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21 septembre 2007

angel et le bad friday

Le vendredi c'est pourri.

La preuve:

Me suis cramé deux fois le pouce en préparant le repas de mlidi (en avance bordel, pourtant!) une fois sous la casserole pour les tagliatelles, une fois sous la poële pour le saumon, et ces abrutis de Pionch m'ont remboursé l'allume-gaz que j'ai séché sur la table de la cuisine (TCHAC!) mais zyva les nazes, plus aucun allume-gaz en rayon, je suis con dam née au briquet, je vais mourir de la cramitude du pouce, bouh ouh ouh! Non je n'utiliserais pas d'allumettes, engins du diable, dans un appartement abritant sous son toit un PitiGasson de quasi 4 ans complètement chtarbé ET très adroit. C'est niet.

Me suis ébouillantée le bide en versant les tagliatelles dans l'eau bouillante.

Tellement j'étais à la bourre, j'ai lavé super vite (programme 30 minutes, speeeeeeed) les pitites serviettes de toilette, pour que la Lutine ait une serviette propre pour la piscine avec l'école l'après-midi (ahahaha la piscine le même après-midi que ses cours de poney, je vais TUER cette école de demeurés, la bombe pue le chlore maintenant, c'est classe je vous jure!) et pour ce faire, laver les serviettes donc, j'ai vidé l'intégralité de mon sèche linge dans un cabas Pionch, en me disant que je rangerais plus tard. C'est Chéwi qui l'a fait pendant que j'étais au poney avec ma donzelle, désespéré d'avoir une gonzesse aussi nulle (deux jours plein que le linge était sec dans le sèche-linge, je le sais, ça fait deux matins que je vais chercher mes culottes préférées dedans, c'est la looooooze).

Me suis barrée de chez oim avec mon bébé dans l'écharpe, ses jouets en bandouilière, son tapis de jeu à la main, pour aller au parc devant l'école, vu qu'il s'acharnait à râler à la maison, et cet andouille s'est endormi dehors. J'ai porté un sac avec environ 112 jouets pour qu'il joue 3 mnutes avec un seul, et le tapis, pour qu'il reste la quasi totalité du temps sur mes genoux. C'est bien parce qu'il a une laryngite que je ne le vend pas sur ebay (ils n'en voudraient pas, il tousse trop tfassons).

J'ai tout préparé nickel chrome les affaires de poney de ma fille, bien en ordre sur son lit, avec le sac du piti goûter à côté et tout et tout (oui j'ai choisi le joli sac avec la broche "chevaux" dessus pour rester dans le thème canassons), pour qu'on aille vite vite et qu'on arrive à l'heure pour qu'elle puisse avoir le temps d'attraper son mini destrier dans le paddock et de le seller avant que le manège commence, et ahahahahahaha la maîtresse les a lâché 10 minutes à la bourre, foirant tout mon timing aussi précis qu'une tocante helvète, que le cul lui pèle, elle peut se brosser le popotin pour avoir un quelconque cadal de noyel ou fin d'année celle-là, ahahaha, ma vengeance sera terrible. En plus elle est moche (la maîcresse).

Bah pour me passer les nerfs, j'ai dévalisé la machine à sucreries du poney club, razzia sur les balistos, gniark.

Et du coup je suis tellement crevée que je ne sais plus ce que je voulais dire.

Ah si, rien à voir, mais la Boulette il est trop rigolu. Comme je vous le dis.
Si.
Il est super trop nul comme bébé en rampage sur le ventre. En rampage tout court d'ailleurs. Il essaie comme un geudin avec des cris pas possibles, et il n'avance pas d'un micron. Du coup il fait le roll-mops, se déplaçant uniquement en roulant sur lui-même, très véri much buene original, je songe à le recouvrir de swiffer, il me fera les poussières comme ça.
Par contre, il est kro kro kro fort en attrapage de lunettes parentales. A chaque essai, il marque. Son frère et sa soeur que dalle, lui, à chaque coup, bingo. Très fier.

Je lui prédis un grand avenir dans un métier de précision, mais pas très mobile.
Mais je n'ai pas encore trouvé quoi.
En même temps, c'est l'heure d'aller me coucher, bonne nuit.

(comme fin de post, j'ai rarement fait pire, on mettra cette outrecuidance bloguesque sur le compte de mon immense fatigue, un bébé qui tousse, non seulement c'est très triste et très flippant, mais en plus ça dort moyen bien voyez)

(y'aura sûrement des bonus track et des edits demain, là, c'est juste DODO)

10 septembre 2007

angel sous la douche *_*

Ahah toi qui vient ici par l'odeur de l'agrégateur alléché, genre tu vas me voire tute nute sous mon Tahiti Agrumes, passe ton chemin avec ton mulot, hop, rinavoir, dégagez le passage, merci.

Ce que je vais conter ici, c'est encore un moment de solitude. En ce moment je m'en tartine pas mal, il y a conspiration karmique exeuprès sur ma tronche, c'est obligé.

Commençons par le le commencement (c'est mieux).
Voilà, je ne sais comment, enfin si je sais un peu mais bon, il ne me reste plus qu'un seul jean de mettable. Mon fût kaki a décidé de mourir, même pas dans la dignité le con, puisqu'il a craqué à l'entrejambe, classique, et mes autres jeans, ahem, bref, disons que tous les kilos de la grossesse ne se sont pas encore envolés les salopiots. Donc UN jean. Un seul. L'Unique.
Vous me direz, ce n'est pas bien grave.
Bah quand même, un peu.
C'est mon seul et unique pantalon. La loose dans le placard.
Et comme en ce moment j'ai le poil en friche sur la gambette, vu que Boulette Dictature Rulezz The Place, qu'on m'explique quand est-ce que j'ai le temps de me dépoiler le gras du mollet, je vous prie, et donc, ahahahahaha, on oublie les jupes, ahahaha, si, j'ai dit, on oublie.

Un seul jean, je le porte tout le temps en ce moment, c'est affreux, je n'ose penser ce que les bourgeoises devant l'école pensent. Elles doivent se dire que je suis une souillon, et pis ce n'est même pas vrai, je le lave et je le passe au sèche linge dans la foulée hein, d'abord! Sauf que depuis un petit moment je suis complètement débordée, le matin j'ai à peine le temps de m'habiller, et de sauter dans mon jean, arf, le reste du temps je ne fais que courir ou j'ai un bébé qui me dort dessus, bref ce n'est pas la fête.
Et là ce n'était plus possible, ce matin, le jean n'était vraiment pas portable, il fallait le laver, mais il fallait aussi que je m'habille pour aller chercher mes enfants à l'école à l'heure du déjeuner.

J'ai donc décidé de me gilettiser les jambes sous la douche, avant que Chéwi ne parte pour le lycée. Sauf qu'il y a du encore avoir une faille temporelle à un moment ou à un autre, car à peine avais-je mis le pied dans ma baignoire, que Chéwi m'annonçait la bouche en coeur et la sacoche en cuir à la main, qu'il allait prendre son bus, et qu'il me déposait la Boulette into the transat dans la salle de bain.
Et hop, apu Chéwi. Beuh?

Ahahahahaha.

Au départ se laver devant un bébé qui chouigne, c'est moyen.
Alors se raser les jambes devant un bébé qui chouigne, ce n'est pas stressant déjà.

Et c'est à ce moment là, alors que j'expliquais à mon bébé de 5 mois l'intérêt du Gilette Vénus quand on est obligée de mettre une jupe parce qu'obligée de laver son fût avant que l'immeuble n'appelle la dératisation, et que je lui promettais de faire mon maximum de chez Rapido Presto pour sortir le plus vite possible de la baignoire et le prendre dans les bras, c'est à ce moment là donc, que je l'ai vue.
Qui?
La MYGALE bien sûr!
Non mais après l'invasion des frelons dans la cuisine (oui oui deux experts qualifiés ont examinés un cadavre, merci papa merci maman, ce sont bel et bien des frelons dans ma cuisine) voici l'invasion des tarentules dans ma salle de bain.
Et comme déjà ça m'enquiquine que les frelons se fassent ratatiner à coups de torchon hystérique, j'ai voulu épargner la veuve noire.
Trop gentille je suis, je vous le dis, ça me perdra.

Avec un bébé en mode Chouigne ++++ dans son transat, une jambe nickel et l'autre cromagnonesque, me voilà entrain d'attraper le canard en éponge sur laquelle l'impudente bestiole à huit pattes a jugé bon de se jucher, et de le porter à bout de bras vers le vasistas ouvert au dessus de ma baignoire, dans l'espoir fou que l'andouille d'arachnide voit là la porte de sortie dont elle a toujours rêvé lors de ses cauchemars de rencontre mit bipèdes hystériques.

Sauf que je suis désolée de vous annoncer que cette mygale là n'était vraiment pas la Bruce Willis des araignées hein, pas un gramme de Jack Bauer dans son code génétique, car au lieu de sauter habilement par la fenêtre et donc vers la liberté, que dis-je vers la vie, l'andouille a préféré redescendre le canard vers ma main! ARGHHHHH. Autant dire que j'ai tout lâché dans l'eau du petit bain, et que PLOUF l'araignée, glouglouglou. Là j'étais hystérique, parce que j'avais peur qu'elle nage jusque moi, ou qu'elle s'agrippe au rideau de douche pour grimper et se venger de la tentative d'assassinat. Alors j'ai viré la bonde, toujours en couinant. Le bébé lui, était très intéressé par le spectacle, zéro chouigne, totale attention. Ben tiens.

Et donc la pauvre bête est partie par le tuyau de la baignoire, j'espère quand même que c'était une championne d'apnée hein, et qu'elle coule (uhuhuhhuhu) des jours heureux dans les égouts à l'heure où j'écris cette note.

Obligatoirement demain, ma douche va me paraître hyper calme. Et si je la prends avec la Boulette en spectateur attentif, il va pleurer pour le coup, ça manquera de grand spectacle.

Punaise, dire que je n'ai toujours pas lavé mon jean, je file, j'ai une machine à lancer (loin).


bonus track i'm famous:
Ma première interview de blogueuse (je vous jure que PERSONNE n'y avait pensé avant à me poser des questions, en dehors de ces foutus questionnaires di mierda) est en ligne sur le très bien écrit et très documenté webzine Envrak. Et en plus, classe totale, je suis interviewée avec Melaka, trop bieng. C'est là: bah oui là.

bonus track wigole devant ton écwan:
Fourni via mail par une personne qui désire garder l'anonymat, voici 3 notes hilarantes, 100% garanties fou-rire avec des vrais bouts de AHAHAHAHAHA dedans:
5 raisons que le chat c'est mieux que le bébé
5 raisons que le bébé c'est mieux que le chat
10 raison que le bébé et le chat, c'est la même chose niveau chiantitude.
Bravo à Miss Lézard pour ce grand moment de rigolage.

08 septembre 2007

Chéwi est dingue

(je jure sur la tête de ma mère, PAF, que si j'avais plus de temps dans mes journées, je bloguerais TOUS les jours plusieurs fois par jour même, non je déconne, mais, là, je fais rien qu'à courir, et donc par voie de conséquence directe, à puer des dessous de bras, parce que le Bourjois vert, il sent kro bon, mais il assure pas assez sur la longueur le bougre d'andouille de déo)
(bon ça c'est dit)


Cette nuit.
Minuit trente.
Autant dire que tout le monde ronfle.
Sauf une petite personne d'environ 70 cms à vue d'oeil, et de 9 kilos à vue de bras pétés de le porter toute la sainte journée.
Une Boulette qui grinche into ze night.

