum, et nous nous rendîmes à la librairie du Corsaire. Tudieu. Ce fut très long. Du même coup on vit un très moche hôtel hors de prix, et un cinéma qui avait l'air chouette. Arrivées dans la librairie, force fut de constater qu'il s'agissait là d'une autre maison de la presse. Autant dire, que dalle. 3000 exemplaires de Sophie Kinsella. Bah j'ai craqué, j'ai acheté l'Accro du Shopping 4, que voulez-vous, je n'avais plus rien à lire! Ma fille est repartie avec une boule coco pour elle et une sucette au coca pour son frère, elle est choupi.

J'ai continué jusqu'à la fin de la semaine à chercher. Quand je suis rentrée chez moi l'une des premières choses que j'ai faites, a été de me commander ce fichu tome 3 sur Amazon, terre bénite et consacrée, haut lieu de la littérature DISPONIBLE! J'ai pré commandé le tome 4 pas encore sorti. Je prends mes précautions. Me ferais plus avoir. Never.

Deauville, ville du lusque, mais pas de la culture, c'est clair!
METTEZ UNE FNAQUE A DEAUVILLE!
(je vais faire circuler une pétition)


Où tout le monde part en repérage, ou, la plus longue des balades (ou presque)!

Le mercredi matin, voilà, on voulait aller voir l'hippodrome, on se disait que ce serait chouette de voir les chevaux qui galopent galopent galopent et font gagner du pognon si on est un peu malin. Munie du très fameux plan de la poche de mon grand sac, celui que je sortais tout le temps histoire de ne pas se paumer - mon sens de l'orientation peut être un vrai désastre, des centaines de témoignages à disposition! nous voilà donc partis à la recherche de l'hippodrome.
Que l'on trouve relativement facilement.
Faut dire que pour rater un immense champ de gazon tout vert-vert, il faut quand même avoir ses yeux rangés dans son popotin.
Ensuite, quand tu as trouvé le pré gigantesque, tu te rends compte que oui, y'a des grandes grilles tout du long.
Mais par où qu'on rentre dans le bousin?
C'est là que ça se corse.
Et qu'on commence à marcher très très très très longtemps, histoire de faire un grand grand tour de cette saloperie de pelouse à cataclops, et que les enfants ils te regardent comme si ton but secret c'était de leur couper les guibolles, lentement, en les faisant souffrir au max.

Bon alors tu vois des écuries, plein, pour la plus grande joie de MaPatatePortéLui, avec plein de chevaux dedans, logique.

Tu vois aussi un hôtel que ça doit coûter environ un bras pour avoir le droit d'y entrer seulement ton pied gauche, très jouli, je me demande quand est-ce que je deviens très très très riche pour pouvoir me payer des trucs comme ça (jamais? comment ça jamais??).

Tu vas tellement loin que tu vois la très célèbre Villa Strasbourgeoise comme il dit mon Chéwi, mais bon pour la visiter c'est demain - oh my, remarcher tout ça?? et il faut téléphoner pour réserver - euh, je suis timide, je n'ai pas osé, j'ai honte, et aussi j'avoue que je ne me voyais pas traîner l'Enfer sur Terre, aka PitiGassonFatigué, dans le lusque et la classe strasbourgeoise...

Bon.
On reste calmes, groupés, concentrés. On arrête de chialer qu'on a faim et mal aux jambes.
C'est quoi ses enfants d'abord.
Na mé.
Bon.
Alors faut aller par là.
Si.
Hop.
L'entrée c'est face au truc muche là, tiens voilà, c'est là.
Oui il faut encore marcher pour arriver jusque la vraie entrée, c'est déjà bien on a atteint les parkings, m'embêtez pas.
Voilà on y est.
Oh.
Bah c'est fermé didon.
Beh?

Ah bah voilà, le monsieur qui passe par là il nous explique que mercredi, pas courses, mais que jeudi, courses. Revenir demain donc.
Ok.
Va pas être facile à vendre aux enfants ça.
Hum.

Roooo on passera discrètement sur mon super raccourci pour sortir plus vite de l'hippodrome et rentrer plus vite à la maison - un rallongi, grilles fermées, enfoirés!
pour arriver sur le très chouette moment où on passe devant une écurie qui donne sur une rue qui longe l'hippodrome, et qu'un gars en sort, nous apostrophe pour savoir si on va voir les courses demain, et nous offre des places, trop super!Allez si , trop super, il est gentil le monsieur, et puis ça veut dire qu'on a des têtes de gens gentils (fauchés?) , j'adore.

