05 mai 2007

angel is over deborded

Mais pourquoi donc je ne blogue pas moi? Hum? Mais que se passe-t-il au Royaume de la Rigolitude pour que je ne trouve pas un petit morceau de temps pour bloguer?

Pour vous donner un aperçu du pourquoi du comment voici un retour sur ma journée d'aujourd'hui.

A deux heures passées de trente minutes cette nuit, la Boulette s'agite et chouine dans son couffin. Je dors depuis minuit seulement, après la dernière tétée, autant dire que quand son père me le refile, je suis à peu de chose près le clone exact d'un zombie neurasthénique. Cela ne dérange aucunement Bébé Goulu, qui se précipite sur le nichon pour prélever sans tarder sa ration. Au bout de 10 minutes il pionce sur moi avec un sourire béat, et il pue du cul. Refilage à son papa, qui après un changeage de couche et un rot de buveur de bière, me le rend tout prêt pour la seconde tournée de Mum's Milk. Je n'ai même pas réussi à me lever pour aller aux toilettes, tellement je suis à ramasser à la petite cuillère (ok à la louche, ça va bieng oh!). Dès que le mouflet ferme les paupières je le refourgue sans ménagement à son paternel: sa mission consiste à le rendormir et à la recoucher. En ce qui me concerne, je refile direct sous ma couette, ma tête atteint à peine l'oreiller que je ronfle déjà. Me réveillerait 20 minutes plus tard pour filer le bout de mon petit doigt à téter à Bébé Relou. Me rendormirait aussi sec.

Sept heures du mat', PitiGasson veut son bibwondlé, et la Boulette s'en rejeterait bien un p'tit derrière la cravate. Hop, nichon 1, refilage à Chéwi qui gérera cette fois ci d'une main de maître et avec toutes les précautions d'usage le tsunami de caca liquide projetté par son bébé d'amour. Qu'il est mignon cet enfant, faut-il qu'on l'aime hein, avec ce qu'il nous en fait voir, parce qu'il faut bien avouer que j'ai pondu le champion de la Bombe à Merde... Nichon 2, et déposage du bébé somnolent sur son papa qui roupille. Repieutage.

Neuf heures et quart, on est obligés d'émerger, le PitiGasson avec ses sempiternels "je peux me lever?" a bel et bien fini par nous avoir à l'usure. Neuf heures trente, j'apelle Alix, pour savoir si elle veut que je l'accompagne chez l'orthophoniste avec sa marmaille et la mienne, histoire que je libère du temps à Chéwi pour corriger ses Pakédkopis pourris. Ok, mais on doit être prêts à 10:10. Ben euh on va faire ce qu'on peut. Pendant que Chéwi donne le bain à la Boulette et l'habille (et fais le con: han 4,720 kilos, comme hier, je m'inquiète, il ne prends pas de poids cet enfant?? ), je sape à la vitesse de la lumière PitiGasson, foin de l'autonomie, et je sélectionne dans l'armoire de la Lutine de quoi se prémunir de sortir le cul nu, ce qui risque de lui arriver si elle reste en somnolente contemplation devant ses étagères de fringues. Je m'habille avec un pantalon qui traîne sur mon fauteuil, et ma tunique propre retrouvée dans le placard. Pas le temps de prendre une douche. Empaquetage du bébé, vestes des grands, on descend, on est à l'heure, et la Lutine a même eu le temps d'avaler un petit dej', miracle.

S'enchaîne ensuite le square devant l'immeuble de l'orthophoniste, puis le centre commercial pour faire deux trois courses, je rentre chez moi, il est midi et demi. Je nourris la Boulette, j'essaie de manger pendant qu'il est hypnotisé par la nouvelle arche de jeux de son transat, et je le reprends ensuite pour tenter de l'endormir. La Lutine accueille Mini pour jouer avec elle aux playmos, et alors que Chéwi couche PitiGasson, je m'apprête mentalement à savourer mon dessert (un fondant au chocolat noir mit crème anglaise) et ensuite à me pieuter pour une petite sieste réparatrice. Sauf que.

