Non je ne suis pas mourute, merci de vous en inquiéter. Plus d'une semaine sans rien écrire, et personne ne s'affole (à part deux ou trois, des bisous, vous), heureusement que je ne suis pas au fin fond du ravin avec pour seule possiblité d'être sauvée un appel en masse de mes lecteurs à la Police Nationale (celle qui ne retrouve pas ma poussette -ne la cherche pas d'ailleurs) pour qu'ils lancent une opération d'envergure mondiale afin de me retrouver. Bernique.
Je suis juste en grêve. Je suis restée toute la journée d'hier, et toute celle d'aujourd'hui en pyjama. Le truc qui ne m'arrive jamais. Mais là j'ai fait une crevaison mentale. Une carabinée. Depuis lundi, crevaison mentale sa mère, je ne bouge plus de chez moi, je traîne, je fais la goyiote sur Facebook, je joue à des jeux débiles, rien qui ne puisse aggraver ma fracture neuronale profonde.
Mais comment vous demandez-vous, effarés - si si, effarés, ne me cassez-pas la barraque, merci bien, comment donc en suis-je arrivée là?
Moi la blogueuse prolifique, à la longévité que le monde entier m'envie, à la verve prolixe et délirante?
Pour vous répondre, il faut obligatoirement remonter quelques jours en arrière, et lister impitoyablement tous les évènements qui ont fait qu'aujourd'hui je suis en mode glandouille ON et que je l'assume farpaitement bien, merci.
Vendredi:
- Emmener les enfants à l'école parce que Chéwi accompagne ses abrutis au cinoche, la joie est dans son coeur, le désespoir dans mon mien d'avoir à sortir de mon lit et réveiller la Patate. Ne pas se recoucher avec le bébé joli. Ouin.
- Recevoir un coup de fil de mon beau-père, déchiffrer son langage que plus personne ne comprend, ni les italiens, ni les français, comprendre qu'il veut que je l'aide à jouer au grand-père parfait, ahahahaha, hum. J'accepte, pour les enfants. Ma mission: aller acheter pour le lendemain, un cadeau pour chacun, et les lui remettre à l'insu de tout le monde quand il viendra nous rendre visite dans l'après-midi. Youpi. Je vais mentir à mes enfants, j'adore. Ne pas reprendre le téléphone pour lui dire le fond de ma pensée, et croyez-moi, y'a de la profondeur, y'en a des choses à dire. Rester zen et serrer les fesses.
- Aller chercher les enfants, les faire déjeuner, les raccompagner à l'école, courir au centre commercial dans le vent froid, pour trouver des cadeaux qui leur plaisent. Quitte à dépenser des sous qui ne sont pas les miens, autant le faire correctement. Se dire que le rayon jouets de Pionch c'est la misère. Se résigner à aller à la librairie du coin, qui n'a de librairie que le nom, vu que la pauvreté intellectuelle des rayons ferait honte à n'importe quel personne sachant lire autre chose que Tele7Jours. Trouver des cadeaux sympas pour la minette et le loupiot. Supporter la conversation hallucinante de glauquitude de la tenancière du lieu pendant qu'elle fait les paquets cadals. Se répéter en boucle "la vie est belle" pour contrer la dépression qui guette au coin du comptoir. Ne pas ouvrir grande sa bouche pour leur dire de la boucler et de s'acheter le package coeur+cerveau. Se retenir. Dur dur.
- En profiter pour aller acheter un anneau de bain pour la GrossePatate en même temps qu'un hochet rigolo. Ne pas acheter la moitié du magasin, se rapeller que le compte en banque de l'internet n'est pas rempli d'argent virtuel à dépenser sans compter, mais de vraies pépettes durement gagnées par le Chéwi à la sueur de son bic rouge.
- Rentrer dans le temps tout moche du dehors, jusque dans le confort tout chaud du dedans, en réussissant l'exploit de pousser la poussette mit paquets encombrants et bébé chouine chouine chouine. Ne pas prendre le bus, parce que tfassons, apa bus. Méchants bus.
- Enchaîner sans double axel et sans se péter la margoulette sur le marathon cataclop cataclop du vendredi soir. Ne pas s'enfiler tout le litre de chocolat chaud du thermos. Ah bah si, trop tard.
