16 mars 2009

MaPatate va au parc

Pour une fois qu'il faisait beau, et que genre le printemps serait sur le point d'arriver pour de bon - on y croit, on y croit! hop embarquage de mômes à la sortie de l'école pour aller au square.
Pour MaPatate, 23 mois, après les longs mois d'hiver à rester à empoupougner sa mère tute la sainte journée, voilà du nouveau, du rigolo, du youhou.
Sauf que.
Bien sûr ce bébé n'est pas fichu de faire du toboggan comme le premier gamin venu, non mais attend tu l'as bien regardé là?

Alors on a eu droit à plein d'activités innovantes, pendant une heure de temps.

Gamellages divers, rapport que soit l'enfant se shoote au whisky derrière mon dos, soit les saussures sont trop ptites, soit il a juste l'attention d'un bigorneau dès lors qu'il s'agit de fiche un pied devant l'autre.

Collage de soeur, bien enquiquinée pour jouer avec les autres grands, affublée d'un petit machin à bouclettes et pull rouge pétard, vas-y comment c'est pratique pour faire de la balançoire peinarde. Il l'appelle "maman", il lui crochete le doigt - sa spécialité, très douloureux, pour l'entraîner de force là où il a décidé lui de jouer, il lui braille dessus pour qu'elle le porte ste feignasse.

Hurlage devant choses inconnues: des fleurs bleues, avec de la terre sur les feuilles, non mais de la terre, ahhhhhhhhhhh, du pain abandonné sur les marches du toboggan, totalement inapproprié, ahhhhhhhhh, des petits cailloux inopportuns, éparpillés dans l'herbe, aaaaaaahhhhhhhhh!

Tapage de pieds dans petite maison cabane, et tapage sur grande soeur trop gentille qui accepte de faire pareil. L'excitation tout ça, les gestes qui dépassent la pensée blabla. Moué, la grande soeur s'est re-carapaté à l'autre bout du square et essaie de se fondre dans le paysage, qu'on l'oublie, deux minutes, merci.

Glissage sur toboggan, presque normalement, mais accompagné d'une grande soeur voire d'un grand frère, pour un maximum de sécurité à l'atterrissage, nombreuses tentatives de suicide ratées, y'a toujours une Lutine ou une Môman pour rattraper avant la catastrophe, impossibilité totale de vérifier la conformité du revêtement de sol aux normes de sécurité, raaaaaaaaa.

Chant monotone à base de AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA, le plus fort possible, et de préférence en entraînant sa soeur et son frère, afin que sa mère se tape la honte maximale dans le square, oui oui oui c'est bien elle la mère des trois adeptes de la Secte du Renouveau par le Cri Primal qui sont en train de casser les oreilles de tout le monde sur 3 kms à la ronde.

Faufilage dans les endroits interdits par la maréchaussée, notamment derrière les buissons qui piquent, plus précisément entre les buissons qui piquent et le grillage. Là où tu as toutes tes chances de rester coincé, voire de déchirer ton pull rouge tout neuf. Attente patiente que la maréchaussée tourne la tête ou verbalise un autre contrevenant pour se trisser fissa fissa vers les lieux interdits.

Jetage de fesses depuis le haut du toboggan. Méthode à l'usage des non-comprenants: s'accrocher à la barre en haut du toboggan, avec jambes à l'équerre, se balancer comme ça, lâcher. Avoir l'air surpris. Avoir une chance insolente et retomber pile sur la glissière du toboggan.

Remontage de barre de pompiers, en braillant, car bien sûr ce n'est pas possible. Son au maximum, afin que la grande soeur le porte et le fasse glisser le long de la barre, genre il serait un pompier lui aussi. Rigolage intensif.


Ah bah super, la prochaine fois moi je viens avec mes boules quies, un bon bouquin, des nunettes noires et une perruque, et j'équipe MaPatate d'une combi intégrale molletonée et d'un casque anti-chocs, et roule ma poule, il fait sa laïfe. Hop, c'est plié.


bonus track question/réponse:

pourquoi ton blog s'appelle la taie d'oreiller? A mon avis c'est pas le genre de blog devant lequel on s'endort en lisant, au contraire!!
Lalou

Alors là euh, voilà, c'est hyper simple, j'explique. Au départ fallait juste que je trouve un titre, et j'avais super pas d'idée. Je savais juste quelle photo de moi je mettrai dans la side-bar de mon futur blog. C'est celle qui y est toujours, où je traîne en couche, au top de ma glamouritude, sur le carrelage à damiers de la maison de quand j'étais pitite, agrippant fermement mon oreiller. Du coup je me suis dit que "la taie d'oreiller" ça pétait bien comme titre, surtout que voyez-vous, en plus, j'ai souvent du mal à m'endormir car le soir la tête posée sur ma taie d'oreiller, ça tourbillone et tournicote là-haut dans ma cervelle, et je me suis dit que d'écrire tout ça dans un blog, de laisser sortir les mots, de leur prêter vie, de les donner à lire, ça allait me procurer un sommeil bien plus paisible. Ce qui est effectivement le cas.
Voilààààà, une fois de plus c'était très intéressant.

Et bien sûr comme je suis la fille supra éclectique par excellence, y'a fallu que je colle une bannière avec mes canards de bain, ceux qui trônent sur ma télé, et du coup, c'est devenu La Taie d'Oreiller, le blog avec des canards dedans, atteignant ainsi un niveau supplémentaire dans le Grand N'Importe Quoi. Ce qui me résume assez bien, quand on y réchéflit un peu. Si si.
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