Je file un coup de coude à Chéwi, il le sort de son piti lit, me l'apporte, néné time.
Chéwi se rendort illico, pendant que moi je me fais mâchouiller sauvagement, parce que bon le truc, c'est qu'il sort une dent depuis un mois, et là la gencive a environ la forme de la dent, c'est simplement atroce, il douille le pauvre bébé.
Finalement satisfait d'avoir suffisamment torturé sa mère, le bébé mignon se rendort contre mon sein. Je tapote sur le Chéwi, pour qu'il le prenne et le recouche, car il est le seul à avoir reçu l'habilitation hyper difficile à obtenir croyez-moi, "je fais roter le bébé sans le réveiller" absolument indispensable à un couchage rapide et sans pleurs de la Bête.

Je tapote.
Chéwi sort du lit à toute berzingue, et reste planté au pied du plumard, droit comme un piquet.
J'attends.
Rien.
Il ne bouge pas.

[...]

Ah.
Je demande:
- Mais tu fais quoi là, exactement? Hum?
(dans l'intérieur de mon moi je rigole déjà, j'ADORE quand il est comme ça)
(il faut que ma voix soit bien neutre et incisive à la fois sinon ça rate)


Mon Chéwi répond:
- Bah euh j'attends que le chat là [il montre son bébé endormi] il se casse du lit!

Muf muf muf muf.

Je fais genre je m'indigne, parce que trop je suis une méchante:
- Mais voyons c'est ton bébé là, ton fils, il faut que tu lui fasse faire son rot et que tu le recouches, mais je ne sais pas si je vais te le passer, pour un peu tu irais le fourrer dans sa litière hein!

Gniark gniark gniark.

La vie avec Chéwi moi je vous le dis, c'est l'éclate totale, même à midnight passé.

04 septembre 2007

angel et sa première matinée

Hier matin c'était la rentrée du Chéwi, il est parti tout frais tout guilleret vers son lycée de lui, prêt à expliquer comme chaque année aux nouveaux pions que oui il a le droit d'entrer il est PROF même s'il a l'air de ne pas avoir encore eu son bac.... Il m'a accompagnée pour déposer les enfants à l'école, ensuite il m'a abandonnée lâchement avec mon gros crapaud de neuf kilos, communément appelé la Boulette.
Pour la première fois, depuis fin mai, hop, matinée all alone avec le bébé qui n'aime pas trop le transat et pas des masses le tapis. En gros, avec le bébé qui aime bien les bras. Ceux de sa mère surtout.
Je me disais, ouh bah ça va être pratique pour prendre mon petit-dej', pour aller aux toilettes pour préparer des truc ou faire des machins.

J'avoue que ça c'est très bien passé. Déjà parce que la Boulette est un bébé super classe, vraiment une grosse patate rigolote, un bonheur. Ensuite parce que bon c'est le troisième, j'ai un minimum d'expérience en ce qui concerne la survie avec un bébé de pas encore 5 mois. Peti dej'? Trop fado. J'ai déposé la Boulette après tétée et et rot dans son grand lit à barreaux, celui qu'on croirait un terrain de jeu tellement j'ai pété le boulard sur la déco.
5 tours de mobile plus tard j'ai eu le temps de me faire un thé, et de le déguster avec une bonne cuillérée de miel et 5 gateaux ikea kro kro kro bons.
Le bébé ne dort pas, mais rien de bien grave, le temps de faire divers trucs, c'est déjà l'heure de repartir chercher les autres zozos à l'école.
A midi, impec, il a chahuté sur son tapis avec son frère pendant que je préparais le repas, sa soeur se chargeant de le décoincer quand il se mettait dans une position improbable. Il est resté tout guilleret sur mes genoux pendnt le repas. A dormi dans son lit en revenant de l'école, me permettant ainsi de bloguer peinarde et de faire la vaisselle.
Un ange.

Mais bien sûr, vous vous doutez bien que je n'écris pas cette note pour le plaisir d'étaler ma perfectmumitude. Déjà parce que des journées aussi réussies y'en aura guère d'autres, c'était probablement une chance de folaïe. Ensuite parce que bien sûr à un moment ça a merdouillé un peu.

Alors j'en ai déjà parlé sur ce blog, quand le PitiGasson était encore le Gnomazizi, aller aux toilettes avec un bébé, ce n'est pas de tout repos.

Et moi quand je suis rentrée de l'école hier matin, il s'est trouvé que la nature m'apellait en mes lieux d'aisance, et que cet appel ne souffrait aucun retard, voyez. Il a donc fallu déposer le bébé dans le transat, en espérant très fort qu'il ne pleure pas, parce que je déteste que mon bébé pleure, ça me tape sur le système, en plus le pauvre il ne sait pas parler ni marcher, c'est déjà assez dur comme ça hein. Ensuite apporter le transat dans les toilettes. Obligé, parce que si le bébé ne voit plus sa môman, ça ne le fait pas, il braille, avec la sonnerie "panique à bord" bien activée, pas bien du tout, oh non.
Ensuite quand le bébé en a assez d'agiter ses hochets et de les bouffer, il regarde sa mère et commence à chouiner. Alors je chante. Oh il est trop content le bébé, ouh la la la Maman elle chante vachement bien, ouais! Je chante "Mon papa ne veut pas" plusieurs fois, parce que je me fais bisser tellement c'est trop chouette. Enfin, j'ai terminé mon affaire aubout d'environ 4 ou 5 reprises, je me rhabille, toujours en chantant. A pleine voix hein, faut du spectacle grandeur nature pour enthousiasmer une grosse Boulette de 5 mois bientôt.

Et à ce moment là, j'entends mon voisin du dessus qui tire sa chasse d'eau.


...


Hum.

31 août 2007

la Boulette, tortionnaire en herbe

Moi, je vous le dis comme je le pense, je connais un petit bébé de bientôt 5 mois qui va se retrouver à bectave de la compote au lieu de boire l'onctueuse production de lusque de sa môman. Parce que là je dis non!

Figurez-vous que la dernière nouveauté en date du Bébé Préhistorique, c'est d'essayer de se tailler le bifteck dans mon bout de néné, non mais je rêve? Je vous jure que le mini ostrogoth se croit absolument tout permis: avec ses petites gencives de cannibale, il pince très fort le bout de mon nichon à moi que j'ai et que je voudrais encore garder un certain temps merci merci, et il jette sa tête en arrière avec je le vois bien une lueur vorace dans la pupille, pendant que ces adorables petites paluches repoussent le néné, loin loin loin, aïeuuuuuuuuh. Et si je gueule que non mais ça va pas bien la tête tu l'as vu la bouteille de lait là si tu continues tes bêtises?, il rigole. Il rigole et il se recolle au nichon, tête tout à fait correctement, ah mais c'est que j'ai de l'autorité sur mon bébé moi messieurs-dames, et là, ppppffffrrrrrrrrrttttttt, il souffle sur le néné et fait des bulles dans le lait, comme je vous le dis, Chéwi peut témoigner, il l'a vu faire.

Calamité, il est pire que son frère, je ne croyais pas que c'était possible. Damned.




ps rinavoir: ma salle de bain attend encore le forniquage avec la spontex, mes papiers de se retrouver bien rangés komifo, et la poussière fait toujours un très agréable tapis d'atterrissage pour les mouches sur les étagères des bibliothèques de mon salon, mais j'ai une fuckin' sinusite di mierda, qui me ravage la tronche, je suis en coma dépassé, c'est officiel.


30 août 2007

angel et la rentrée

Il fallait bien que les vacances, et par là-même j'entends bel et bien, tranquillité, fainéantise, rinafoutisme et chips, se terminent un jour. Voilà, c'est chose faite. Depuis ce matin, les enfants ont repris le chemin de l'école. La Lutine a réussi à rester une matinée entière en CE2 à côté de sa toupine, avant qu'elles ne se fassent séparer, alors que je leur avais bien dit de faire gaffe à ne pas bavasser cash, sinon la maîtresse n'allait pas les louper, mais bon, visiblement, elles ont merdoyé quelque part les loupiottes, too bad. Enfin bon, la maîtresse est sympa, et il paraîtrait que le beau directeur vienne leur enseigner la langue britonne à l'occaze, autant dire que ma fille plane à 3000 avec des battements de cils, hum. Et avec un stylo-plume Hello Kitty, de toutes façons, tout est plus facile, voilà, c'est dit (la toupine est trop jalouse, on lui en offrira un à son anniversaire, hop là, c'est décidé).
Le PitiGasson est arrivé chez les Moyens bien décontracté de la sandale, et pour cause: il est dans la même classe que la Mini d'Alix, qu'il aime d'amour, malgré qu'elle soit chez les Grands, elle, ce n'est pas si grave, ils ont déjà fait de la peinture à 4 mains, lui l'orangé, et elle le vert, pour rester raccord avec leur tee-shirt respectif, et éviter ainsi de se faire enguirlandouiller par l'équipe parentale en cas de débordage intempestif. Malin.
Par contre bon le PitiGasson il trouve que l'école toute la journée c'est hyper fatiguant, à 19 00, son père n'a pas eu le temps de lui servir son omelette que déjà il dormait. Au lit sans manger, tanpiche. Je sens que notre vie va être plus facile, merci les maîtresses pour épuiser les inépuisables, c'est trop trop gentil, ma soirée vous remercie, ouhla, et pas qu'un peu.

De notre côté, Chéwi et moi sommes sur les rangs pour optimiser la vraie rentrée, à savoir celle de lundi, celle de Chéwi donc, pour laquelle il a le trouillomètre en explosion imminente. On a décidé de se partager le jeudi et le vendredi, parce qu'on est or ga ni sés. Si si. La preuve: aujourd'hui je suis restée en vadrouille toute la journée avec la Boulette, le bébé qui parle le Préhistorique couramment (il tousse et râcle pour s'exprimer, c'est gracieux ma foi, et peu d'enfants maîtrisent à ce point le Néenderthal, il faut applaudir la prouesse langagière) de façon à laisser Monsieur Chéwi préparer ses cours et autres progressions, il flippe de l'Inspecteur des Travaux Finis qui pourrait se décider à venir lui rendre une petite mais angoissante visite cette année. Demain c'est Monsieur qui reste dehors avec la Boulette, et moi qui trime à la maison, au programme, joie totale, liesse absolue, danse de la swiffer par anticipation: ménage à tous les étages, décrassage de salle de bain, dépoussiérage de salon-boxon, rangeage de 9 mois de papiers au moins, mais que j'ai hâte, que j'ai hâte, ouhla, je m'impatiente, c'est quelque chose (bouh ouh ouh ouh ouh).

J'ai donc réussi à expédier aujourd'hui le renouvellement des cartes d'identité, l'achat des vitamines du bébé, l'inscription de PitiGasson au sport, le déposage de chèques à la banque avec commande de nouveau chéquier pour dépenser les sous que je n'ai plus, l'accompagnage de coupine flippée chez le dentiste, le remplissage de moult papiers alakon. Youpi. Je pense tomber endormie dans ma salade de patatothon tout à l'heure.

Mais surtout je suis déprimée: alors que j'ai couru tout partout dans la ville aujourd'hui, et vu un maximum de gens, y'en a pas eu un seul pour s'extasier sur ma coupe de veuchs toute neuve et super réussie. Je suis déçuuuuuuue. Méchants!

