26 mars 2010

Le tutu de LaPatate

En ce moment c'est un peu l'angoâââsse quand c'est l'heure d'aller chercher les enfants à l'école, rapport que c'est pile poil l'heure où LaPatate décide qu'il est temps d'aller sur les wawas, et à ça se rajoute la malédiction météo bien connue de tous les parents qui vont chercher leur gamin, à savoir que c'est pile à 16h20 que le déluge te tombe sur le coin du brushing, alors que toute la journée il a fait tout à fait beau. C'est karmique. Tu ne peux pas lutter. N'essaie même pas. Bref.

Du coup pour aller à l'école taleur, et en revenir, vu que je flippais grave en regardant le ciel noir, j'ai porté LaPatate sur mon dos pour aller plus vite chercher LaLutine et PitiGasson, et aussi au retour. Là je me suis souvenue que MaPatate a un ptit souci avec ses jeans -soit parce qu'il est mal foutu, soit parce que les jeans sont coupés taille basse, je préfère la seconde solution j'avoue - dès lors qu'il se baisse ou s'accroupit, on voit le haut de son tutu. Surtout depuis qu'il n'a plus de couche. Et donc là, je me dis, mince, sur mon dos, autant il expose son postérieur à tous vents, au secours.

Me voilà donc entrain de demander à ma fille:

- Didon, tu peux vérifier qu'on voit pas les fesses de ton frère là?

Elle passe derrière moi et me dit:

- C'est bon on ne voit pas ses fesses!

Et là t'as LaPatate, paniqué qui fait:

- Hein?? Sont où mes fesses??

Et il essaie de se toucher le popotin, histoire de vérifier qu'il est toujours en possession de son ptit tutu dodu.

Il existerait pas, il faudrait l'inventer, celui-là, hein!

16 mars 2010

angel est pressée!

Des fois je me demande si ce sacré gamin ne le fait pas exprès. Parce que franchement, tous les signes sont là!
Depuis deux semaines environ, il n'a pas trop envie d'aller jouer au square quand je le lui propose, et quand on y est, au bout de deux trois tours de tobogan, c'est fini, il veut rentrer.
Et depuis un sacré bail aussi, si par malheur je lui lâche la main dehors, il se met à courir comme un dératé avec le fol espoir que je ne le rattrape jamais - je le rattrape toujours, même avec 5cms de talons, ouaip.

Par contre quand ce matin, après avoir emmené les deux grands à l'école, fait un tour du parc, joué pendant une heure et demi avec les copains de la ludo, on décide de rentrer, et que je me rends compte que je suis dangereusement loin de mes wawas et que la Nature (sale truie) a décidé de se rappeler à mon bon souvenir, et que ça urge, et que donc je veux rentrer fissa chez moi, là, LaPatate il veut aller au square. Et faire du tobogan. Plein de fois. Et marcher sur la poutre. Que je lui tienne la main. Et la balançoire écureuil, qu'il dédaigne pourtant à chacune de nos visites en ces lieux? Il l'adore! J'ai beau dire qu'il faut rentrer, rien à y faire, tiens la balançoire oiseau, aussi, elle est bien, et pis hop, encore un ptit coup de tobogan, raaaaaaaaaaaaa, je meurs et je serre le tutu, jusqu'au moment où je sens que ça ne va plus être possible très très longtemps encore, et où je chope la main du mouflet qui rebondit tel le Speedy Gonzales de base, et direction la maison, fissa. Environ 600 mètres à parcourir, je peux le faire, je peux le faire, je peux le faire.

Et là bien sûr le gamin essaie de choper tous les bâtons, tous les cailloux qui croisent son chemin. Il veut les bras. Non. Il veut les bras. Non. Il veut que je le porte sur le dos. T'es fou toi. Le dos! NON! On se dépêche de rentrer, allez, on se magne, maman a envie d'aller aux twalettes, alors on se dé pê cheuuuuuuuuh! Il veut faire pi*pi, "pi*pi hehbe, maman, pi*pi dehors!" NON tu feras A LA MAISON est ce que tu crois que maman peut faire sur le gazon elle? non! Alors on se dépêche!
Arrivés dans notre rue, très peu fréquentée par les voitures, je lui lâche la main: allez vas- y cours! Rien n'y fait, il me colle, n'avance pas, veut les bras. Non mais je rêve?? Beh non, j'ai beau dire que je suis le loup et que je vais le croquer, ouh ouh ouh je suis LE LOUP, il ne décolle pas, il stagne, il immobilise. Cet enfant m'en veut, je ne sais pas ce qu'il me fait payer, mais croyez-moi les intérêts sont plus que conséquents...

Bien sûr, au final, je suis chez moi et c'est bien - moment de recueillement, vous connaissez, pas besoin de vous faire un dessin - et c'est parfait, et c'est top, et youhou.

Par contre, je préviens, la prochaine fois qu'il se barre en courant ou qu'il refuse d'aller au square, je l'étripe. C'est dit. Ca a le mérite d'être clair. Va pas me caguer dans les ballerines longtemps cuilà.

11 mars 2010

LaLutine, fille de littéraires.

1. LaLutine, qui accueille son père qui rentre du boulot:

- Mon père qui rentre! Je suis accablée de bonheur!

Chéwi et moi, de concert:

- Oxymore!