Enfin je dis ça je dis rien, mais si on n'avait pas pris mon rallongi, ben on ne serait pas tombés sur le gentil monsieur, et on aurait du payer nos entrées le lendemain,
parce que oui nous y sommes retournés
tu penses!

Où l'on décide de sortir de Deauville



[à suivre]



03 septembre 2008

les Ouacances d'Angel - 3 -

Où il faut voir la mer, on est venus pour ça!


Dès les bagages déposés et les nouvelles twalettes top design qui tuent utilisées par toute la famille sauf celui qui porte des couches, heureux enfant, il fallait aller voir la mer. A moins de 10 minutes de marche, il aurait été ballot de s'en priver. Equipés de la poussette, et d'un plan, nous voilà dans la rue. Merci Google Map et l'Office du tourisme qui m'avait envoyé le plan depuis 15 jours, j'avais pu vaincre ma nullité chronique en orientation: j'avais le plan imprimé dans le cortex, je ne vous dis pas comment j'ai épaté le Chéwi, c'était grandiose.

Le seul souci, c'est que dès qu'on a mis le pied dehors, il a commencé à pleuvoir. Des petites gouttes. Chéwi est remonté chercher les impers des enfants pendant que j'installais la protection pluie sur la poussette. Il est redescendu équipé de son superbe k-way vert bouteille édition 1988, qui lui fait une tête de débile profond. Faut il que je l'aime pour supporter cette vision, je vous jure, faut le vouloir.

M'enfin au bout de 5 minutes de marche sous une pluie qui devenait battante, je me serais volontiers déguisée en crétine totale vert sapin aussi hein. Parce que ma pauvre veste en jean trempée et mes lunettes non pourvues d'essuie glace faisaient une bien maigre protection contre les éléments déchaînés. C'est quoi cette ville pourrie là? Et ce boucan là, c'est quoi?
Quoi?
Des quoi?
Des mouettes?

CHIERIE

Le boucan de ces volatiles, c'est quelque chose, pire que des poules, déjà que j'aime pas les poules - cherche pas je trouve que les poules c'est con, ça va hein, je suis déjà assez tolérantes avec les humains alors que bon y'en a certains que bon, feraient mieux de pas trop la ramener, alors on va pas m'escagasser pour une petite détestation de rindutou sur les poulets. Et les mouettes c'est pire que des piafs aussi, ça a le volume sonore bloqué sur 1500 décibels et ça braille à qui mieux mieux par groupe de 48 bestiaux décérébrés. Non je ne dis pas ça parce qu'elles nous ont réveillés tous les matins aux aurores, ces saloperies. Pfffff. N'empêche les mouettes rieuses, ce sont les pires. Deux baffes, qu'est-ce qu'elles ont à se gausser comme ça, j'ai marché dans le caca ou bien?

Bref.

Flotte, flotte, flotte, mais enfants motivés pour voir la mer, donc vamos la playa sous la tempête, juste j'aimerais qu'on me rappelle pourquoi je n'ai pas pris une location à Bora Bora déjà?

Ben je suis désolée, mais la mer, quand il pleut, ben tu la vois, ok, mais pas beaucoup beaucoup, enfin surtout moi avec mes lunettes dégoûlinantes de pluie, j'ai juste vu un gris plus foncé en bas de l'horizon, et vaguement mouvant. Et du sable trempé devant. Youpi. Ca valait le coup de se fader quasi 4 heures porte à porte de transports mit un Arh-Ment et un TER bondé, avec portage de bagages en plomb blindé, pour voir ça.

Ok on rentre, c'est bon on la verra mieux demain la mer, si ça continue je vais mourir de la pneumonie de la mouette, alors ca va bien hein les gnomes, vamos la casa, qu'on mange!

Oh des bateaux!
Oh ils sont choupis didon les voiliers là, tiens regarde il y en a un qui est à vendre, tu crois que ça coûte cher?
Quoi?
Bah quoi, on peut toujours rêver hein.

Vamos la casa, ok.

Non mais la mer, c'est surfait d'abord.


Où l'on découvre la plage et où la Lutine marche pieds nus


Après une bonne nuit de sommeil avec la lumière des lampadaires de la rue au travers des persiennes et le bruit des camions de nettoyage et le suave chant des mouettes et des goélands qui nichent sur le toit d'en face, nous voilà tout frais requinqués pour aller à la playa, et faire trempette dans la Manche (température approximative, - 12° selon Chéwi, 19° selon ma pomme). Vu que la veille nous avons avalé un succulent repas à base de pâtes à la sauce tomate, à savoir ce que Chéwi a pu porter dans son sac à dos de non périssable et rapide à cuisiner, il a d'abord fallu aller au Pionch local histoire de faire quelques courses vitales pour nous nourrir un peu mieux pour la journée à venir. Ensuite repérage des lieux, whahhhh les Planches c'est classe, tous ces noms d'acteurs whaouhhhhhh, mais je n'ai pas trouvé Georges? et rentrage à la casa pour manger, et roupiller, la sieste c'est sacré.