Samedi:
- Aller chercher les enfants à l'école. Facile.
- Faire le sapin avec les enfants. Facile, mais épuisant un peu. Faire gaffe aux consignes pour que le conifère artificiel ne semble pas tout droit dégobillé de la goule de l'enfer du kitsch pile poil sur la petite table de mon salon. Aider Chéwi à attacher toutes ces saloperies de petites ficelles dorées sur les boules neuves low price mais qui brillent et qu'on se voit dedans, achetées spécialement pour faire plaisir au PitiGasson qui en rêve. Ne pas fracasser les boules à coups de tatanne, rester zen. Dire au PitiGasson que oui il peut accrocher sa boule préférée sur l'arbre, et ne pas lui dire qu'elle est trop moche et qu'on voudrait l'avoir perdue dans la veuca. Et le laisser accrocher le Père Noyel, parce que c'est son plaisir.
- Supporter le beau-père, laisser les enfants s'extasier sur les supers cadeaux que j'ai achetés, le laisser récupérer tous les honneurs et les fouler aux pieds quasiment aussi sec. Ne pas ricanner devant l'ego plus que surdimensionné du monsieur. Ne pas se fiche de sa poire devant chaque énormité qu'il assène comme vérité immortelle gravée dans le marbre car issue de son cerveau à nul autre pareil! Sourire, être polie, penser aux enfants, c'est leur grand-père. Se dire que dans quelques années à peine ils le verront sous son vrai jour, et que ce sera triste pour eux. Se dire que les trois autres chouettes grand-parents rattraperont bien le coup. Zénitude mise à mal à plusieurs reprises, aucun mort, victoire.
- Enchaîner sur les courses à Pionch. Penser à acheter les chocolats pour remplir le calendrier de l'avent. Se retenir d'ouvrir une boîte de Champs-Elysées direct dans le rayon pour se calmer les nerfs. Passer 10 minutes avant la fermeture à la caisse, et s'excuser auprès de la caissière d'être such a pain in the ass, elle va terminer plus tard à cause de moi. Se retenir de l'embrasser quand elle me dit que ce n'est pas grave. Lui proposer de partir en thalasso dans un pays chaud, à boire des jus de fruits frais devant la piscine. Ranger les courses vite, se péter le dos. Ne pas pleurer. Bénir Alix d'avoir son permis de conduire, et sa mère de nous prêter la ouature.
Dimanche:
- Faire les courses de Noyel dans un ToysRUs qui de gentiment fréquenté passe rapidement à l'enfer sur Terre. Trouver des cadeaux pour tous les enfants, les miens, ceux d'Alix, le petit bouchon de la copine et ma nièce aussi, hop, hop, hop. Rester dans le budget et trouver des trucs sympas et adaptés. User et user encore du forfait illimité du portable. Perdre Alix dans les rayons et lui téléphoner pour la retrouver. Ne pas s'assoir et dormir quand on se rend compte qu'il pleut à verses dehors. Charger la voiture.
- Aller chez Ikea avec la coupine. Se retenir d'acheter le magasin, prendre juste des rangements utiles, cette caisse là, pour les playmos de la Lutine, et ces boîtes Glis trop bien, pour trier les 1800 légos du PitiGasson (oui 1800, autant dire que ce n'est pas jouable si ce n'est pas trié!). Des torchons aussi. Mais le croco en peluche, non? Non! Mais il aurait été terrible pour faire le monstre qui attaque l'île des pirates playmobil? NON! Bon ok. Mais? NON! Pffffff.
- Rentrer tard alors qu'on est parties tôt, ranger les jouets à la cave, remonter, remplir le calendrier de l'avent avec les chocolats. Emballer 48 chocolats dans du papier alu sans en manger un seul. Se dire que personne n'apprécie l'exploit à sa juste valeur et que c'est bien dommage. Se sentir fatiguée un peu.
- Oh, MaGrossePatate à 39°2. Super. Ne pas pleurer que le bébé est malade. C'est moi l'adulte.
