26 juin 2007

angel, the cow is in ze place

Au bout de deux mois et demi, je crois que je peux envisager quasi sereinement de parler d'allaitement. Parce que bien sûr, après l'avoir pondu, faut le nourrir le bébé. Mère Nature, dans son immense bonté, y a pourvu de façon prétendument très pratique: la maman possède, dans ses pare chocs avant, une réserve quasi inépuisable de nourriture liquide pour son rejeton, suffit de le coller au nichon et il se baffre. Depuis l'invention du lait maternisé, il y a le choix pour tous: bib ou nichon, chacun fait comme il le sent.
J'exècre les gens qui disent qu'il faut absolument allaiter, ceux qui disent que les bibs c'est le mal (seul Nestlé est le mal absolu, il faut le savoir), tout comme ceux qui disent que les nichons mais c'est immonde et beurkbeurkbeurk. Comme pour chaque thème concernant l'éducation des gremlins, j'ai envie de taper à chaque fois que je sens que l'on veut m'endoctriner, d'un côté comme de l'autre. Chaque enfant est unique, chaque parent l'est aussi, de l'interaction de tous les facteurs naissent des situations protéiformes qu'il convient d'analyser au sein de chaque famille. La réflexion individuelle constante, la permanente remise en question de nos pratiques, c'est pour moi la seule règle en matière d'élevage de gnomes.

Bon pour ceux qui suivent encore après ce passage un peu sentencieux, j'ai envie de vous parler de l'allaitement, non pas celui qui est présenté dans les bouquins ou les magazines parentaux (je reviens je vais vomir mon Laurence Pernoud), mais de comment moi je l'ai vécu et le vis encore.
Non mais parce qu'allaiter des fois c'est le total bonheur, et des fois c'est proche de l'horreur dans ton soutif, faut le savoir.

Avec la Lutine, j'ai eu droit au modèle de bébé ventouse pour des tétées de 40 minutes non stop, j'ai pu relire les trois premiers tomes d'Harry Potter rien qu'avec les tétées de nuit, qui se sont arrêtées à 8 semaines, ma fille est une merveille, pas comme ses deux bouseux de frères. Un an d'allaitement, une petite semaine de chierie à tirer mon lait pour le jeter sur les conseils d'un médecin qui n'y connaissait rien, un peu de galère au sevrage partiel à la reprise du boulot, et un sevrage total quand elle a eu un an, le Banania c'est trop bon, fallait la comprendre...

Avec le PitiGasson, j'ai eu droit au modèle qui refuse de téter pendant 48heures à la naissance pour la simple et bonne raison qu'il avait le bidon plein de liquide amniotique, pas con il avait bien voulu emprunter la porte de sortie, mais non sans emporter des réserves. Paniquée, et peu soutenue par le personnel hospitalier, j'ai utilisé les bouts de nénés en plastoc, total merde, au bout de 15 jours mon doudou était hystérique et hurlait au sein. Alix m'a engueulée je ne vous dis que ça, j'ai viré les bouts de plastoc, réappris à mon bébé à téter correctement, 1h45 pour qu'il accepte de prendre le sein, et ce pour chaque sein (ouf j'en ai que deux, sinon j'y passais la semaine), je m'en souviendrais toute ma vie, les trésors de patience que je me suis découvert je ne savais pas que je les avais hein. Bon après, j'avais le bébé nickel Top Baby of the Year qui tète 5 minutes de chaque côté et qui s'estime bien repu. Sauf que deux fois par nuit jusque 15 mois. A 15 mois j'ai décidé, totalement arbitrairement et de façon absolument unilatérale, de fermer définitivement l'open bar la nuit, parce que sinon je connaissais un petit relou qui allait se retrouver bradé sur e-bay. A 1ç mois, de dépit, il s'est sevré et rabbatu sur le Poulain en poudre dans son bibwondlé.

Pour la Boulette, du coup, j'appréhendais un chouïa, mais j'avais quand même envie d'allaiter. J'aurais pu faire une liste du genre:

pour:
- total gratos (mouais, faut compter le tire lait et les coussinets d'allaitement quand même)
- toujours prêt, bonne température, contenant toujours dispo
- moment calme et sympa
- qualité nutritive et gustative tiptop (j'ai goûté mon propre lait, bah quoi?? ben c'est de la bombe atomique, si je le commercialise, obligé je ratatine Nestlé)
- fierté de voir son bébé grandir et grossir et de se dire "eheh c'est moi qui l'ait fait".

contre:
- c'est toujours moi qui m'y colle
- les fuites
- les montées de lait que ça douille
- je me retrouve avec du lait même deux ans après le sevrage, c'est affreux
- je sers de doudou géant à mon bébé
- autonomie/liberté réduites
- allaiter à l'extérieur, même si je maîtrise de mieux en mieux, je n'aime pas trop, pas que je sois d'une pudeur exacerbée, juste qu'un 110E c'est moyen discret à dégainer voyez (non ne voyez pas, c'est mieux)

J'ai choisi l'option allaitement cette fois-ci encore, tout en me disant que je n'y verrais pas un sacerdoce, et que si ça me gonflait, je dégainerai le bib de lait en poudre et que ça lui boucherait pas le trou du uh à ce bébé. Et je vous jure que j'ai faili tout arrêter. Au bout de 10 jours d'allaitement. Et que ce qui m'a permis de tenir et de continuer malgré tout c'était 1. ma fierté personnelle (ma connerie naturelle, ok) et 2. le fait d'avoir allaité les deux autres et de savoir que l'horreur absolue n'allait pas durer.