La plage. Bah elle est vachement chouette la plage. Déjà c'est du sable, et quiconque ayant eu ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie à subir l'affront de s'allonger sur une plage de galets, saura de quoi je parle - 3 semaines à Nice avec Chéwi il y a une dizaine d'années, m'ont laissé traumatisée pour la vie. Le sable c'est bien. Et ça tombe à pic, y'en a des tonnes là, du sable. Il y a aussi des parasols multicolores mais tous fermés, il fait un peu gris. pas froid du tout, mais gris. Ce sublime temps gris se déclinera du gris clair au gris foncé jusqu'au samedi, où il fera un temps magnifique, et développera chez mon Chéwi une curieuse addiction à la porte d'entrée de l'Office du Tourisme où une gentille personne affiche tous les jours un bulletin météo détaillé et les prévisions pour le lendemain - toujours mensongères, les prévisions, tenez-vous le pour dit, la météo à Deauville c'est du gros bobard pour retenir le touriste, tous les jours ça disait qu'il allait faire beau demain, mouarf, c'était pô vrai. Il a failli m'en faire une dépression mon pauvre amour, sans soleil, il défunte hein. Note pour plus tard: l'année prochaine, Cannes, quitte à continuer les plages à festival, hein.

Donc jolie plage de sable avec mer aimable pas trop froide, temps gris mais température clémente, voilà que les enfants ont mis leurs maillots sous leur tenue, et que nous arrivons au bord de la plage, avec la poussette et LaPatate dedans.
PitiGasson et la Lutine enlèvent leurs sandales, les déposent dans le panier de la poussette, et roule ma poule, direction la flotte salée.
Premier constat, pousser la poussette sur le sable avec une GrossePatateRigolarde dedans, c'est mission impossible. On se partage donc les taches: à Chéwi LaPatateRavi, à moi LaPoussetteReloue. Au bout de quelques mètres, je n'en peux plus. J'ai beau essayer toutes les stratégies possibles, ça n'avance guère et ce aux prix d'efforts qui me laissent l'aisselle moite et le coeur en vrille. Ok. Re-échange, je porte LaPatateRigolu, et Chéwi porte LaPoussettePénible. Les enfants eux, sont loin devant, ça cavale que c'est quelque chose.

Enfin nous voilà posés au bord du sable humide. On installe le camp, dépôt de la poussette, remontage de pantalons, enfants en maillots et tee-shirts, bébé en couche et tee-shirt, on va tremper les pieds dans l'eau froooOOOoooiiiIIIIIide sa mère elle est geléééééééée et ramasser des coquillages, et manger du sable récupéré à l'aide d'une coque vide pour le plus jeune et plus gourmet d'entre nous - il a été littéralement impossible de l'empêcher de s'adonner à cette nouvelle marotte, il a mangé du sable absolument tous les jours. Avec bonheur et ravissement. Après il boulottait des Princes, alors qu'il n'aime pas le chocolat, mais l'air marin, ça creuse!

Cette première après-midi à la plage aurait pu avoir la perfection des premières fois. Mais un grain de sable - ahahahahahahaha, quoi?? - est venu se greffer dans l'engrenage et mettre du sel - ahahahahahahahaha, rooo mais quoi?? - dans l'histoire.

Car en repartant de la plage, reportage de la poussette d'un côté et du bébé de l'autre - je vous rassure, on n'a plus JAMAIS emporté la poussette sur la plage, con une fois, pas deux, bref on arrive au bord de la marina, Chéwi remet ses baskets, je vais pour donner leurs sandales aux enfants mais HORREUR DAMNATION et JE LE CROIS PAS, il n'y a plus dans le panier de la poussette qu'une sandale à scratchs du PitiGasson, et zéro sandales de la Lutine, ses mignonnes petites sandales en nubuck brun clair qui m'ont coûté un peu beaucoup cher mais qui lui ont fait bon usage depuis le mois de mai tout en restant impeccables. Misère!

