11 mars 2005

registres

Aujourd'hui les petits amis, nous allons travailler notre style, parce que c'est important le style. Si je vous assure, c'est ce qui fait toute la différence entre un sac de patates LP et une robe griffée* de chez Dior.

Prenons cette anecdocte toute simple:
Je vais à la Poste affranchir et poster une lettre. Cela restera tout à fait hypothétique, car vu la sinusite qui m'écrabouille le cerveau avec un sac de sable XXXL et la toux qui me rend hyper crédible en tant que postulante dans le rôle de la tuberculeuse de service, il est bien évident que je fonctionne en service minimum (et encore je suis bien bonne, je pourrais rester couchée). Ouais en fait j'aurais du y aller, et puis la sinusite a décidé qu'elle était la plus forte, et je suis misérablement rentrée chez moi et c'est mon chéri qui s'est tapé la montée jusque la Poste, et non ce n'est pas sale, et oh j'ai dit montée pas trainée.

Alors hop là déjà vous venez de voir par vous même avec vos yeux à vous que vous avez (ouh tous ces v partout j'ai l'impression de ne plus avoir de dents, pas vous?) le style "angel handmade" qui est top ébouriffant, on ne peut qu'applaudir, merci.

Testons d'autres styles, hop là, je n'ai pas toute la journée non plus.

angoissant:
Je marchais dans cette rue que j'avais arpentée un nombre incalculable de fois. La lettre était lourde dans ma poche. Je la sentais contre moi, mais cette sensation, plutôt réconfortante en temps habituels n'arrivait pas aujourd'hui à anihiler ce sentiment qui m'étreignait. Ce sentiment de marcher dans un monde qui n'était pas le leur, un monde où j'étais l'intruse, où les regards pesaient sur moi, où des lueurs métalliques au fond de leurs prunelles me laissaient entrevoir le pire. Le moineau sur la branche arrête de couiner sur mon passage, dans ses plumes, je ne me trompe pas, je vois du sang, un peu. La poste me paraît loin, brusquement. Je m'emmitoufle dans mon manteau, je baisse ma tête le regard planté sur mes souliers qui sont usés par les ans, et j'avance, le coeur comme une pierre et le ventre noué. Ils m'épient,c'est sûr. Et ils sont mauvais.

primesautier (voire même niais):
Le sourire aux lèvres, j'entends les petits zoziaux qui gazouillent gaiement dans les arbres, et même si le temps n'est pas au beau fixe (disons le cruement il fait un temps vraiment désagréable, mais que diable, c'est l'hiver, après tout!) on voit les premiers bourgeons tout mignons qui commencent à pointer le bout de leur petit nez vert, et dans le ciel ce rayon de soleil qui vient éhontément flirter avec mon visage offert, c'est fabuleux. La lettre dans ma poche, porteuse de promesses à venir, est légère comme la plume, les gens me sourient, la Poste n'est plus qu'à quelques mètres, et cette matinée s'annonce guillerrette.
là logiquement vous avez envie de m'abattre sur place, de m'étrangler avec mon sourire béat.

sms kikoo lol mdr:
Zyva la post c mor c miE lé sms mé le fakteur il é bo kom 1 diE alor jyvé kan mM
lé zoizo i chante c pa la nouvel star bordL ferm la konar
ca yest c'est fini, vous pouvez allez mettre du collyre dans vos yeux qui larmoient.

ampoulé (genre tu peux plus t'assoir le manche est trop profond)
Par cette matinée semblable à toutes les autres, j'ai pris la décision irrévocable de m'en aller quérir une aide appropriée au transport de mon courrier en l'officine du bureau des postes. J'ai pris grand soin de rédiger ma missive en les termes les plus courtois et les plus convenables, et après avoir refermé l'enveloppe avec soin, je l'ai glissée dans la poche de mon loden vert bouteille, et suis sorti de chez moi. Dehors le brouhaha de la rue agresse mes oreilles, je ne peux concevoir tel vacarme, comment se fait-il que l'on autorise des volatiles aussi vulgaires que des moineaux à ouvrir leur bec de si bon matin, risquant ainsi de heurter les gens dans leur quiétude mentale duement méritée. La rue qui mène au bureau des postes françaises est bien escarpée, et il est dur de la gravir sans s'essoufler quelque peu. Mais le courage et la constance s'étant penchés de concert sur mon berceau, j'y parviens sans trop de difficulté et mène à bien ma mission qui consiste à affranchir au tarif indiqué la missive que je me dois d'envoyer dans les plus brefs délais.
ouais vous pouvez me donner un coup de pied dans le ionf, histoire de m'achever.

