24 février 2007

La Lutine est atteinte

Le premier qui me ressort que 7 ans est l'âge de raison, je l'assomme. Ou alors ma fille est l'exception qui confirme la règle, faut voir.

Parce que là, je ne sais pas si c'est l'idée d'avoir bientôt un second petit frère, ce qui en soit est traumatisant quand on partage la vie d'un PitiGasson, que même si on l'adore, des fois on le mettrait en vente sur Ebay avec plaisir, ou si tout simplement 7 ans correspond à une sorte de répétition générale de l'adolescence et son fameux âge bête (souvenez vous du collège, comme vous étiez débile, voyez ce que je veux dire?) mais alors en ce moment elle les accumule.

Et avec son papa, on n'arrive toujours pas à s'en remettre: mais où est donc passé notre fille? Qui est cet alien? Non mais parce qu'il ne faut pas croire, on n'a pas reçu un modèle bas de gamme, au départ hein. La Lutine, c'est la choupinette absolue, quand même. Genre qui a fait ses nuits hyper tôt et qui continue de pioncer comme une marmotte de compet', qui mange de tout, qui travaille bien à l'école, drôle, intelligente, futée, curieuse, créative. Bon ok feignasse, bordélique, étourdie, ultra coquette et ne retrouve pas ses propres fesses dans sa culotte princesse, mais broutilles que cela. Surtout quand on voit les dysfonctionnements majeurs du modèle n°2 qu'on nous a livrés (je redoute la version 3.0, je ne vous dis que ça...) dont nous ne citerons que l'improbable réveil en fanfare dès que la lumière montre le bout de son photon par l'interstice de ses volets (le mois de juin va être total bonheur, l'enfant ira dormir à la cave et puis c'est tout).

Après le délicieux épisode de la langue noire, si si, souvenez vous, voilà la dernière frasque de mon aînée, ma lumineuse enfant pourtant intellectuellement favorisée et élevée dans l'amour et la culture et plus encore.

Elle sort de la salle de bain. C'est une grande fille, elle prend sa douche toute seule, elle a 7 ans tout de même! Nous n'intervenons plus que pour le lavage de tignasse, c'est dire.
Elle sort de la douche, et elle a le menton en sang.
Uh?
C'est tout à fait normalement qu'elle m'explique que mon rasoir, sans protection, dixit l'innocente bambine, lui a dégringolé sur la tronche, lui entaillant de belle manière le menton, aïe ouille aïeuuuuh.
UH?
Je regarde de plus près, et voit que le dessus de sa lèvre, ainsi que ses joues, sont bien rouges et irrités.
UH??
Là arrive son père, expert en bad cop/good cop, et on a vite fait de lui faire avouer la chose.

Ma fille, lumière de ma vie, chair de ma chair, que je croyais à mon image et donc parfaite et sensée en tous points (quoi???), ma fille donc, a décidé de se raser.
Se raser la guibolle, comme sa mère? Que nenni. Se raser le visage, comme Papa.
Avec le Gillette Venus de Maman.
Celui que je n'utilise quasi plus pour causes de contorsions dignes d'Houdini, et qui se mourrait tranquillement sur la tablette devant le miroir de la salle de bain.

C'est officiel, ma fille est dingue.

Bientôt ils seront trois, et par voie de conséquence directe, plus nombreux que nous.
Mon dieu, qu'avons nous fait?


BONUS du OUIKEND:
Une double mise à jour sur PiyaPiyon, si ce n'est pas la classe, ça?

BONUS CLIQUE MOI TOUTE:
Alors j'ai trouvé ça
blogCloud
chez la Princess', et du coup je me suis inscrite, alors comme mon nom il est tout piti et que je suis très myope, va falloir que tu t'inscrives aussi histoire que j'y vois clair et que je me retrouve. Bah oué. Logique. Si si logique.

22 février 2007

angel n'a rien à dire...

... sauf que

... bon je voudrais pas balancer, mais les gens qui ont comme sonnerie de téléphone fixe la Lettre à Elise version Casio 82 mixé avec les bips d'une sonnerie lambda, c'est non seulement le comble de la beauferie, mais aussi totalement exaspérant. Celui de mes trois voisins qui l'utilise ferait bien de se dénoncer. Que j'aille abattre ce pauvre téléphone, visiblement, il souffre ...