Chéwi repart, refait notre chemmin, revient, bredouille. Ma fille et mon fils sont pieds-nus, LaPatateBlasé bâfre des Princes dans sa fichue poussette. J'y vais, je cherche, j'essaie de me souvenir par où exactement on est passé, ce qui est hyper facile, parce que sur une plage de sable, rien ne ressemble plus à du sable, ben que euh... du sable. il y a quelques poubelles, poteaux divers, et crottins de cheval, qui peuvent servir de repères visuels, et le petit tas de coquillage qui a marqué notre point de chute, mais franchement, c'est maigre. Je finis par retrouver une sandale de la Lutine, à l'envers dans le sable, mais l'autre, impossible. Pendant ce temps des enfants qui jouaient au ballon rapportent au Chéwi la sandale manquante du PitiGasosn, qui se trouve donc prestement chaussé.

Malgré deux allers retours encore sur la plage, à scruter le sable sous le soleil rasant de 19 00, à chercher une sandale brun clair à semelle beige sur un sable aux mêmes coloris, ce fut un échec.

Je dus renvoyer Chéwi et mes fils à l'appartement, pendant que ma fille, totalement pieds nus, se dépêchait d'arriver chez Champion avant que le magasin ne ferme. Hyper classe la minette pieds nus dans cette ville si bon chic bon genre, avec sa mère encore couverte de sable parce que pas le temps de prendre sa douche. Ah on avait fière allure.

On trouvera une paire de tongs bleues très jolies aux yeux de la demoiselle, pour une somme relativement modique, et la gentille caissière se fera un plaisir de les détacher d'un coup de ciseaux et d'enlever les étiquettes.

Le lendemain, la très sympathique dame qui m'a reçue au bureau des Bains de mer prendra mon numéro de portable au cas où on lui ramène la sandale, dont elle notera scrupuleusement les références, elle passera un coup de fil au poste de secours et aux services techniques qui nettoient chaque soir la plage, mais rien n'y fera, la sandale unique finira le séjour à la poubelle, morte de tristesse de n'avoir retrouvé sa compagne égarée.

Et ma fille fera sa crâneuse toute la semaine avec ses nouvelles tongs que jamais je ne les lui aurais achetées autrement...

Où Angel part à la recherche du tome 3

(à suivre...)



02 septembre 2008

les Ouacances d'Angel - 2 -

Où l'on se rend compte que le T E R ce n'est pas la panacée

Ah nous y voilà enfin arrivés, à ce fameux changement de 7 minutes avec enfants, poussette et moults bagages. L'angoisse va-t-elle se concrétiser dans un atroce scénario catastrophe où seulement la moitié de nos enfants et un bagage solitaire partiront vers Deauville alors que nous resterons sur le quai à Lisieux? Le suspens est à son comble et nous sommes extrêmement préparés. 5 minutes avant l'arrivée en gare du train, nous sommes déjà devant la porte, nos bagages à nos pieds, la poussette sagement repliée, le bébé dans les bras, nous avons abandonné nos compagnons de compartiment sans aucun remords, dites-donc. Chacun sait ce qu'il à faire:
Chéwi est en charge de descendre les bagages et la poussette sur le quai,
je porte LaPatate et je coache les deux autres.
Sur le quai, chacun reprend son/ses bagage(s) attitré(s) et roule ma poule on se trisse fissa vers le TER. Impec, un plan sans faille, y'a que ça de vrai.

Alors oui, cela a fonctionné à la perfection.
Tout le monde sur le quai en un temps record, tout le monde ré-équipé aux tits oignons que le Guiness Book aurait du être là, PitiGasson sage (!!!) qui suit sans trop râler et porte même un sac (attendez mes sels, vite, je défaille!), des vrais pros. Impressionnant.

Le TER arrive très vite (7 minutes hein, c'est très court), et là
AU SECOURS
ce truc, là, n'a rien à voir avec nos trains de banlieue parisienne
ouhla non
il est superbe, ok, tout neuf, peinture qui brille nickel, intérieur luxueux, large, rond, désigné par un esprit convivial et intelligent, vraiment, épatant, ça donne hyper envie
sauf que
bah y'a que trois wagons
et des zillions de gens sur le quai
avec des zilliards de bagages
et plein plein plein de gens DEJA dans le TER
ah ah ah ah ah ah
ah
ah
ah
ouin

En gros ça a donné
Chéwi qui a entassé tous les bagages en une pile branlante, les gamins qui se sont accrochés à leur pôpa comme ils ont pu, et moi avec mon bébé dans les bras qui ai réussi à dégoter une unique place assise, minuscule, avec mes genoux rentrés dans mes cuisses et mes pieds rétractés dans mes mollets.
Un vrai bonheur que ces dernières vingt minutes, avec le bébé qui tape la tablette très fort, qui gigote dans tous les sens, qui joue avec mon portable - oui j'ai sorti l'artillerie lourde, avec des gens partout, et mon voisin d'en face qui râlait à juste titre que c'était inadmissible d'affréter des trains si petits pour autant de gens...