Parce que même si la Boulette a tété correctement dès la salle de naissance, et malgré le fait que les deux premiers jours ait été un peu laborieux, non pas pour cause de ventre plein, mais surtout parce que le petit monsieur avait extrêmement sommeil et n'arrivait pas à rester éveillé suffisament longtemps pour téter, ben je ne suis pas passée au travers des ennuis.

De retour chez moi je me suis retrouvée affublée de la montée de lait du siècle, des nichons cubique Tetra Brik que même dans un cauchement sponsorisé par Russ Meyer tu ne peux pas faire pire, c'était totalement flippant. Même mon pôpa venu rendre visite à son nouveau petit-fils, le trouvant au néné, et voyant la Chose sur laquelle le pauvre enfant s'escrimait, ben mon pôpa qu'il en a vu des trucs affreux dans sa vie, ben il a crié. C'est dire.
C'était la période du MNG, le Méchant Néné Gauche, celui que la Boulette refusait de téter, parce que de toutes façons il était tellement énorme et prêt à exploser qu'il n' y avait quasiment plus de mamelon attrapable. J'ai failli mourir d'une explosion mamaire latérale, j'imagine la gueule des gros titres dans les journaux le lendemain:
Une mère de famille nombreuse défigurée par l'explosion de son sein gauche:
le bébé ne voulait pas téter.
Bah oui du coup il voulait téter que le GND, le Gentil Nichon Droit. Et le MNG enflait encore, il a fallu l'intervention du tire-lait pour désengorger la situation.
Si par malheur je m'apercevais nue dans le miroir, j'avais comme une grosse envie de pleurer: j'avais des air-bags spécial Mammouth Crash Test à la place de mes nénés. Une horreur.

Ensuite j'ai eu un léger souci de santé qui m'a obligé à prendre des antibiotiques de façon préventive, et bien que le médecin de l'hôpital m'ait assurée qu'il n'y avait aucune contre-indication pour l'allaitement, mes fesses, il y en avait bel et bien une, et de taille, comme me l'a confirmé mon médecin plus tard: ce médoc donnait un goût dégueulasse au lait. Du coup la Boulette ne tétait que de faim absolue, je ne comprenais rien à ce qui se passait (troisième bébé, troisième allaitement, toujours rien capté au mode d'emploi), et à force de tétouiller dans le vide, mon bébé m'a littéralement dépouillé les bouts de nibs: à ce niveau on n'apelle plus ça des crevasses, mais un peeling intégral. C'est bien simple, maintenant j'ai le mamelon bicolore: brun sur l'aréole, et rose clair au bout, c'est super staïle. Juste j'ai cru mourir de douleur. Fiesta time.

Là j'ai dit: si ça continue encore une semaine comme ça, je passe aux bibs. Non mais ça va bien hein. Y'a pas écrit "martyre de la laïfe" sur mes nichons, non non non. Mais le méchant médoc disparu, les mamelons cicatrisés, les montées de lait calmées par des tétées régulières, et c'est reparti mon kiki, comme en 40. Sauf que la Boulette, même s'il ne tête que maxi 20 minutes, le fait 8 fois par jour. Dont une pendant ma nuit. Mais bon. J'arrive à dormir assise et les yeux ouverts maintenant. Je suis trop forte.

Tout ça pour dire, que l'allaitement c'est certes très chouette, mais ce n'est pas tout rose. Mais c'est très chouette. Mais pas tout rose. Mais très chouette ... Hum, bref.
Juste dommage que les papas n'aient pas des nichons open bar eux aussi.
Si, si, dommage.

21 juin 2007

La Boulette c'est le plus mieux

Alors il y aurait un gars qui aurait dit que les mamans elles font rien que des comparaisons à la mord-moi-le-noeud, sisi, les mots concours de b*ites ont été prononcés, entre leurs bébés.
Alors moi je m'indigne.
N'importe quoi je dis.
Mais alors comment c'est même pas vrai, tu dis rien que des bêtises Monsieur Sigmund's Dad.

Moi je ne compare pas, mais alors pas du tout. Ce n'est pas mon truc. Tu vois, moi j'affirme.
Par exemple, la Boulette c'est le bébé de folie, parce que déjà bon, c'est une arnaque à lui tout seul, on m'a grugé à la maternité: au lieu de me remettre le nourrisson auquel j'avais légitimement droit après neuf mois de calvaire, on m'a refilé un bébé de 4 mois et demi facile. Alors ok il fait des supers mignons sourires que Julia Roberts elle peut aller se rhabiller avec son Oscar hein, mon enfant va faire fondre les foules c'est o bli gé, ok il dort relativement souvent, même que je pense que c'est lui le champion de l'endormissement peinard, du moment que bien sûr on berce son berceau -logique, qu'on a fait la pénombre, qu'on reste à côté de lui (logique² pour bercer, hum) et qu'on fait jouer les trois boîtes à musiques à tour de rôle, voire qu'on improvise des zimzamzoum sur l'air des Petits poissons dans l'eau, mais quand même j'ai été grugée. Parce qu'en plus cet enfant est le champion toutes catégories de la Gerbouille de Compet', il est hyper doué pour vomir partout sur sa reum en évitant soigneusement de se salir, surtout les jolies petites sapes que lui a offert Drenka, mais ça c'est parce que il tête comme un guedin à s'étouffer sur le nib, non mais vraiment je crois que mon bébé à moi que j'ai, c'est le pire des goulus de la galaxie au moins. Je le soupçonne de se descendre 3 litres de Mum'sMilk par jour. Va finir obèse.
Bon après du coup, vu ce qu'il baffre, et malgré ce qu'il recrache sur nos vêtements, ma Boulette, malheureusement pour nous, fait des cacas atomiques. Ah non mais je n'exagère en rien, cet enfant a visiblement un arsenal de bombes chimiques très puissantes à l'intérieur de ses Peaudouces discount. C'est jaune fluo, grumeleux, ça sort en jet dans un bruit de tonnerre que tu croirais qu'on a muté ton adorable bébé king size en camionneur qui vient de se bectave un chili pour douze, et surtout quand tu crois que c'est fini, ahahahahahaha, tu te trompes. Si la Chose se produit quand la couche est ouverte, on songe très sérieusement à poser des petits jalons sur le parquet de la chambre, pour noter les records de distance parcourue par le CVGM (Caca Volant Génétiquement Modifié).
Ah ça c'est parce qu'avec notre bébé qu'on a que c'est le plus fort, ben on est les parents les plus morts de rire, ça, trouver plus écroulés que nous, ce n'est carrément pas possible. Surtout à 4 heures du mat', écroulés pire que nous, je crois que c'est juste mort.
Je récapitule: mon bébé c'est le plus grand, le plus gros, le plus gros cacateur et gerbouilleur, il est trop fort en sourires et en dodo, et il épuise tout le monde. Et bien sûr, suis-je sotte, c'est juste le plus beau, et ça je le prouve tout de suite