Allez zou, demain, c'est reparti.
C'est quand déjà les vacances?



(ah non flupke, à la Toussaint je refais ma couisine championne du monde de mocheté sur carrelage, option peinture laquée au plafond.)

06 août 2007

angel, le RER, et l'enfer

Aujourd'hui, il pleut, c'est la fête à la grenouille et au poisson bleu (mais siiii, il pleut il mouille c'est la fête à la grenouille, il mouille il pleut, c'est la fête au poisson bleu) (hum) et du coup je reste chez moi à glandouiller pendant que le Chéwi, héroïque emmène au square la Boulette mit protection pluie sur le poussette et le PitiGasson avec un look du tonerre- il doit trouver fashion-hype-tendance de sortir en pantacourt, tee-shirt hawaien et bottes jaunes, avec son parapluie-lion et son pistolet de Buzz l'éclair, celui qui fait un bruit d'enfer. Parlons-en, justement, de l'enfer. Et du pistolet Buzz l'éclair aussi.

Parce que lundi dernier, nous sommes sortis, tous, en famille, pour nous rendre chez Mister Mouse, avec Alix et ses trois enfants. La météo disait depuis plus d'une semaine déjà, confirmé la veille, confirmé le matin même, qu'il allait faire super couvert, trop moche, mais sans pluie. J'en avais déduis que c'était le jour pile poil parfait pour aller faire une petite visite aux poupées et autres piwates des cawaïbes. Moche temps, donc pas trop de gens, donc facilité pour faire les attractions, et pas de chaleur pour incommoder la Boulette, que s'il pouvait il vivrait à pwal all day long ce bébé.

Evidemment, tout est parti en coucougnettes cuisson rapide.

Bien sûr on a réussi la première étape, à savoir atteindre le parc sans pertes matérielles ou enfantines notables (par contre on n'a pas réussi à perdre le Lumpy de Mini, attifé comme pour Carnaval, trop dommage)(oui je suis méchante)(demandez à sa mère combien de fois elle a eu envie de passer la chose au mixer ou de la benner au vide-ordures, hum?). Train, RER, une heure et demi de transport sans autre évènement plus important qu'un PitiGasson se retenant pendant 45 minutes de RER de faire peepee, alors que très très envie ouhla beaucoup veri much. Hyper stoïque, mâchoires serrées macho like, il en était quasi sage, mais quand on est un héros, on ne pipite pas dans son jean, c'est tout. On attend d'arriver pour aller arroser l'herbe plus verte de Marne la Vallée.

Le Parc était là, devant nous, promesse de joies, de bonheurs, de liesses, de files d'attente et de rires, d'odeurs de pop-corns, de touristes étrangères wiz oreilles de Minnie (veri veri rigolo), de gamines attifées de diadèmes improbables, de musiques sucrées et de paysages colorés.
Sauf que le temps ça ressemblait à ça, à 11:00, heure de notre arrivée:



A midi plus le moindre petit nuage, à 14:00, le Parc sensé être quasi vide par temps moche, était plein comme un cul après un cassoulet. L'horreur. Heureusement qu'on était ultra-détendus de la tong, car munis de passeports annuels, parce qu'il y avait de quoi virer dingo et zigouiller deux-trois personnages (j'ai posé une option sur Tic et Tac et Winnie the Pooh). On a du faire en tout 5/6 attractions, on a pris le temps de faire siester les garçons, de prendre un goûter peinard, de se faire CHOURER une fois de plus la poussette louée, promis la prochaine fois je ne loue rien, je PILLE la première poussette de location que je vois, quitte à tataner le môme dedans pour y coller mon mouflet, parce que quand y'en a marre, y'en a euh... marre! Et c'est vers 19 00 qu'on quitta les lieux, après avoir fait l'aquisition d'un pistolet Buzz l'éclair aussi appelé "Nique les Escourdes de tes Parents" pour le PitiGasson que s'il n'en avait pas un il allait déceder de la tristesse devant nos yeux. Au moins. Oui nous sommes faibles, nous sommes inconséquents, nous sommes stupides, nous sommes des... parents, bah oué.

Les enfants munis de sucettes, les bébés calmes, nous voilà de retour dans le RER.
Pour ce qui allait devenir le "voyage en enfer".
Je vous invite à visualiser la scène, si et seulement si, vous êtes prêts pour le pire. Imaginez, un RER, ce n'est pas trop difficile, c'est un train moche, avec des parois d'un jaune-orangé vomitif, des sièges violet top-raccord, une odeur indéfinissable d'égoût et de rance, une lumière glauque, et plein de voyageurs. Imaginez, 4 places face à face, pour 4 enfants: un PitiGasson et une Mini, et en face une Nounette et une Lutine. Les parents font ce qu'ils peuvent, Alix est assise sur un strapontin, le Chonchon calme dans sa poussette, Chéwi est assis à côté d'elle, avec la Boulette en Total Eveil/Maximum Maintenance, moi je suis debout, tenant ma poussette vide, j'ai mal aux pieds, je suis claquée, je suis en charge de la surveillance des quatre couillons de gamins.
Le duo Mini/PitiGasson est en mode Ultimate Excitation Fight ON, à savoir, lequel sera le plus goliot et fera le plus de bruit, et lequel changera le plus de position en moins de trente secondes (26 fois, record à battre). Nounette et Lutine sont en mode Greluches Ricanantes ON, c'est déjà moins crevant, mais bien agaçant aussi.

Au milieu de tout ça, un pistolet Buzz l'Eclair.
Autour, plein de gens.

Et bien sûr un PitiGasson qui joue un max avec son pistolet tout neuf, et bzzzz bzzzzzzz bzzzzzzz, vas-y que j'atomise tout ce qui bouge, un vrai bonheur auditif. Je vois bien que les gens font la gueule, et puis franchement, c'est hyper pas possible ce bruit, comment peut-on oser vendre ce truc? Comme je suis en charge de la Police des Gniards, j'interviens à moult reprises, sans beaucoup de succès, et pour le pistolet, et pour les Jeux Olympiques de Montage-Descendage de fauteuil, pour les léchages de vitres et autres ricanements débiles, pour régler les disputes futiles et stériles. L'agacement commence à monter, ouhla, va pas falloir trop me chercher non plus les mouflets, avisant le PitiGasson à qui j'ai déjà fait un laïus sur le fait que les gens ont légitimement le droit de se reposer en rentrant de leur travail et par conséquent qu'ils n'apprécient pas du tout de se faire déranger par son pistolet hyper bruyant (j'ai même tenté de l'envoyer s'excuser auprès de la dame qui roulait des yeux exaspérés, du coup elle mouftait plus la bonne femme, hin hin hin, une pierre two shots) et qui recommence again and again and again, je fais ma grosse voix d'instit pas contente, celle qui part du ventre et qu'on m'entend d'Aubert jusque Neuilly-Plaisance, facile:
- Bon maintenant tu arrêtes de jouer avec ce truc, sinon je vais vraiment me fâcher et tu vas t'en souvenir!
Et le PitiGasson de piailler, le volume aussi fort que celui de sa mère:
- NON NON PAS LA BAFFE!

Uh?
La honte mes amis.
Total Shame.
Mon enfant à moi que j'ai, la chair de ma chair, qui de toute sa vie a du voir atterrir sur son popotin rebondi que maximum 10 fessées de trois claques, alors que bon quand on connait et le loustic et mon tempérament, on pourrait aisément s'attendre à ce que je l'ai haché en morceaux tout pitis pitis pitis et donné à bectave aux félins hein, mon enfant à moi qui ne s'est jamais pris une seule gifle en trois ans et demi d'enquiquinements constants et exponentiels, mon fils, ce relou de niveau international, ose faire croire à tout une rame de RER que j'ai pour habitude de lui flanquer des allers-retours.
Et qui c'est après qui a fait le clown jusque la Défense, pour amuser la galerie et montrer à tous qu'elle est une mère coule et détendue, et marrante, et gentille, et tout et tout, et pas du tout une horrible Folcoche comme un certain misérable avorton d'à peine 1m essaie de le faire croire, hum?
Ben tiens.

On ajoute ça une Boulette qui lâche une Bouse nucléaire, puante, débordante, sur son père, qui se retrouve avec de la merde fluo de bébé plein sur lui (je me demande si je ne devrais pas remplacer les Peaudouce par des Handy Bags?), avec strictement aucune possiblité de réparer les dégâts dans un RER plus que bondé, et vous avez le pire voyage en RER de toute ma vie entière, je vous jure, plus jamais ça.

On y retourne cette semaine.

22 juillet 2007

angel est une nouille (ou pas)

Je m'étais dit que le meilleur moyen pour pouvoir lire tranquillement (non les wawas ne sont pas une solution dans cette maison de dingues, en plus l'interrupteur est à l'extérieur, dommage) c'était encore de prendre le landau, avec la Boulette en roupillage dedans, et d'aller au square avec PitiGasson, son seau, sa pelle, son rateau, et sa médaille d'or qu'il a gagné à faire un an de sport, il est trop fort. C'était une idée qu'elle était super bonne, j'avais pris un sac avec mon gros bouquin de Robin Hobb, mon chouli sac à 8 euros avec le portaibeule dedans pour rester en liaison radio avec le Q.G., tout devait rouler comme sur des euh... roulettes.

Et effectivement ça a très bien roulé. Pendant exactement 12 minutes. Car 12 minutes après que nous soyons arrivés tous trois au square, PitiGasson, la Boulette et moi, après que je me sois installée sur un banc à l'ombre, pour pouvoir à la fois bouquiner et surveiller PitiGasson dans ses nombreuses figures libres Spiderman like, la Boulette s'est réveillé. Déjà ça craignait à mort. Car dans ce square, du sable, et faire rouler un landau sur du sable, c'est moyen. Pour rendormir le bestiau, ce n'étais pas gagné, à moins de bouger et d'aller dans un autre square, pour que le landau roule, et que le bébé dorme. Mais le temps de réussir à expliquer à l'autre spiderman en folie, là, qui saute partout de la cage à poules au grand tobbogan, du grand tobbogan au tape-cul, le tout pieds nus et à 100 à l'heure, la Boulette assis sur mes genoux a trouvé astucieux de multi-remplir sa Peaudouce. Celle que c'est l'avant dernière du paquet-avant-qu'on-change-de-taille, donc un chouïa trop petite. La trouille du débordage du caca atomique s'empara alors de mon être, et ce d'autant plus que, bigre, crotte, et coquecigrues, j'avais oublié le sac à langer à la maison.
Un appel au QG me confirma la nouillerie totale de ma situation, après 12 minutes de square, 6 et demi de négociations, il nous fallait rentrer dare-dare pour renouveller les stocks.
Des fois, je me metterais des baffes. Trois mômes, et toujours pas de cerveau.

Rentrée chez moi au pas de course, avec un PitiGasson qui disait que ouh elle est nouille maman, ahahahahaha, je suis arrivée en sueur à l'appart, j'ai collé la Boulette puante dans les bras de son paternel. Et j'ai fait ça, pour me calmer les nerfs, pendant que la Boulette en couche size up passait à la station bouffe:




Pinaise! Je suis kro réussie, et totale raccord avec les douces paroles de mon fiston ce matin: uhhhhhhh ma gwosse maman! (là il fait un prout sonore dans mon gras de bras, ma vie est une longue déchéance).

