Non mais si tu crois que c'est parce que c'est le ouikend tu vas te reposer, autant te dire que tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'au coude du petit australien de l'autre côté de la Terre. Comme je te le dis. Parce que le kravail il est super méchant, il ne veut pas se faire tout seul, alors ce matin, hop, école, pour trafiquer des krucs, des mochins et des bibules. Enfin tu vois bien. Rentrée chez moi vers 14h, j'ai juste eu le temps de déjeuner devant un épisode de Castle -oui le couscous home made s'accommode très bien de bader Nathan Fillion figure-toi -, que POUF, la Fée Sommeil m'a assommée d'un grand coup bien net derrière les oreilles. Juste eu le temps de m'écrouler dans mon canaprout. Presque pas embêtée par LaPatate évidemment debout dans la minute où j'ai posé ma tête sur un coussin, et qui m'a grimpé dessus façon bébé singe sur maman singe. Ni par les cris de joie de PitiGasson qui battait des records à Mario Kart Wii. C'est dire le niveau de fatigue.
Et il a bien fallu sortir. Donc hop le bus avec deux gamins déchaînés, pour faire du shopping indispensable. DPAM, pas de souci, à part une furieuse tendance de LaPatate à se planquer derrière les portants. Magasin de jouets, ils ont quasi rien démoli, mais par contre ils ont fait l'inventaire pour l'hiver du magasin, sous l'oeil affolé des vendeuses, qui étaient bien soulagées de nous voir repartir sans casse, avouons-le. Ensuite Monoprix.
Monoprix.
Comment dire.
Ah si je sais.
L'angoâââââsse!
Déjà LaPatate il en a rien à secouer de nous suivre dans les rayons, lui il veut faire des coucous et des bisous à ses copains les mannequins. Comme je te le dis. Il leur parle et tout. Ce môme parlerait à un mur tfassons, dire qu'il y a six mois il sortait à peine une vingtaine de mots, je suis assez abasourdie par le retournement subit de situation. Ensuite si tu fais semblant de le perdre, il s'en fiche, au pire il commence à te chercher, sans pleurer, sans crier, sans paniquer. La louze. Tu peux toujours te brosser pour qu'ensuite il te suive, sauf si tu lui tiens la main - ce que bien sûr il déteste, rapport que ça bride sa découverte et sa créativité, comprends-tu.
Donc là, déjà tu es mourrute de la fatigue et tu te diriges à la vitesse de l'éclair vers les caisses, pour en finir au plus vite. Et là, tapi dans l'ombre, il t'attend, le salopiot, le Bad Karma, himself, tout en enquiquinements façon matriochka.
Déjà les deux affreux sont dé chaî nés. Visiblement rester calme pendant 5 minutes d'attente à la caisse, c'est au-delà de leur compétences. Enfin PitiGasson se débrouille un poil mieux que LaPatate, qui lui a activé son gène de gibbon des montagnes et gigote dans tous les sens entre les barres qui séparent les files d'attente, allant jusqu'à ramper par terre, et ouvrir une trappe dans la caisse voisine... Et c'est là, alors que je lutte pour que les deux gars restent à côté de moi et de préférence debout, pendant que je paie, que l'Apocalypse se déverse sur ma tronche.
Oui rien que ça.
Parce que bon déjà faut croire que je l'ai cherché, vu que j'ai demandé deux notes, et à payer en deux fois donc, vu qu'une partie de mes achats concernait mon kravail. Ma carte bleue enclenchée dans le terminal en ligne directe avec les Enfers, et c'est parti: patientez, patientez, patientez, patientez, patientez, patientez....
Au bout de trois minutes de patience de plus en plus riquiqui, pendant lesquelles mes gamins sont en totale zone, la caissière désespérée retire la carte, et signe donc l'arrêt de mort du terminal. On débranche, on rebranche, on re débranche, on re rebranche, on essaie la carte, une fois, deux fois, trois fois, mais bernique, rien n'y fait.
