Ah elle se croyait trop maline la femme enceinte sur ce coup là. Ben que pouic, faudra repasser ma bonne dame, parce que là tout de suite, si tu te retrouves à tapoter sur ton clavier à cette heure indue de la nuit, alors que le Chéwi ronfle comme un sonneur (oui mon amour tu ronfles, c'est un fait), c'est que tu as merdouillé sévère.
Ah mais ça n'a pas suffit le coup d'éclat de dimanche et les 11 cartons de fringues. Pourtant ce matin, enfin ce midi, quand je me suis mise debout, il a bien fallu se rendre à l'évidence: la fonction motrice de ma personne était défunte. Le chemin jusqu'aux wawas fut une épreuve, et je ne parlerais pas du retour, pour préserver le peu de dignité qui me reste. Tu peux juste imaginer les grincements (de mes os endoloris) les jurons (nombreux) les larmes (contenues dans un stupide accès de fierté). Non, bah je me suis dit qu'il était normal de commettre des erreurs de temps en temps, et j'en suis restée là.
Et ce soir, m'est passé par la tête une folle extravageance gustative, j'ai eu envie de manger un morceau de boursin. Folle que je suis.
Mais si je ne nie pas ma culpabilité dans cette entreprise de démente, il faut cependant souligner une circonstance atténuante: si mes précédentes grossesses m'avaient habituée à coups de douleurs infernales à ne plus rien manger d'autre que patatalos, poisson blanc, pain et fromage fade, cette fois-ci, non.
Malgré les horribles brûlures d'oesophage aux alentours du 4ème mois, vite régulées à coup de Mopral, cette grossesse a au moins le mérite de me laisser manger normalement. Trop sans doute, je songe à dégager ma balance dans un ultime vol plané à travers la fenêtre ouverte, bye bye birdie.
Sérieux, cette fois-ci, je peux manger de tout sans souffrir, et la plupart du temps, sans même prendre de médocs. C'est sûrement du au fait que le bébé gesticule tellement (il prépare les jeux olympiques du placenta ce petit couillon, c'est obligé) qu'il ne me comprime pas souvent l'estomac, trop occupé à faire le tour de son habitat en tapant dans les murs à qui mieux-mieux (je vais me marrer avec celui-là, il promet).
Du coup ce soir, hop envie de boursin, hop passage de commande en cuisine, hop dégustage de la chose sur pain de mie toasté.
Malheur.
Je ne sais toujours pas quand je vais dormir, car le médoc vient clairement d'établir le fait que sur ce coup là il rend son tablier, passe l'éponge, et basta. Je SOUFFRE. J'ai tellement mal que je suis assise dans mon lit, la position allongée étant inanvisageable sous peine que mon oesophage entre en combustion spontanée. Ce qui n'empêcherait même pas Chéwi de ronfler, c'est la misère.
Femme enceinte, arrête de te la péter, ne fais pas TOUS les cartons de fringues en une fois, et surtout, surtout, surtout, ne bectave pas du boursin, sinon tu vas CREVER. Apprend à connaitre tes limites: elles sont simples et se résument à peu de choses: canapé, dodo, patatalos. C'est tellement pathétique que je préfère en rire. Ah ah ah ah ah . Voilà, pour le rire c'est fait. Maintenant je vais aller me suicider par ingestion du gel jambes lourdes, si ça fait froid sur la guibolle, ça doit pouvoir soulager l'oesophage.
Allez, ouste, taleur, premier contact avec la maternité où je suis sensée pondre mon rôti par ma narine (si tu trouves, tu gagnes), la première qui m'escagasse, je me passe les nerfs dessus.
Ah mais ça n'a pas suffit le coup d'éclat de dimanche et les 11 cartons de fringues. Pourtant ce matin, enfin ce midi, quand je me suis mise debout, il a bien fallu se rendre à l'évidence: la fonction motrice de ma personne était défunte. Le chemin jusqu'aux wawas fut une épreuve, et je ne parlerais pas du retour, pour préserver le peu de dignité qui me reste. Tu peux juste imaginer les grincements (de mes os endoloris) les jurons (nombreux) les larmes (contenues dans un stupide accès de fierté). Non, bah je me suis dit qu'il était normal de commettre des erreurs de temps en temps, et j'en suis restée là.
Et ce soir, m'est passé par la tête une folle extravageance gustative, j'ai eu envie de manger un morceau de boursin. Folle que je suis.
Mais si je ne nie pas ma culpabilité dans cette entreprise de démente, il faut cependant souligner une circonstance atténuante: si mes précédentes grossesses m'avaient habituée à coups de douleurs infernales à ne plus rien manger d'autre que patatalos, poisson blanc, pain et fromage fade, cette fois-ci, non.
Malgré les horribles brûlures d'oesophage aux alentours du 4ème mois, vite régulées à coup de Mopral, cette grossesse a au moins le mérite de me laisser manger normalement. Trop sans doute, je songe à dégager ma balance dans un ultime vol plané à travers la fenêtre ouverte, bye bye birdie.
Sérieux, cette fois-ci, je peux manger de tout sans souffrir, et la plupart du temps, sans même prendre de médocs. C'est sûrement du au fait que le bébé gesticule tellement (il prépare les jeux olympiques du placenta ce petit couillon, c'est obligé) qu'il ne me comprime pas souvent l'estomac, trop occupé à faire le tour de son habitat en tapant dans les murs à qui mieux-mieux (je vais me marrer avec celui-là, il promet).
Du coup ce soir, hop envie de boursin, hop passage de commande en cuisine, hop dégustage de la chose sur pain de mie toasté.
Malheur.
Je ne sais toujours pas quand je vais dormir, car le médoc vient clairement d'établir le fait que sur ce coup là il rend son tablier, passe l'éponge, et basta. Je SOUFFRE. J'ai tellement mal que je suis assise dans mon lit, la position allongée étant inanvisageable sous peine que mon oesophage entre en combustion spontanée. Ce qui n'empêcherait même pas Chéwi de ronfler, c'est la misère.
Femme enceinte, arrête de te la péter, ne fais pas TOUS les cartons de fringues en une fois, et surtout, surtout, surtout, ne bectave pas du boursin, sinon tu vas CREVER. Apprend à connaitre tes limites: elles sont simples et se résument à peu de choses: canapé, dodo, patatalos. C'est tellement pathétique que je préfère en rire. Ah ah ah ah ah . Voilà, pour le rire c'est fait. Maintenant je vais aller me suicider par ingestion du gel jambes lourdes, si ça fait froid sur la guibolle, ça doit pouvoir soulager l'oesophage.
Allez, ouste, taleur, premier contact avec la maternité où je suis sensée pondre mon rôti par ma narine (si tu trouves, tu gagnes), la première qui m'escagasse, je me passe les nerfs dessus.