Mais là où est l'astuce, c'est que Chéwi, apitoyé par sa nouille intégrale de femme, a décidé de retourner se ballader avec ses deux fils, pendant que sa fille terminait un matage de dvd. Et que quand la fille a eu terminé, il est repassé en bas de l'immeuble. Et là ils viennent de partir tous les 4 pour le square. Je suis LIIIIIIIIIIBRE!

Qui c'est qui va aller lire son bouquin dans un bon bain mit comète by lush, hum?
C'est la gwosse nouille! PLOUF!


viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite

02 juillet 2007

angel, the cow is in ze place (2)

Dès que j'ai eu fini de rédiger le post précédent, je me suis dit que j'avais oublié des trucs trop super importants. Sauf que là ce n'est même pas que je m'organise comme une bouse, c'est juste que je suis totalement dépassée par trois mille tonnes de trucs à faire que je ne sais pas d'où ça sort, et du coup, paf, (aïeuuuuuh!) quasiment une semaine sans rien écrire, loose totale, shame on me, lancez les caillasses, z'avez le droit.
Pour se fournir en cailloux, ce n'est pas bien compliqué: suffit d'aller en bas de l'immeuble, là où ils ont trouvé intéressant d'ouvrir une tranchée au marteau piqueur sous le motif fallacieux de changer les conduites de gaz (quoi 50 ans c'est vieux pour une conduite? mais, n'importe quoi, ce n'est pas vieux, c'est VINTAGE, faut aller sur ebay mon gars, t'y connais rien, et si en plus ta conduite elle est orange, là elle est VINTAGE SEVENTIE'S FLOWAAA POWAAAA, au moins tu la vends 350,03 centimes, l'acheteur vient chercher l'objet). Bah du coup que c'est la teuf au marteau piqueur sous mes fenêtres, je suis obligée de fuir mon chez moi pendant la sieste de la Boulette, et normalement c'est à ce moment là que je blogue. Donc là pour la semaine à venir c'est mort, moi je me sauve quand j'entend le marteau piqueur, et du coup je foire mes enchères ebay, c'est super pas juste. La tranchée n'est pas encore arrivée jusque chez Alix, c'est dire qu'il y a encore du boulot.
Et présentement mon pauvre Chéwi est o bli gé de parler avec une voix ultra niaise à la Boulette dans son transat pour l'occuper pendant que môman blogue et que pôpa cuisine (les deux autres zenfants sont rangés dans leur chambre, c'est bonnard).

Donc je speede.
C'est pour ça que je viens de perdre 20 plombes sur un préambule même pas intéressant sponsorisé par 36 15 PELLETEUSE.
Hum.
Bref.

L'allaitement, mes petits amis, hors le fait indéniable que ce n'est pas rose mais que c'est chouette, et que c'est chouette mais que ce n'est pas rose (TA GOULE!) c'est surtout une histoire de bouffe. Et ça faudrait voir à ne pas l'oublier. Le bébé mange sa maman comme dit mon médecin que ce n'est pas la moitié d'un rigolo. A ce stade j'ai testé ses lectures, parce que moi je ne veux pas d'un fan de Mélanie Klein pour s'occuper de mes loustics, vu que je voue une haine totale à cette bonne femme qui a réussi à écrire le plus grand ramassis de conneries depuis l'invention de l'écriture. Au moins. Mais je m'égare. Le lait maternel, c'est quand même la seule et unique nourriture du chtit bébé que l'on a choize de nourrir à l'Open Bar Mum's Milk. Et qui c'est quiiiii qui fabrique le bon lolooooo hein, c'est quiiiiiiiii? Bah oui c'est môman!

Alors vous je ne sais pas (là le vous c'est clairement les gonzesses, désolée pour la parité) mais moi, nourrir 8 fois par jour un bébé- que dis-je? un GOUFFRE SANS FOND (avec des problèmes évidents de plomberie, y'a comme des reflux et des fuites inexpliquées?), mais ça me colle grave les crocs. Je n'arrête pas de manger. C'est que ça donne faim de fabriquer une quantité industrielle de lait (environ un litre par jour vu le poids astronomique des couches de la Boulette).
Du coup je suis tout le temps entrain de bectave, c'est simplement affreux. Même Chéwi, pourtant si circonspect d'habitude, et trouillant de se prendre le coup de tong fatal s'il pousse la vanne un peu trop loin, ne se retient plus pour se foutre de ma fiole. Si je dis qu'en dessert je vais prendre une crème caramel, il me demande si j'en veux deux, ou trois? L'hallu. Il sait que j'ai trop faim pour réagir et lui coller une mandale. Pour dire, la faim me réveille parfois la nuit. Si on y ajoute le réveil je me cale la molaire que je n'ai pas encore de Mister Boulette Cryin' in Ze Night, je ne dors pas tant que ça hein.

Le truc qui cloche, c'est que tout ça ne va pas dans le sens où ça devrait aller. Parce que manger tout le temps, je pense que ça puire comme stratégie anti-graisse. Si.
La preuve, ma nouvelle balance- oui j'ai oublié de vous dire que Pimkie était morte (chante ici la Marche Funèbre de ton choix), un bête accident de pied fracturé, j'ai du l'achever, elle racontait n'importe poi, total insane la pauvre bête, la preuve disais-je, c'est que ma nouvelle balance m'annonce des horreurs. Alors même si ce n'est rien qu'une pute et qu'en plus elle est hyper moche (a-t-on idée d'être juste blanc clinique, quand on sait qu'on va se faire détester de toute la population féminine qui ne rentre pas dans les nouvelles normes de la minceur, qui sont un 34 selon le dernier ELLE, si ce n'est pas malheureux de lire ça, un 34 mais ma pov dame, faut que je m'ampute de la moitié du bassin pour espérer fermer mon jean!)(non mais je rentrais dans le 34 à 12 ans et demi, là c'est mort, et enterré même) bref, même si Salopa c'est rien qu'une putasse grognasse, elle a objectivement raison: mon IMC ressemble furieusement à la t° annale au repos d'un être humain lambda.

(je reviens je vais pleurer un bon coup)
(...)
(voilà)

Bref. Tout ça pour dire que l'allaitement c'est rien qu'une question de bouffe, et je voudrais bien que ça fasse vases communiquant voyez. Par exemple, la Boulette a pris 3 kilos en moins de trois mois (et 10 cms, on m'a refilé le modèle de l'année dernière à la maternité je pense?), et moi j'aurais du les perdre, et que nenni. C'est farpaitement injuste.
Conclusion: je me fous au régime, et plus vite que ça.
Sauf que j'ai faim.
Ah bah oué c'est ballot.

Donc.
Donc je vais devoir carburer au concombre et à la banane, plutôt qu'à la crème caramel et au kitkat LP. Trafiquer sur la qualité plutôt que sur la quantité.

Vais me faire lipposuccer, ça ira plus vite.
Hop.


(retourne pleurer)
(devant son frigo)
(un petit creux)

26 juin 2007

angel, the cow is in ze place

Au bout de deux mois et demi, je crois que je peux envisager quasi sereinement de parler d'allaitement. Parce que bien sûr, après l'avoir pondu, faut le nourrir le bébé. Mère Nature, dans son immense bonté, y a pourvu de façon prétendument très pratique: la maman possède, dans ses pare chocs avant, une réserve quasi inépuisable de nourriture liquide pour son rejeton, suffit de le coller au nichon et il se baffre. Depuis l'invention du lait maternisé, il y a le choix pour tous: bib ou nichon, chacun fait comme il le sent.
J'exècre les gens qui disent qu'il faut absolument allaiter, ceux qui disent que les bibs c'est le mal (seul Nestlé est le mal absolu, il faut le savoir), tout comme ceux qui disent que les nichons mais c'est immonde et beurkbeurkbeurk. Comme pour chaque thème concernant l'éducation des gremlins, j'ai envie de taper à chaque fois que je sens que l'on veut m'endoctriner, d'un côté comme de l'autre. Chaque enfant est unique, chaque parent l'est aussi, de l'interaction de tous les facteurs naissent des situations protéiformes qu'il convient d'analyser au sein de chaque famille. La réflexion individuelle constante, la permanente remise en question de nos pratiques, c'est pour moi la seule règle en matière d'élevage de gnomes.

Bon pour ceux qui suivent encore après ce passage un peu sentencieux, j'ai envie de vous parler de l'allaitement, non pas celui qui est présenté dans les bouquins ou les magazines parentaux (je reviens je vais vomir mon Laurence Pernoud), mais de comment moi je l'ai vécu et le vis encore.
Non mais parce qu'allaiter des fois c'est le total bonheur, et des fois c'est proche de l'horreur dans ton soutif, faut le savoir.

Avec la Lutine, j'ai eu droit au modèle de bébé ventouse pour des tétées de 40 minutes non stop, j'ai pu relire les trois premiers tomes d'Harry Potter rien qu'avec les tétées de nuit, qui se sont arrêtées à 8 semaines, ma fille est une merveille, pas comme ses deux bouseux de frères. Un an d'allaitement, une petite semaine de chierie à tirer mon lait pour le jeter sur les conseils d'un médecin qui n'y connaissait rien, un peu de galère au sevrage partiel à la reprise du boulot, et un sevrage total quand elle a eu un an, le Banania c'est trop bon, fallait la comprendre...

Avec le PitiGasson, j'ai eu droit au modèle qui refuse de téter pendant 48heures à la naissance pour la simple et bonne raison qu'il avait le bidon plein de liquide amniotique, pas con il avait bien voulu emprunter la porte de sortie, mais non sans emporter des réserves. Paniquée, et peu soutenue par le personnel hospitalier, j'ai utilisé les bouts de nénés en plastoc, total merde, au bout de 15 jours mon doudou était hystérique et hurlait au sein. Alix m'a engueulée je ne vous dis que ça, j'ai viré les bouts de plastoc, réappris à mon bébé à téter correctement, 1h45 pour qu'il accepte de prendre le sein, et ce pour chaque sein (ouf j'en ai que deux, sinon j'y passais la semaine), je m'en souviendrais toute ma vie, les trésors de patience que je me suis découvert je ne savais pas que je les avais hein. Bon après, j'avais le bébé nickel Top Baby of the Year qui tète 5 minutes de chaque côté et qui s'estime bien repu. Sauf que deux fois par nuit jusque 15 mois. A 15 mois j'ai décidé, totalement arbitrairement et de façon absolument unilatérale, de fermer définitivement l'open bar la nuit, parce que sinon je connaissais un petit relou qui allait se retrouver bradé sur e-bay. A 1ç mois, de dépit, il s'est sevré et rabbatu sur le Poulain en poudre dans son bibwondlé.

Pour la Boulette, du coup, j'appréhendais un chouïa, mais j'avais quand même envie d'allaiter. J'aurais pu faire une liste du genre:

pour:
- total gratos (mouais, faut compter le tire lait et les coussinets d'allaitement quand même)
- toujours prêt, bonne température, contenant toujours dispo
- moment calme et sympa
- qualité nutritive et gustative tiptop (j'ai goûté mon propre lait, bah quoi?? ben c'est de la bombe atomique, si je le commercialise, obligé je ratatine Nestlé)
- fierté de voir son bébé grandir et grossir et de se dire "eheh c'est moi qui l'ait fait".

contre:
- c'est toujours moi qui m'y colle
- les fuites
- les montées de lait que ça douille
- je me retrouve avec du lait même deux ans après le sevrage, c'est affreux
- je sers de doudou géant à mon bébé
- autonomie/liberté réduites
- allaiter à l'extérieur, même si je maîtrise de mieux en mieux, je n'aime pas trop, pas que je sois d'une pudeur exacerbée, juste qu'un 110E c'est moyen discret à dégainer voyez (non ne voyez pas, c'est mieux)

J'ai choisi l'option allaitement cette fois-ci encore, tout en me disant que je n'y verrais pas un sacerdoce, et que si ça me gonflait, je dégainerai le bib de lait en poudre et que ça lui boucherait pas le trou du uh à ce bébé. Et je vous jure que j'ai faili tout arrêter. Au bout de 10 jours d'allaitement. Et que ce qui m'a permis de tenir et de continuer malgré tout c'était 1. ma fierté personnelle (ma connerie naturelle, ok) et 2. le fait d'avoir allaité les deux autres et de savoir que l'horreur absolue n'allait pas durer.

