Aujourd'hui j'ai commencé à mettre en pratique la "non-attitude". Dans Biba ils nous disent qu'il faut apprendre à dire
oui, alors qu'il y a quelques mois il fallait apprende à dire
non, faut croire qu'ils nous prennent pour des filles sans cervelle chez Biba, contrairement à ces
filles là qui elles nous titillent les zygomatiques et le cervelet inférieur gauche (pitié qu'aucun étudiant en médecine ne lise mon blog, sinon je suis ridiculisée à vie, au moins).
D'ailleurs faudrait que je vous fasse un jour la synthèse d'un Biba, ça pourrait le faire. Et puis oui, je le lis quand même tous les mois, et je songe même à m'abonner (trop chou le tee shirt barbapapa et la boule à neige assortie, je suis irrécupérable).
Donc aujourd'hui, la
non attitude, parce que je ne suis pas hype, je suis restée quelques mois en arrière. J'avais été prévenue la semaine dernière par voie bloguesque par
cette fille là que le gars chargé du ménage/gardiennage/flicage à deux balles de la Maison des Assocs où nos filles vont à la danse, ne voulait plus que les poussettes montent à l'étage.
C'est dans le réglement. Touche tes fesses avec ton règlement oui.
Je suis donc arrrivée hyper préparée mentalement, j'avais tout bien répété dans ma tête, pas question que je laisse ce fâcheux me dicter sa loi, sous prétexte que son syndrôme pré-menstruel l'oblige à passer la serpillère après chaque passage dans le hall (alors une poussette, le pauvre, il défaille) et le pssshhhhtt d'ajax sur la porte vitrée dès qu'une mouche a le malheur d'éternuer dessus. Je m'étais fait une liste d'arguments chocs:
# Il est hors de question que je porte 11 kilos à bout de bras
# Jusque maintenant ça ne posait aucun problème, vous allez avoir vos règles?
# Je veux bien laisser ma pousssette en bas, mais seulement si vous me signez une prise en charge financière totale en cas de dégradations ou de vol.
# Vous allez faire quoi? M'empêcher de passer? Essayez voir qu'on rigole un peu.
Mais en fait, quand je suis arrivée et que j'ai vu ce grand abruti se précipiter vers moi son laïus au bord des lèvres, j'ai changé d'idée. Je me suis souvenue de Saint Biba, et hop, à chaque phrase qu'il me sortait,
il faut laisser la poussette en bas nianianiania je répondais
Non, et je continuais d'avancer d'un pas ferme et décidé vers la porte qui mène à l'ascenseur. A la fin il était derrière moi entrain de râler et j'ai franchi la porte, victorieuse. Non mais.
Quand je suis ressortie, je ne l'ai pas vu, et quand je suis retournée chercher la Lutine, idem, invisible. Il a du aller essuyer ses larmes dans sa serpillère, le Monsieur Propre de service. En plus c'est fou, mais ma poussette n'a dérangé personne, elle n'était même pas sale et n'a laissé aucune marque, alors que bon il paraîtrait que la poussette c'est l'instrument du diable.
Les chefaillons en herbe, sérieux, dès que tu leur met un pseudo réglement entre les pognes, ils se sentent investis d'une mission divine. Et mon petit nom à moi, c'est Belzébuth. Nan je déconne. Juste je suis vexée comme un pou car j'ai lu dans les commentaires d'un blog qu'un anonyme n'avait lu que quelques posts de ma plume, parce qu'il en avait assez de lire des méchancetés.
Tiens en r'vla une couche.
Alors que je suis un ange de douceur, de calme, et d'harmonie cosmique. Grummmbblll.
EH! DITES!
L'anonyme se trouve être
une anonyme qui ne l'est plus, donc bon je suis moins vexée.
En plus
Heidi m'a fait une spéciale dédicace, donc hop, je ne boude même plus, si ce n'est pas de l'euphorie ça y ressemble...