ahahahahahahahah trop facile.

Tu fais moins ton malin hein main'nant Môsieur le Pôpa de Sigmund?



>> et donc le fabuleux nouveau blog du papa de Sigmund, c'est là: A bas les bébés! (et on peut toujours se délecter des fabuleuses archives sur le premier tome: Code Sigmund)



bonus les bébés sont nos amis:
Franchement les blougs spécial mon bébé, sa vie, son oeuvre, ça me gonfle grave, je comprends bien dans mon immense mansuétude que c'est souvent destiné aux parents éloignés, tout ça, oué oué, mais alors quand je tombe desssus, la plupart du temps je me casse aussi sec, parce que je trouve ça gnangnan/relou/moche. Sauf le blog de Syven, parce que même si elle ne parle quasi exclusivment que de son bébé tout neuf, c'est toujours bien écrit, sympa, et drôle. En plus son fils il est beau. Bon, pas autant que la Boulette, mais beau quand même. Hin hin hin. Et en plus Syven, son nichon il s'apelle Babar. Classe internationale quand même.

20 juin 2007

angel voit rouge (et noir)

Déjà je l'avais dit que ça commençait à me courir ce revival eighties, si si souvenez-vous, mais là franchement je n'ai pas vu le coup venir. J'avoue qu'avant-hier, dans la salle d'attente du médecin, quand la Lutine m'en a vaguement parlé, j'ai vraiment cru que soit elle avait mal compris, soit elle me racontait des craques. Mais en fait, hier c'était écrit dans son cahier de texte, donc c'est officiel. Pour la chorale de vendredi soir, les enfants de sa classe doivent être vêtus en rouge et noir. Non mais je rêve là? Ils sont complètement pétés du carafon dans cette école ou bien? Parce que tout le monde sait qu'à 7 ans et demi les enfants ont floppée de sapes écarlates et noir d'encre dans leur armoire. Mais enfin vous ne saviez pas que les petits CE1 sont des gothiques dans l'âme? Même que si.
Ah mais c'est que ça va être hyper facile pour que d'ici à vendredi soir je dégote une fringue rouge à pas trop cher et reportable... Ce n'est pas comme si je n'avais que ça à faire hum. Et encore heuresement que ma fille a déjà un justaucorps noir, et qu'il ne manque plus qu'à trouver un bas rouge.

Donc demain, expédition pour déguiser ma louloute en mini Jeanne Mas Revival, c'est trop bien, je suis ravie, et non je n'ai pas du tout envie de taper sur mes collègues au cerveau dégénéré.
Je suis au top de la zénitude.
Tronçonneuuuuuuuuuuuuuuse!
Oooops.

bonus mais comment c'est possible?






bonus track happy life yihaaaaaaaa:
C'est le bonheur dans la blougoballe, la reine de la dérision, dans son immense indulgence, a décidé de rouvrir son blog, c'est la béatitude, je vous le dis, vive Heidi !

15 juin 2007

7 bidulotrucs sur Angel

Attention c'est parti, si mes calculs sont bons et l'atmosphère onirique favorable, je dispose d'environ 40 minutes, soit un cycle de sommeil de la Boulette, pour vous énumérer sept bidulotrucs sur moi que vous ne connaissez pas. Sauf que bien sûr ceci est le 777 ème post de ce blog, ahahahah, ça tombe trop bien, mais que bien évidemment dans les 776 autres j'ai déjà raconté pas mal de trucs, alors peut-être je vais radoter, veuiller me pardonner par avance, merci bien, vous êtes trop aimables comme lecteurs. Et pendant qu'on y est, j'ai déjà répondu à un questionnaire de ce genre, mais la Version de la Honte, ici même (clique si ton coeur est plein de courage et que tu n'as pas peur de lire des horreurs)
Merci aux chouettes filles de Tambouille, le blog qui te fait regarder ton frigo avec amour, de m'avoir refilé le biniou, hop là, ça c'est fait.

