30 avril 2010

LaPatate, je suis ta mère!

(je sais j'avais promis de raconter LaPatate qui jardine, je n'ai pas oublié -la preuve - et donc ça devrait pas trop tarder)
(pis je sens qu'on va se refaire un ptit mois de mai à un billet par jour, histoire de)

Comme tous les soirs, avant d'aller me coucher, je vais dans la chambre de LaPatate, je réajuste sa couette, je vérifie qu'il n'a pas trop chaud, et qu'il ne dort pas comme une bouse de traviole dans son lit à la limite de tomber... Je fais tout pour préserver son sommeil, et par extension, notre sommeil.
Sauf que hier soir, ce n'était pas comme tous les soirs.
(bah sinon je te le raconterais pas, déjà)

J'étais plutôt confiante sur la qualité de son sommeil, vu que Môôôssieur Patate, surexcité par les vacances, les sorties, la présence de son frère et sa soeur, avait daigné s'endormir vers 23h - juste avant qu'on ne l'assomme avec un bottin trempé dans du lexomil, à vrai dire. Mais quand même j'y allais sur la pointe des pieds, presque, rapport que son sommeil est le garant de notre sommeil, et que c'est pas trop trop un truc duquel tu rigoles. Non. Pas drôle.

Je m'approche donc de son lit, mes yeux ont un peu de mal à accommoder dans le noir quasi complet de la chambre, et donc je fais très attention à ne me cogner sur rien, à ne marcher sur rien, je suis un peu genre l'équipe d'intervention du SWAT dans les séries, genre je me déploie sans bruit et je frappe quand personne ne s'est encore rendu compte de ma présence. Ouais je me la pète si je veux.
Surtout que c'est là que mon pied a heurté l'une des trois grandes panières qui sous le lit de l'enfant servent à ranger des jouets. Et que la panière a  heurté le grand sabre StarWars de PitiGasson qui est rangé sous le lit de LaPatate, derrière les panières, contre le mur, ne me demande pas pourquoi, spa moi qui l'ai mis là, moi je le range ENTRE deux panières, mais bref.
Et la panière a non seulement heurté le sabre laser géant, mais en plus, elle l'a fait de telle façon que ça l'a déclenché.

BZZZZZZZZZ VRZZZZZZZ BRZZZZZZZZZ VRRZZZZZ BZZZZZZZZZZZZZZ
et lumière bleue clignotante

le tout, juste sous mon fils qui dormait comme à son habitude la tête dans le mur
et dans une belle lumière bleutée maintenant je pouvais parfaitement l'apercevoir, tu penses!

Misère! Je vais pour essayer d'attraper le sabre et l'éteindre, mais macache, contre le mur, ça me demande d'enlever au moins deux panières ET de m'allonger complètement par terre, et de me péter le bras pour l'atteindre, sans grande chance de succès.
Une seule solution: bouger le lit, le décoller du mur, afin de plonger le bras derrière et y récupérer la chose brrrzzzzizitante et lumineuse.

Et donc à minuit trente, me voilà entrain de déplacer le lit de mon fils, qui dormait toujours, en me pliant en deux au dessus de lui, et ensuite de récupérer ce fichu sabre. Il y a eu comme un moment d'épiphanie, quand je me suis retrouvée avec le sabre allumé entre les mains, au-dessus de l'enfant endormi. Il ne s'est pas réveillé, mais moi j'étais assez interloquée par la situation, j'avoue. Mon fils, je suis ta mère! Mouhahahahahah un peu.
J'ai éteins le sabre, l'ai posé plus loin sur le tapis, et dans le calme revenu, j'ai remis le lit contre le mur, redressé le loupiot endormi, bordé sa couette comifo, fait un bisou sur ses cheveux, et je suis repartie, en rigolant doucement.

Les jouets pour môme, je l'ai toujours dit, c'est un peu fait exprès pour embêter les parents, la preuve en est faite, une fois de plus!