- Construire les calendriers de l'avent playmobil achetés en avance sur ebay il y a des mois, en profitant du sommeil de la PatateChaude. Regarder la boîte: temps de montage, 25 minutes. Passer une heure et demi sur le calendrier Princesses de la Lutine, râclures de fleurettes de mes fesses, crébindiou! Passer une grosse demi-heure sur celui des Chevaliers du PitiGasson, ahahaha les mecs c'est carré, y'a des armes, du canasson, du concret, des tables, des torches, des bestioles, pas toutes ces misérables fleufleurs leur mère! Se retenir de dormir par terre. Aller chercher deux punaises, et accrocher les calendriers terminés dans les chambres des enfants endormis. Se rendre compte qu'on est déjà demain.
Lundi:
- Rester toute la journée à la maison à s'occuper du bébé malade. Filer chez le médecin à 18 00, en larguant les autres loulous chez Xila. S'occuper de la PatateBouillante (39°6) dans la salle d'attente, le mettre carrément en body (troué, la HONTE! son père lui a mis le body de secours, bouh ouh ouh, achevez-moi) et ensuite s'entendre dire que le petit mimi chouine et dort tout le temps parce qu'il a un bon rhume, une mini bronchiolite et une grosse otite. Yiha. Aller chercher les médocs. Rentrer chez soi, se mettre en pyjama, et décider de rester en pyjama jusqu'à ce que le bébé soit guéri, et débrancher son cerveau. Voilà.
Cre
vai
son
men
tale
Aujourd'hui, retour chez le doc, changement de médocs, youpi², je suis toujours en pyjamas, et c'est parti pour durer.
Du coup j'ai trié quasiment les 1800 légos, et aussi mon FaceBook que c'était le dawa là-dedans. C'est dire si j'ai des activités passionnantes. Faut que je m'occupe, les enfants sont à l'école et mon bisou ne fait que dormir.
Je vous rassure, ce soir MaGrossePatate recommence à sourire et à jouer, donc je respire. Mais je suis toujours en pyjama. C'est la convalescence. C'est long un peu.
Et comme je vous aime, un petit bonus.
bonus track MaGrossePatate se fiche du monde en général et de sa mère en particulier:
Je suis très vexée. Mon bébé chéri refuse la purée de carottes super trop bonne lisse et douce et délicieuse, que j'ai confectionnée de mes blanches mains avec amour, il en a des hauts-le-coeur, alors qu'il lèche sa morve avec délectation. Ingrat!
Je suis juste en grêve. Je suis restée toute la journée d'hier, et toute celle d'aujourd'hui en pyjama. Le truc qui ne m'arrive jamais. Mais là j'ai fait une crevaison mentale. Une carabinée. Depuis lundi, crevaison mentale sa mère, je ne bouge plus de chez moi, je traîne, je fais la goyiote sur Facebook, je joue à des jeux débiles, rien qui ne puisse aggraver ma fracture neuronale profonde.
Mais comment vous demandez-vous, effarés - si si, effarés, ne me cassez-pas la barraque, merci bien, comment donc en suis-je arrivée là?
Moi la blogueuse prolifique, à la longévité que le monde entier m'envie, à la verve prolixe et délirante?
Pour vous répondre, il faut obligatoirement remonter quelques jours en arrière, et lister impitoyablement tous les évènements qui ont fait qu'aujourd'hui je suis en mode glandouille ON et que je l'assume farpaitement bien, merci.
Vendredi:
- Emmener les enfants à l'école parce que Chéwi accompagne ses abrutis au cinoche, la joie est dans son coeur, le désespoir dans mon mien d'avoir à sortir de mon lit et réveiller la Patate. Ne pas se recoucher avec le bébé joli. Ouin.
- Recevoir un coup de fil de mon beau-père, déchiffrer son langage que plus personne ne comprend, ni les italiens, ni les français, comprendre qu'il veut que je l'aide à jouer au grand-père parfait, ahahahaha, hum. J'accepte, pour les enfants. Ma mission: aller acheter pour le lendemain, un cadeau pour chacun, et les lui remettre à l'insu de tout le monde quand il viendra nous rendre visite dans l'après-midi. Youpi. Je vais mentir à mes enfants, j'adore. Ne pas reprendre le téléphone pour lui dire le fond de ma pensée, et croyez-moi, y'a de la profondeur, y'en a des choses à dire. Rester zen et serrer les fesses.