Pendant que ma voisine, très chic, très bronzée, jouait à Pierre Caillou Ciseaux avec son fils tout à fait charmant, je me retrouvais dans le rôle de la mère d'Arh-Ment, avec mon bébé total déchaîné dont le but principal était de se casser manu militari de ce bordel ambiant, et dont le but secondaire était de rejoindre son paternel quelques mètres plus loin, en braillant très très fort PAPA PAPA PAPA.

Si si je l'ai hyper bien vécu, ouhla, c'était génial.
Vive le TER vive la SNCF vive les vacances!


Où l'on découvre l'appart, ce grand inconnu

Une annonce sur un site internet, vous m'excuserez, mais si parfois cela peut-être d'un luxe de détails hallucinants, des fois, c'est franchement laconique. Donc là je savais que ça faisait 50m2, qu'il y avait deux canapés lits, deux lits enfants, un lit bb, pas de lave-linge ni de lecteur dvd mais une télévision. Vous avouerez que c'est pas bézef. Ce qui comptait en fait c'était la situation de l'appart, proche de tout, et le fait d'avoir suffisamment de couchages pour tout le monde. Le but c'était de sortir tout le temps et de ne venir que dormir, manger, et se laver à l'appartement - ok, pour faire popo aussi, raaaaaaa, ce que vous pouvez être limite, des fois!

Arrivés sains et saufs et sans avoir tué personne ni perdu personne ni égaré le moindre truc à la gare de Deauville, nous avons été accueillis par une toute petite dame qui a embarqué Chéwi et les bagages dans sa voiture garée en double file, pendant que je me rendais à pied avec mes enfants jusqu'à l'appartement qui allait être le nôtre pendant une semaine. Après avoir admiré les bateaux dans le port, nous voilà enfin à l'appartement.

L'appartement.
Que dire.

Soyons positifs, d'abord:

- super bien situé, non mais vraiment d'une perfectitude peut égalable, vraiment, absolument génial!

- assez grand pour 2 adultes et 3 enfants pour une semaine (voire 15 jours, oui oui)

- propre, et pas laid du tout - jolie salle de bain, salon sympa, avec canapé confortable et deux jolies niches murales, chambre claire repeinte récemment, cuisine agréable.

- télé normale (et non pas l'une des antiquités de la précédente location!) et lecteur dvd, super classe, bon je me suis juste transbahuté le lecteur portable de ma fille pour rien, m'enfin, tant pis.

- petite maison de ville divisées en appartements, charme certain, et surtout, vide! A part nous, personne, j'ai adoré la totale tranquillité et l'effet cocon/petit nid douillet.

- couvertures et couettes assorties aux draps que j'avais emporté, pour une freak color comme moi, ça vaut un 10/10, d'office. Si, d'office.

Et maintenant c'est parti pour les critiques, on est râleur ou on ne l'est pas:

- Pas de volets, des persiennes en bois, accompagnées de rideaux d'une évanescence toute arachnéenne, autant vous dire qu'on n'a pas vu la nuit noire pendant une semaine! C'est une malédiction, je ne vois que ça...

- Mais bizarrement, seulement deux fenêtres dans la chambre, en enfilade du salon et de la cuisine, donc salon plutôt sombre, et cuisine carrément obscure!

- Pas possible de garder les fenêtres ouvertes sans fermer les persiennes, car balustrade quasi inexistante, pas trop super sécurité avec LaPatateSuicidaire - qui a appris très vite à enlever le crochet qui retenait les persiennes, ce bébé veut vraiment nous faire tourner chèvres, bêêêêêêê.

- Salle de bain très jolie, certes, MAIS, de la taille de mon cul, ok imposant, mais quand même, à l'échelle d'une salle de bain, ça le fait très moyennement. Tu fermais la porte de la salle de bain avec toi dedans, ben t'avais juste la place de tenir debout, mais pas d'étendre les bras. Bah je mettais mon déo dans la chambre hein.

- Wawas dans la cuisine. Mit porte vitrée. Charmant. Fallait oser, ils l'ont fait. On a établi un planning du pipi popo EN DEHORS des horaires de repas, pour des raisons olfactives et auditives qui n'échapperont à personne...