... le 22 mars je vais à mon rendez-vous avec l'anesthésiste, et le 23 je commence à faire le ménage à fond dans l'appart, ça ne va pas rigoler longtemps, je vais expulser ce bébé manu-militari. Enfin si d'ici au 23 mars on lui a trouvé un prénom. Ce qui est très très loin d'être gagné. Surfer la nuit sur les forums de prénoms n'aide absolument pas, par contre qu'est-ce que je rigole. Surtout Tugdual, là j'ai failli m'étouffer...

... le Boursin c'est niet, pas possible de dormir avant quatre heure et demi du matin, mais bizarrement, les 6 fourchettes de riz thai ultra épicé que j'ai mangé hier soir ne m'ont strictement rien fait, et le tout sans médoc? J'ai comme l'impression que mon oesophage se fout carrément de ma tronche...

... le radar qui a flashé mon papa à 69km/h sur les quais est un gros pourri, mais celui qui lui a envoyé sa prune pour qu'il la reçoive pile le jour de son anniv, là vraiment, il mérite une mandale king size... life is a bitch!

... bon allez quand même je vais bloguer un truc sérieux, sinon vous allez vous rendre compte que je glande à mort hein. Si.


ps 1: oui je lis vos mails, et oui je suis feignasse pour répondre, mais je vais le faire. Quand j'aurai gagné au Spider, genre.

ps 2: y'a un mystère chez Xila, et on ne trouve pas le coupable! Dingue.

20 février 2007

angel a été eue

Ah elle se croyait trop maline la femme enceinte sur ce coup là. Ben que pouic, faudra repasser ma bonne dame, parce que là tout de suite, si tu te retrouves à tapoter sur ton clavier à cette heure indue de la nuit, alors que le Chéwi ronfle comme un sonneur (oui mon amour tu ronfles, c'est un fait), c'est que tu as merdouillé sévère.

Ah mais ça n'a pas suffit le coup d'éclat de dimanche et les 11 cartons de fringues. Pourtant ce matin, enfin ce midi, quand je me suis mise debout, il a bien fallu se rendre à l'évidence: la fonction motrice de ma personne était défunte. Le chemin jusqu'aux wawas fut une épreuve, et je ne parlerais pas du retour, pour préserver le peu de dignité qui me reste. Tu peux juste imaginer les grincements (de mes os endoloris) les jurons (nombreux) les larmes (contenues dans un stupide accès de fierté). Non, bah je me suis dit qu'il était normal de commettre des erreurs de temps en temps, et j'en suis restée là.

Et ce soir, m'est passé par la tête une folle extravageance gustative, j'ai eu envie de manger un morceau de boursin. Folle que je suis.
Mais si je ne nie pas ma culpabilité dans cette entreprise de démente, il faut cependant souligner une circonstance atténuante: si mes précédentes grossesses m'avaient habituée à coups de douleurs infernales à ne plus rien manger d'autre que patatalos, poisson blanc, pain et fromage fade, cette fois-ci, non.
Malgré les horribles brûlures d'oesophage aux alentours du 4ème mois, vite régulées à coup de Mopral, cette grossesse a au moins le mérite de me laisser manger normalement. Trop sans doute, je songe à dégager ma balance dans un ultime vol plané à travers la fenêtre ouverte, bye bye birdie.

Sérieux, cette fois-ci, je peux manger de tout sans souffrir, et la plupart du temps, sans même prendre de médocs. C'est sûrement du au fait que le bébé gesticule tellement (il prépare les jeux olympiques du placenta ce petit couillon, c'est obligé) qu'il ne me comprime pas souvent l'estomac, trop occupé à faire le tour de son habitat en tapant dans les murs à qui mieux-mieux (je vais me marrer avec celui-là, il promet).

Du coup ce soir, hop envie de boursin, hop passage de commande en cuisine, hop dégustage de la chose sur pain de mie toasté.

Malheur.

Je ne sais toujours pas quand je vais dormir, car le médoc vient clairement d'établir le fait que sur ce coup là il rend son tablier, passe l'éponge, et basta. Je SOUFFRE. J'ai tellement mal que je suis assise dans mon lit, la position allongée étant inanvisageable sous peine que mon oesophage entre en combustion spontanée. Ce qui n'empêcherait même pas Chéwi de ronfler, c'est la misère.