- Aller chercher les enfants, les faire déjeuner, les raccompagner à l'école, courir au centre commercial dans le vent froid, pour trouver des cadeaux qui leur plaisent. Quitte à dépenser des sous qui ne sont pas les miens, autant le faire correctement. Se dire que le rayon jouets de Pionch c'est la misère. Se résigner à aller à la librairie du coin, qui n'a de librairie que le nom, vu que la pauvreté intellectuelle des rayons ferait honte à n'importe quel personne sachant lire autre chose que Tele7Jours. Trouver des cadeaux sympas pour la minette et le loupiot. Supporter la conversation hallucinante de glauquitude de la tenancière du lieu pendant qu'elle fait les paquets cadals. Se répéter en boucle "la vie est belle" pour contrer la dépression qui guette au coin du comptoir. Ne pas ouvrir grande sa bouche pour leur dire de la boucler et de s'acheter le package coeur+cerveau. Se retenir. Dur dur.
- En profiter pour aller acheter un anneau de bain pour la GrossePatate en même temps qu'un hochet rigolo. Ne pas acheter la moitié du magasin, se rapeller que le compte en banque de l'internet n'est pas rempli d'argent virtuel à dépenser sans compter, mais de vraies pépettes durement gagnées par le Chéwi à la sueur de son bic rouge.
- Rentrer dans le temps tout moche du dehors, jusque dans le confort tout chaud du dedans, en réussissant l'exploit de pousser la poussette mit paquets encombrants et bébé chouine chouine chouine. Ne pas prendre le bus, parce que tfassons, apa bus. Méchants bus.
- Enchaîner sans double axel et sans se péter la margoulette sur le marathon cataclop cataclop du vendredi soir. Ne pas s'enfiler tout le litre de chocolat chaud du thermos. Ah bah si, trop tard.
Samedi:
- Aller chercher les enfants à l'école. Facile.
- Faire le sapin avec les enfants. Facile, mais épuisant un peu. Faire gaffe aux consignes pour que le conifère artificiel ne semble pas tout droit dégobillé de la goule de l'enfer du kitsch pile poil sur la petite table de mon salon. Aider Chéwi à attacher toutes ces saloperies de petites ficelles dorées sur les boules neuves low price mais qui brillent et qu'on se voit dedans, achetées spécialement pour faire plaisir au PitiGasson qui en rêve. Ne pas fracasser les boules à coups de tatanne, rester zen. Dire au PitiGasson que oui il peut accrocher sa boule préférée sur l'arbre, et ne pas lui dire qu'elle est trop moche et qu'on voudrait l'avoir perdue dans la veuca. Et le laisser accrocher le Père Noyel, parce que c'est son plaisir.
- Supporter le beau-père, laisser les enfants s'extasier sur les supers cadeaux que j'ai achetés, le laisser récupérer tous les honneurs et les fouler aux pieds quasiment aussi sec. Ne pas ricanner devant l'ego plus que surdimensionné du monsieur. Ne pas se fiche de sa poire devant chaque énormité qu'il assène comme vérité immortelle gravée dans le marbre car issue de son cerveau à nul autre pareil! Sourire, être polie, penser aux enfants, c'est leur grand-père. Se dire que dans quelques années à peine ils le verront sous son vrai jour, et que ce sera triste pour eux. Se dire que les trois autres chouettes grand-parents rattraperont bien le coup. Zénitude mise à mal à plusieurs reprises, aucun mort, victoire.
- Enchaîner sur les courses à Pionch. Penser à acheter les chocolats pour remplir le calendrier de l'avent. Se retenir d'ouvrir une boîte de Champs-Elysées direct dans le rayon pour se calmer les nerfs. Passer 10 minutes avant la fermeture à la caisse, et s'excuser auprès de la caissière d'être such a pain in the ass, elle va terminer plus tard à cause de moi. Se retenir de l'embrasser quand elle me dit que ce n'est pas grave. Lui proposer de partir en thalasso dans un pays chaud, à boire des jus de fruits frais devant la piscine. Ranger les courses vite, se péter le dos. Ne pas pleurer. Bénir Alix d'avoir son permis de conduire, et sa mère de nous prêter la ouature.