Parce que même si la Boulette a tété correctement dès la salle de naissance, et malgré le fait que les deux premiers jours ait été un peu laborieux, non pas pour cause de ventre plein, mais surtout parce que le petit monsieur avait extrêmement sommeil et n'arrivait pas à rester éveillé suffisament longtemps pour téter, ben je ne suis pas passée au travers des ennuis.

De retour chez moi je me suis retrouvée affublée de la montée de lait du siècle, des nichons cubique Tetra Brik que même dans un cauchement sponsorisé par Russ Meyer tu ne peux pas faire pire, c'était totalement flippant. Même mon pôpa venu rendre visite à son nouveau petit-fils, le trouvant au néné, et voyant la Chose sur laquelle le pauvre enfant s'escrimait, ben mon pôpa qu'il en a vu des trucs affreux dans sa vie, ben il a crié. C'est dire.
C'était la période du MNG, le Méchant Néné Gauche, celui que la Boulette refusait de téter, parce que de toutes façons il était tellement énorme et prêt à exploser qu'il n' y avait quasiment plus de mamelon attrapable. J'ai failli mourir d'une explosion mamaire latérale, j'imagine la gueule des gros titres dans les journaux le lendemain:
Une mère de famille nombreuse défigurée par l'explosion de son sein gauche:
le bébé ne voulait pas téter.
Bah oui du coup il voulait téter que le GND, le Gentil Nichon Droit. Et le MNG enflait encore, il a fallu l'intervention du tire-lait pour désengorger la situation.
Si par malheur je m'apercevais nue dans le miroir, j'avais comme une grosse envie de pleurer: j'avais des air-bags spécial Mammouth Crash Test à la place de mes nénés. Une horreur.

Ensuite j'ai eu un léger souci de santé qui m'a obligé à prendre des antibiotiques de façon préventive, et bien que le médecin de l'hôpital m'ait assurée qu'il n'y avait aucune contre-indication pour l'allaitement, mes fesses, il y en avait bel et bien une, et de taille, comme me l'a confirmé mon médecin plus tard: ce médoc donnait un goût dégueulasse au lait. Du coup la Boulette ne tétait que de faim absolue, je ne comprenais rien à ce qui se passait (troisième bébé, troisième allaitement, toujours rien capté au mode d'emploi), et à force de tétouiller dans le vide, mon bébé m'a littéralement dépouillé les bouts de nibs: à ce niveau on n'apelle plus ça des crevasses, mais un peeling intégral. C'est bien simple, maintenant j'ai le mamelon bicolore: brun sur l'aréole, et rose clair au bout, c'est super staïle. Juste j'ai cru mourir de douleur. Fiesta time.

Là j'ai dit: si ça continue encore une semaine comme ça, je passe aux bibs. Non mais ça va bien hein. Y'a pas écrit "martyre de la laïfe" sur mes nichons, non non non. Mais le méchant médoc disparu, les mamelons cicatrisés, les montées de lait calmées par des tétées régulières, et c'est reparti mon kiki, comme en 40. Sauf que la Boulette, même s'il ne tête que maxi 20 minutes, le fait 8 fois par jour. Dont une pendant ma nuit. Mais bon. J'arrive à dormir assise et les yeux ouverts maintenant. Je suis trop forte.

Tout ça pour dire, que l'allaitement c'est certes très chouette, mais ce n'est pas tout rose. Mais c'est très chouette. Mais pas tout rose. Mais très chouette ... Hum, bref.
Juste dommage que les papas n'aient pas des nichons open bar eux aussi.
Si, si, dommage.

21 juin 2007

La Boulette c'est le plus mieux

Alors il y aurait un gars qui aurait dit que les mamans elles font rien que des comparaisons à la mord-moi-le-noeud, sisi, les mots concours de b*ites ont été prononcés, entre leurs bébés.
Alors moi je m'indigne.
N'importe quoi je dis.
Mais alors comment c'est même pas vrai, tu dis rien que des bêtises Monsieur Sigmund's Dad.

Moi je ne compare pas, mais alors pas du tout. Ce n'est pas mon truc. Tu vois, moi j'affirme.
Par exemple, la Boulette c'est le bébé de folie, parce que déjà bon, c'est une arnaque à lui tout seul, on m'a grugé à la maternité: au lieu de me remettre le nourrisson auquel j'avais légitimement droit après neuf mois de calvaire, on m'a refilé un bébé de 4 mois et demi facile. Alors ok il fait des supers mignons sourires que Julia Roberts elle peut aller se rhabiller avec son Oscar hein, mon enfant va faire fondre les foules c'est o bli gé, ok il dort relativement souvent, même que je pense que c'est lui le champion de l'endormissement peinard, du moment que bien sûr on berce son berceau -logique, qu'on a fait la pénombre, qu'on reste à côté de lui (logique² pour bercer, hum) et qu'on fait jouer les trois boîtes à musiques à tour de rôle, voire qu'on improvise des zimzamzoum sur l'air des Petits poissons dans l'eau, mais quand même j'ai été grugée. Parce qu'en plus cet enfant est le champion toutes catégories de la Gerbouille de Compet', il est hyper doué pour vomir partout sur sa reum en évitant soigneusement de se salir, surtout les jolies petites sapes que lui a offert Drenka, mais ça c'est parce que il tête comme un guedin à s'étouffer sur le nib, non mais vraiment je crois que mon bébé à moi que j'ai, c'est le pire des goulus de la galaxie au moins. Je le soupçonne de se descendre 3 litres de Mum'sMilk par jour. Va finir obèse.
Bon après du coup, vu ce qu'il baffre, et malgré ce qu'il recrache sur nos vêtements, ma Boulette, malheureusement pour nous, fait des cacas atomiques. Ah non mais je n'exagère en rien, cet enfant a visiblement un arsenal de bombes chimiques très puissantes à l'intérieur de ses Peaudouces discount. C'est jaune fluo, grumeleux, ça sort en jet dans un bruit de tonnerre que tu croirais qu'on a muté ton adorable bébé king size en camionneur qui vient de se bectave un chili pour douze, et surtout quand tu crois que c'est fini, ahahahahahaha, tu te trompes. Si la Chose se produit quand la couche est ouverte, on songe très sérieusement à poser des petits jalons sur le parquet de la chambre, pour noter les records de distance parcourue par le CVGM (Caca Volant Génétiquement Modifié).
Ah ça c'est parce qu'avec notre bébé qu'on a que c'est le plus fort, ben on est les parents les plus morts de rire, ça, trouver plus écroulés que nous, ce n'est carrément pas possible. Surtout à 4 heures du mat', écroulés pire que nous, je crois que c'est juste mort.
Je récapitule: mon bébé c'est le plus grand, le plus gros, le plus gros cacateur et gerbouilleur, il est trop fort en sourires et en dodo, et il épuise tout le monde. Et bien sûr, suis-je sotte, c'est juste le plus beau, et ça je le prouve tout de suite



ahahahahahahahah trop facile.

Tu fais moins ton malin hein main'nant Môsieur le Pôpa de Sigmund?



>> et donc le fabuleux nouveau blog du papa de Sigmund, c'est là: A bas les bébés! (et on peut toujours se délecter des fabuleuses archives sur le premier tome: Code Sigmund)



bonus les bébés sont nos amis:
Franchement les blougs spécial mon bébé, sa vie, son oeuvre, ça me gonfle grave, je comprends bien dans mon immense mansuétude que c'est souvent destiné aux parents éloignés, tout ça, oué oué, mais alors quand je tombe desssus, la plupart du temps je me casse aussi sec, parce que je trouve ça gnangnan/relou/moche. Sauf le blog de Syven, parce que même si elle ne parle quasi exclusivment que de son bébé tout neuf, c'est toujours bien écrit, sympa, et drôle. En plus son fils il est beau. Bon, pas autant que la Boulette, mais beau quand même. Hin hin hin. Et en plus Syven, son nichon il s'apelle Babar. Classe internationale quand même.

11 juin 2007

angel et la grosse marrade²

Avoir des garçons, c'est rigolo. Non mais si, arrêtez quoi, c'est rigolo, je vous le dis. Même je vous le prouve. Par deux fois, parce qu'une bonne démonstration se doit d'être complète.

Alors le garçon version bébé de deux mois, c'est rigolo des fois, parce qu'après avoir foutu sa mère en taule pendant deux jours, rapellez-vous le stage "vis 24/24 avec ton bébé greffé sur toi", il a trouvé que mouarf, c'était chouette de refaire un chouïa de température, histoire d'affoler à nouveau les troupes. Ok, ça je vous l'accorde, en fait, c'est moyen drôle. M'enfin, le thermomètre ne s'affolant pas, on reste zen, et ce matin le gentil médecin vient voir le joli bébé coquin. Et prescrit un ECBU, parce qu'au cas où, vaut mieux vérifier.
Et donc, le bébé il est trop piti pour faire pipi dans le petit pot stérile, non mais comment vous voulez qu'il vise hum? Même si certains sont très doués pour viser la tasse de café de maman, le pot stérile, c'est mort, on oublie. Il faut donc poser une petite poche à pipi pour recueillir les précieuses urines de Monsieur la Boulette. Arf. Bon déjà aux urgences j'avais vu faire, donc c'était à moi de gérer le truc, Chéwi ayant préféré tirer la carte: je vais acheter la poche à la pharmacie lalalalalalalalalala.
Donc j'explique: faut nettoyer tout le biniou et la zone environnante au Dakin, et ensuite si on est une maniaque de la laïfe et une traumat' du microbe genre oim, se laver les mains au Dakin au dessus de la poubelle à couches (tfassons je sens pu rin du tout, depuis que ces bâtards de tilleuls de la cour de l'école ont eu mes muqueuses nasales samedi midi pendant la kermesse, 'foirés!). Virer le petit opercule de la poche à pipi (le trou pour passer le minuscule bout de zan du bébé) et décoller la protection de l'adhésif. Ensuite scotcher la poche à pipi autour du petit machin riquiqui d'avoir été nettoyé au Dakin non mais quelle barbarie je vous jure. Ah aussi faut refermer la vidange de la poche, une sorte de tuyau flexible tranparent, avec une sorte de petit bouchon malpratique au bout. Emballer le tout dans la couche. Donner un coup de néné en rab' à la Boulette, histoire d'activer la fonction pipi: la poche a une durée d'utilisation plutôt limitée (moins d'une demi-heure).
Au bout d'un temps certain, le bébé a fini de téter et somnole peinardement sur le coussin d'allaitement. Je déscratche la couche, et ouééééééé, y'a du pipi plein la poche, c'est Noyel, on a réussi, comment on est trop forts (enfin moi surtout)(ok surtout la Boulette). Demander le petit flacon stérile à Chéwi. Demander à Chéwi de tenir la poche à pipi préalablement déscratchée du bébé et rescotchée hermétiquement, au dessus du piti flacon. Et ouvrir inconsidérement le bouton malpratique de la vidange. Voir le petit flacon se remplir très vite, et se retrouver avec du pipi de bébé absolument partout.
Grosse marrade, sisi, j'en ai pleuré de rire d'être si nulle, je vous assure que c'est drôle, y'en avait partout! Allez! Non?

