Bientôt 23 mois MaPatate.
Bientôt 2 ans MaPatate.
Super Relou MaPatate.
On appelle ça le Terrible Two, les Deux Ans Terrifiants, et même si ma traduction n'est pas exacte, elle a le mérite de coller à mon ressenti.
Voilà que le mignon petit bébé qui dormait des heures dans son berceau, le charmant poupon qui assis jouait sans cesse avec ses hochets, l'adorable limace qui rampait avec délice sans discontinuer en cirant le parquet, le craquant château branlant qui vaquait dans l'appartement, celui-là même que vous chérissez depuis bientôt 23 mois, voilà qu'il est entrain de muter. Il se transforme et ce n'est pas beau à voir. Malheureusement il n'est point en cela semblable à la chenille qui a la décence de se cacher du monde dans son cocon hermétique pendant sa transformation en délicieux papillon - penser à dire au gars qui s'occupe de l'ADN de rajouter un gène de papillon, bonne idée ça coco(n).
Non, le petit être humain qui sous vos yeux, semaine après semaine - parce que oui ça prend du TEMPS cette affaire, se transforme de bébé à sa môman en piti gasson à sa mère, ben figurez-vous qu'il vous pompe l'air, et ce, sans discontinuer.
Il veut, il ne veut pas, il fait, il défait, il fait, il défait, il veut, il ne veut pas, et ce pour tout.
Il explore la totalité de ce qui l'entoure, de l'infini petit de la poussière sur le parquet jusqu'à l'immensité de l'extérieur.
Et il ne s'arrête jamais, sauf quand il dort.
Et comme il ne possède pas les outils pour son ambitieux projet d'être grand, là tout de suite, le voilà qui râle, pleure, s'énerve, crise, trépigne, frappe, se roule par terre.
Il cherche à exprimer toutes les émotions et sentiments qui le submergent et qu'il ne maîtrise absolument pas. Et s'indigne qu'on ne le comprenne pas toujours, ou de travers.
Quand en plus on possède comme moi le modèle qui ne veut pas parler, je tiens à dire que ça n'aide guère. Je sais bien qu'il pourrait, la bourrique de gamin, mais pour me faire rager, il ne fait pas. Je peux lui soutirer un mot par surprise mais pas lui faire répéter. Qu'à cela ne tienne, je vais vanter ses autres mérites et faire en chaque instant comme s'il parlait parfaitement, ahahahahaha, je vais le feinter, non mais oh.
En attendant que la transformation soit complète je recommande pour mon usage personnel ainsi que pour celui de Chéwi
- une bonne grosse dose de patience (se chiffre en tonnes)
- une louche de fermeté (NON est le mot que l'on doit dire environ 839 fois par jour)
- de la diplomatie par paquet de douze (accessible en tous endroits de la maison, avec dosettes à mettre dans le sac pour les trajets en extérieur)
- de la ruse, quelques pincées (ne pas en abuser, on éduque pas Machiavel non plus. Quoique??)
- des sacs de câlins, bisous, et autres gentillesses (à utiliser sans compter, c'est la soie du cocon de transformation)
- des nerfs en acier trempé.
Exemple pratique:
Ce matin je suis allée faire quelques courses à pied au LP avec MaPatate sans sa poussette.
J'ai utilisé
>> 23 kilos de patience, vu que ce qui m'aurait pris seule moins de 15 minutes, en a pris 40 avec MaPatate, qui se sauve dans les rayons, mais veut être porté dans la rue, qui met et enlève de son petit sac de courses environ 54 fois de suite le flacon de produit à fesses,
>> 3 cuillères de fermeté, notamment face au fait que NON je n'ai pas besoin d'acheter de
>> 5 dosettes de diplomatie, en expliquant que oui on n'achèterait bien sûr des chipes, mais pas celles-ci qui sont piquantes, mais les autres qui sont dans l'autre rayon, dans lequel on ira en dernier, parce qu'il est juste à côté des caisses,
>> 2 pincées de ruse, une pour pouvoir payer et ranger mes articles en caisse sans que mon zébulon ne se sauve sur le parking - je l'ai assis sur la chaise tournante de la caisse vide à côté de celle que j'utilisais, et une autre pour remonter chez moi - tu sais si tu montes l'escalier en donnant la main au lieu d'être porté, tu auras des chipes en arrivant à la maison,
>> quelques câlins et bisous pour faire tenir tranquille la bestiole à ressort quand il voulait être porté - un bébé qui pose la tête sur l'épaule est moins lourd à porter qu'un machin qui gigote en arrière.
Bien évidemment mes nerfs en acier trempé n'ont pas lâché. Mais ma barre de vitalité est au plus bas, je vais donc devoir vous laisser pour aller me ravitailler fissa, profitant ainsi du sommeil de mon piti garçon en devenir... FINGEEEEEERRRRRRSSSSSS!!
(quoi??)
Bientôt 2 ans MaPatate.
Super Relou MaPatate.