Là tu regardes les gens derrière toi, avec un petit sourire nerveux, tu dis " ouh bah je serais vous, je crois que je changerais de caisse tussuite, rapport que là ça sent le plan pourri hein" mais ils te regardent avec des yeux de poisson mort, alors bon, tu essaies de garder bonne figure et de réunir les deux monstres qui ont pris possession de tes enfants, pour leur faire les gros yeux, vu que spa trop le moment de courir sur le haricot de maman, hum!
Vu que la collègue appelée à la rescousse essaie deux nouveaux terminaux sans aucun résultat probant, tu finis par sortir ton carnet de chèques moribond, et tu proposes de faire deux chèques.
C'est là que la machine garde ton chèque coincé.
Comme je te le dis.
Alors que tu t'apprêtes à proposer de payer en échangeant tes deux mouflets insupportables contre tes achats, la collègue démonte d'une main experte la machine à grabouiller les chèques et délivre le pov chèque. Et enfin, tu peux payer, en deux fois, et te sauver sous le regard goguenard des clients qui sont restés pour assister à toute la scène, malgré le fait qu'on ait fermé la caisse derrière nous.
Après tu vas acheter des glaces italiennes, et tu manges avec tes enfants, parce que c'était ça ou le parvis de l'église, de nuit, ou alors la forêt, sans miettes de pain ni petits cailloux.
Samedi après-midi, c'est repos il paraît. A priori il doit y avoir des tout petits caractères tout en bas du contrat. Je ne vois que ça comme explication.
bonus track le revers de la médaille dans ta face:
Non mais c'est sûr que c'est super chouette quand dans le logement de fonction juste au dessus de ta classe, il y a une livebox non protégée, et que donc tu peux te connecter en wifi à l'internet mondial en toute peinarditude avec ton eee pc de crâneuse. C'est super, le dimanche matin quand tu te fais suer toute seule à l'école, tu peux poster des statuts débiles sur FB: Angel CoinCoin plastifie / Angel CoinCoin massicote / Angel CoinCoin découpe et colle / Angel CoinCoin trie /Angel CoinCoin affiche, etc etc etc etc...
Par contre, quand la box au dessus de ta tête est en rade, ben tu l'as dans l'os. Profond. Parce que je ne me vois pas trop monter l'escalier, aller taper à la porte et dire: "Hum didon, ça vous embêterait pas d'appuyer sur le reboot de la livebox là, rapport que je peux plus me connecter en loucedé à votre wifi, non protégé, c'est gonflant, un peu. Ou alors un trombone dans le ptit trou reset, ça fait des miracles hein, aussi. Je peux?"
Voilà voilà.
Le revers de la médaille, donc. Groumphhh.
Et il a bien fallu sortir. Donc hop le bus avec deux gamins déchaînés, pour faire du shopping indispensable. DPAM, pas de souci, à part une furieuse tendance de LaPatate à se planquer derrière les portants. Magasin de jouets, ils ont quasi rien démoli, mais par contre ils ont fait l'inventaire pour l'hiver du magasin, sous l'oeil affolé des vendeuses, qui étaient bien soulagées de nous voir repartir sans casse, avouons-le. Ensuite Monoprix.
Monoprix.
Comment dire.
Ah si je sais.
L'angoâââââsse!
Déjà LaPatate il en a rien à secouer de nous suivre dans les rayons, lui il veut faire des coucous et des bisous à ses copains les mannequins. Comme je te le dis. Il leur parle et tout. Ce môme parlerait à un mur tfassons, dire qu'il y a six mois il sortait à peine une vingtaine de mots, je suis assez abasourdie par le retournement subit de situation. Ensuite si tu fais semblant de le perdre, il s'en fiche, au pire il commence à te chercher, sans pleurer, sans crier, sans paniquer. La louze. Tu peux toujours te brosser pour qu'ensuite il te suive, sauf si tu lui tiens la main - ce que bien sûr il déteste, rapport que ça bride sa découverte et sa créativité, comprends-tu.
Donc là, déjà tu es mourrute de la fatigue et tu te diriges à la vitesse de l'éclair vers les caisses, pour en finir au plus vite. Et là, tapi dans l'ombre, il t'attend, le salopiot, le Bad Karma, himself, tout en enquiquinements façon matriochka.