22 avril 2010

LaPatate et le poisson rouge

En gros l'obsession de mon fils quand il me voit sur l'ordinateur, c'est de vouloir jouer au Poisson Rouge. C'est un peu pareil que son obsession pour mes pieds qu'il escalade joyeusement dès lors que j'ose discuter avec quelqu'un dans la rue. Sauf que bon je pense qu'il préfère quand même plus le Poisson Rouge que mes pieds, dans ses tentatives d'emmerdement maximum/pourquoi ma mère s'occupe pas de moi à 100% 7/24.

Bref.

Moi mon obsession - enfin une parmi trois miyons d'autres, avouons-le - c'est qu'il réussisse à dire "poisson rouge" correctement.

Et donc voilà ce que ça donne
(il y 15 minutes, c'est tout frais)

- Veux Poisson Rouh maman!
- On dit Poisson ROUGE mon chéri.
- Poisson ROUH!
- Non mais pas ROUH, mais ROUGE, on dit poisson ROUGGGGGEEEEEE.
Là il tope une carte sur mon bureau, une carte rouge (Drenkou Chou c'est celle avec le petit chat et les strass, tu vois laquelle, oui oui meow je suis sûre que tu vois) et donc il me la tend et il dit:
- Poisson ROUH!
Histoire que bon je comprenne que le poisson il n'est pas bleu, vert, ou jaune à pois rose, mais bel et bien rouge, non mais qu'elle est bête ma mère c'est pitoyable de devoir lui expliquer visuellement ma pensée, pffff tiens.
- Non mais mon coeur j'ai bien compris que le poisson est ROUGE, mais ce que je veux c'est que tu dises ROUGE comme il faut!
- ROUH COMIFO!

Il me rend dingue, je vous le dis. Donc j'ai abandonné là la discussion, et je me suis dit que c'était bien blogable, cette histoire.

Dont acte.

(à suivre, l'affaire de LaPatate qui jardine)

16 avril 2010

angel a une Patate qui parle

Oh les petites joies ineffables d'avoir un enfant qui parle enfin! Enfin. Genre. Qui essaie, qui fait ce qu'il peut, qui s'améliore jour après jour, mais c'est encore de la juxtaposition hasardeuse le plus souvent, et avec une prononciation digne d'une vache espagnole qui aurait fait un stage intensif en Biélorussie, un peu.
Ca n'empêche que ce n'est pas parce qu'il est un tout petit scarabée sur la voie du langage qu'il n'a rien à dire, au contraire!

1. Ce matin, c'est l'heure d'aller à l'école, il ne me reste qu'à finaliser mon sac, les deux grands sont prêts, MaPatate tourne en rond dans le salon avec une baguette en plastique à la main, c'est sa "baguette magique", il fait des tournicotis de poignet avec et prononce des trucs incompréhensibles: il regarde trop Cendrillon, mais c'est mignon je trouve.
Je lui dis:
- Ca suffit la baguette magique, va chercher ton manteau dans ta chambre!

Et là je le vois qui pointe la baguette vers la chambre et il dit:
- Manteau! Vole manteau!

Ok.
Mon fils c'est Harry Potter en fait, je m'attends donc à recevoir sa lettre pour Poudlard dans quelques années.
Ok.

2. Un peu plus tard, on rentre des courses et du square, lui et moi, on marche dans la rue, et comme à son habitude il veut caresser tous les chiens qui passent. Et comme d'habitude on demande la permission au maître/à la maîtresse avant, histoire de. On commence à être plutôt connus au niveau des propriétaires de chiens de la ville hein. Comme je te le dis. Bref là il vient de caresser Savane, une vieille chose genre berger allemand, très grande, très impressionnante, qui l'a un peu snobé mais il s'en fiche, il a pu la toucher, c'était le bonheur. On remercie sa propriétaire, on lui souhaite une bonne journée parce qu'on est très très polis, et puis on poursuit notre chemin...

- Gros le chien!
- Oui mon coeur c'était vraiment un gros chien.
- Gros le chien! Un loup!
- Non mon coeur ce n'était pas un loup, juste un gros chien.
- Chien-loup!
- Ah. Bah oui t'as raison, ça s'appelle aussi un chien-loup.

Je ne vous dis pas comment il est ravi, le chien-loup est donc maintenant dans son top five, avec le "chien blanc rentré dans sa maison" (celui qu'il n'a pas eu le temps de caresser, grosse frustration, totalement ma faute, j'assume).