Femme enceinte, arrête de te la péter, ne fais pas TOUS les cartons de fringues en une fois, et surtout, surtout, surtout, ne bectave pas du boursin, sinon tu vas CREVER. Apprend à connaitre tes limites: elles sont simples et se résument à peu de choses: canapé, dodo, patatalos. C'est tellement pathétique que je préfère en rire. Ah ah ah ah ah . Voilà, pour le rire c'est fait. Maintenant je vais aller me suicider par ingestion du gel jambes lourdes, si ça fait froid sur la guibolle, ça doit pouvoir soulager l'oesophage.


Allez, ouste, taleur, premier contact avec la maternité où je suis sensée pondre mon rôti par ma narine (si tu trouves, tu gagnes), la première qui m'escagasse, je me passe les nerfs dessus.

18 février 2007

angel a mouru

L'activité du dimanche que je ne recommande absolument pas pour la femme enceinte de 7 mois, à part bien sûr Perfect Pregnant Mum, mais de toutes façons je ne lui cause pas à cette pimbêche, c'est:

trier, plier, ranger, les fringues des enfants depuis la taille 1 mois jusqu'au 5/6 ans, jusque là plus ou moins en vrac à la cave dans pas moins de onze carton Hic et Ah dans des états divers de délabrement, et trois cabas Pionch.


Même si la coupine s'amuse à retailler un immonde tee shirt taille XXL retrouvé dans ses propres cartons, à grands coups de ciseaux, pour vous faire une sublime tunique design de femme enceinte mit bandeau à cheveux assorti, et que vous voilà affublée d'un look absolument terrible d'ouvrière ukrainienne obèse, il n'en reste pas moins que de rester assise de 15:30 à 22:30 à trier, plier, ranger des fringues, si mimines et choubidoutes soient-elles, ça pète le bassin, le pubis, et le popotin.

J'ai du ramper jusque mon lit en gémissant qu'on m'abatte. Mais j'ai vaincu l'immensité de la tâche.

Maintenant, je m'en vais mourir en paix.

Adieu.

(à 19 00 les 10 cartons et divers cabas d'Alix étaient finito bouclés scotchés étiquettés)
(moi aussi je suis efficace quand je ne suis pas squattée du bidon. Si)



Edit du lendemain matin:

Je suis toujours mourute, mais au moins, grâce à Heidi, je souris depuis l'au-delà:



15 février 2007

angel fait des maths

Vite fait, un petit calcul spécial grossesse:

nécessité de rester allongée sur le côté gauche (pour éviter les malaises)
+
fatigue complète et feignasserie intellectuelle aggravée
+
12 épisodes de Desperate Housewives (480 minutes, soit 8 heures) Saison 3

=

bras gauche de l'épaule au poignet complètement mort d'avoir du soutenir la tête
(pourtant vidée de ses neurones)


Plaignez moi.
Merci.



bonus la gym est mon amie:
La femme enceinte enfile un pantalon propre, tout juste décroché de l'étendoir.
La femme enceinte enfile un pantalon propre, lavé avec une nouvelle lessive.
La femme enceinte se demande depuis une heure mécékoi cette odeur?
La femme enceinte percute que peut-être c'est le pantalon mit nouvelle lessive.
La femme enceinte essaie de sentir le pantalon pour vérifier.
Le Chéwi de la femme enceinte se bidonne devant sa femme qui se contorsionne sans succès.
La femme enceinte va coller une beigne au Chéwi si ça continue (et si elle récupère l'usage de son bras gauche).

bonus coincoin addict

Une super photo que Miss Souris m'a envoyée (merci merci) et que je partage avec vous:



Non mais il est trop chouette, en plus avec un peu de beurre et des fines herbes, je le mange eh eh.

bonus Zonfants:
Du nouveau sur PiyaPiyon, le bloug qu'il est vraiment pas con.

13 février 2007

angel jaunit

(comment je n'ai pas honte du jeu de mots foireux de ce titre, c'est lamentable)
(si si c'est pourri, vous allez voir)


Allez une fois n'est pas coutume, je vais parler un chouïa d'actualité (hum) sur mon blog. Si si j'ai le droit, j'ai regardé, je peux dire ce que je veux, trop bien.

Alors voilà, il y a un chanteur, ou ce qui passe pour un chanteur, en ce qui me concerne il me dévaste les esgourdes et me hérisse le poil de bras, il en a marre de la France, parce que bon, c'est affreux, on lui réclame des impôts. L'horreur totale. Pauvre monsieur, limite je pleure. Je suppose que comme le monsieur est très riche et qu'il gagne beaucoup de sous, et que c'est un artiste (ça m'écorche la bouche mais il me paraitrait que si) il doit payer quelque chose comme 50% de ses revenus.