- Pas de lave-linge, sérieux, c'est pas vraiment pratique quand tu reviens de la plage avec des fringues mouillées et pleines de sable, notamment les petites fringues en taille 18 mois d'une petite personne appréciant énormément de se jeter dans les vagues avec son tee-shirt sur le dos. Ok il y avait une laverie dans la rue, mais quand même. C'est loin d'être donné la laverie - mais on y rencontre des spécimens de gens plutôt intéressants -jockey qui courre dans l'après-midi à l'hippodrome, hystérique de la propreté en général et du linge en particulier, babos seventies complètement jetés de la carafe, minets tectoniks qui se la pètent, bourgeoises décolorées et surtout on peut s'y réfugier avec un bon bouquin et être peinard pendant une heure (je m'OCCUPE du LINGE!)

- Equipement de la cuisine au strict minimum; pas d'épluche légumes, de mixeur plongeant, de mixeur tout court, de fouet électrique ou à main, de moules à gâteaux, ben croyez-moi, ça limite énormément les velléités culinaires les plus endurcies... C'est ballot, quand tu as un marché plutôt sympa TOUS les jours, et que tu pourrais faire de bonnes soupes de légumes pour tes petiots qui adorent ça...

-Lit bébé clairement conçu par un psychopathe, mon bébé dormait sur une énorme bosse de plastique très rigide, qui déformait le très très mince matelas fourni avec l'engin de torture. Je n'ai pas tenu trois nuits, ensuite il a dormi avec moi, nuits et siestes, et son père dans l'autre canapé-lit, autant vous dire que les deux étaient r a v i s. L'un parce qu'il dormait avec son doudou géant tute la nuite, l'éclate totale, et l'autre parce qu'il avait prétendument plus de place. Pfffffff. J'ai également adoré faire la police sur MaPatateInsomniaque qui se bidonne de rire et tape dans les murs en braillant en ouzbek médiéval à 3h du mat'. Impec. J'étais fraîche après sur la plage. Radieuse.

Allez, dans l'ensemble, s'ils installent des vrais rideaux occultants et qu'ils achètent deux trois trucs de cuisine chez Hic et Ah, promis, je reviens!

(à suivre...)

01 septembre 2008

les Ouacances d'Angel - 1 -


(il est possible que cette note soit publiée en plusieurs fois, reste alerte du mulot et flique ton netvibes, ami internaute)


où Angel trouve la location de ses rêves

Alors le truc c'est que j'ai réalisé que depuis que Chéwi et moi avions eu l'intelligente et faramineuse idée de nous reproduire (par trois fois, rappelons-le), nous n'étions JAMAIS partis en vacances EN FAMILLE. Juste nous, quoi. Non mais c'est pas la misère totale ça? Je souffrais du terrible complexe pourtant totalement inconnu des media, ces cons, à savoir "Pas de Voiture, Pas de Permis" qui me condamnait à rester dans ma banlieue ouest et/ou à partir avec des zamis dotés d'un véhicule et du précieux sésame pour mettre la clé dans le contact bidule là. Bref. C'était très con. Rapport que j'ai trouvé LA ville pas loin, avec la gare DANS la ville (et pas excentrée), la plage tout partout sur le bord de la ville, et des magasins décents pour se ravitailler - l'épicerie du bled' à 2,45 euros le paquet de chipes, autant te dire que ça ruine mon budget et mon pouvoir d'achat - viens de recevoir ma taxe foncière, autant te dire mon ami que je fais caca et pipi sur la tête du FachoZizi de service, rapport que voulant accéder à la propriété en 2006 et non après le 6 mai 2007, je peux me torcher le popotin pour en obtenir un quelconque avantage, les désavantages étant que je paie environ 75% de plusse par mois que pour mon loyer d'avant, alors que je rappelle que je ne kravaille pas, hop, c'est bonnard, et que donc je dois payer la taxe foncière que je te jure, c'est pas donné donné comme truc, mais je m'EGARE.
Bref, LA ville, THE ville, Deau-VILLE. Nickel.
Ah ah je vous ai feinté avec le changement de train, mais spa ma faute à moi, c'est la SNCF que elle n'avait pudutou de billets dispos pour les directs, non non non madame, donc PAF, changement en gare de Lisieux, la classe, au secours!
Bah figurez vous que j'ai trouvé l'appart pas trop cher, avec assez de lits pour coucher tout le monde, à moins de 10 minutes à pied de la gare, moins de 5 minutes à pied du Pionch local, et moins de 10 minutes à pied de la marina et donc de la playa, youhou youpi tralalala. Tu peux tenter Google Map pour essayer de nous localiser si vraiment tu as l'esprit aventureux et curieux au delà de toute commune mesure.