poétique:
En ce jour très glorieux je m'achemine vers toi
La lettre sur mon coeur m'emporte vers l'ailleurs
Et mon coeur pleure et rit, chante et grince à la fois
Je monte vite vers toi, ô mon sublime facteur!
non je n'ai pas honte du tout, et croyez moi, plus d'un quatrain en alexandrins avec césure, c'est du domaine de l'impossible, je n'ai plus 16 ans non mais.


tragique
Rage, douleur et orage douloureux se sont réunis, vainqueurs, au dessus de mon chef (ma tête pas mon supérieur hiérarchique), pour faire de cette journée un lit de douleurs. Cette missive doit partir, mais saurais-je y arriver sans coup férir? Le poids des années (et non de mon popotin graisseux, ca va bien hein) sur mes épaules m'empêchent d'avancer aussi vite que la nécessité me l'impose, et le chemin se fait escarpé pour faire choir mon corps lourd de regrets. Je le sens, je le sais, l'homme des Postes ne voudra pas de moi, j'ai tout quitté en vain, et ma missive à la main n'y pourra rien changer, pas plus que mes yeux éplorés et mon coeur qui saigne.
deux élément stylistiques angel hand made se sont glissés dans cet extrait, vous devriez réussir à les retrouver si vous avez bien suivi depuis le début, sinon tant pis pour vous.

Voila mes petits amis du vendredi, que le style soit avec vous, et rapellez vous, tout est blogable, mais faut le faire avec classe.
[réajuste sa bretelle de soutif, renifle, et sort]



* mon chat, bien que couillon, décline toute responsabilité. Oui j'ai osé faire une vanne pourrite dans une asterisque, allez jetez moi donc vos claviers à la face: je m'en contrebalance grave, je suis de titane, j'ai pris un doliprane.

10 mars 2005

attention c'est la PUB!

J'arrive dans quelques temps avec une grosse note (non pas un gros popotin, oh eh ça va) mais en attendant, je ne saurais que trop vous recommander d'aller lire cette fille qui m'a fait pleurer de rire, et totalement rassurée quant à la normalité de mon Gnomazizi qui a le même âge que son Grosbout. Un énorme merci à Isadora pour me donner des liens aussi chouettes, et éclairer mes mornes après-midi de mars tout moches.

Et un autre texte est en ligne chez Agathe qui ne blogue toujours pas et qui, je le sais de source sûre, écrit le troisième.

De quoi vous faire patienter.
Non mais parce que vu mon mal de crâne, vos petits coups sur la porte, et vos regards par dessus mon épaule, ça me stresse.
(je suis folle, là c'est clairement identifiable, folle à lier, et vous continuez de lire, en plus!)

08 mars 2005

alerte généralisée!

De manière préventive, de façon complètement arbitraire, je suis désolée, mais je dis non. En fait je rectifie et je hurle NON.

Mais mais mais pourquoi me mettre dans un état pareil? C'est très simple.
Cela se résume à un mot, un seul, soyez prêts, il arrive, on reste calme et on respire par le nez:
poux.

Ah vous voyez, vous aussi vous commencez à vous sentir mal et vous vous grattez la tête, si si je viens de vous voir à l'instant ne me mentez pas!