C'est ignoble. Si on me prenait 50% de mes revenus, je crois que je pleurerais, voire même que je balancerais un ou deux coups de tongs bien sentis. Cependant, il faut dire que mes revenus en tant que mère au foyer sont de l'ordre de largement moins d'un smic, et en tant qu'instit, de moins de deux smics. Je l'aurais super mauvaise, c'est évident.

Mais le chanteur, il a gagné 9 putains de millions d'euros en 2006. Si le fisc le taxe de la moitié, il lui reste 4,5 millions d'euros sa mère pour vivre. Soit quasiment 30 millions de francs sur l'année, ce qui nous donne à vue de (gros) nez, quelque chose comme un chouïa plus de deux millions de francs par mois.
Mais comment t'as trop raison de te casser mec, c'est ignoble ce qu'on te fait là, attends, seulement 2 millions de francs par mois après impôts? Mais comment c'est la misère!

Ah il y a des gens qui paient un crédit sur 30 ans pour rembourser un appart qui vaut moins que ce que tu gagnes en un mois? Des gueux, obligatoirement. Ils feraient mieux d'obtenir la nationalité belge avant de virer monégasque tiens.

Sérieusement, je dois être hyper limitée intellectuellement, parce que depuis ce matin, je cherche, et je vois pas encore comment dépenser 2 millions de francs par mois et me sentir privée de quoi que ce soit... Déjà je n'arrive même pas à visualiser comment les dépenser ces deux millions. Ou alors faut que j'en donne aux autres? Non, on ne peut pas faire ça eh, c'est mon pognon, je le garde.

[on remarquera que je n'ai pas mis le nom du gars dans cette note, pas envie qu'on vienne sur mon blog en le cherchant, ça va bien les couneries là]


Rinavoir:
En ce moment je reçois pas mal de mails par rapport à ma grossesse, et je voulais juste dire que ça me fait super plaisir, surtout quand on me dit que mes geignements sont déculpabilisateurs. Voilà, je me sens utile, je suis contente. M'en faut pas beaucoup, hein.

10 février 2007

angel est d'un laxisme sans nom

Je suis désolée mais le samedi matin c'est sérieux, c'est sacré, ça se respecte. Non mais. Alors quand c'est le samedi matin où la Lutine n'a pas école (liesse, bonheur, acclamations), je veux en profiter pour dormir jusque, allez, soyons fous, totalement irréalistes, disons 8h30. Dingue je sais, 8h30 c'est sauvage comme heure de réveil, ça fait vraiment je suis une rebelle et je me lève trop trop tard.

Sauf que le pauvre Chéwi, en plus de porter la terrible croix de la grossesse éprouvante de sa femme, et de se coltiner une bande de boutonneux dysorthographiques à longueur d'heures de cours, ce pauvre homme, avec ses cernes sous le menton et son dos courbé vieilli avant l'âge, ce forçat des temps modernes, tout dévoué à la cause de la maternité et des belles lettres, travaille le samedi matin. Pire encore, comme il a été écrit quelque part, on ne sait pas où exactement mais on cherche activement, qu'il devait becter son pain noir jusque la dernière miette, le seul bus pour arriver à l'heure est genre à 7:30. Il est heu-reux je ne vous dis que ça.

Mais pas autant que moi. On pourrait croire que dès 7:00 et jusque 8:30, heure hypothétique d'un réveil en toute félicité et grâce retrouvée, j'ai la pleine jouissance du lit commun, avec possibilités infinies d'étendage de guibolles, de vautrage en diagonale, de squattage d'oreiller, et j'en passe et des plus délicieuses. Mais, bien sûr, ce rêve fou fait l'impasse sur une donnée essentielle, que les plus attentifs et les plus sagaces d'entre vous auront déjà pointée de leur index malicieux. Oui j'évoque bien là le PitiGasson et son féroce dynamisme de Poule de Combat: il se lève avec le soleil, et entend que tout le monde en fasse autant. Et foin chez lui de lumière solaire suffisante, il se fie insticintivement au lever officiel de l'astre du jour, ce qui ne nous laissera que nos yeux pour pleurer au mois de juin, quand il pètera la forme dès 5:00 du mat' (et qu'on ira l'abandonner nuitamment sur le parvis d'une église de campagne).