1. J'ai appris à lire à 3 ans et demi (merci maman, c'est dingue comment on peut s'embêter dans un petit bled paumé du Vaucluse), et à 4 ans, je lisais déjà tous les Oui-Oui dans la cour de l'école maternelle, et les maîtresses m'engueulaient parce que je ne jouais pas avec les autres. A 8 ans j'avais lu tout Molière, un prix Nobel de Littérature Suédoise, Tolkien, les Mille et une Nuits (version expurgée du cul, trop dommage) et j'en passe et des meilleures. Je crâne si je veux. Je n'avais pas la télé tfassons. Maintenant je suis accro à Dr House, ma vie a changé (j'imagine que je vais mourir d'un syndrôme rare quand je fais un urticaire géant par exemple)

2. J'ai quasiment tous les livres de Stephen King chez moi, dont certains dans les éditions américaines, sauf Christine, parce que là vraiment, c'est une daube intersidérale ce livre. Mes préférés sont Ca, le Fléau, La petite fille qui aimait Tom Gordon, et Rose Madder. Rose Madder, c'est le premier que j'ai lu en anglais, et même je l'ai chourré sur un présentoir dans une grande avenue de Nice, pendant les vacances, juste après avoir réussi mon concours de prof'dézécoles. Non je n'ai pas honte. Je n'avais pas un flesh, plus rien à lire, et une folle envie de voir si j'étais capable de lire tout un livre en anglais.

3. Quand j'étais petite j'avais un chat qui s'appelait Nounours. Il était absolument génial. Il dormait avec moi. Il est mort à l'âge de 18 ans, j'avais 22 ans, et je n'étais pas là, et je regrette. Mes psychocats actuels sont bien choubidous, mais ne lui arrivent pas à la cheville. Il savait sauter dans les bras si on le lui demandait, c'est pas trop fort ça?

4. Je suis toujours persuadée que j'ai douze ans. Sérieusement.

5. Je dis que je ne veux pas me marier parce que le mariage c'est gavant, et que trois enfants ça montre bien qu'on s'aime, et pis ok je me marierais peut-être pour les impôts, mais en fait, c'est juste que je trouille de pas trouver de robe jolie qui m'aille (et de me marier en étant grosse, ok)(non mais imaginez la tronche de la tof de mariage)(oskour)

6. Je suis devenue prof'dézécoles aussi pour les vacances. Par contre je n'avais pas pensé que du coup je stresserais chaque année jusque la retraite la veille de la rentrée. Mouarf. Ceci dit, cela va faire 4 ans que je suis en congé parental, et mon métier me manque.

7. Je suis incapable de rattraper quelque chose qu'on me lance: je n'ai pas de vision binoculaire, alors mes yeux merdoient à mort sur l'estimation des distances, et je referme les mains soit trop tôt, soit trop tard, mais en ayant toujours l'air farpaitement con.

Et on va refiler le biniou à qui qu'en veut. Servez-vous.
Réveil de la Boulette dans environ 5 minutes. Si j'ai bien tout suivi de comment il fonctionne.

13 juin 2007

angel et la grosse marrade (la deuze)

Alors non la grosse marrade ce n'est pas le retour de la Semaine de la Chierie, quoique ça pourrait le faire. Vu que Chéwi cette fois est sequestré dans un autre bahut parisien en tant que jury de BTS pour une spécialité à laquelle il pige que pouic (oui il développe sa capacité à dormir les yeux ouverts), et que je suis encore toute seule avec les trois gniards, mon Ketchup Monster préféré (en*culé!) ma rhinite allergique, mon urticaire géant (si si) et ma fièvre. Ah ah. Mais en fait les deux derniers sont partis ce matin, j'arrive quasi à tout gérer trop bien, juste je laisse des glaviots immondes tout partout dans les caniveaux de la ville (call me glamourous) et j'évite de manger des oeufs dont je ne connais pas la poule.
Non mais ça va trop je gère fingers in ze noze (ah non pas le nez, flupke), et non mes enfants n'ont pas fait un repas de chips diverses et oursons guimauve ce midi, non mais oh, n'importe quoi. Ahem.

La grosse marrade ze riteurne of the vengeance donc.
PitiGasson va faire pipi. PitiGasson il est vachement propre et bien éduqué, et donc, hop il tire sa chasse d'eau. Mais PitiGasson c'est aussi un sacré aventurier du quotidien, donc pour voir, avant que le réservoir de la chasse d'eau ne se soit rempli, il retire la chasse d'eau. Et PitiGasson, en faisant ainsi, au mépris de toutes les lois sur l'économie de la flotte, flingue la chasse d'eau. Ah pas bravo PitiGasson. Non non non. Comme je suis une Sioupeur Mom certes, mais surtout que je suis creved sévère, je zappe la phase Bob le Bricoleur, et plutôt que de réparer la chasse d'eau qui fuit, je coupe l'arrivée d'eau de l'appart. Appellez moi Mozeur Futée. Hum.
Plus tard.
Plus tard PitiGasson voudrait bien se laver les mains, rapport à une fumeuse histoire d'oursons guimauves qui auraient fondu du paletot chocolaté dans ses mimines. Il faut savoir deux choses.
Premièrement, PitiGasson a pour habitude de se laver les mains au bidet de la salle de bain, totalement archaïque, moche, et appelé à décaniller, mais tout de même pile à hauteur pour un PitiGasson pas super grand.
Deuxièmement ce bidet est une sombre merdasse, dont les robinets sont réglés à la va comme j't'explose, à savoir que si tu les ouvres de plus d'un 10ème de tour, le jet déborde du bidet. Hyper pratique.
PitiGasson s'indigne: le wobinet du bidet ne mahsse pas maman!
Je lui dit qu'il faut aller rouvrir la manette d'arrivée d'eau, que c'est pour ça que ça ne coule pas. Ah.
PitiGasson, de bonne volonté, essaie d'ouvrir l'arrivée d'eau. Echoue. Appelle sa môman à la rescousse: c'est two duh, j'y awive pas moi!
Ah. Je me lève enfin, je me rends aux toilettes pour rouvrir cette fichue manette, je l'actionne, et j'entends un immense hurlement.
Le temps de comprendre ce qui s'est passé et de refermer manu militari la manette, et voilà que mon PitiGasson qui attendait bien sagement avec ses petites menottes tendues devant le robinet ouvert en grand de chez maousse, se retrouve trempé de la tête aux pieds, bon à essorer, pleurant de froid, et ma salle de bain ressemble au pédiluve de la piscine municipale.