Il m'épate n'empêche.

3. En arrivant en bas de l'immeuble, il faut entrer dans le hall, je lui tiens la porte, je suis fatiguée, mon sac de courses est lourd, et j'ai envie de me reposer. Il préfère rester jouer sur le perron, raaaaa, quel enquiquineur cet enfant franchement. Je songe à lui fermer la porte au nez, histoire qu'il se remue un peu le popotin, quand je le vois qui s'empare d'une petite branche mince, toute souple, et qui la plie en deux. Il la tient au-dessus de sa tête, en V, et il dit:
- Ouh! Insecte, moi!

J'en rigole encore de sa tête de fourmi. Du coup j'ai continué à lui tenir la porte.
Il est malin mon fils.


Voilà. C'est tout pour aujourd'hui.
La suite au prochain épisode.

11 avril 2010

angel, le gâteau des dinos, et l'échelle

Aujourd'hui, un billet expérimental, on va dire. Ah je ne dis pas ce que j'expérimente, sinon ce n'est pas drôle. Bref, on y va.


1. Une photo:

double gatal Picard par môman encore fatiguette,
déco dinos réunie et mise en place en 15 minutes chrono,
avec bonbecs et bougies jolies achetées pour l'occasion...
enfant très ravi, c'est le principal...

2. Une histoire:

Il était une fois une gentille (mais un peu grosse) princesse, qui rencontra un très très gentil prince (plutôt maigrichon) et ils eurent trois magnifiques enfants. Ils vivaient dans un tout petit château vraiment riquiqui, avec juste quelques pièces et une cuisine tellement hideuse qu'elle devait être le résultat d'un mauvais sort vraiment très réussi, et un balcon aussi. Un jour le prince et la princesse, qui étaient devenus le roi et la reine, fêtaient les trois ans du plus jeune des petits princes et ce en bonne compagnie. Voilà que le petit prince voulut essayer son nouveau destrier à roulettes, et donc tout le monde se hâta de sortir du riquiqui château pour aller s'ébattre dans les jardins en bas. Tout le monde? Non. Le roi resta pour ranger les restes de la fête, parce que c'était un bon roi comme on n'en trouve pas si souvent, oh là, non.

Mais voilà que le plus grand des petits princes était bien embêté, parce que son frère et sa soeur filaient tel le vent sur leurs fidèles destriers à roulettes, et le sien était retenu dans une écurie dont seul son père le roi avait la clé... Voilà que le petit prince pleure, et que son père décide donc de descendre à son secours. Quel noble personnage me direz-vous. Sauf qu'à la naissance du roi, une très méchante fée s'était penchée sur son berceau et lui avait jeté une terrible malédiction: il serait distrait.

Voilà donc pourquoi le roi se retrouva en bas de son château, l'air ahuri, et balbutia:
- La porte a claqué, et j'étais sorti sans mes clés, je ne sais pas ce qui c'est passé...
Voyant la reine il l'implora:
- Dis-moi que tu as pris tes clés? Tu as pris tes clés, hein??
Mais la reine n'avait pas pris ses clés, non, parce que le roi était resté dans le château, et que la reine lui faisait confiance.

Passées les remarques persiflantes des invités qui s'étonnaient que ni le roi ni la reine n'ait eu la présence d'esprit par le passé de faire confectionner par un serrurier un double des clés, il fallut se rendre à l'évidence: ils étaient tous enfermés dehors et le vent se faisait frisquet... Une porte donnant sur le balcon était restée ouverte, et il fut décidé de se procurer la grande échelle rangée dans les écuries, afin de s'élever suffisamment sur la façade du château et grimper sur le balcon. L'appel d'un serrurier confirmé ne fut pas envisagé plus de quelques secondes, car les caisses royales étaient relativement vides...

