Ok. Le futur maître du monde a subitement décidé que c’était beaucoup mieux d’installer son QG aux environs immédiats des jupes de sa reum, et s’est mis a pousser des hurlements stridents dès lors que la porte de sa classe était en ligne de mire. Trop drôle. Arf. Et ce pendant 4 jours, au point que j’ai décidé de l’accompagner, vu que sinon c’était son papa qui s’y collait (je suis moyen vaillante en ce moment).
Rien à faire, Madame la Maicresse, hyper zen, attrapait le zig, le collait dans un coin de la classe en évitant habilement de se faire bourrer de coups de pieds (pas facile j’admire), et le déposait là en prenant soin de fermer la porte à clé pour éviter toute tentative d’évasion. Bah ensuite il se calmait, mais elle a pu voir toute l’étendue de la gamme de mon obstiné de gamin au point que, je cite, elle a cru qu’il allait se casser les dents à se jeter par terre comme ça. Arf (bis). Comédien va!
Ceci dit ça m’embêtait un peu pour lui, mais je ne suis pas du genre à me ronger les sangs, vu que c’est quand même mon boulot, à la base, de faire Maicresse de maternelle, et que 1 je sais qu’ils se calment toujours dès lors que pôpamôman se sont décidés à abandonner le fruit de leurs entrailles, et 2 je trouvais mon fils mega soft en souvenir du petit Théo qui lors de ma dernière rentrée, avait trouvé un moyen bien dégueu d’exprimer son mécontentement, en me gerbant son bol de chocolat au lait mit céréales sur mes tongs, et ce trois matins de suite.
Vendredi je devais l’emmener seule, car Chéri retrouvait son bahut préféré et se préparait mentalement à expliquer une fois de plus à la gardienne que non il n’a pas de carte de lycéen, parce que bon, non il est pas lycéen, mais prof. Bah ouais.
Donc bref, rapport à l’emmenage de Petit Relou at school all by myself, j’avoue que j’avais franchement les glandouilles maousse costaud. Pas trop envie de lutter pour lui faire descendre l’escalier, le tirer dans la rue, le forcer à monter les marches jusque sa classe, le pousser à coups de pieds au derche jusque dedans l’antre du démon… Sauf que.
Sauf qu’être maman d’un PitiGasson, c’est être surprise chaque jour un peu plus, par le Roi de la Déstabilisation. The King of the World of Giga Suprise.
Vendredi matin, PitiGasson a éteint la téloche dès que Père Castor a été terminé, a enfilé sa veste, et a descendu l’escalier sagement en me donnant la main. Il a rigolé tout le long du chemin jusque l’école, sans réclamer une seule fois à être porté (ce que je ne peux de toutes façons pas faire), il a franchi allégrement le portail de l’école en sautant les deux petites marches, il a cavalé dans la cour, s’est engouffré dans le couloir, m’a montré la classe de Nounette, a monté l’escalier, m’a montré la classe de Mini, et zoup a accroché sa veste à son porte manteau, avant de filer me montrer comment il utilise trop bien les urinoirs des twalett’. Han. Ensuite je lui ai fait un bisou en le déposant à la porte de sa classe, et il est parti avec un tit signe de la main saluer sa maîtresse.
Ah.
Mais ?
Bon ok. Message reçu, cet enfant sera toujours là où on ne l’attend pas. Je doute que mon esprit réussira à être aussi retors que le sien, et pour la première fois, j’envisage sereinement de perdre la bataille, un jour. Si demain il s’évade de l’école après subtilisation des clés sur le bureau de son instit, je n’en serai que moyennement étonnée. Et je me préparerai à lui faire greffer une puce GPS. Non mais.
Rien à faire, Madame la Maicresse, hyper zen, attrapait le zig, le collait dans un coin de la classe en évitant habilement de se faire bourrer de coups de pieds (pas facile j’admire), et le déposait là en prenant soin de fermer la porte à clé pour éviter toute tentative d’évasion. Bah ensuite il se calmait, mais elle a pu voir toute l’étendue de la gamme de mon obstiné de gamin au point que, je cite, elle a cru qu’il allait se casser les dents à se jeter par terre comme ça. Arf (bis). Comédien va!
Ceci dit ça m’embêtait un peu pour lui, mais je ne suis pas du genre à me ronger les sangs, vu que c’est quand même mon boulot, à la base, de faire Maicresse de maternelle, et que 1 je sais qu’ils se calment toujours dès lors que pôpamôman se sont décidés à abandonner le fruit de leurs entrailles, et 2 je trouvais mon fils mega soft en souvenir du petit Théo qui lors de ma dernière rentrée, avait trouvé un moyen bien dégueu d’exprimer son mécontentement, en me gerbant son bol de chocolat au lait mit céréales sur mes tongs, et ce trois matins de suite.
Vendredi je devais l’emmener seule, car Chéri retrouvait son bahut préféré et se préparait mentalement à expliquer une fois de plus à la gardienne que non il n’a pas de carte de lycéen, parce que bon, non il est pas lycéen, mais prof. Bah ouais.
Donc bref, rapport à l’emmenage de Petit Relou at school all by myself, j’avoue que j’avais franchement les glandouilles maousse costaud. Pas trop envie de lutter pour lui faire descendre l’escalier, le tirer dans la rue, le forcer à monter les marches jusque sa classe, le pousser à coups de pieds au derche jusque dedans l’antre du démon… Sauf que.
Sauf qu’être maman d’un PitiGasson, c’est être surprise chaque jour un peu plus, par le Roi de la Déstabilisation. The King of the World of Giga Suprise.
Vendredi matin, PitiGasson a éteint la téloche dès que Père Castor a été terminé, a enfilé sa veste, et a descendu l’escalier sagement en me donnant la main. Il a rigolé tout le long du chemin jusque l’école, sans réclamer une seule fois à être porté (ce que je ne peux de toutes façons pas faire), il a franchi allégrement le portail de l’école en sautant les deux petites marches, il a cavalé dans la cour, s’est engouffré dans le couloir, m’a montré la classe de Nounette, a monté l’escalier, m’a montré la classe de Mini, et zoup a accroché sa veste à son porte manteau, avant de filer me montrer comment il utilise trop bien les urinoirs des twalett’. Han. Ensuite je lui ai fait un bisou en le déposant à la porte de sa classe, et il est parti avec un tit signe de la main saluer sa maîtresse.
Ah.
Mais ?
Bon ok. Message reçu, cet enfant sera toujours là où on ne l’attend pas. Je doute que mon esprit réussira à être aussi retors que le sien, et pour la première fois, j’envisage sereinement de perdre la bataille, un jour. Si demain il s’évade de l’école après subtilisation des clés sur le bureau de son instit, je n’en serai que moyennement étonnée. Et je me préparerai à lui faire greffer une puce GPS. Non mais.