J'avoue, j'ai vachement rigolé.
Sauf quand j'ai du changer mon loulou braillant, rendormir sa Boulette de petit frère réveillé par ses cris d'offraie, et bien sûr éponger la pataugeoire.

M'est avis que ce bidet ne va pas faire long feu dans cette salle de bain. Il vient de signer son arrêt de mort. Bye bye Bidet.

Mais arf grosseuh marradeuh.

11 juin 2007

angel et la grosse marrade²

Avoir des garçons, c'est rigolo. Non mais si, arrêtez quoi, c'est rigolo, je vous le dis. Même je vous le prouve. Par deux fois, parce qu'une bonne démonstration se doit d'être complète.

Alors le garçon version bébé de deux mois, c'est rigolo des fois, parce qu'après avoir foutu sa mère en taule pendant deux jours, rapellez-vous le stage "vis 24/24 avec ton bébé greffé sur toi", il a trouvé que mouarf, c'était chouette de refaire un chouïa de température, histoire d'affoler à nouveau les troupes. Ok, ça je vous l'accorde, en fait, c'est moyen drôle. M'enfin, le thermomètre ne s'affolant pas, on reste zen, et ce matin le gentil médecin vient voir le joli bébé coquin. Et prescrit un ECBU, parce qu'au cas où, vaut mieux vérifier.
Et donc, le bébé il est trop piti pour faire pipi dans le petit pot stérile, non mais comment vous voulez qu'il vise hum? Même si certains sont très doués pour viser la tasse de café de maman, le pot stérile, c'est mort, on oublie. Il faut donc poser une petite poche à pipi pour recueillir les précieuses urines de Monsieur la Boulette. Arf. Bon déjà aux urgences j'avais vu faire, donc c'était à moi de gérer le truc, Chéwi ayant préféré tirer la carte: je vais acheter la poche à la pharmacie lalalalalalalalalala.
Donc j'explique: faut nettoyer tout le biniou et la zone environnante au Dakin, et ensuite si on est une maniaque de la laïfe et une traumat' du microbe genre oim, se laver les mains au Dakin au dessus de la poubelle à couches (tfassons je sens pu rin du tout, depuis que ces bâtards de tilleuls de la cour de l'école ont eu mes muqueuses nasales samedi midi pendant la kermesse, 'foirés!). Virer le petit opercule de la poche à pipi (le trou pour passer le minuscule bout de zan du bébé) et décoller la protection de l'adhésif. Ensuite scotcher la poche à pipi autour du petit machin riquiqui d'avoir été nettoyé au Dakin non mais quelle barbarie je vous jure. Ah aussi faut refermer la vidange de la poche, une sorte de tuyau flexible tranparent, avec une sorte de petit bouchon malpratique au bout. Emballer le tout dans la couche. Donner un coup de néné en rab' à la Boulette, histoire d'activer la fonction pipi: la poche a une durée d'utilisation plutôt limitée (moins d'une demi-heure).
Au bout d'un temps certain, le bébé a fini de téter et somnole peinardement sur le coussin d'allaitement. Je déscratche la couche, et ouééééééé, y'a du pipi plein la poche, c'est Noyel, on a réussi, comment on est trop forts (enfin moi surtout)(ok surtout la Boulette). Demander le petit flacon stérile à Chéwi. Demander à Chéwi de tenir la poche à pipi préalablement déscratchée du bébé et rescotchée hermétiquement, au dessus du piti flacon. Et ouvrir inconsidérement le bouton malpratique de la vidange. Voir le petit flacon se remplir très vite, et se retrouver avec du pipi de bébé absolument partout.
Grosse marrade, sisi, j'en ai pleuré de rire d'être si nulle, je vous assure que c'est drôle, y'en avait partout! Allez! Non?

Hum.

Bon alors je peux aussi vous prouver que les garçons c'est so much fun avec cette chouette photo du PitiGasson, pris d'un soudain amour pour le ménage, et qui a décidé que sa nouvelle mission c'était de nettoyer la salle de bain avec la brosse à dos et le gel à pwals de jambes de môman.
Ah ah ah grosse marrade.
Je l'ai arrêté à temps.
Misère.





il est très fier d'être pris en photo en plus cet andouille





bonus: Du petit mec chtarbé aussi sur PiyaPiyon le blog qu'il est trop bien pour toi.

Et plein de mercis à Madame Pas Contente, elle saura pourquoi.

08 juin 2007

La Semaine de la Chiasse Totale [edit inside]

Là, vraiment, j'ai envie de chialer. Mais pourquoi donc, me demanderez-vous, attentifs et polis, et concernés, je sais que vous êtes tous des lecteurs farpaits.

Je n'ai pas pleuré après ma nuit à 39°5, entrain de rissoler dans mon jus (mon dieu, demain Chéwi ne va retrouver qu'une flaque de gras dans le lit, ce seront mes pauvres restes), à rêver en boucle des trucs incompréhensibles, je suis juste allée chercher une bouteille d'eau pour essayer de rester un minimum aqueuse.