Passés quelques moments houleux où le roi et ses invités se disputèrent sur la meilleure façon de déployer l'échelle, voilà que le roi grimpe le long du mur et que tout le monde tremble, surtout la reine, qui sait bien que son roi n'est pas du tout féru d'activité physique, et qui n'a pas du tout envie de se retrouver le coeur brisé seule à la tête du royaume... Mais le roi n'est pas roi pour rien, il réussit dans sa périlleuse entreprise, alors même que l'échelle ne monte pas jusqu'au balcon. Tout est donc bien qui finit bien, et ils vécurent heureux jusque la fin des temps.



ah mais attendez...


3 une autre histoire

Et voilà que le lendemain de l'épisode où Chéwi escalade le mur de l'immeuble à la seule force de ses petits muscles et ne se tord même pas le cou, on est aujourd'hui, et je me rends chez ma belle-mère avec mes trois zenfants, afin d'y récupérer divers chocolats et cadeaux pour Pâques (qui était il y a une semaine, mais il y a une semaine la belle-mère faisait sa belle à Portobello Market et se perdait dans Londres pour rentrer à son hôtel). Bref. Chéwi reste à la zonmé, parce qu'il a du kravail à finir, notamment téléphoner à des parents pour leur dire que la chair de leur chair, le sang de leur sang, c'est rien qu'un gros glandouille que s'il continue à compter ses pwals de bras, on sait pas trop trop comment ça va finir, mais moyen bien quand même.

Voilà que je suis dans la rue, et que je marche d'un bon pas avec les enfants qui sautillent et font les andouilles, et donc je suis très occupée à faire en sorte qu'ils ne se fassent pas écrabouiller par un chauffard du dimanche. C'est une très longue rue, ma rue, et voilà que je suis à mi-distance du bout du bout, quand il me semble entendre crier mon nom. Je me retourne, ne voit rien, et LaPatate me tire sur la main, PitiGasson recommence à courir sur la route, LaLutine est trois kilomètres devant à nous ignorer superbement ses frères et moi. Je me reconcentre sur ma petite troupe, et arrivés presque au bout de la rue, cette fois c'est sûr, c'est bien mon prénom que l'on crie. Je me retourne et je vois arriver Chéwi, sans manteau, sans rien, tout essoufflé.

- Beh kesskisspass?
je m'enquiers
Pas de réponse.
Ok.
Il continue de courir.
- Qu'est qu'il y a ? Tu sais que si t'avais un truc à me dire, j'ai emporté mon portable hein??
Pas de réponse.
Le voilà qui arrive.
Il s'arrête.
- Je suis sorti descendre les poubelles, j'ai laissé la porte de l'appart entrouverte, et quand je suis sorti de l'immeuble, quand la porte du hall s'est refermée, j'ai réalisé que j'avais pas pris les clés... Faut me faire psychanalyser hein, y'a un problème là.
Stoïque et hilare -si c'est possible, je me suis entraînée pour - je lui tends mes clés.
Il me regarde:
- Quoi tu dis rien, non mais attends faut que tu réfléchisses là, faut faire quelque chose, ça peut pas continuer comme ça.
Je le regarde:
- Oh mais c'est tout réfléchi, je vais te faire un double des clés et te l'attacher autour du cou, comme pour les collégiens.

Non mais oh.
J'en rigole encore.

Ah je vais lui faire son double hein. Ou alors je vais l'inscrire pour prendre des cours avec Roy-Roy (merci Isa Darling pour le lien rigolu!). J'hésite encore.




Voili voilou, c'est terminé pour ce soir les ptits loups.

08 avril 2010

LaPatate a troizan!



ben voilà hein, quand ta môman elle a le rhume des foins qui l'explose et le zyrtec qui l'achève, elle achète juste un muffin LP pour ton anniv et pis c'est tout!

(je t'aime mon ptit coeur)


(raaaa pleurez pas dans les chaumières, je ferais un vrai joli gâtal samedi pour la vraie fête d'anniv' avec une môman en meilleure forme, on y croit!)

