Ce qui est bien en ce moment c'est que même si mon corps me dit qu'il serait temps de se calmer, vu que la fatigue atteint un niveau wouloulou va te coucher toussuite, vu que ma sinusite est un modèle du genre, avec des éternuements qui me font pleurer de douleur et une petite fièvre sympathique qui s'accroche et me met suffisament patraque sans pour autant m'achever, et bien, malgré cet état de fait moyennement réjouissant, je continue de me lever le matin, et de m'activer autant que faire se peut. Call me heroic.
Cela donne des situations, euh, comment dire, placées sous le signe du grand n'importe quoi.
Ce matin j'avais décidé, que rinafout' de la fièvre et de la fatigue et du mal-être absolu, il fallait ABSOLUMENT que j'aille poster mes trois colis, ceux qui traînent depuis 15 jours, et qu'hier soir je devais ABSOLUMENT finaliser même si j'avais les yeux en dessous les pieds (au milieu des genoux, c'était la semaine dernière). Le défi était donc de descendre l'escalier avec un bébé de 10 kilos sur un bras, y ajouter un sac avec deux petits colis, et sur l'autre bras, un gros colis qui ne rentre dans aucun sac. Et fermer la porte à clé en sortant, bien sûr.
Habiller le bébé, no problemo, j'ai réussi à vaincre mon petit catcheur, il suffisait d'une astuce toute bête: allumer la télé, que n'y ai-je pas pensé plus tôt! (c'est que je ne la regarde plus du tout, de peur de tomber sur le plus affreux séprident du monde).
Mettre la petite couverture dans le sac avec les colis, c'est fait.
Prendre le bébé sur un bras, ok.
Attraper le sac et le glisser au creux du bras, impec.
Rafler les clés sur la bibliothèque et les mettre dans la poche du manteau, easy.
Attraper le gros colis, et le porter sur l'autre bras, arf. Acrobatique, mais réussi.
Marcher jusque la porte d'entrée, je maîtrise.
Ouvrir le verrou, en coinçant avec les nénés le gros colis contre la porte, on y arrive.
De la même façon, tirer le loquet de la porte, pas de soucis.
Ouvrir la porte.
Euh.
Ouvrir la porte?
Beh.
Avec un bébé sur un bras, un gros colis sur l'autre, ouvrir la porte ça veut dire se mettre en équilibre sur un pied pendant que l'autre essaie de faire venir la porte à soi, de façon à suffisamment l'entrebailler pour pouvoir faire passer le convoi exceptionnel.
Croyez-moi sur parole, c'est compliqué.
C'est là que j'avise que le bruit que j'entend de l'autre côté de ma porte, c'est le monsieur du ménage entrain de passer la serpillère...
MON SAUVEUR!
- S'il vous plaît? Vous pourriez pousser ma porte que je puisse sortir?
Bien entendu il s'est exécuté, bien entendu il a halluciné et de la requête, et de me voir sortir de chez moi chargée comme un baudet de base. Il m'a ensuite regardé avec des gros yeux déposer le colis sur les marches de l'escalier qui monte à l'étage, sortir mes clés de ma poche, fermer la porte, récupérer le colis en le faisant grimper le long de la rambarde avec trois doigts avant de me le caler sur le le bras, et descendre enfin prudemment les escaliers. Je suis partie sur un "oui, il y a des jours qui sont plus durs que d'autres!".
Ouais.
Il y a des jours où je ferais mieux de rester couchée.
Mais lundi, si la poste fait correctement son boulot, il y aura trois personnes qui recevront un colis. Non mais c'est chouette.
DODO!
Right now.
bonus track la bonne humeur est dans la place:
Je suis tombée sur cette vidéo, j'adore l'idée, j'adore la réalisation, j'adore le fait que des gens pensent à faire des choses aussi futiles et aussi excellentes, ça me fait aimer l'humanité, et ça m'accroche un grand sourire de ravissement sur la face.
Enjoy:
Cela donne des situations, euh, comment dire, placées sous le signe du grand n'importe quoi.
Ce matin j'avais décidé, que rinafout' de la fièvre et de la fatigue et du mal-être absolu, il fallait ABSOLUMENT que j'aille poster mes trois colis, ceux qui traînent depuis 15 jours, et qu'hier soir je devais ABSOLUMENT finaliser même si j'avais les yeux en dessous les pieds (au milieu des genoux, c'était la semaine dernière). Le défi était donc de descendre l'escalier avec un bébé de 10 kilos sur un bras, y ajouter un sac avec deux petits colis, et sur l'autre bras, un gros colis qui ne rentre dans aucun sac. Et fermer la porte à clé en sortant, bien sûr.
Habiller le bébé, no problemo, j'ai réussi à vaincre mon petit catcheur, il suffisait d'une astuce toute bête: allumer la télé, que n'y ai-je pas pensé plus tôt! (c'est que je ne la regarde plus du tout, de peur de tomber sur le plus affreux séprident du monde).
Mettre la petite couverture dans le sac avec les colis, c'est fait.
Prendre le bébé sur un bras, ok.
Attraper le sac et le glisser au creux du bras, impec.
Rafler les clés sur la bibliothèque et les mettre dans la poche du manteau, easy.
Attraper le gros colis, et le porter sur l'autre bras, arf. Acrobatique, mais réussi.
Marcher jusque la porte d'entrée, je maîtrise.
Ouvrir le verrou, en coinçant avec les nénés le gros colis contre la porte, on y arrive.
De la même façon, tirer le loquet de la porte, pas de soucis.
Ouvrir la porte.
Euh.
Ouvrir la porte?
Beh.
Avec un bébé sur un bras, un gros colis sur l'autre, ouvrir la porte ça veut dire se mettre en équilibre sur un pied pendant que l'autre essaie de faire venir la porte à soi, de façon à suffisamment l'entrebailler pour pouvoir faire passer le convoi exceptionnel.
Croyez-moi sur parole, c'est compliqué.
C'est là que j'avise que le bruit que j'entend de l'autre côté de ma porte, c'est le monsieur du ménage entrain de passer la serpillère...
MON SAUVEUR!
- S'il vous plaît? Vous pourriez pousser ma porte que je puisse sortir?
Bien entendu il s'est exécuté, bien entendu il a halluciné et de la requête, et de me voir sortir de chez moi chargée comme un baudet de base. Il m'a ensuite regardé avec des gros yeux déposer le colis sur les marches de l'escalier qui monte à l'étage, sortir mes clés de ma poche, fermer la porte, récupérer le colis en le faisant grimper le long de la rambarde avec trois doigts avant de me le caler sur le le bras, et descendre enfin prudemment les escaliers. Je suis partie sur un "oui, il y a des jours qui sont plus durs que d'autres!".
Ouais.
Il y a des jours où je ferais mieux de rester couchée.
Mais lundi, si la poste fait correctement son boulot, il y aura trois personnes qui recevront un colis. Non mais c'est chouette.
DODO!
Right now.
bonus track la bonne humeur est dans la place:
Je suis tombée sur cette vidéo, j'adore l'idée, j'adore la réalisation, j'adore le fait que des gens pensent à faire des choses aussi futiles et aussi excellentes, ça me fait aimer l'humanité, et ça m'accroche un grand sourire de ravissement sur la face.
Enjoy: