21 avril 2008

angel et les jeans

Non non ne voilà pas une énième note sur je ne rentre pas dans mon jean, oh my god mon arrière train a atteint la taille du Pas-de-Calais, je suis fichue, au secours, apportez-moi la scie sauteuse. Non.

Aujourd'hui je vais vous parler des jeans de mes enfants, et des conséquences sur ma santé mentale et mon bien-être physique et psychologique.

Il se trouve que j'aime les jeans. Je trouve ça beau, pratique, ça va avec tout, c'est le vêtement impec pour les gnomes. Ainsi de la salopette de LaPatate au pat'd'eph' de LaLutine, le jean est mon ami. Mais il s'est trouvé, rien que pour m'embêter, qu'en ce beau premier jour de vacances scolaires, je me suis dit que là ce n'était plus possible, mon PitiGasson n'avait plus que deux jeans dont un troué au genou, et LaLutine, entre deux tailles, se retrouvait bien embêtée par des jeans pêche aux moules ou des jeans que tu marches dessus et après c'est fichu. Une seule solution, H&M et consort, aka le centre commercial.

Mes amis, bienvenue en enfer.

Déjà deux enfants dans le train, ça se chipougne. M'en fous je lis mon bouquin, je suis en grêve. Enfin, presque, rapport à l'autre arsouille qui entreprend de lécher la vitre. ARGHHHHHH.

Y'en a qui disent qu'ils veulent ABSOLUMENT emporter leur grosse encyclopédie des dinosaures, et que même pas ils l'ouvrent une seule fois durant le trajet, et le bouquin, approximativement une tonne huit, se retrouve dans mon sac. Merci bien du cadal.

Le rayon jeans special PitiGasson d'H&M à 12:50, excusez-moi, mais c'est le dawa total. J'ai bien vu un jean sympa à 10 euros, mais pas à la bonne taille (à moins de péter les jambes à l'autre affreux qui n'arrête pas de pougner sa soeur et de fiche le rayon des sweats en vrac), j'ai eu beau retourner tout le dawa, qued'. Bon ensuite j'ai juste sélectionné tous les jeans à sa taille, j'ai pris les deux moins chers dans les moins moches, et roule ma poule, ça m'a pris 20 minutes devant le rayon. Cru mourir.

Le rayon fille pour les jeans, taille de ma Lutine, tu oublies, déjà y'a pas sa taille, et si par miracle tu trouves, tu peux en ranger 5 comme elle dedans, et bien sûr, ce n'est pas réglable à la taille, et la donzelle refuse d'entendre parler de bretelles, les bretelles c'est pour papy et pis c'est tout! Elle s'en fout grave de lancer la mode, je ne suis pas aidée...

Le PitiGasson qui braille dans les allées du centre commercial j'ai mes fesses qui me piiiiiiiiquent, j'ai les fesses qui me graaaaaaaattent! je tiens à dire que c'est moyen glamour, et que tu fouilles désespérément ton sac à la recherche du rouleau de chatterton. Que bien sûr y'en a pas. Tu entends un appel "enfant perdu" dans les hauts parleurs et tu regrettes trois secondes que ce ne soit pas le tien, tu irais bien prendre un venti d'un truc frais au Starbuck avant d'aller le récupérer.

Le PitiGasson il s'en fout, puisqu'on lui interdit de se gratter le derrière, no problemo, il va noyer son désespoir dans la chanson
(air et paroles de sa composition, ouh qu'il est créatif le petit amour!)

Je danse avec ma CULOTTE

Parce que j'adore les CULOTTES!
(en boucle)

Mer veil leux!

Arrive alors le perdage total de pédales de la mère au bout du rouleau à force d'essayer de maintenir l'harmonie et la bonne humeur et le dynamisme au sein de sa petite troupe. Elle se souvient qu'elle avait promis un PetShop perroquet au PitiGasson, pour une raison qui actuellement lui échappe, et donc la voilà qui entre dans Toys R Us. La mort cérébrale n'est pas loin, c'est sûr. Elle en ressort une bonne grosse demi-heure plus tard avec le PetShop perroquet, un Power Ranger GRIS (c'est le Power Ranger Fais les Poussières Feignasse) et deux chtites boîtes de Playmobil special. Ne cherchez pas, y'a eu enlevage de ma personne par des aliens, je ne vois que ça comme explication logique.
Comme remerciement, La Lutine ira tâter avec une tronche pliée de rire le contenu du slip de l'immense Batman qui orne l'entrée du magasin. Oh my.

Ensuite on entame la longue litanie de la faim et de la chaleur, le PitiGasson allant jusqu'à se faire un boléro avec son tee-shirt, exhibant son nombril à la populace et décrétant ainsi à la face du monde que oui il pète de och' et quand est-ce qu'on bouffe bordel?
Un arrêt au Monoprix plus tard, on file vers le train avec une bouteille de coca + des MonstersMunch pour le PitiGasson, re-enlevage par des aliens de mon auguste et précieuse personne, obligé.

Quand enfin j'arrive chez moi, je dépose les sacs (2 jeans + 1 t-shirt pour le PitiGasson, 1 jean pour LaLutine, 6 t-shirts pour la MignonnePatate qui a eu l'intelligence de rester avec son papa !) et je m'assois, je me demande où ont bien pu passer mes jambes, et là je me rappelle que mon beau-père arrive dans moins d'une demi-heure.

De rage, j'ai envoyé tout le monde dehors sous prétexte de vider la bibliothèque Billy qui est déglinguée depuis son montage par Chéwi en août 2006. J'ai planté hargneusement des clous, et tout re rangé, en ayant pris soin de mettre mon téléphone hors de portée ad vitam eternam des menottes des bébés coupeurs de communication.

Et quand enfin je pensais pouvoir me reposer, coup de fil de mon bro, et je sors en pyj'+veste+tongs dans la rue pour apporter des suppos de dolip' à ma nièce. Heureusement qu'il faisait nuit noire, parce que hum, bonjour la dégaine, ouuuccchhhh!

Demain?
Demain je fais rien.

Non mais vraiment.
Rien.

Enfin...
j'espère??
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