Hum.

Bon alors je peux aussi vous prouver que les garçons c'est so much fun avec cette chouette photo du PitiGasson, pris d'un soudain amour pour le ménage, et qui a décidé que sa nouvelle mission c'était de nettoyer la salle de bain avec la brosse à dos et le gel à pwals de jambes de môman.
Ah ah ah grosse marrade.
Je l'ai arrêté à temps.
Misère.





il est très fier d'être pris en photo en plus cet andouille





bonus: Du petit mec chtarbé aussi sur PiyaPiyon le blog qu'il est trop bien pour toi.

Et plein de mercis à Madame Pas Contente, elle saura pourquoi.

08 juin 2007

La Semaine de la Chiasse Totale [edit inside]

Là, vraiment, j'ai envie de chialer. Mais pourquoi donc, me demanderez-vous, attentifs et polis, et concernés, je sais que vous êtes tous des lecteurs farpaits.

Je n'ai pas pleuré après ma nuit à 39°5, entrain de rissoler dans mon jus (mon dieu, demain Chéwi ne va retrouver qu'une flaque de gras dans le lit, ce seront mes pauvres restes), à rêver en boucle des trucs incompréhensibles, je suis juste allée chercher une bouteille d'eau pour essayer de rester un minimum aqueuse.

Je n'ai pas pleuré quand ma maman venue en renfort pour m'aider avec la Boulette, a flanqué par terre mon portable, le truc de gueudin qui n'arrive jamais, le fil de l'alim' qui s'est coincé dans l'absence d'accoudoir de mon fauteuil en osier Hic et Ah, mon portable s'est fracassé les megabytes sur le parquet, sous mes yeux ébahis, j'ai poussé un hurlement. Ma mère a failli mourir d'un arrêt cardiaque, elle était contente d'être viendue chez oim, pour le coup. Je n'ai pas pleuré, j'ai juste démarré la bécane en priant qu'elle vive encore, et elle avait survécu, elle est trop forte ma Poupoune.

Je n'ai pas pleuré quand à 12 00 ma température était toujours à 39°6, parce que le gentil médecin m'a rappelée pour me dire que oui l'ibuprofène était autorisé pendant l'alaitement, et j'ai pu me taper une super descente de fièvre en moins d'une heure, j'ai sué comme une truie dans un sauna, je n'ai pas pleuré, je suis juste allée prendre une douche.

Je n'ai pas pleuré quand après la plus longue sieste de sa courte existence, ma Boulette s'est réveillé tout chiffoné avec 38°4. J'ai juste envoyé son papa acheter des suppos de Doliprane pour un bébé de 6 kilos.

Je n'ai pas pleuré quand 3 heures plus tard, à 22:30, mon fils a grimpé à 39°3. J'ai juste décroché mon téléphone pour appeler SOS Médecins.

Je n'ai pas pleuré non plus quand la gentille opératrice m'a clairement expliqué qu'un bébé si jeune avec autant de fièvre, il ne devait absolument pas rester à la maison, mais être vu rapidement aux urgences pédiatriques. J'ai juste appelé ma super belle-mère, envoyé Chéwi chercher le siège auto à la cave, et préparé le sac à langer de mon fils, avec le carnet de santé, la carte vitale, les couches, un change, le produit à cul, les cotons, sa petite couverture...

Je n'ai pas pleuré quand la gentille médecin des urgences a prononcé les mots ponction lombaire. J'ai juste ouvert des grands yeux, et je me suis demandé qui donc venait de m'assomer d'un coup là? Hum? Et ensuite j'ai patiemment et poliment négocié qu'on attende pour lui faire cet acte douloureux et risqué, car il avait probablement attrapé mon virus. Hors de question que l'on fasse subir ça à mon bibou, le dos des bébés est mou et ils n'appréhendent pas, on utilise des petites aiguilles, mais mes fesses oui, viens que je te donne un coup de marteau piqueur entre les omoplates madame. Je veux bien qu'on élimine toutes les possiblités d'infections avant de déterminer que la fièvre est d'origine virale, mais faut pas charrier non plus.

Je n'ai pas pleuré quand j'ai compris qu'un bébé de moins de trois mois avec plus de 39° de fièvre admis aux urgences pédiatriques se voit obligatoirement hospitalisé. J'ai juste demandé s'il y aurait un lit pour moi dans sa chambre, et si l'on pouvait rédiger un certificat pour que le papa n'aille pas travailler et s'occupe des deux autres loustics. Ce qui a été fait.

Je n'ai pas pleuré quand on a sorti un pauvre lit pliant d'un placard, et qu'on a mis une perf à mon bébé, qu'on lui a attaché les capteurs de l'électro cardiogramme et le capteur de sat'. J'ai juste appris à manipuler mon bébé avec précautions pour ne pas emmêler les fils, et j'ai essayé de faire mon lit pour dormir quand je le pourrais. Ma gentille et adorable belle-mère était allée chercher un sac préparé par Chéwi, totalement dégoûté, avec des affaires pour moi et pour la Boulette Bouillotte, j'ai ouvert le sac, enfilé des vêtements confortables, j'ai disposé la jolie couverture offerte par Deedeen sur les barreaux du lit de la Boulette, pour le protéger des lumières du couloir, et déposé devant les trois doudous trouvés dans le sac: le chien hochet qui trône habituellement dans le berceau, le petit crocodile qui lui tient compagnie, et le hochet zèbre offert par Pando, celui qui fait pouet, et que la Boulette adore.

Je n'ai pas pleuré les deux jours qui ont suivi, à voir mon bébé enfermé dans moins de 3 m² , lui qui suit toujours la petite troupe toute la journée dans son landau, qui voit défiler du paysage à longueur de temps. J'ai juste essayé de l'occuper avec ses trois doudous, les carrés de sa couverture, la boîte à sons trouvée dans la chambre. Je lui ai raconté plein de bêtises aussi.

Je n'ai pas pleuré quand les capteurs de l'electro-cardiogramme, mal adaptés aux nourrissons, faisaient sonner le monitoring pile quand il était en sommeil profond (il respirait pas assez souvent, l'andouille de bébé, non mais franchement) ce qui est trop chouette pour le réveiller, mouarf, ce n'est pas comme si je venais de passer deux plombes à l'endormir. Pas plus que je n'ai râlé de ce capteur de sat' relou qui n'arrêtait pas de buguer et de se mettre en alarme. Je n'ai pas chialé de cette perf accrochée au mur qui m'empêchait d'aller jusqu'à la table à langer, j'ai juste sorti le petit tapis à langer du sac de la Boulette, et je l'ai changé sur mon lit de camp, avec son produit à cul perso, ses cotons, et ses couches. Tout était tellement différent de la maison, je voulais qu'il garde quelques repères, si minuscules soient-ils.

Je n'ai pas pleuré de ne pas pouvoir bercer mon bébé autrement qu'en oscillant sur moi-même, ni de ne pouvoir le calmer autrement qu'en lui donnant le sein. J'ai juste arrêté de compter les tétées, et je pense que la Boulette a largement explosé son record. Il ne serait pas incroyable que cet enfant ait tété plus de 15 fois dans la journée de mercredi. Surtout que dès midi sa température était redevenue normale, et l'appétit a suivi.

Je n'ai pas pleuré de fatigue lors des deux nuits en service pédiatrique. Pourtant j'aurais pu, quand je venais de passer 25 minutes de tétées, et 15 minutes de berçage, pour endormir mon chtit bisou tout décalqué, en me fiant au monitoring pour repérer le sommeil profond (rythme cardiaque entre 130 et 135, on a vraiment que ça à foutre hein, c'est largement pitoyable), que je le déposais dans son lit à barreaux en me hissant sur la pointe des pieds, en essayant de ne pas emmêler tous ses fils et sa perf, et que paf, la lumière du couloir se ralllumait pile sur sa ptite bouille, et que ça le réveillait, car cet enfant n'envisage de dormir la nuit que dans le noir quasi total... J'ai juste pris mon mal en patience, et récupéré à chaque fois mon bébé pleurant, me suis assise en tailleur sur mon lit de camp, l'ai remis au sein, en me disant, bah je vais bouquiner, tant pis, j'ouvrais mon livre, le bébé têtait, bien éveillé, je lisais quelques lignes, et paf, la lumière du couloir s'éteignait, et je me retrouvais dans le noir, ahahahahahahaha, je vous jure que j'ai pensé que c'était un complot spécifiquement contre ma goule.

Je n'ai pas pleuré non plus quand le mercredi midi l'infirmière m'a appris que je ne serais pas nourrie, que seul le petit déjeuner était préparé pour les parents accompagnants, et ce entre 8h et 9 h, je l'avais raté car 1. je dormais un petit peu et 2. je donnais la tétée lors du bon crénau, et puis de toutes façons, je ne voulais pas laisser mon fils tout seul. J'ai juste été hyper soulagée que ma mère soit venu me voir, elle a filé au monop' m'acheter de la bouffe de lusque, bio, diététique, et originale, merci maman, uhuhuhuhuhu, ce qui m'a permis de tenir les deux repas du mercredi et le petit dej' du jeudi, en ayant pris grand soin d'écrire "maman de la Boulette" sur ma salade de quinoa aux graines germées, mon sandouich à la brique de vache, tomate cerises et graines de tournesol, et ma compote bio avant de les déposer dans le frigo commun. Mouarf. J'en profite pour remercier ma mère publiquement de m'avoir fait découvrir les macarons au chocolat de chez Paul, mais créer une addiction chez son enfant 33 ans après sa naissance, c'est mal!

Je n'ai pas pleuré de rester toute la journée en face de la chambre de Crapouille, 4 ans à vue de nez, hospitalisé depuis au moins une journée quand je suis arrivée avec ma Boulette, et qui repartirait facile 2 jours après nous... Crapouille, diabétique, allait se faire poser une pompe à insuline. Maman Talons Aiguilles et Papa Portable ne lui parlaient pas très gentiment ouhla non non non: tu es vilain, vraiment tu es vilain avec tout le monde! (là c'était sa mère) ou tu es vraiment rien qu'une teigne (là c'était son père), j'en passe et des meilleures, des menaces de fessées pour manger la semoule, jusqu'aux mensonges devant l'enfant sanglotant qui réclame son papa parti pour la nuit oui si tu termines ton plateau, papa va revenir, je vais le chercher, oh il m'a dit qu'il arrive... Là j'avais juste envie de me lever et d'aller expliquer la laïfe à des parents assez pourris pour mentir à un gamin hospitalisé mais je me suis abstenue, bien sûr. Il était relou Crapouille, mais franchement, il avait de quoi le loustic, parce que des parents qui promettent des baskets spiderman si tu manges ta tartine, franchement, y'a de quoi les pousser à bout...