2. J'ai retrouvé avec un grand étonnement le Petit Robert dans les wawas. Après enquête, il s'agit de la lecture de ma fille lorsqu'elle trône. Ok. Tout va bien.


Ah bah ça, fille de littéraires, elle est pas dans le caca hein.




(owi c'est du post ultra court, mais c'est du post)(donc c'est bien)

03 mars 2010

angel et les dinosaures

(ouh bah ça alors, un blog? dingue!)(quoi?)(c'est bon on est en vacances glandouille totale alors voilà)(qu'est ce que tu veux que je raconte, à part qu'on fiche rien, mais qu'on le fait bien?)


Alors hier on est allés chez Mickey. C'était bien. C'était super bien même. J'ai enfin compris que quand tu loues une poussette et que tu te la fais toper devant Pirates des Caraïbes, faut pas pester ou se taper la moitié du parc avec tes pieds pour aller en chercher une autre, nope, faut en chourrer une autre. Bah oué. Donc nous on a chourré Daisy. Pardon Daisy. On t'a laissé Jason à côté, pour te véhiculer jusqu'au carrousel hein. On est gentils quand même. Tfassons on s'est fait chourrer Daisy aussi hein. Disney ton univers impitoyaaaaabbbleeeuuuuh. Mais bon à ce moment là LaPatate avait décidé que marcher c'était bien aussi donc bon ça allait quand même.

Bref c'était une super chouette journée, il faisait beau, il n'y avait pas trop de monde, on est resté coincés 10 minutes dans Pirates des Caraïbes c'était fun - ouh mon dieu on va tous mourir de faim sur un batal avec des inconnus bouhouhouhouhouh - ah non c'est bon on a un sac plein de twix et de compotes en gourde, ouf. Je résume.
Bon après bien sûr il a fallu rentrer.
Rapport que je venais de voir Mickey exploser dans une sorte de show pyrotechnique, et c'était bien, j'étais comblée - je n'aime pas Mickey, il a une voix qui me hérisse le pwal de bras. Donc là, POUF, apu Mickey, génial, on rentre.

Là tu t'imagines le RER pour rentrer dans ta maison, il est 19h00, c'est un peu la fatigue absolue, tu es moyen sûr que tu as encore des pieds mais faut croire que oui vu que t'as réussi à marcher jusque là. Sur les trois enfants, deux sont obsédés par l'idée de dévaliser le sac à bouffe, donc ça c'est bien, ils mangent, ils sont sages, tu peux lire tranquille les journaux gratuits, voilà, c'est tout ce que ton cerveau t'accorde pour l'instant. Sauf que le troize, non. Il est au-delà de la fatigue et de l'excitation. Il a décidé qu'il voulait dormir. Mais par terre. Quiconque a déjà vu le sol d'un wagon de RER sait que ce n'est pas possible d'y laisser un enfant ou n'importe qui d'autre s'y allonger. Vraiment. Donc tu lui expliques que non. Mais il ne veut rien entendre. Donc tu lui proposes de le prendre dans les bras, c'est bien de dormir dans les bras de maman, quand même. Mais il ne veut rien entendre. Tu proposes de lui chanter "mon petit chat triste". Oui devant tout le wagon du RER. C'est dire si c'est la misère quand même. Et bien sûr... il ne veut rien entendre.

Donc en gros tu te retrouves avec un asticot de 15 kilos hurlant qu'il veut FAIRE DODO PAHTERRE!
Okey.

Là spa compliqué. Tu dois trouver une solution, rapport qu'il y en a pour encore une bonne demi-heure de trajet, et qu'il est hors de question de la passer avec au choix un bambin hurlant à plein poumons sous le regard désapprobateur des autres passagers, ou avec un gamin endormi sur le sol du wagon, sous le regard désapprobateur des autres passagers, itou.

Examinons les choix:

- laisser faire. Pas une option.

- se fâcher. Vu le degré de fatigue de par et d'autre, pas une option viable, sauf si on a envie de faire le show pour les passagers du wagon.

- feinter. La meilleure solution.

Et si donc hier vous étiez dans le wagon du RER, vous auriez pu voir une maman de bientôt 36 ans, entrain de jouer avec des petits dinos en plastoc retrouvés au fond de son sac, et une boîte de Ricola vide pour leur servir de maison -oui les dinos avaient une maison, me cherche pas - le tout avec une petite voix pointue - parce que oui les dinos avaient une petite voix pointue et se faisait des bisous et ils faisaient des prouts aussi, et des dodos dans leur maison ricola, même qu'ils étaient un peu serrés, mais bon, ils avaient sommeil. Du coup le loustic a arrêté de pleurer et de vouloir dormir par terre, il a joué avec moi, et ensuite, comme je suis trop douée, son frère et sa soeur ont joué avec lui aux dinos, rapport que visiblement le jeu avait l'air hyper drôle et qu'ils avaient fini de manger. Chéwi et moi on a donc pu retourner à notre lecture des journaux gratuits, et avoir une intéressante discussion sur Le Corbusier. Si.

Je sais, on roxxe.
Aujourd'hui on a passé la totalité de la journée à rien faire, pour compenser.
C'était bien.
Sauf Chéwi, parce qu'il refuse que j'applique la miraculeuse solution de l'allumette à son pakédkopis. Dommage.