07 avril 2010

angel et le Train de l'Enfer

Comme tu prends le train super souvent rapport que bon t'es absolument pas véhiculée, vu que le permis t'en veux pas épicétou, tu crois que t'as tout vu en matière de merde ferroviaire. Le train en retard, le train en avance (!!??), le train annulé, le train bondé que tu vas gueuler très fort si le gros con il enlève pas sa main(!!?? dis moi que c'est sa main) de là tout de suite, le train surchauffé que tu penses que tu vas rester collée au siège, le train gelé, le train dégueu non mais c'est quoi cette odeur quelqu'un est mort dedans ou bien, le train avec genre juste toi et un monsieur qui a l'air plutôt louche, le train avec juste toi que tu te demandes si c'est pas un train genre 4ème dimension, le train avec des gens qui hurlent, le train avec des gens bourrés, tu les as tous vu les trains de l'enfer, tous.

Jusqu'à aujourd'hui.

Aujourd'hui, tu as croisé, à 18h28 exactement, la route de The Ultimate Hell Train. Le Train de l'Enfer, le vrai, l'unique, celui dont jamais tu ne pourras te remettre, que jamais tu ne pourras oublier, NEVER.

Pourtant au départ, même si c'est un jour de grève, tout va bien. Tu arrives sur le quai à peine quelques minutes avant le départ du train, et tu trouves quand même une place assise avec une place libre à côté pour poser tes sacs. Tout va bien. Les autres voyageurs ont l'air civilisé, et leur nombre n'excède pas la capacité initiale du wagon. Aucun bruit, aucune odeur louche, aucun comportement déplacé, que le calme et la tranquillité.

Tu devrais te méfier, mais trop pas, parce que jamais tu ne peux imaginer ce qui va bientôt se passer.

C'est au bout de 5 minutes d'un trajet qui devait au départ en durer 35, et qui finalement en fera 40, rapport que ah tiens c'est un omnibus, boah pas grave, que tu réalises, incrédule, qu'il y a un léger souci.
Rapport que normalement, quand les portes du train se referment avant qu'il ne quitte la gare, la sonnerie stridente - tu sais le bidibidibip - s'arrête.
Et là, non.
Ah bah, non tiens.

Au bout d'une minute que le truc sonne, tu rigoles, ahahahaha il est con ce conducteur, il fait mumuse, pouf pouf pouf, ilékon, pouf pouf pouf.

Au bout de trois minutes tu ne trouves plus ça drôle.

Au bout de 5 minutes un message du conducteur, qui ne fait super pas son fiérot crois-moi, t'annonce, ainsi qu'à tes compagnons d'infortune, que la manette de la sonnerie de fermeture des portes, elle est coincée sa race, et qu'il n'arrive pas à l'arrêter.

Au bout de 10 minutes tu veux déjà te jeter sur les rails pour arrêter ce fuckin' bruit.
Et tu te dis qu'il t'en reste encore 25. 25 minutes à entendre le hurlement du BIDIBIDIBIP à fond les boulons dans tes zoreilles qu'elles n'ont rien demandé, oh non.

Au bout d'un quart d'heure, tu peux le jurer, la sonnerie s'est dédoublée. Il y a clairement deux tonalités. Un gros BIDIBIDIBIP, et un autre petit bidibidibip, plus aigu, et un peu décalé. C'est super bizarre. Ta tête commence à ressembler à celle de Quasimodo quand il se fait une orgie de cloches. Et ce n'est pas joli joli.

Au bout de 20 minutes, tu en absolument certaine, il y a TROIS putain de merde de bidibidibip, tous décalés, tous les trois sur une tonalité différente. Et tu as envie de tuer les gens qui osent descendre du train, alors que toi il te reste encore 15 minutes de cet enfer. PRENEZ MOI A LEUR PLACE, BORDEL, AYEZ PITIIIIIIIIEEEEEEEE! Personne ne t'entend, parce que ahahahahahaahah, ça fait BIDIBIDIBIP à fond les boulons dans tout le wagon. Et tu es prêt à braquer la gonzesse d'en face qui a un lecteur MP3, PETASSE FILE MOI TES ECOUTEURS TUSSUITE!

Au bout de 25 minutes t'as avalé deux advils sans verre d'eau, et tu fermes tes yeux, et tu imagines ton happy place, et ça ne marche absolument pas, et tu peux rien faire d'autre qu'être là, endurer, et te dire que dans 10 minutes, soit encore 3 gares, c'est fini.