L'appart impec'.
A peine envoyé le mail pour demande de renseignements, que coup de fil de la dame, charmante, hop, j'avais signé le chèque de réservation le lendemain, l'hallu. Oui je m'émerveille, d'habitude je suis une bouse de l'organisation de ce type de truc, je pensais que j'étais trop nulle, et en fait, non. Dingue.

Restait à acheter les billets de train, j'ai trop attendu, donc merdage et changements, plus jamais, je vous jure la prochaine fois j'achète les billets trois mois à l'avance et non 15 jours, parce que flûte. Ensuite à récurer l'appart et prévoir la rentrée, et faire les bagages de façon à pouvoir les porter. Oui, c'est ballot, mais ça peut être utile. Nous n'avons pas hésité à esclavagiser la Lutine, qui a porté ses propres affaires et une valise (à roulettes, on n'est pas des monstres).
Confier les PsychoCats, et le courrier de mon voisin du dessus à mon Pôpa - il en a profité pour regarder la téloche, qu'il ne l'a pas chez lui, il préfère poupougner ses 18 PCs et ses 560 dvds, et son verdict est sans appel et rejoint le mien: à part France 5 et Arte, c'est de la merde.
Je crois il n'a pas regardé Koh Lanta, mais bon, hum, bref, passons...
lalalalalalalalalala.


où Angel et son petit monde font la connaissance d'Ahr-Ment

Le grand jour était donc enfin arrivé, et par un beau midi pluvieux d'août, voilà que tous les bagages et tous les enfants sont en bas de l'immeuble. Chéwi et moi donnons le coup d'envoi de la colonie en direction de la gare. Que nous atteignons sans aucun ennui, malgré une ptite pluie bien sympathique, vraiment classe la bruine, quand tu n'as pas de parapluie et de toutes façons pas de main libre pour tenir un parapluie, rapport que d'une main tu pousses la poussette, et que de l'autre tu tiens la mimine surexcitée du PitiGasson, et que tes épaules sont entrain de décéder sous le poids conjugué de ton sac habituel, dans lequel tu as rajouté plein de trucs vitaux, comme une trousse de beauté, histoire de pas être trop moche sur place, et un lecteur dvd portable d'un poids considérable, histoire d'avoir une drogue à dealer à tes mouflets si la météo continue de te pisser dans les tongs, et du gros sac de linge (serviettes+draps = poids d'un âne mort, environ).

La première partie du trajet, qui requiert de rejoindre la gare St Lazare, se passe sans aucun souci. Mais alors parfait. Tout le monde est assis, les bagages sont sagement entreposés en un carré farpait dans un coin du wagon, tout le monde il est sage sauf l'irréductible PitiGasson qui persiste à me réclamer son doudou, le crapouille Bû, et sa tototte, sauf que je ne veux pas les lui filer, parce que je suis la plus méchante maman du monde selon lui, et que je ne veux pas qu'il les perde avant d'arriver à Deauville, selon mon avis perso sur mon fiston que ce ne sera pas coton de le faire pioncer dans un lit inconnu sans ses deux fidèles somnifèresl...

Arrivés 45 minutes en avance, on est flippés ou on ne l'est pas, voilà que nous poireautons sur le quai. Et que nous nous rendons compte que partir un dimanche NE donne PAS droit à un voyage en toute tranquillité, loin des allers-retours des samedis... Le quai est blindé de monde. Le corail est annoncé, on composte les billets, je manque de rétamer à coups de tongs le composteur qui refuse obstinément de me composter un seul billet sur les 6, alors que je ne verrai AUCUN contrôleur, ni à l'aller ni au retour, la prochaine fois j'achète même pas de billet hein, ça ira plus vite!
On monte dans le train, qui ô bonheur, si si, s'avère être du modèle à compartiments, que je préfère nettement à celui avec travée centrale, chemin préféré des Petites Patates Balladeuses Reloues. Le compartiment est doté d'une PORTE. Ca change tout. Feinté le pénible bébé fugueur, ah ah ah. Niark.

Voilà que nous nous installons peinards dans NOTRE compartiment, on range les bagages, on enlève nos vestes, on se détend, on voit bien qu'il reste trois places de libre, mais ah, qu'on est bien là, enfin. LaPatateDéchaîné est fermement décidé à lécher le contenu de la poubelle, la Lutine est déjà la tête collée dans le rideau à attendre que son martyre s'achève, le mal des transports la zigouille proprement, pauvre donzelle, et PitiGasson enfin armé de Tototte et Bû, nous fiche une paix royale, les yeux limite dans le vague.