Dès lors que chaque samedi matin de possible grasse mat', son paternel, sur la pointe des pompes, et dans le noir total, franchit en mode furtif la porte de notre appartement, l'enfant se réveille. Il sait. Il a un radar. Un sixième sens. Un truc.
Plus sérieusement, je crois que la clé dans la serrure lui met la puce à l'oreille, et le voisin qui se casse de chez lui 10 minutes plus tard en claquant sa porte comme un guedin, finit par le mettre en alerte maximum: il faiiiiiiiiiiiiiiiiit zouuuuuuuuuuuuuuuuh il faut se leveeeeeeeeeeeeeeeeeer.

C'est là qu'il atterrit dans mon plumard, et malgré mon ignorance totale de sa personne- je vais même jusqu'à jouer les défuntes, mais que pouic, il me bizoute, me braille, me jargonne sa vie, me colle ses pieds froids sous les nichons, me proute sur les bras, me secoue, m'escalade, se ramasse une mandale agacée, revient à la charge, fait semblant de s'endormir trois minutes histoire que j'en fasse autant, pour mieux ensuite m'assommer à coups de télécommande, en réclamant les dessins animés. Que je finis par lui mettre, je préfère entendre dis Didou dessine-moi une fleur pour ma maman d’un jaune resplendissant qui bouge avec le vent (clique là, si tu oses) en fond sonore que son incessant babillage. Sa soeur en profite pour ramener sa fraise, attirée par le son de la téloche comme le chat par l'appel du paquet de croquettes. Au bout, d'un moment, de guerre lasse de les entendre se chipougner pour les biscuits qu'ils sont allés chaparder dans la cuisine, j'émerge et essaie d'exercer un semblant de discipline.

Et en ce moment, je suis enceinte (oui, sans déconner!), c'est dire si mon degré de dynamisme est au plus haut.
Ce qui nous donne, ce matin:

Il est 10:30, j'apelle Alix depuis le fond de mon lit, pour me plaindre de ces enfants ingrats levés à des heures indécentes, qui martyrisent leur pauvre mère bibendumesque et souffreteuse et kaput, et morte, quasi. Alors que ma fille est encore scotchée devant la télé, mon fils file aux toilettes pour un besoin urgent. Il revient, la poignée de la porte des wawas dans la main:
- Oh la poiné de la pohte des toilettes est tassée!
- Bah pose-la sur mon bureau, ton papa la réparera quand il rentrera du travail.
- Non non je la gahde, c'est un pitolet!
- Comme tu veux, mais ne la perds pas.
Alix au bout du fil se bidonne et me dit que je peux faire ma maline à critiquer la maman de Trotro et son laxisme à tout épreuve, parce que franchement, je fais exactement pareil.

D'où cette conclusion évidente: la maman de Trotro, en fait, ce n'est pas qu'elle se shoote au Lexomil, non non, juste elle est enceinte. C'est tout.
Du coup, je la comprends mieux. La pauvre, elle aussi elle rêve à une thalasso au soleil avec des esclaves dévoués à ses moindres désirs et ce jusqu'à l'accouchement (sans douleur et rapide, merci).
Je compatirais presque, si j'avais encore une quelquonque once de gentillesse au fond de mon moi-même dévasté par les hormones. C'est dire.


A l'heure où j'écris, la poignée de la porte des wawas manque bien évidemment toujours à l'appel. Un jour, peut-être, nous la retrouverons. En attendant, dormons, tant que nous le pouvons.



ps: la note annoncée sur le déglingage de ce fabuleux magazine qu'est Famili arrive, juste il me faut un minimum de temps pour l'écrire, et je ne l'ai pas encore trouvé. On ne me laisse pas dormir suffisament, faut dire.

08 février 2007

angel: la photo exclusive!

Pour vous faire patienter avant la prochaine note qui va me prendre un peu de temps à écrire, une photo qui fait peur (éloignez les femmes nullipares)



Ah bah oué hein, j'avais préviendu. Bientôt, j'explose!



Pendant ce temps, ma Serial Pondeuse Préférée a encore accompli un exploit de folie: bienvenue à LuluBelle 5ème enfant-Zon de la super famille Zonzon

07 février 2007

angel cherche son neurone

En attendant de vous raconter mon coup de sang devant le dernier numéro de Famili (non mais c'est gratiné ce magazine hein), je voulais vous parler de mon neurone, celui qui était sensé être un survivor, et qui s'est visiblement carapaté.