Dimanche:
- Faire les courses de Noyel dans un ToysRUs qui de gentiment fréquenté passe rapidement à l'enfer sur Terre. Trouver des cadeaux pour tous les enfants, les miens, ceux d'Alix, le petit bouchon de la copine et ma nièce aussi, hop, hop, hop. Rester dans le budget et trouver des trucs sympas et adaptés. User et user encore du forfait illimité du portable. Perdre Alix dans les rayons et lui téléphoner pour la retrouver. Ne pas s'assoir et dormir quand on se rend compte qu'il pleut à verses dehors. Charger la voiture.
- Aller chez Ikea avec la coupine. Se retenir d'acheter le magasin, prendre juste des rangements utiles, cette caisse là, pour les playmos de la Lutine, et ces boîtes Glis trop bien, pour trier les 1800 légos du PitiGasson (oui 1800, autant dire que ce n'est pas jouable si ce n'est pas trié!). Des torchons aussi. Mais le croco en peluche, non? Non! Mais il aurait été terrible pour faire le monstre qui attaque l'île des pirates playmobil? NON! Bon ok. Mais? NON! Pffffff.
- Rentrer tard alors qu'on est parties tôt, ranger les jouets à la cave, remonter, remplir le calendrier de l'avent avec les chocolats. Emballer 48 chocolats dans du papier alu sans en manger un seul. Se dire que personne n'apprécie l'exploit à sa juste valeur et que c'est bien dommage. Se sentir fatiguée un peu.
- Oh, MaGrossePatate à 39°2. Super. Ne pas pleurer que le bébé est malade. C'est moi l'adulte.
- Construire les calendriers de l'avent playmobil achetés en avance sur ebay il y a des mois, en profitant du sommeil de la PatateChaude. Regarder la boîte: temps de montage, 25 minutes. Passer une heure et demi sur le calendrier Princesses de la Lutine, râclures de fleurettes de mes fesses, crébindiou! Passer une grosse demi-heure sur celui des Chevaliers du PitiGasson, ahahaha les mecs c'est carré, y'a des armes, du canasson, du concret, des tables, des torches, des bestioles, pas toutes ces misérables fleufleurs leur mère! Se retenir de dormir par terre. Aller chercher deux punaises, et accrocher les calendriers terminés dans les chambres des enfants endormis. Se rendre compte qu'on est déjà demain.
Lundi:
- Rester toute la journée à la maison à s'occuper du bébé malade. Filer chez le médecin à 18 00, en larguant les autres loulous chez Xila. S'occuper de la PatateBouillante (39°6) dans la salle d'attente, le mettre carrément en body (troué, la HONTE! son père lui a mis le body de secours, bouh ouh ouh, achevez-moi) et ensuite s'entendre dire que le petit mimi chouine et dort tout le temps parce qu'il a un bon rhume, une mini bronchiolite et une grosse otite. Yiha. Aller chercher les médocs. Rentrer chez soi, se mettre en pyjama, et décider de rester en pyjama jusqu'à ce que le bébé soit guéri, et débrancher son cerveau. Voilà.
Cre
vai
son
men
tale
Aujourd'hui, retour chez le doc, changement de médocs, youpi², je suis toujours en pyjamas, et c'est parti pour durer.
Du coup j'ai trié quasiment les 1800 légos, et aussi mon FaceBook que c'était le dawa là-dedans. C'est dire si j'ai des activités passionnantes. Faut que je m'occupe, les enfants sont à l'école et mon bisou ne fait que dormir.
Je vous rassure, ce soir MaGrossePatate recommence à sourire et à jouer, donc je respire. Mais je suis toujours en pyjama. C'est la convalescence. C'est long un peu.
Et comme je vous aime, un petit bonus.
bonus track MaGrossePatate se fiche du monde en général et de sa mère en particulier:
Je suis très vexée. Mon bébé chéri refuse la purée de carottes super trop bonne lisse et douce et délicieuse, que j'ai confectionnée de mes blanches mains avec amour, il en a des hauts-le-coeur, alors qu'il lèche sa morve avec délectation. Ingrat!