Je n'ai pas pleuré quand ma maman venue en renfort pour m'aider avec la Boulette, a flanqué par terre mon portable, le truc de gueudin qui n'arrive jamais, le fil de l'alim' qui s'est coincé dans l'absence d'accoudoir de mon fauteuil en osier Hic et Ah, mon portable s'est fracassé les megabytes sur le parquet, sous mes yeux ébahis, j'ai poussé un hurlement. Ma mère a failli mourir d'un arrêt cardiaque, elle était contente d'être viendue chez oim, pour le coup. Je n'ai pas pleuré, j'ai juste démarré la bécane en priant qu'elle vive encore, et elle avait survécu, elle est trop forte ma Poupoune.

Je n'ai pas pleuré quand à 12 00 ma température était toujours à 39°6, parce que le gentil médecin m'a rappelée pour me dire que oui l'ibuprofène était autorisé pendant l'alaitement, et j'ai pu me taper une super descente de fièvre en moins d'une heure, j'ai sué comme une truie dans un sauna, je n'ai pas pleuré, je suis juste allée prendre une douche.

Je n'ai pas pleuré quand après la plus longue sieste de sa courte existence, ma Boulette s'est réveillé tout chiffoné avec 38°4. J'ai juste envoyé son papa acheter des suppos de Doliprane pour un bébé de 6 kilos.

Je n'ai pas pleuré quand 3 heures plus tard, à 22:30, mon fils a grimpé à 39°3. J'ai juste décroché mon téléphone pour appeler SOS Médecins.

Je n'ai pas pleuré non plus quand la gentille opératrice m'a clairement expliqué qu'un bébé si jeune avec autant de fièvre, il ne devait absolument pas rester à la maison, mais être vu rapidement aux urgences pédiatriques. J'ai juste appelé ma super belle-mère, envoyé Chéwi chercher le siège auto à la cave, et préparé le sac à langer de mon fils, avec le carnet de santé, la carte vitale, les couches, un change, le produit à cul, les cotons, sa petite couverture...

Je n'ai pas pleuré quand la gentille médecin des urgences a prononcé les mots ponction lombaire. J'ai juste ouvert des grands yeux, et je me suis demandé qui donc venait de m'assomer d'un coup là? Hum? Et ensuite j'ai patiemment et poliment négocié qu'on attende pour lui faire cet acte douloureux et risqué, car il avait probablement attrapé mon virus. Hors de question que l'on fasse subir ça à mon bibou, le dos des bébés est mou et ils n'appréhendent pas, on utilise des petites aiguilles, mais mes fesses oui, viens que je te donne un coup de marteau piqueur entre les omoplates madame. Je veux bien qu'on élimine toutes les possiblités d'infections avant de déterminer que la fièvre est d'origine virale, mais faut pas charrier non plus.

Je n'ai pas pleuré quand j'ai compris qu'un bébé de moins de trois mois avec plus de 39° de fièvre admis aux urgences pédiatriques se voit obligatoirement hospitalisé. J'ai juste demandé s'il y aurait un lit pour moi dans sa chambre, et si l'on pouvait rédiger un certificat pour que le papa n'aille pas travailler et s'occupe des deux autres loustics. Ce qui a été fait.

Je n'ai pas pleuré quand on a sorti un pauvre lit pliant d'un placard, et qu'on a mis une perf à mon bébé, qu'on lui a attaché les capteurs de l'électro cardiogramme et le capteur de sat'. J'ai juste appris à manipuler mon bébé avec précautions pour ne pas emmêler les fils, et j'ai essayé de faire mon lit pour dormir quand je le pourrais. Ma gentille et adorable belle-mère était allée chercher un sac préparé par Chéwi, totalement dégoûté, avec des affaires pour moi et pour la Boulette Bouillotte, j'ai ouvert le sac, enfilé des vêtements confortables, j'ai disposé la jolie couverture offerte par Deedeen sur les barreaux du lit de la Boulette, pour le protéger des lumières du couloir, et déposé devant les trois doudous trouvés dans le sac: le chien hochet qui trône habituellement dans le berceau, le petit crocodile qui lui tient compagnie, et le hochet zèbre offert par Pando, celui qui fait pouet, et que la Boulette adore.

Je n'ai pas pleuré les deux jours qui ont suivi, à voir mon bébé enfermé dans moins de 3 m² , lui qui suit toujours la petite troupe toute la journée dans son landau, qui voit défiler du paysage à longueur de temps. J'ai juste essayé de l'occuper avec ses trois doudous, les carrés de sa couverture, la boîte à sons trouvée dans la chambre. Je lui ai raconté plein de bêtises aussi.

Je n'ai pas pleuré quand les capteurs de l'electro-cardiogramme, mal adaptés aux nourrissons, faisaient sonner le monitoring pile quand il était en sommeil profond (il respirait pas assez souvent, l'andouille de bébé, non mais franchement) ce qui est trop chouette pour le réveiller, mouarf, ce n'est pas comme si je venais de passer deux plombes à l'endormir. Pas plus que je n'ai râlé de ce capteur de sat' relou qui n'arrêtait pas de buguer et de se mettre en alarme. Je n'ai pas chialé de cette perf accrochée au mur qui m'empêchait d'aller jusqu'à la table à langer, j'ai juste sorti le petit tapis à langer du sac de la Boulette, et je l'ai changé sur mon lit de camp, avec son produit à cul perso, ses cotons, et ses couches. Tout était tellement différent de la maison, je voulais qu'il garde quelques repères, si minuscules soient-ils.