Je n'ai pas pleuré quand on est finallement sorti de l'hosto avec un bébé sans fièvre depuis plus de 24H, et que ma gentille, adorable et complètement folledingote belle-mère, m'a planté devant sa voiture avec le bébé dans les bras, le sac à langer et mon sac de voyage, parce qu'elle avait paumé ses clés de bagnole. Moment d'immense solitude, mais j'ai juste tapé la discut' avec une nana sur le parking, histoire de faire passer le temps jusqu'à ce que Fofolle the First accrédite ma thèse des clés de ouature glissées dans la doublure de son sac, muf muf muf (non mais y a même retrouvé le second trousseau, perdu depuis un bail, c'est dire).

En fait, même si du lundi 17 00 au jeudi 18 00 c'était bien pourri de chez pourri, j'ai tenu le coup. Je n'ai pas pleuré. Je me répétais comme un mantra: on teste ma zénitude là, on teste ma zénitude, je vais y arriver.

Sauf que.

Sauf que j'ai fini par craquer. Et vous savez quand? Quand on m'a dit que c'était bon, que la Boulette allait pouvoir rentrer à la maison, et alors qu'il s'était finallement endormi dans son lit-cage, je me suis rendue aux toilettes. Et que j'ai constaté avec des yeux comme des soucoupes et une incrédulité de la taille du Massachusset au moins, que le Ketchup Monster était de retour, moins de 2 mois après la naissance de la Boulette, et mois de 4 semaines après la fin des suites de couches. Alors que j'allaite intégralement, all day and night long, open bar, free nibs for baby, non mais c'est quoi cette arnaque?

Là, oui, j'ai chialé. Le retour de la patacul, mes amis, ça tue la zénitude de n'importe qui. Faut être préviendu.

Ketchup Monster 1- Angel 0



bonus track portnaouak:

devinette:
je pisse sur la pile de bodys propres et je chie sur le thermomètre
qui suis-je?

info veri interessante:
j'ai enfin cédé aux sirènes de la modernité et du capitalisme et que sais-je encore... Oui je viens de prendre un abonnement pour avoir un téléphone portable. Rien à voir avec son look bien sûr. Bien sûr.

mille mercis
à Altaïr, pour Malevil, que je vais pouvoir relire pour la 439ème fois avec bonheur
à ma Paula, pour m'avoir enfin permis de lire Le Philibert de Marilou, de la très talentueuse Capucine.
Z'êtes des amours.

04 juin 2007

les supers pouvoirs d'angel

(note de haut de post: PiyaPiyon le blog indispensable pour tes marmots, il est tout beau tout neuf avec joli costume à pois qui va bien, et même que j'ai reposté dessus, Alix en avait marre de se taper tout le boulot)



Je disais tout à l'heure chez le Papa de Sigmund (ehhhh les gens, le petit dauphin le plus attendu de la blogosphère est né, allez féliciter les heureux parents hein)(en plus ce blog c'est de l'humour en barre, hautement recommandé), à cette chère Ophise (celle qui vous fait aimer le train) que si j'arrivais à bloguer malgré trois zenfants, c'est parce que j'ai des supers pouvoirs.

Trop fou.

Beh quoi c'est vrai en plus.

Le truc voyez vous, c'est d'avoir:

- un ordinateur, de préférence portable, et donc facilement manipulable
- deux mains
- deux nichons
- un coussin d'allaitement
- et des supers pouvoirs qui butent tout

Parce que bloguer requiert comme chacun sait l'usage d'au moins une main, mais avec deux c'est mieux, il est donc primordial d'avoir ses mains dispos pour réussir. Ensuite bloguer nécessite un minimum de calme, si ce n'est un recueillement monacal (amen), il faut donc pour celà que les éléments sonores nuisibles soient neutralisés. Chez moi il s'agit principalement du PitiGasson et surtout de la Boulette. Si le PitiGasson peut se tenir tranquille selon des méthodes assez simples (tototte+doudou devant DéVéDé, Playmobils, et autres élevages de cagots sur balcon) en ce qui concerne la Boulette, au secours. Alors quand il refuse de pioncer dans son joli berceau décoré avec amûr par sa môman, comme il le fait présentement, il faut user de ruses diaboliques, aussi apellées, les Supers Pouvoirs d'Angel. Si je veux oué.

C'est là qu'interviennent les deux nichons, et le coussin d'allaitement. Rien de plus simple: il a été constaté régulièrement que la Boulette c'est rien qu'un glouton et un pionceur fou. Pour être absolument sûr qu'il dorme tranquille un bon moment, il faut lui caler le bidou quelque chose de bien, et comme ça ensuite, on peut bloguer peinard.
Alors on prend le coussin d'allaitement, qu'on pose sur les genoux, on surélève un chouïa les jambes histoire que ce soit baby-safe, on cale les bords sous les bras, on se fait livrer le bébé affamé ou on l'installe soi-même, dégraphage de soutif d'allaitement so sekchi, moup moup moup moup, le bébé tête, en moins de 10 minutes, le bébé pionce (c'est un modèle tiptop, très très rare, je sais). Dé li ca te ment, virer le bras gauche de dessous la tête du bébé, avec la main droite rapprocher l'ordinateur, et hop blogage (après avoir pris soin de ré agrapher le soutif, ho, bande de pervers!). Si c'est pas trop le Sioupeur Poweur ça?

La preuve en image pour les plus sceptiques d'entre vous (si si je sais, y'en a)(tiens toi par exemple):





Oh une Boulette kromimi grave qui pionce sévère

Ah ah. Je suis trop powerful, inclinez vous.


bon après on fera semblant de ne pas saisir le rapport avec la tt/dodo, et le fait que cette Boulette de 8 semaines hier pèse plus de 6,100 kilos pour 60 cms. Ahem.



Bonus la Semaine de la Chierie:
Alors keskyé pire que d'être all day long alone wiz marmots (3). Hum?
De rentrer de l'école à 17 00, et de se rendre compte que oh bah si je me sens aussi pas bien du tout, c'est légèrement normal: 38°4. Nous noterons l'efficacité nulissime du paracétamol, seul anti-fièvre autorisé en allaitant: ouéééééé j'ai 38°1. Veux mourir.
Et keskyé encore pire, si si c'est possib', que d'être cloîtrée at home avec les trois gniards, et la tête dans le ionf à 38°1, mhhhhhhhhh? C'est que le Chéwi appelle à l'heure présumé de son rentrage max+10 minutes, pour informer sa petite famille qu'il est coincé à 5 gares de chez nous, car grosse fuite de gaz sur la voie. Na mé keske j'ai fait au Bon Dieu hein?
Il a pris un taxi, et il est rentré dare dare (enfin, en 40 minutes, mouarf!). Moi je vais me coucher avant que la Boulette ne demande sa pitance. J'appréhende un chouïa demain, je soupçonne une coupure d'eau tiens, ou alors une attaque de missile pile sur mon balcon. J'hésite.

25 mai 2007

angel positive

Non mais le truc, c'est de réchéflir sérieusement et d'essayer de comprendre. Ne pas jeter la pierre, tfassons, jeter des caillasses à son marmot, c'est mal vu, y'a pas à tortiller de la peaudouce hum.

Donc.

Ma Boulette, il est super coquet comme bébé, voyez, c'est pour cela qu'il crachouille des trucs immondes (oui mesdames et messieurs, j'ai enfanté le bébé capable de biphaser mon lait, il recrache l'eau d'un côté, les nutriments de l'autre, oui c'est totalement abject), il me rapelle qu'il faut lui changer sa tenue voyons, ce serait déchoir que de porter à 14:00 la même tenue qu'à 10:00 à la sortie de son bain quotidien. Dans le même esprit, il chie partout dès que son père a le malheur de lui ouvrir sa couche. Avec moi non. Avec moi, il préfère dégobiller dans mon décolleté, pour me forcer à me laver et à changer de fringues: il est coquet et il tient à ce que son petit personnel soit tiré à 4 épingles. C'est tout.

Ma Boulette, il veut que sa maman soit une sportive de haut niveau: par conséquent, plutôt que de dormir direct dans son berceau sans faire caguer le monde, il préfère aller se ballader dans le landau, histoire que sa génitrice se bouge le popotin et perde toute cette graisse supeflue (et néanmoins confortable). Il est gentil, et prévenant comme bébé. J'ai de la chance.

Ma Boulette il est intelligent, mais alors, c'est époustouflant. Il sait déjà qu'il faut boire au moins un litre et demi par jour pour être en bonne forme et en bonne santé. Mais comme il est prévoyant, et que deux précautions valent mieux qu'une, bah il en boit trois litres. Pas d'un coup, parce que son petit estomac ne tiendrait pas le coup, comprenez bien. Non non, en une dizaine de fois. Surtout le soir. Comme ça il prend soin de sa petite maman, qui est obligée de se mettre dans son lit et devant sa téloche pour tenir le rythme...

Par contre, ce que je ne comprends pas, c'est son obstination à me réveiller une ou deux fois par nuit? Il veut quoi là? Je ne compte pas entrer dans l'armée, pourtant au bout d'un mois et demi je suis fin prête à me lever n'importe quand au son du clairon. Par contre l'efficacité ne suit guère ensuite, je sens que dans pas longtemps j'irais faire mon pipi dans l'évier et chercher à boire dans les toilettes hein.


Allez, hop, je garde le moral, à 18 ans, je le sortirai à coups de pied au uq de son plumard. Bien fait.




ps: merci à celui/celle qui a pris le tit chat choupinet sur ma ouicheliste, mais euh bon, c'est MON anniv' hein, alors ca va bien les couneries main'nant: APN orange kro mimi j'ai dit!

10 mai 2007

angel est toujours sur le pont

Ah ah ce n'est pas parce qu'on est malade qu'un bon génie va apparaître et remplir le frigo comme par magie, non non non, il faut se munir de son caddie pourri, et se rendre à Pionch, as usual.

Hier, j'étais guérie, et donc apte à reprendre mes fonctions.
Sur le pont depuis 9:30, heure où j'ai posé le pied par terre, à accompagner la Lutine à l'atelier, et le PitiGasson au gymnase, et aller chercher l'un, puis l'autre, et nourrir la Boulette, toujours toujours toujours (ce bébé a décidé de jouer en Ligue 1 des Téteurs Fous), je me suis allongée quelques minutes dans le canapé vers 15:00, mais ahahahaha, à 15:30, Nichon Time again, et ensuite, les courses.
Comme le frigo ne se remplit pas seul, les Pakédkopis ne s'envolent pas, et donc Chéwi il avait du boulot. Donc j'ai tiré la carte va à Pionch et ne gagne pas 20 000 francs. Ensuite pour que Chéwi puisse travailler tranquillement, ce qui équivaut à se retenir d'écrire des trucs genre mais spa possib' d'être demeuré à ce point bordel sur les copies de gentils adolescents qui tentent d'analyser un poème de Rimbaud, j'ai aussi tiré la carte PitiGasson va à Pionch avec sa môman. Arf. La Lutine dans le canapé devant un dévédé, la Boulette, sur-nourri, devait pioncer, et donc l'Homme être peinard.