On appelle ça le Terrible Two, les Deux Ans Terrifiants, et même si ma traduction n'est pas exacte, elle a le mérite de coller à mon ressenti.
Voilà que le mignon petit bébé qui dormait des heures dans son berceau, le charmant poupon qui assis jouait sans cesse avec ses hochets, l'adorable limace qui rampait avec délice sans discontinuer en cirant le parquet, le craquant château branlant qui vaquait dans l'appartement, celui-là même que vous chérissez depuis bientôt 23 mois, voilà qu'il est entrain de muter. Il se transforme et ce n'est pas beau à voir. Malheureusement il n'est point en cela semblable à la chenille qui a la décence de se cacher du monde dans son cocon hermétique pendant sa transformation en délicieux papillon - penser à dire au gars qui s'occupe de l'ADN de rajouter un gène de papillon, bonne idée ça coco(n).
Non, le petit être humain qui sous vos yeux, semaine après semaine - parce que oui ça prend du TEMPS cette affaire, se transforme de bébé à sa môman en piti gasson à sa mère, ben figurez-vous qu'il vous pompe l'air, et ce, sans discontinuer.
Il veut, il ne veut pas, il fait, il défait, il fait, il défait, il veut, il ne veut pas, et ce pour tout.
Il explore la totalité de ce qui l'entoure, de l'infini petit de la poussière sur le parquet jusqu'à l'immensité de l'extérieur.
Et il ne s'arrête jamais, sauf quand il dort.
Et comme il ne possède pas les outils pour son ambitieux projet d'être grand, là tout de suite, le voilà qui râle, pleure, s'énerve, crise, trépigne, frappe, se roule par terre.
Il cherche à exprimer toutes les émotions et sentiments qui le submergent et qu'il ne maîtrise absolument pas. Et s'indigne qu'on ne le comprenne pas toujours, ou de travers.
Quand en plus on possède comme moi le modèle qui ne veut pas parler, je tiens à dire que ça n'aide guère. Je sais bien qu'il pourrait, la bourrique de gamin, mais pour me faire rager, il ne fait pas. Je peux lui soutirer un mot par surprise mais pas lui faire répéter. Qu'à cela ne tienne, je vais vanter ses autres mérites et faire en chaque instant comme s'il parlait parfaitement, ahahahahaha, je vais le feinter, non mais oh.
En attendant que la transformation soit complète je recommande pour mon usage personnel ainsi que pour celui de Chéwi
- une bonne grosse dose de patience (se chiffre en tonnes)
- une louche de fermeté (NON est le mot que l'on doit dire environ 839 fois par jour)
- de la diplomatie par paquet de douze (accessible en tous endroits de la maison, avec dosettes à mettre dans le sac pour les trajets en extérieur)
- de la ruse, quelques pincées (ne pas en abuser, on éduque pas Machiavel non plus. Quoique??)
- des sacs de câlins, bisous, et autres gentillesses (à utiliser sans compter, c'est la soie du cocon de transformation)
- des nerfs en acier trempé.
Exemple pratique:
Ce matin je suis allée faire quelques courses à pied au LP avec MaPatate sans sa poussette.
J'ai utilisé
>> 23 kilos de patience, vu que ce qui m'aurait pris seule moins de 15 minutes, en a pris 40 avec MaPatate, qui se sauve dans les rayons, mais veut être porté dans la rue, qui met et enlève de son petit sac de courses environ 54 fois de suite le flacon de produit à fesses,
>> 3 cuillères de fermeté, notamment face au fait que NON je n'ai pas besoin d'acheter de
- packs d'eauj'ai également eu l'usage de
- bouteilles de jus d'orange
- sachets de lacets
- huile de moteur
- 4 paquets de fingers (non vraiment non, un suffira)
>> 5 dosettes de diplomatie, en expliquant que oui on n'achèterait bien sûr des chipes, mais pas celles-ci qui sont piquantes, mais les autres qui sont dans l'autre rayon, dans lequel on ira en dernier, parce qu'il est juste à côté des caisses,
>> 2 pincées de ruse, une pour pouvoir payer et ranger mes articles en caisse sans que mon zébulon ne se sauve sur le parking - je l'ai assis sur la chaise tournante de la caisse vide à côté de celle que j'utilisais, et une autre pour remonter chez moi - tu sais si tu montes l'escalier en donnant la main au lieu d'être porté, tu auras des chipes en arrivant à la maison,
>> quelques câlins et bisous pour faire tenir tranquille la bestiole à ressort quand il voulait être porté - un bébé qui pose la tête sur l'épaule est moins lourd à porter qu'un machin qui gigote en arrière.
Bien évidemment mes nerfs en acier trempé n'ont pas lâché. Mais ma barre de vitalité est au plus bas, je vais donc devoir vous laisser pour aller me ravitailler fissa, profitant ainsi du sommeil de mon piti garçon en devenir... FINGEEEEEERRRRRRSSSSSS!!
(quoi??)