17 mai 2014

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Recette pour avoir l'air con:

- Une porte de cuisine avec une poignée déglinguée côté extérieur et pas de poignée du tout côté intérieur.
- Une maîtresse de maison relativement feignasse et surtout surbookée
- Une fenêtre basculante qui déconne quand ça lui chante.
- Un joli sac jaune avec des pioupious accroché à la poignée déglinguée.

Prendre la maîtresse de maison, et lui faire faire la vaisselle, fissa avant qu'elle ne parte bosser, juste après que ses enfants soient partis avec leur père.
Veiller à ce qu'elle soit seule dans la maison avec les chats pour seule compagnie et à ce qu'elle laisse son téléphone portable dans sa chambre.
Préférer un temps magnifique avec un soleil radieux et une petite brise de bon aloi. Faire en sorte que la porte fenêtre du salon soit bien ouverte, et la fenêtre de la cuisine aussi.
On peut s'autoriser un ordi portable sur la table de la cuisine, ainsi qu'un trousseau de clés de la maison: la maîtresse de maison est sur le départ, et elle emporte son ordi pour travailler.
Attendre que la maîtresse de maison finisse sa vaisselle, et qu'elle ferme sa fenêtre de cuisine avant de partir, juste en tournant la poignée vers le haut, pour qu'elle reste entre-baillée vers le haut, donc.
Attendre qu'elle prenne son sac accroché à la poignée déglinguée, et ce faisant, décale légèrement la porte.
Laisser la fenêtre qui s'est subrepticement ouverte en grand faire un grand courant d'air, et claquer la porte de la cuisine.
Servir le magnifique air con de la maîtresse de maison, quand elle réalise qu'elle est enfermée dans sa cuisine, seule dans l'appartement, sans poignée pour rouvrir la porte.
Admirer.


Recette pour rester calme et s'en sortir l'air de rien:




Rester calme.
Respirer.
Rigoler.
Regarder les chats au travers de la fenêtre de la porte, ils sont paisibles sur le canapé et ne bougeraient pas une moustache pour venir aider.
Réaliser que pas de téléphone portable.
Ne pas paniquer.
Se souvenir que l'Ado est partie sans son sac d'affaires pour aller chez son père, qu'elle a prévu de revenir le prendre. Dans un temps indéterminé.
Rester calme.
Se dire que c'est blogable, ahahahahahaha.
Chercher comment sortir de là.
Se dire que oui on a l'ordi, mais que dans les plus de 200 contacts facebook, aucun ne peut venir ouvrir la porte. C'est ballot.
Prendre le casse-noix et coincer la tige de la poignée de porte dedans, pour essayer de la faire tourner.
Réaliser que le casse-noix porte bien son nom, il pète les burnes, complètement inutile.
Vérifier si par hasard on n'aurait pas rangé une grosse pince dans un des placards.
Se souvenir qu'on a rangé la cuisine aux ptits oignons et que tout est à sa place.
Chercher quand même la pince au milieu des assiettes ou des produits ménagers.
Se dire qu'on peut appeler par la fenêtre, au pire, si on n'arrive pas à sortir, et lancer le trousseau de clés à qui voudra bien passer par là.
Réaliser que sur le parking derrière l'immeuble il n'y a jamais grand monde, et encore moins un samedi après-midi à 15h15.
Chercher ce qui peut faire pince dans cette fichue cuisine.
Essayer avec le presse-ail ikea.
Sortir de la cuisine d'un habile tour de poignet.
Partir bosser l'air de rien, pouf pouf pouf.



J'ai une vie, je vous jure, des fois.
Je m'auto-épuise.


Oh le chat, tu bouges ton chamallow et tu viens m'ouvrir, oui?
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