Me voilà donc dehors, complètement laminée par avance, avec comme mission de nourrir ma famille par l'achat de produits essentiels à sa survie. Trop yee pee yeah. Le PitiGasson a accepté de venir sans trop râler, appâté par le fait de prendre le bus, et ensuite d'avoir son propre caddie.
Misère.
Dans quoi m'étais-je encore fourrée?
Parce que d'habitude je suis une fille intelligente, voyez, je vais faire les courses avec Alix, on chipe une ouature, on débarque dans le Pionch, on se speede, on enchaîne sur Picard, et on balance les sacs dans la ouature et on rentre fissa, c'est plié en moins de deux heures.
Là, non.
Là, je suis partie avec PitiGasson.
Misère.
Déjà bon le bus il était tout content d'être dedans, au point de faire moults acrobaties autour des barres, n'ayant visiblement aucune idée du fait qu'il risquait de se ramasser sévèrement la tronche si le conducteur s'énervait sur la pédale de frein. J'aurais du me méfier du caractère enjoué et dynamique du gamin. Parce qu'arrivé dans le supermarché, le voilà qui s'emparre d'un mini-caddie pile poil à sa taille, comme convenu. Avec lequel il commence à slalommer comme un guedin entre les rayons, manquant de renverser les mamies et d'emboutir le gars de la sécurité. J'ai beau lui donner des consignes comme quoi il doit me suivre, ne pas courir, bernique, je peux toujours m'époumoner, il n'en a strictement rien à secouer. Je tente bien, désespérée, le fameux bon ben je m'en vais sans toi, à bientôt hein quand il se carapate vers le poissonier pour voir les cwabs oh maman je vais voih les cwabs! La seule réponse que j'ai reçue, alors qu'il s'éloignait déjà très très loin, avec ses nus-pieds et son sweat bleu, c'était: ui ui maman, je me débwouille tout seul!
Misère.
Je passe sur toutes les fois où j'ai essayé de lui faire croire qu'il s'était perdu, qu'il flippe et arrête de fuguer, mais il me retrouvait toujours, complètement mort de rire, je préfère oublier les trois fois où il a massacré mon tendon d'Achille avec son mini caddie de merde invention du diable bordel, surtout la dernière, juste devant les caisses, où j'ai cru mourir de douleur. Il a dit pahdon, je te aime maman, en faisant plein de bisous sur ma main, mais chier, ça fait super mal quand même.
Et je n'évoquerais même pas le fait qu'il a arraché ma carte bleue du lecteur, non mais c'est quoi ce môme, Attila?

Et quand j'ai finallement atteint mon home sweet home, avec un caddie blindé et un minot survolté, ce fut pour apprendre que Chéwi n'avait pas pu corriger une seule copie, parce que la Boulette ne voulait dormir QUE sur son papa, et que donc il était resté assis dans le canaprout, peinard, avec son bébé endormi, et un bouquin.
QUOI????

Bah ensuite de 18:40 à 23:30, j'ai fait open bar et lit d'appoint pour le Bébé Best Relou of the Year. Bah oui, les Pakédkopis, fallait bien les corriger.


Non mais bientôt je réussirai à trop bien m'organiser et à mener tout ce petit monde à la baguette. Juste le temps de récupérer un peu et de trouver 5 minutes pour dormir. Oué. Bientôt.



bonus track la chanson de la semaine
Je ne peux que vous conseiller d'aller écouter la super chanson de Syven pour son bébé, parce que franchement ça rooooxxxxxxxxe.

bonus track je cultive mon cerveau et j'entretiens ma vigilance
Maintenant qu'on a un super trop bien nouveau président people, il s'agit de rester alerte sur ce qui se passe et ce qui se dit. Pour ça rien de mieux que de lire l'excellent blog à six mains de l'équipe d'Arrêt sur Images, le très fameux Big Bang Blog.

bonus track girlie
Le très joli blog de Pénélope a changé d'adresse, donc si vous ne connaissez pas encore, c'est par là que ça se passe, pour savourer quelques grammes de délicatesse dans un monde de nains.

05 mai 2007

angel is over deborded

Mais pourquoi donc je ne blogue pas moi? Hum? Mais que se passe-t-il au Royaume de la Rigolitude pour que je ne trouve pas un petit morceau de temps pour bloguer?

Pour vous donner un aperçu du pourquoi du comment voici un retour sur ma journée d'aujourd'hui.

A deux heures passées de trente minutes cette nuit, la Boulette s'agite et chouine dans son couffin. Je dors depuis minuit seulement, après la dernière tétée, autant dire que quand son père me le refile, je suis à peu de chose près le clone exact d'un zombie neurasthénique. Cela ne dérange aucunement Bébé Goulu, qui se précipite sur le nichon pour prélever sans tarder sa ration. Au bout de 10 minutes il pionce sur moi avec un sourire béat, et il pue du cul. Refilage à son papa, qui après un changeage de couche et un rot de buveur de bière, me le rend tout prêt pour la seconde tournée de Mum's Milk. Je n'ai même pas réussi à me lever pour aller aux toilettes, tellement je suis à ramasser à la petite cuillère (ok à la louche, ça va bieng oh!). Dès que le mouflet ferme les paupières je le refourgue sans ménagement à son paternel: sa mission consiste à le rendormir et à la recoucher. En ce qui me concerne, je refile direct sous ma couette, ma tête atteint à peine l'oreiller que je ronfle déjà. Me réveillerait 20 minutes plus tard pour filer le bout de mon petit doigt à téter à Bébé Relou. Me rendormirait aussi sec.

Sept heures du mat', PitiGasson veut son bibwondlé, et la Boulette s'en rejeterait bien un p'tit derrière la cravate. Hop, nichon 1, refilage à Chéwi qui gérera cette fois ci d'une main de maître et avec toutes les précautions d'usage le tsunami de caca liquide projetté par son bébé d'amour. Qu'il est mignon cet enfant, faut-il qu'on l'aime hein, avec ce qu'il nous en fait voir, parce qu'il faut bien avouer que j'ai pondu le champion de la Bombe à Merde... Nichon 2, et déposage du bébé somnolent sur son papa qui roupille. Repieutage.

Neuf heures et quart, on est obligés d'émerger, le PitiGasson avec ses sempiternels "je peux me lever?" a bel et bien fini par nous avoir à l'usure. Neuf heures trente, j'apelle Alix, pour savoir si elle veut que je l'accompagne chez l'orthophoniste avec sa marmaille et la mienne, histoire que je libère du temps à Chéwi pour corriger ses Pakédkopis pourris. Ok, mais on doit être prêts à 10:10. Ben euh on va faire ce qu'on peut. Pendant que Chéwi donne le bain à la Boulette et l'habille (et fais le con: han 4,720 kilos, comme hier, je m'inquiète, il ne prends pas de poids cet enfant?? ), je sape à la vitesse de la lumière PitiGasson, foin de l'autonomie, et je sélectionne dans l'armoire de la Lutine de quoi se prémunir de sortir le cul nu, ce qui risque de lui arriver si elle reste en somnolente contemplation devant ses étagères de fringues. Je m'habille avec un pantalon qui traîne sur mon fauteuil, et ma tunique propre retrouvée dans le placard. Pas le temps de prendre une douche. Empaquetage du bébé, vestes des grands, on descend, on est à l'heure, et la Lutine a même eu le temps d'avaler un petit dej', miracle.

S'enchaîne ensuite le square devant l'immeuble de l'orthophoniste, puis le centre commercial pour faire deux trois courses, je rentre chez moi, il est midi et demi. Je nourris la Boulette, j'essaie de manger pendant qu'il est hypnotisé par la nouvelle arche de jeux de son transat, et je le reprends ensuite pour tenter de l'endormir. La Lutine accueille Mini pour jouer avec elle aux playmos, et alors que Chéwi couche PitiGasson, je m'apprête mentalement à savourer mon dessert (un fondant au chocolat noir mit crème anglaise) et ensuite à me pieuter pour une petite sieste réparatrice. Sauf que.

Sauf que, 14h30, Chéwi sort de la chambre de PitiGasson et me dit: je vais inspecter sa tête, il se gratte. Noooooooooon? Ben si, PitiGasson a la tête farcie de lentes prêtes à éclore, les parents pouxes s'étant heureusement fait la malle. A peine la Boulette ayant terminé son festin, que voilà que s'éloigne de moi très très vite l'image mentale de mon fondant au choc, tout aussi rapidement remplacée par celle du flacon de shampoing anti-saloperies. Joie. Bonheur. Liesse. L'enfant avait échappé jusque là à l'invasion de l'Horrible, il vient de tomber au champ d'honneur. Au bout des deux shampoings réglementaires sur le loustic le plus remuant de la planète et je ressemble à une très fatiguée serpillère, prête à être essorée.
Emballage du pouilleux dans une serviette, installation sur tabouret avec tototte et dévédé de Barbapapa, épouillage au peigne fin, celui avec les longues dents en fer. L'enfant gigote, se tortille, chouine, râle et je commence à m'énerver, et le ton monte un peu (beaucoup?). Chéwi voudrait bien réussir à endormir la Boulette, le bébé qui pionce comme un ouf tous les jours ayant décidé qu'en ces temps de crise diplomatique, il ne fallait pas jurer dans le tableau, et refuse donc de fermer ses yeux plus de trois minutes. Je me fais donc remonter les bretelles: je fais trop de bruit, il ne peut pas endormir l'enfant, non mais franchement. Beh faut pas me chercher les gens, oh non non non, j'inverse donc prestement les rôles: à moi le dodo du bébé dans la chambre toute calme en lisant un bon bouquin, à lui l'épouillage de l'asticot pénibeule. Eh eh.

Au bout de 10 minutes d'épouillage, Chéwi décide que le plan "tonte du PitiGasson chez sa coiffeuse adorée" est un plan trop bien qu'il bute tout, et il embarque manu militari le gamin pour se faire ratiboiser le tif et occire par là même l'habitat des ignominies. Je me retrouve avec mon bébé tout plein de coliques qui ne veut pas dormir, et je repasse un temps certain à lui redonner le nichon, et à l'endormir.

Il est 17 heures, victoire, il dort! J'en profite pour manger mon dessert, on dira que c'est mon goûter, après tout. Le PitiGasson rentre tout beau tout tondu, fier de lui. Et j'allume enfin mon ordinateur. Me dit que ça fait un bail que je ne blogue pas. Commence à écrire cette note, dont une partie à été rédigée dans un endroit que la pudeur m'empêche de citer mais on remerciera grandement le pouvoir du wi-fi.

Il est 18h 15, je ne suis toujours pas douchée, je pue, mon dernier pantalon survivant vient de se déchirer, Chéwi rendort la Boulette réveillé par les zenfants excités, les zenfants calmés regardent un dévédé.
C'est le moment, je clique sur Publier et je vais enfin pouvoir aller me laver. Sauf que mes fringues propres sont dans le placard de la chambre de la Boulette. C'est mort.

Life is a bitch et je refoule du dessous de bras. Faisez des enfants qu'ils disaient!



note: Les gens, il faut aller voter demain, et soyez gentils de mettre le bon bulletin dans l'urne, parce que je vous jure que si le Nain Mafieux accède aux plus hautes fonctions de l'Etat, non seulement on va être un sacré nombre à s'en prendre plein la tronche parce qu'on ne correspond pas à ses critères pourris, mais en plus ça va me faire tourner le lait. D'ailleurs si vous adorez les personnes de petite taille avides de pouvoir, teigneux, racistes, homophobes, psychorigides, et mous du cervelet, si vous voulez travaillez plus pour rétablir l'esclavage, vous pouvez passer votre chemin (la petite croix tout la haut à droite), vous êtes sur le blog d'une gauchiste convaincue depuis toujours, fière de l'être, et qui garde l'espoir que le peuple français ne se réveille pas lundi matin avec la pire gueule de bois de son existence, et ne se rende pas compte dans 5 ans qu'il s'est fait en*uler à sec avec la poignée de graviers.
(Logiquement, selon les résultats du premier tour, 30% de mon lectorat devrait débarasser le plancher, soit environ 600 personnes. Bon vent.)