Habituellement, je suis trop la fille qui peut faire 5 choses à la fois, trop bien trop vite, et je crâne si je veux. Je me fais des listes mentales et je m'y tiens, j'organise la moindre de mes actions comme un chef de guerre, je suis une rigolote je ne vous dis que ça. Bien que des fois il y ait quelques ratés, qui témoignent de mon immense fatigue physique (et non du fait que de manger au resto chinois zigouille les cellules du cerveau, entendons-nous bien), la plupart du temps, je suis aussi efficace qu'un rouleau compresseur. En mieux. Bah oui je suis rigolote, alors que le rouleau compresseur, non.

Malheureusement, enceinte, que dalle. J'ai comme une sorte de ramolissement du bulbe qui va grandissant. Si je peux encore blablater aimablement avec un minimum de cohérence (et un maximum de baîllements, pardon) il y a certaines choses qui m'échappent complètement. Et notamment, me souvenir de ce que je dois faire, surtout si la tâche est quotidienne.

Ce qui donne:

Mais pourquoi est-ce que je suis crevée à ce point, je sentais que ça allait mieux, et là c'est reparti comme en quanrante, je peux à peine lever une main sans manquer de tomber en syncope, mais comment c'est possible, je suis maraboutée ou bien? Jusqu'au moment où je réalise que la boîte en carton blanc, là, dans un des petits casiers de mon bureau, ce sont mes comprimés de fer. Mes comprimés de fer? Ah! Ceux que je n'ai pas pris depuis 4 jours? Ben tiens tu m'étonnes que je sois à moitié clamsée, j'ai le sang qui tourne transparent, voilà le problème!

ou encore:

Mais c'est quoi cette odeur? Punaise ça puire, on se croirait dans un bus plein de collégiens déchaînés, mais c'est quoi cette odeur? Ah? C'est moi? Cool. Hum. Ahem. Bref. Mais je n'ai pas mis du déo moi ce matin midi après avoir pris ma douche? Bah faut croire que non. Ben tu m'étonnes que ça sente, surtout que la femme enceinte, hein, bon, bref. Non mais en plus c'est le truc qui me rend folle dingue hystérique, de sortir sans déo, je suis capable d'entrer dans le premier monop' venu pour me vaporiser les aisselles. Enceinte, non. C'est affreux.

J'oublie aussi de manger, de regarder une série que j'aime bien, de téléphoner pour prendre un rendez-vous ou pour régler un problème de thunes, j'oublie de signer le chèque ou de mettre un timbre sur l'enveloppe, j'oublie que j'ai oublié hier et je ré oublie pour demain. C'est d'un pénible.

Et ne venez pas me parler de post-it, j'ai trouvé mieux: Alix. Elle se fait un plaisir de me brailler dessus 15 fois par jour: tu as mis du déo? tu as pris ton fer? allez hop, tout de suite!
Ca c'est une copine. Grâce à elle je survis ET je sens bon du dessous de bras.
Si c'est pas génial hein...

05 février 2007

angel a une ENVIE

Chaque grossesse est différente.

[Ah et si tu en as marre que je parle de ma grossesse parce que je suis moins drôle mais enfin un jour je finirais bien par accoucher (oui c'est de toi dont je parle), la porte c'est . Par exemple, cette grossesse-ci j'ai décidé qu'au bout de 4 mois de gentillesse mielleuse c'en était fini, je suis redevenue un dogue allemand à qui on vient de marcher sur les roubignolles (pourtant le dogue allemand a la coucougnette haute, il est malin).]

Chaque grossesse est différente. C'est ce que tout le monde dit. Du coup j'ai naïvement espéré que j'allais enfin connaître une grossesse idyllique, mais bon, une fois de plus ça a terriblement merdé cafouillé. Cependant, aujourd'hui, je vais parler des nouveautés de cette grossesse. Histoire que la femme enceinte reste sur le qui-vive, hop, son corps lui offre des petites nouveautés. J'avais déjà évoqué les rots, sublimes, pas du tout envahissants, et d'un glamour à toute épreuve.
Je pourrais vous parler de mes douleurs dans le bassin et le pubis, d'une violence et d'une persistance à toute épreuve, jour et nuit, mais je risque de noyer mon clavier sous un flot de sanglots irrépressibles: une amputation du bassin compromettrait mon accouchement, c'est pour cette seule et unique raison que je n'ai pas encore sorti la scie sauteuse.
Mais je préfère aujourd'hui parler d'un truc plus le fun est partout dans ma laïfe. Même si c'est faux, vu que ça fait 6 mois et demi que j'ai l'impression de me tartiner la plus grosse grippe de ma vie ET une dépression nerveuse.

