25 janvier 2016

Epuisette

Le matin, mon élève "à problèmes" (non identifiés) pique une crise phénoménale d'une ampleur jamais atteinte jusque là, et j'ai des bleus plein les tibias.
Je travaille tout le midi, en prenant juste 20 minutes pour déjeuner.
L'après-midi se passe à 100 à l'heure, car on produit des couronnes pour la Fête de la Galette demain matin, et ce, à la chaîne.
Je prends LaPatate sous le bras à peine a-t-il débarqué dans ma classe, on a rendez-vous chez le dentiste pour 16h45, on est pressés, pressés, pressés.
En sortant de chez la dentiste, et en chemin pour aller faire les courses, je prends le temps de téléphoner au Zèbre pour lui dire de trier son linge et celui de son frère   et ce serait super gentil de lancer la lessive des tee-shirts.
Je fais les courses.
Je rentre.
Je range les courses.
J'étends le linge.
Je tape le cours de SVT du Zèbre, qu'il me dicte, il a un contrôle demain, faut réviser!
En même temps j'en profite pour expliquer la technique de la multiplication à 2 chiffres à LaPatate, et je le laisse 20 minutes en phase de recherche individuelle avant de lui sortir le cul des ronces, et je vérifie ensuite que ma remédiation a porté ses fruits. Oui je parle jargon si je veux.
L'Ado qui vient de rentrer de cours met l'eau des pâtes à chauffer.
Il n'est que 19h.

Je ne sais pas vous, mais moi je fatigue un peu, des fois.



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