Les 10 dernières minutes sont inimaginables. Il n' y a plus que ce bruit, omniprésent, partout, dans ta tête autour de ta tête qui t'enveloppe et te fracasse.

Quand enfin tu sors - tu t'éjectes à la vitesse d'un boulet de canon oui - du Train de l'Enfer, tu l'entends qui continue à bidibidibiper comme un fou, et tu regardes avec pitié ceux qui sont obligés de rester dedans, parce que ahahaahahahah c'est con hein, mais c'est un jour de grève, et des trains tu vois, il n'y en a pas des mille et des cents.

La SNCF, toujours une histoire d'amour.

Post-it: les boules quies sont obligatoires dans mon sac à partir de maintenant tout de suite, question de survie!

06 avril 2010

angel est trau ma ti sée

Alors hier moi j'étais super motivée, j'emmène les enfants jouer au square pour que leur père puisse tranquillement (tous en choeur) co rri ger ses co pies, et voilà qu'en revenant à la zonmé, PAF, le truc pas prévu du tout du tout du tout au programme.

Je t'explique. Moi j'étais peinarde dans la rue, je tenais MaPatate par la main - sinon il fugue, oui oui - et PitiGasson et LaLutine étaient à mes côtés. On rentrait pour déjeuner. On va pour traverser la rue, quand tout à coup, c'est le drame.
Mon pied trébuche dans je ne sais quoi, et sans que j'ai le temps de réagir, PAF, je me ramasse par terre. En plein milieu de la première partie du passage piéton, une douleur fulgurante m'explose le genou droit, qui a absorbé la plus grosse partie du choc. Et là je me rends compte que j'ai fait tomber MaPatate, l'entraînant dans ma chute. Il est allongé en plein milieu des lignes blanches. L'angoisse! La douleur est toujours là, violente, atroce, j'ai envie de pleurer, j'ai envie de rester allongée jusqu'à ce que ça passe, un jour peut-être. Sauf que mon fils est allongé par terre et que nous sommes sur un passage pour piétons, un de ceux où même si le ptit bonhomme est vert, tu as quand même des voitures qui passent en venant d'une autre rue... Donc je réunis toutes mes minuscules forces et je me relève, et je relève mon fils qui n'a rien - il a de l'entrainement dans le ramassage de tronche, contrairement à sa mère - et je termine de traverser, en serrant les dents.

L'histoire pourrait s'arrêter là, sur mon héroïsme plus fort que la douleur de la mort qui tue. Sauf que non.
Parce que je suis une SuperChochotte figure toi, ami lecteur, amie lectrice.
Et qu'arrivée sur le trottoir d'en face, je m'écroule contre le grillage en chouinant tout ce que je peux que ça fait mal ça fait mal ça fait maaaaaaaal ahhhhhhh j'ai MAAAAAAAAAAAL, ce qui fait tout de suite moins héroïque, surtout devant trois enfants un peu stupéfaits d'avoir vu leur môman se ramasser le gadin du siècle. Et là, horrifiée, je sens les symptômes caractéristiques du malaise vagal qui se déploient dans mon (gros) corps tout chamboulé par une douleur vachement méchante, believe me. Et je sais qu'il ne me reste qu'une seule chose à faire pour éviter de m'évanouir en pleine rue devant mes trois mômes dont un fugueur potentiel.

C'est la mort dans l'âme que je fais quelques pas encore pour m'allonger sur un petit chemin goudronné qui mène à un parking.
Me voilà allongée sur le trottoir, par une belle journée de printemps, je vois le ciel bleu au dessus de ma tête et les branches des cerisiers japonais.
Là tu as trois réactions très différentes selon l'âge et la sensibilité des enfants.
MaPatate à qui je tiens toujours fermement la main s'assoit à côté de moi, et finit même par s'allonger, je pense qu'il a cru que c'était un nouveau jeu, genre "dodo trottoir". Il est super sage du coup, et c'est bien, parce que je n'ai pas du tout la force de le gérer.
PitiGasson reste debout à côté de moi, blanc comme un linge. Il est persuadé que je me suis cassé la jambe et son empathie naturelle fait qu'il n'est super pas dans son assiette.
LaLutine, à qui j'ai filé mon portaibeule, panique pour composer le n° de la maison, alors qu'elle sait parfaitement utiliser l'appel rapide... elle finira par réussir à téléphoner à Chéwi, qui arrivera dans une jolie course slalom entre les poubelles de l'avenue alors que je serais déjà relevée depuis longtemps, mais complètement boiteuse.