Donc c'est super les gens, pour la première fois, aujourd'hui, enfin cette nuit pour être d'une précision que même le plus maniaque des coucous suisses ne pourrait m'envier, à 1:26 exactement, entre deux parties foirées de Spider Solitaire Drenka's Way of Fun puissance II, j'ai eu une ENVIE. Oui oui une envie de femme enceinte! Enfin! Un truc rigolo, un truc spécial pour vérifier que mon Chéwi n'aime que moi et que là au beau milieu de la nuit, il va enlever ses boules Quies (c'est pour ne pas s'entendre ronfler, il est trop mignon = il va mourir bientôt), se lever, s'habiller, et filer dans les rues froides et vides à la recherche de l'ingrédient qui satisfaira pleinement sa bien-aîmée, aka, moi. Yee pee youkaïdi youkaïda, c'est la fête. Enfin un peu d'animation. Il était temps.
J'ai secoué Chéwi, il n'a pas moufté, à part un vague mugissement entre deux ronflements. J'ai retenté le coup, mais que pouic, l'Homme s'est retourné contre le mur, un échec sans appel. Pour le réveiller il aurait fallu que je me lève et que j'aille remplir une bassine d'eau froide, mais avec mon pubis en totale incandescence (et n'y voyez rien de seksuel hein), j'ai préféré oublier, et tenter de m'endormir en rêvant à comment ce serait trop merveilleux quand j'aurai enfin satisfait cette envie.

A 1:26 du matin, cette nuit, j'ai eu une folle envie de chantilly. Et j'ai toujours follement envie de chantilly. Sauf qu'au cours de la journée cela a évolué. C'est magique ça les envies de femme enceinte, je ne savais pas, ça peut évoluer, progresser, se perfectionner, c'est génial. Si c'est génial, c'est bon là, ne me démolissez pas le seul évènement positif de ces dernières 24 heures (à part bien sûr le fait que la Lutine a eu 17/20 à son Brevet de Gymnastique, transcendant par la même la double ascendance de feignasses dont elle est la pauvre dépositaire innocente) ou je vous concasse le fessier que j'en suis persuadée vous avez fort large. Oh que si.

A 21:55, heure où je rédige cette note, j'ai une folle envie de BANANA SPLIT. Quand je vous disais que l'envie pouvait upgrader hein, je ne plaisantais pas. On remerciera donc grandement mon Chéwi, qui rentrant exténué de son travail hyper pénibeule, est ressorti dans le froid polaire et les rues vides, pour aller chercher au Pionch les ingrédients nécessaires à mon bonheur.
Sans lui, mesdames et messieurs, personne ne sait quelle ampleur aurait pu prendre mon envie, et si ça se trouve, on a évité le pire, à savoir le saccage systématique et meurtrier de toutes les boutiques Haagen Dasz de la région parisienne. C'est dire.

Je vous laisse, j'ai une envie à satisfaire. BANANAAAAAAAAAAAAA SPLIIIIIIIIIIIIIT!

03 février 2007

angel suit le chemin

Comme personne, je dis bien personne, ne veut me financer pour que j'engage une armée de serviteurs, je suis bien obligée de faire certaines choses moi-même (non mais vraiment...), alors qu'honnêtement, si je pouvais rester à dormir toute la journée, je serais bien plus tranquille.
Et entre autres joyeusetés, je suis obligée certains jours, quand je n'ai plus aucun esclave de disponible (coucou Chéwi, coucou Alix!) de me fader le trajet pour aller chercher mes enfants à l'école. Et notamment, hier midi, je n'avais vraiment pas le coeur de laisser mon PitiGasson à la cantoche, vu qu'ils avaient concocté un menu spécial Anti-PitiGasson, aussi apellé, PitiGasson Va Crever la Dalle ou PitiGasson Va Exploser la Cantine. Donc je suis allée le chercher, pour le nourrir de chips, vu que je suis une mère parfaite en tous points, et que je connais la diététique sur le bout de ma balance. Hum. Non mais sa soeur avait picnic, c'était pô juste, allez, le pov, quoi.