Arrive alors une jeune femme blonde, un bébé dans les bras, et un petit garçon à la traîne.
Ce ne sont pas ses places, mais qu'importe, elle a décidé de s'installer là, avec nous.
Quelle joie!
Si.
Nous ne le savons pas encore, mais nous allons faire la connaissance d'Arh-Ment.

Une jeune fille toute calme et discrète et mignonne nous a ensuite rejoint, repérant sa place, s'y asseyant, et s'y nichant en espérant échapper à la malchance qui venait de lui tomber sur le coin de son joli minois, à savoir un compartiment avec deux bébés, et trois enfants! Vraiment j'avais mal pour elle...

Mes enfants sont la plupart du temps extrêmement choupis quand on voyage, vu que la Lutine s'occupe calmement et/ou attend la mort la tête dans le rideau ou sous sa veste, que le PitiGasson joue avec sa DS ou s'occupe à regarder le paysage, que MaPatate tète et roupille la quasi totalité du trajet, immobilisant ainsi sa mère qui se tarte quelque chose de bien... Je mesure pleinement notre chance, car je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde.
Et ce n'est sûrement pas le cas de la maman d'Arh-Ment.

Parce que bon sang, dès les premières secondes de sa présence dans notre compartiment, entre la jolie minette et la Lutine déjà barbouillée, on a SU. Qu'il allait nous escagasser. Nous faire suer. Et martyriser nos nerfs. Dès le départ, il a commencé à parler à ma fille, qui s'est demandé comment ce morpion osait lui adresser la parole, alors qu'elle était sur le point de défunter. Ca va bien de déjà supporter son moyen frère que ce n'est pas la fête tous les jours, si en plus faut faire la conversation aux minus de passage, non mais où va le monde, on se le demande! Bref, se rendant compte de son total fiasco auprès de ma fille, l'enfant ne s'est pas découragé pour autant. Du haut de ses 5 ans (je suppose, hein, je n'ai pas demandé, ouhla, non) il s'est mis à brailler et à projeter un dinosaure en plastique que sa mère avait eu l'intelligence de lui refiler, sous le nez, mais pour de vrai hein, sous le nez donc, de la ptite nénette qui n'osait rien dire...

Et c'est là que j'ai vu que mentalement, j'allais souffrir. Parce que la maman, charmante hein, je ne dis pas, occupée avec sa patate perso dans les bras (très calme ceci dit!) beh elle n'était pas au top de l'efficacité en matière de management de gamin relou. Je ne veux pas juger hein, mais les faits parlent d'eux-mêmes: quand on dit 117 fois d'une voix lasse Arh-Ment, ça suffit tu arrêtes maintenant, et que le moutard continue, il serait hyper appréciable, pour tout le monde, de passer la seconde. Bah à sa décharge elle aura vainement essayé, lui confisquant son dinosaure, et se faisant traiter en retour de gros caca pourri.
Moi je rongeais mon frein, rapport à mon job, et d'une, et à mes nerfs malmenés, de deux.

Une heure et demi à me retenir de faire la police à sa place. Dur. J'aurais pu hein, mais je ne voulais pas blesser la dame, ce n'est déjà pas évident de voyager avec de parfaits inconnus, si c'est pour se faire envoyer à la tronche que ton gamin c'est vraiment a pain in the ass, bof hein. Donc j'ai fermé ma bouche, j'ai ravalé mes remarques, et je me suis assise dessus, avec mon gros popotin, ça ne risquait pas de s'échapper.

Il a enquiquibé tout le monde, ma fille, la jeune fille qui voulait dormir, mes fils, oui LaPatate aussi, il lui arraché des mains le seul jeu qu'on lui avait emporté, son nouvel amour (celui-là, oui), là j'ai fait les gros yeux mais sa mère a juste dit Arh-Ment, ça suffit tu arrêtes maintenant, tu demandes d'abord!
Grummmbbbblllllll.
Bah du coup tout le monde l'a ignoré, Chéwi est parti balader MaPatateRemuant dans le couloir, et on a patiemment attendu que l'heure et demi de trajet soit écoulée, pour être débarrassés du mini fléau.

Curieusement, à l'arrivée à Lisieux, personne ne nous a remis de Médaille de l'Abnégation.
Je n'ai toujours pas compris?




(à suivre....)