Sauf que, 14h30, Chéwi sort de la chambre de PitiGasson et me dit: je vais inspecter sa tête, il se gratte. Noooooooooon? Ben si, PitiGasson a la tête farcie de lentes prêtes à éclore, les parents pouxes s'étant heureusement fait la malle. A peine la Boulette ayant terminé son festin, que voilà que s'éloigne de moi très très vite l'image mentale de mon fondant au choc, tout aussi rapidement remplacée par celle du flacon de shampoing anti-saloperies. Joie. Bonheur. Liesse. L'enfant avait échappé jusque là à l'invasion de l'Horrible, il vient de tomber au champ d'honneur. Au bout des deux shampoings réglementaires sur le loustic le plus remuant de la planète et je ressemble à une très fatiguée serpillère, prête à être essorée.
Emballage du pouilleux dans une serviette, installation sur tabouret avec tototte et dévédé de Barbapapa, épouillage au peigne fin, celui avec les longues dents en fer. L'enfant gigote, se tortille, chouine, râle et je commence à m'énerver, et le ton monte un peu (beaucoup?). Chéwi voudrait bien réussir à endormir la Boulette, le bébé qui pionce comme un ouf tous les jours ayant décidé qu'en ces temps de crise diplomatique, il ne fallait pas jurer dans le tableau, et refuse donc de fermer ses yeux plus de trois minutes. Je me fais donc remonter les bretelles: je fais trop de bruit, il ne peut pas endormir l'enfant, non mais franchement. Beh faut pas me chercher les gens, oh non non non, j'inverse donc prestement les rôles: à moi le dodo du bébé dans la chambre toute calme en lisant un bon bouquin, à lui l'épouillage de l'asticot pénibeule. Eh eh.

Au bout de 10 minutes d'épouillage, Chéwi décide que le plan "tonte du PitiGasson chez sa coiffeuse adorée" est un plan trop bien qu'il bute tout, et il embarque manu militari le gamin pour se faire ratiboiser le tif et occire par là même l'habitat des ignominies. Je me retrouve avec mon bébé tout plein de coliques qui ne veut pas dormir, et je repasse un temps certain à lui redonner le nichon, et à l'endormir.

Il est 17 heures, victoire, il dort! J'en profite pour manger mon dessert, on dira que c'est mon goûter, après tout. Le PitiGasson rentre tout beau tout tondu, fier de lui. Et j'allume enfin mon ordinateur. Me dit que ça fait un bail que je ne blogue pas. Commence à écrire cette note, dont une partie à été rédigée dans un endroit que la pudeur m'empêche de citer mais on remerciera grandement le pouvoir du wi-fi.

Il est 18h 15, je ne suis toujours pas douchée, je pue, mon dernier pantalon survivant vient de se déchirer, Chéwi rendort la Boulette réveillé par les zenfants excités, les zenfants calmés regardent un dévédé.
C'est le moment, je clique sur Publier et je vais enfin pouvoir aller me laver. Sauf que mes fringues propres sont dans le placard de la chambre de la Boulette. C'est mort.

Life is a bitch et je refoule du dessous de bras. Faisez des enfants qu'ils disaient!



note: Les gens, il faut aller voter demain, et soyez gentils de mettre le bon bulletin dans l'urne, parce que je vous jure que si le Nain Mafieux accède aux plus hautes fonctions de l'Etat, non seulement on va être un sacré nombre à s'en prendre plein la tronche parce qu'on ne correspond pas à ses critères pourris, mais en plus ça va me faire tourner le lait. D'ailleurs si vous adorez les personnes de petite taille avides de pouvoir, teigneux, racistes, homophobes, psychorigides, et mous du cervelet, si vous voulez travaillez plus pour rétablir l'esclavage, vous pouvez passer votre chemin (la petite croix tout la haut à droite), vous êtes sur le blog d'une gauchiste convaincue depuis toujours, fière de l'être, et qui garde l'espoir que le peuple français ne se réveille pas lundi matin avec la pire gueule de bois de son existence, et ne se rende pas compte dans 5 ans qu'il s'est fait en*uler à sec avec la poignée de graviers.
(Logiquement, selon les résultats du premier tour, 30% de mon lectorat devrait débarasser le plancher, soit environ 600 personnes. Bon vent.)
blog comments powered by Disqus