Déjà les deux affreux sont dé chaî nés. Visiblement rester calme pendant 5 minutes d'attente à la caisse, c'est au-delà de leur compétences. Enfin PitiGasson se débrouille un poil mieux que LaPatate, qui lui a activé son gène de gibbon des montagnes et gigote dans tous les sens entre les barres qui séparent les files d'attente, allant jusqu'à ramper par terre, et ouvrir une trappe dans la caisse voisine... Et c'est là, alors que je lutte pour que les deux gars restent à côté de moi et de préférence debout, pendant que je paie, que l'Apocalypse se déverse sur ma tronche.
Oui rien que ça.
Parce que bon déjà faut croire que je l'ai cherché, vu que j'ai demandé deux notes, et à payer en deux fois donc, vu qu'une partie de mes achats concernait mon kravail. Ma carte bleue enclenchée dans le terminal en ligne directe avec les Enfers, et c'est parti: patientez, patientez, patientez, patientez, patientez, patientez....
Au bout de trois minutes de patience de plus en plus riquiqui, pendant lesquelles mes gamins sont en totale zone, la caissière désespérée retire la carte, et signe donc l'arrêt de mort du terminal. On débranche, on rebranche, on re débranche, on re rebranche, on essaie la carte, une fois, deux fois, trois fois, mais bernique, rien n'y fait.
Là tu regardes les gens derrière toi, avec un petit sourire nerveux, tu dis " ouh bah je serais vous, je crois que je changerais de caisse tussuite, rapport que là ça sent le plan pourri hein" mais ils te regardent avec des yeux de poisson mort, alors bon, tu essaies de garder bonne figure et de réunir les deux monstres qui ont pris possession de tes enfants, pour leur faire les gros yeux, vu que spa trop le moment de courir sur le haricot de maman, hum!
Vu que la collègue appelée à la rescousse essaie deux nouveaux terminaux sans aucun résultat probant, tu finis par sortir ton carnet de chèques moribond, et tu proposes de faire deux chèques.
C'est là que la machine garde ton chèque coincé.
Comme je te le dis.
Alors que tu t'apprêtes à proposer de payer en échangeant tes deux mouflets insupportables contre tes achats, la collègue démonte d'une main experte la machine à grabouiller les chèques et délivre le pov chèque. Et enfin, tu peux payer, en deux fois, et te sauver sous le regard goguenard des clients qui sont restés pour assister à toute la scène, malgré le fait qu'on ait fermé la caisse derrière nous.
Après tu vas acheter des glaces italiennes, et tu manges avec tes enfants, parce que c'était ça ou le parvis de l'église, de nuit, ou alors la forêt, sans miettes de pain ni petits cailloux.
Samedi après-midi, c'est repos il paraît. A priori il doit y avoir des tout petits caractères tout en bas du contrat. Je ne vois que ça comme explication.
bonus track le revers de la médaille dans ta face:
Non mais c'est sûr que c'est super chouette quand dans le logement de fonction juste au dessus de ta classe, il y a une livebox non protégée, et que donc tu peux te connecter en wifi à l'internet mondial en toute peinarditude avec ton eee pc de crâneuse. C'est super, le dimanche matin quand tu te fais suer toute seule à l'école, tu peux poster des statuts débiles sur FB: Angel CoinCoin plastifie / Angel CoinCoin massicote / Angel CoinCoin découpe et colle / Angel CoinCoin trie /Angel CoinCoin affiche, etc etc etc etc...
Par contre, quand la box au dessus de ta tête est en rade, ben tu l'as dans l'os. Profond. Parce que je ne me vois pas trop monter l'escalier, aller taper à la porte et dire: "Hum didon, ça vous embêterait pas d'appuyer sur le reboot de la livebox là, rapport que je peux plus me connecter en loucedé à votre wifi, non protégé, c'est gonflant, un peu. Ou alors un trombone dans le ptit trou reset, ça fait des miracles hein, aussi. Je peux?"
Voilà voilà.
Le revers de la médaille, donc. Groumphhh.