Après cette mise en place longue comme une grossesse chiante (as usual), entrons dans l'action. Allez, un petit effort.
Je sors de chez moi 30 minutes à l'avance. Il faut 10 minutes à un être humain lambda pour se rendre à l'école, mais cela fait plus de 6 mois que je ne suis plus un être humain, je suis une COUVEUSE, nuance. Et les couveuses, beh ça couve et ça marche pas vite.
Le chemin, au début, est plat, tranquille, petite rue quasi piétonne, j'avance tel le canard mit hémorroïdes, pour vous situer la démarche au top de la glamoritude. Je respire, je vais quasi bien, je me dis que je peux le faire. J'arrive sur la place, je commence un peu à fatiguer, mais rien de bien grave, juste les ligaments qui se tendent. Je maîtrise. Mais je sais qu'elle arrive, et je commence à flipper.
Et là je finis par l'apercevoir.

LA CHOSE

LA CÔTE.

Celle qui veut ma peau, qui veut me voir souffrir, qui chaque fois me laisse à moitié mourrante.
Alors elle commence soft, ça monte presque gentiment, tu te dis que trop facile, tu vas y arriver, limite tu pourrais accélérer le pas et passer à 3 mètres par minute. Franchement, pourquoi s'angoisser pour ça, aujourd'hui ça va le faire, pas de problème. Mais il y a ruse sous le bitume, méfie toi!
Si la première partie est faite d'une côté lambda, de la bonne côte bien d'chez nous, la deuxième partie commence à sérieusement grimper sa mère, mais où est le tire fesse? Je commence à trouiller de ne pas arriver en haut, tellement je m'essoufle, je suis morte, je ralentis à mort, je cale mes mains sur mon dos, histoire de porter mieux ce ventre qui commence à peser son poids. Je suis plein de haine: sale côte pourrite, je vais t'exploser le macadam, te laminer ta tronche, mais qu'est ce que tu fous là, appelez les pelleteuses, et nivellez moi cette saloperie, installez un foutu escalator, un funiculaire, quesais-je, une porte de télétransportation, mais vite parce que là j'en ai maaaaarre!
Et c'est là que ça sombre dans l'horreur totale. La troisième partie de la côte, ce n'est plus une côte, cela n'a plus rien de civilisé, c'est une saleté de talus, un truc à pic, que si tu n'as pas de l'ADN de cabri dans ton patrimoine génétique, tu peux te brosser l'arpion, c'est mourru pour ton karma, tu vas cracher ton poumon gauche, exploser tes lombaires, et faire une pause au milieu, la honte, alors qu'elle doit faire, quoi? 15 mètres?

Arrivée en haut, parce que finallement j'y arrive, je m'enquille le chemin caillouteux qui n'a pas été refait depuis 21 ans que j'habite cette ville, j'ai des papillons devant les yeux, des bourdonnements dans les oreilles, et je n'ai qu'une hâte c'est d'arriver devant l'école et de m'assoir (m'allonger dans le pire des cas) sur le banc, sous le petit auvent.

Dire que dans deux mois, deux mois et demi grand maximum, je pourrais à nouveau grimper cette chierie de côté en moins de 5 minutes, le pied léger, la volonté de me muscler le mollet et le fessier me motivant à accélérer le pas. La grossesse, ce n'est pas ma coupine.


bonus track inside angel:
Le gynéco (en pleine échographie):
ouh là, ça va nous faire un bébé de plus de 4 kilos à terme çà.
A n g e l (ne veut plus accoucher):
No way Doc, je le pondrais avant, obligé, il dépassera pas 3,9 kilos, on parie ce que vous voulez.
Le Chéwi (flippé de naissance):
Mais ça ne vas pas poser de problème à l'accouchement si c'est un gros bébé?
Le gynéco (mort de rire):
Euh vous avez bien regardé votre femme? Vu comment elle est grande, elle peut sortir bien pire.

MACACHE! 3,9 kilos, emballé c'est pesé j'ai dit! Personne ne m'écoute ou bien?

bonus track karaokons en choeur:

Juste parce que j'adore cette chanson (quoi??) et que le clip fait sous Paint ça déchire son mulot c'est quelque chose...



bonus le lien du ouikend:

- Si vous pestez contre la SNCF que vraiment c'est trop des nazes, je vous propose d'aller faire un tour de l'autre côté de la barrière, sur le blog d'Ophise, chef d'une grand gare parisienne: non seulement la dame a une écriture soignée et claire, mais le propos est hyper intéressant (j'ai tout lu, c'est dire) et remet les choses en perspective.

- Et encore une note sur PiyaPiyon le blog recommandé pour que tes zonfants ne soient pas cons.