Je n'ai pas pleuré de ne pas pouvoir bercer mon bébé autrement qu'en oscillant sur moi-même, ni de ne pouvoir le calmer autrement qu'en lui donnant le sein. J'ai juste arrêté de compter les tétées, et je pense que la Boulette a largement explosé son record. Il ne serait pas incroyable que cet enfant ait tété plus de 15 fois dans la journée de mercredi. Surtout que dès midi sa température était redevenue normale, et l'appétit a suivi.

Je n'ai pas pleuré de fatigue lors des deux nuits en service pédiatrique. Pourtant j'aurais pu, quand je venais de passer 25 minutes de tétées, et 15 minutes de berçage, pour endormir mon chtit bisou tout décalqué, en me fiant au monitoring pour repérer le sommeil profond (rythme cardiaque entre 130 et 135, on a vraiment que ça à foutre hein, c'est largement pitoyable), que je le déposais dans son lit à barreaux en me hissant sur la pointe des pieds, en essayant de ne pas emmêler tous ses fils et sa perf, et que paf, la lumière du couloir se ralllumait pile sur sa ptite bouille, et que ça le réveillait, car cet enfant n'envisage de dormir la nuit que dans le noir quasi total... J'ai juste pris mon mal en patience, et récupéré à chaque fois mon bébé pleurant, me suis assise en tailleur sur mon lit de camp, l'ai remis au sein, en me disant, bah je vais bouquiner, tant pis, j'ouvrais mon livre, le bébé têtait, bien éveillé, je lisais quelques lignes, et paf, la lumière du couloir s'éteignait, et je me retrouvais dans le noir, ahahahahahahaha, je vous jure que j'ai pensé que c'était un complot spécifiquement contre ma goule.

Je n'ai pas pleuré non plus quand le mercredi midi l'infirmière m'a appris que je ne serais pas nourrie, que seul le petit déjeuner était préparé pour les parents accompagnants, et ce entre 8h et 9 h, je l'avais raté car 1. je dormais un petit peu et 2. je donnais la tétée lors du bon crénau, et puis de toutes façons, je ne voulais pas laisser mon fils tout seul. J'ai juste été hyper soulagée que ma mère soit venu me voir, elle a filé au monop' m'acheter de la bouffe de lusque, bio, diététique, et originale, merci maman, uhuhuhuhuhu, ce qui m'a permis de tenir les deux repas du mercredi et le petit dej' du jeudi, en ayant pris grand soin d'écrire "maman de la Boulette" sur ma salade de quinoa aux graines germées, mon sandouich à la brique de vache, tomate cerises et graines de tournesol, et ma compote bio avant de les déposer dans le frigo commun. Mouarf. J'en profite pour remercier ma mère publiquement de m'avoir fait découvrir les macarons au chocolat de chez Paul, mais créer une addiction chez son enfant 33 ans après sa naissance, c'est mal!

Je n'ai pas pleuré de rester toute la journée en face de la chambre de Crapouille, 4 ans à vue de nez, hospitalisé depuis au moins une journée quand je suis arrivée avec ma Boulette, et qui repartirait facile 2 jours après nous... Crapouille, diabétique, allait se faire poser une pompe à insuline. Maman Talons Aiguilles et Papa Portable ne lui parlaient pas très gentiment ouhla non non non: tu es vilain, vraiment tu es vilain avec tout le monde! (là c'était sa mère) ou tu es vraiment rien qu'une teigne (là c'était son père), j'en passe et des meilleures, des menaces de fessées pour manger la semoule, jusqu'aux mensonges devant l'enfant sanglotant qui réclame son papa parti pour la nuit oui si tu termines ton plateau, papa va revenir, je vais le chercher, oh il m'a dit qu'il arrive... Là j'avais juste envie de me lever et d'aller expliquer la laïfe à des parents assez pourris pour mentir à un gamin hospitalisé mais je me suis abstenue, bien sûr. Il était relou Crapouille, mais franchement, il avait de quoi le loustic, parce que des parents qui promettent des baskets spiderman si tu manges ta tartine, franchement, y'a de quoi les pousser à bout...

Je n'ai pas pleuré quand on est finallement sorti de l'hosto avec un bébé sans fièvre depuis plus de 24H, et que ma gentille, adorable et complètement folledingote belle-mère, m'a planté devant sa voiture avec le bébé dans les bras, le sac à langer et mon sac de voyage, parce qu'elle avait paumé ses clés de bagnole. Moment d'immense solitude, mais j'ai juste tapé la discut' avec une nana sur le parking, histoire de faire passer le temps jusqu'à ce que Fofolle the First accrédite ma thèse des clés de ouature glissées dans la doublure de son sac, muf muf muf (non mais y a même retrouvé le second trousseau, perdu depuis un bail, c'est dire).

En fait, même si du lundi 17 00 au jeudi 18 00 c'était bien pourri de chez pourri, j'ai tenu le coup. Je n'ai pas pleuré. Je me répétais comme un mantra: on teste ma zénitude là, on teste ma zénitude, je vais y arriver.

Sauf que.

Sauf que j'ai fini par craquer. Et vous savez quand? Quand on m'a dit que c'était bon, que la Boulette allait pouvoir rentrer à la maison, et alors qu'il s'était finallement endormi dans son lit-cage, je me suis rendue aux toilettes. Et que j'ai constaté avec des yeux comme des soucoupes et une incrédulité de la taille du Massachusset au moins, que le Ketchup Monster était de retour, moins de 2 mois après la naissance de la Boulette, et mois de 4 semaines après la fin des suites de couches. Alors que j'allaite intégralement, all day and night long, open bar, free nibs for baby, non mais c'est quoi cette arnaque?