Moi je vous le dis, sortir dehors c'est dangereux quand même. Rester dans son canapé à regarder des films pour ne pas voir la peau du genou toute arrachée, c'est mieux.
Trau ma ti sée je suis.
Et je ne sais toujours pas ce qui m'a fait trébucher, selon PitiGasson il n'y avait strictement rien pour me faire tomber, je n'ai donc aucune idée de ce dans quoi ma ballerine a shooté avant que je m'écroule telle la bouse de base.
Encore un complot intergalactique pour m'enquiquiner, je le sais bien!!


[bobo!]

01 avril 2010

MaPatate et l'interphone

(oui je sais je poste un billet le 1er avril et ce n'est même pas une blague, c'est la honte, c'est naze, bouh elle est nulle EH BEH PAS DU TOUT je suis fashion, le 1er avril c'est OUT depuis que je me suis faite griller par une copine de ma fille ce matin, ça va bien aussi)
(bref)



L'après-midi habituellement je suis relativement tranquille, rapport que MaPatate est un siesteur fou. Si je le laissais faire, il dormirait 4 heures de rang. D'ailleurs les jours où l'on n'a pas besoin d'aller chercher les deux grands pour déjeuner, il va se coucher de lui-même vers 12h30, voire avant. Je sais, lecteur, tu es jaloux, mais crois-moi, le soir, c'est une autre paire de manches ouhla, oui, au secours, believe me.

Bref l'après-midi je peux facilement compter sur 3 heures de peinarditude, parce que Môsieur roupille.

Sauf aujourd'hui, parce que voilà, c'est ma très grande faute, j'ai laissé la porte de la chambre poussée et non fermée. Et que donc à 15h10, un chat a trouvé très malin et intelligent, alors qu'il avait à sa disposition un panier, un lit en plein soleil, un lit en hauteur, un canapé mit coussins, et j'en passe, d'aller pousser discretos la porte de LaPatate et d'aller se pieuter pile sur son ptit tutu caché sous la couette, et ensuite de commencer à faire le récurage de printemps de sa personne, avec force mouvements de pattes, tournicotis, piétinages et j'en passe. A 15h15 j'ai donc vu débarquer dans le salon un ptit gars avec les yeux au miyeu des g'noux, les paupières toutes bouffies de sommeil, et réclamant son bib' de lait.

Et donc voilà que le minot il boit son bib en regardant la fin de Kiki la petite sorcière, et pis ayé, il est pile dans l'humeur j'ai dormi mais pas assez, ce qui équivaut à "je suis surexcité et je fais que ce que je veux" avec mes cheveux. Et donc ça part en grand n'importe quoi.

- Bon, je vé voih M. moi!
- Mon coeur ce n'est pas possible, ton frère est à l'école là présentement, et je ne suis pas sûre sûre que sa maîtresse soit ravie de voir un ptit garçon en slip débarquer dans sa classe, hum.

Oh mais ça le démonte pas le loupiot, puisqu'il ne peut pas aller voir son frère, il va l'appeler.
Le voilà donc qui tope le ptit tabouret vert Hic&Ah, de façon à pouvoir attraper le combiné de l'interphone, dans l'entrée:

- Allo, M.? Je vé faih pi*pi ca*ca!

Ok. Si tu étais en bas de mon immeuble aux alentours de 15h45, tu as du être ravi de tant d'informations.

Je souhaite bien du courage à son instit l'année prochaine.
On va se dire qu'il a 6 mois pour apprendre à être moins obstiné, et sortir de sa si délicieuse phase pipicacaproutzizi. Allez, on y croit. Trop. Youhou.

Donc d'habitude l'aprem', je suis peinarde, mais des fois comme aujourd'hui, grâce à un chat sans-gêne, je me marre, aussi... C'est bien, ça change.