Là, oui, j'ai chialé. Le retour de la patacul, mes amis, ça tue la zénitude de n'importe qui. Faut être préviendu.

Ketchup Monster 1- Angel 0



bonus track portnaouak:

devinette:
je pisse sur la pile de bodys propres et je chie sur le thermomètre
qui suis-je?

info veri interessante:
j'ai enfin cédé aux sirènes de la modernité et du capitalisme et que sais-je encore... Oui je viens de prendre un abonnement pour avoir un téléphone portable. Rien à voir avec son look bien sûr. Bien sûr.

mille mercis
à Altaïr, pour Malevil, que je vais pouvoir relire pour la 439ème fois avec bonheur
à ma Paula, pour m'avoir enfin permis de lire Le Philibert de Marilou, de la très talentueuse Capucine.
Z'êtes des amours.

04 juin 2007

les supers pouvoirs d'angel

(note de haut de post: PiyaPiyon le blog indispensable pour tes marmots, il est tout beau tout neuf avec joli costume à pois qui va bien, et même que j'ai reposté dessus, Alix en avait marre de se taper tout le boulot)



Je disais tout à l'heure chez le Papa de Sigmund (ehhhh les gens, le petit dauphin le plus attendu de la blogosphère est né, allez féliciter les heureux parents hein)(en plus ce blog c'est de l'humour en barre, hautement recommandé), à cette chère Ophise (celle qui vous fait aimer le train) que si j'arrivais à bloguer malgré trois zenfants, c'est parce que j'ai des supers pouvoirs.

Trop fou.

Beh quoi c'est vrai en plus.

Le truc voyez vous, c'est d'avoir:

- un ordinateur, de préférence portable, et donc facilement manipulable
- deux mains
- deux nichons
- un coussin d'allaitement
- et des supers pouvoirs qui butent tout

Parce que bloguer requiert comme chacun sait l'usage d'au moins une main, mais avec deux c'est mieux, il est donc primordial d'avoir ses mains dispos pour réussir. Ensuite bloguer nécessite un minimum de calme, si ce n'est un recueillement monacal (amen), il faut donc pour celà que les éléments sonores nuisibles soient neutralisés. Chez moi il s'agit principalement du PitiGasson et surtout de la Boulette. Si le PitiGasson peut se tenir tranquille selon des méthodes assez simples (tototte+doudou devant DéVéDé, Playmobils, et autres élevages de cagots sur balcon) en ce qui concerne la Boulette, au secours. Alors quand il refuse de pioncer dans son joli berceau décoré avec amûr par sa môman, comme il le fait présentement, il faut user de ruses diaboliques, aussi apellées, les Supers Pouvoirs d'Angel. Si je veux oué.

C'est là qu'interviennent les deux nichons, et le coussin d'allaitement. Rien de plus simple: il a été constaté régulièrement que la Boulette c'est rien qu'un glouton et un pionceur fou. Pour être absolument sûr qu'il dorme tranquille un bon moment, il faut lui caler le bidou quelque chose de bien, et comme ça ensuite, on peut bloguer peinard.
Alors on prend le coussin d'allaitement, qu'on pose sur les genoux, on surélève un chouïa les jambes histoire que ce soit baby-safe, on cale les bords sous les bras, on se fait livrer le bébé affamé ou on l'installe soi-même, dégraphage de soutif d'allaitement so sekchi, moup moup moup moup, le bébé tête, en moins de 10 minutes, le bébé pionce (c'est un modèle tiptop, très très rare, je sais). Dé li ca te ment, virer le bras gauche de dessous la tête du bébé, avec la main droite rapprocher l'ordinateur, et hop blogage (après avoir pris soin de ré agrapher le soutif, ho, bande de pervers!). Si c'est pas trop le Sioupeur Poweur ça?

La preuve en image pour les plus sceptiques d'entre vous (si si je sais, y'en a)(tiens toi par exemple):





Oh une Boulette kromimi grave qui pionce sévère

Ah ah. Je suis trop powerful, inclinez vous.


bon après on fera semblant de ne pas saisir le rapport avec la tt/dodo, et le fait que cette Boulette de 8 semaines hier pèse plus de 6,100 kilos pour 60 cms. Ahem.



Bonus la Semaine de la Chierie:
Alors keskyé pire que d'être all day long alone wiz marmots (3). Hum?
De rentrer de l'école à 17 00, et de se rendre compte que oh bah si je me sens aussi pas bien du tout, c'est légèrement normal: 38°4. Nous noterons l'efficacité nulissime du paracétamol, seul anti-fièvre autorisé en allaitant: ouéééééé j'ai 38°1. Veux mourir.
Et keskyé encore pire, si si c'est possib', que d'être cloîtrée at home avec les trois gniards, et la tête dans le ionf à 38°1, mhhhhhhhhh? C'est que le Chéwi appelle à l'heure présumé de son rentrage max+10 minutes, pour informer sa petite famille qu'il est coincé à 5 gares de chez nous, car grosse fuite de gaz sur la voie. Na mé keske j'ai fait au Bon Dieu hein?
Il a pris un taxi, et il est rentré dare dare (enfin, en 40 minutes, mouarf!). Moi je vais me coucher avant que la Boulette ne demande sa pitance. J'appréhende un chouïa demain, je soupçonne une coupure d'eau tiens, ou alors une attaque de missile pile sur mon balcon. J'hésite.