Pour ceux qui n'ont pas suivi ma fabuleuse et édifiante lutte contre les poux il y a deux mois, vous pouvez lire avec horreur cette abominable saga ici: 1 2 3

Quand j'ai vu ce midi en allant chercher la Lutine, la petite affichette fatale à l'entrée de sa classe, annonçant en rouge sang le retour des bestioles grouillantes, mon propre sang n'a fait qu'un tour.
Les voyants se sont mis au rouge et voici un peu près (retranscription sommaire) ce qui m'a traversé l'esprit:

ah ouais carrément je nous tond tous les 4 de manière préventive, ça ira plus vite

j'envoie la gamine à l'école avec du cellophane autour des cheveux, et dans des sapes en plastique, ça doit bien pouvoir se trouver, les poux ne pourront pas s'accrocher, niark niark

en même temps faire l'école à la maison c'est bien aussi, c'est pas comme si je n'étais pas instit hein

faut instaurer un sas de décontamination à l'entrée de l'appart, je la désape, je met son linge direct dans la machine, je lui fais un shampooing traitant, et ce tous les soirs d'école jusque fin juin

si je réussis à trouver quel est le parent inconscient qui n'a pas traité son gnome alors que toute cette fichue classe a eu des poux, je lui présente la prochaine facture et je la lui fais manger, lentement, et assaisonnée au parapoux, pour le goût, sacrebleu de mille sabords

non pitiéééééééééééé s'il vous plait pas une seconde fois pitiéééééééééééé non non non

Flippant n'est-il pas?
Mais vous savez bien que je suis une fille très raisonnable (qui rigole? on se dénonce!) et du coup j'ai juste réajusté les tresses de ma fille à l'heure du déjeuner, et lui ai mis de la lavande derrière les oreilles et sur la nuque, dans son chapeau et sur le col de son manteau.
Et l'angoisse me serrant les tripes, je l'ai remise à l'école cet après-midi.
Mais je préviens, que si je dois subir une nouvelle invasion, je ne répond plus de mon état mental. Ca va être la berezina des neurones, le waterlo du moral, pfffff j'en perdrais même la force de bloguer. Et ouais. Vous savez ce qui vous reste à faire: croisez tous vos doigts et vos orteils. Merci.



Ceci étant dit, je voulais vous dire un truc important et qui requiert toute votre attention. J'ai une copine, apellons là Agathe, qui écrit des textes vraiment chouettes et rigolos. Elle ne veut pas bloguer mais veut les faire lire. Oui elle est compliquée un peu, c'est pour ça que c'est ma copine. Et comme je suis trop une chouette gonzesse, ben je lui ai mitonné un tit blog où je metterais moi même en ligne ses textes. Comme ça tout le monde est content, vous parce qu'elle écrit rigolu figolu, et elle parce que vous allez bien sûr lui laisser des commentaires (si vous allez lui en laisser plein, parce que vous êtes des lecteurs hyper bien tout ça).
Alors, hop on fait faire de la gym à son mulot (les bourrelets de l'hiver c'est moyen gracieux) et on clique sur:
agathe ne blogue pas

07 mars 2005

open your mind mouth

Si vous étiez déjà là à l'ouverture de ce blog fabuleusement extraordinaire qui est le mien, si si fabuleusement extraordinaire rhôôôôô, vous vous souviendrez d'une note, dans les toutes premières, où je m'extasiais de ma nouvelle faculté à ouvrir ma bouche plus facilement devant les gens qui m'escagassent et me courrent sur la moële épinière. Avec mes trente ans tous neufs, je faisais ma belle hein. Parce que je me rend compte aujourd'hui du long chemin qu'il me reste encore à parcourir pour réussir à parvenir au niveau de mon papa par exemple.
Mon papa qui, un soir, à Paris, alors que nous rentrions de je ne sais où, je devais avoir peut-être 10 ans pas plus, mon papa donc, qui avisant un type entrain de pisser contre un mur dans la rue, lui dit ces mots sublimes qui restèrent gravés à tout jamais dans mon jeune esprit (la preuve je vous les livre intacts aujourd'hui): eh fais gaffe, tu pisses sur ta laisse!
Il faut le reconnaitre: c'est super fort. En même temps mon père n'a jamais eu peur de se prendre une beigne, vu qu'il frappe toujours le premier. Ce qui n'est pas bien les enfants, ne prenez pas exemple sur lui.

Alors moi je voudrais bien faire pareil, dire des phrases qui butent devant des cons qui m'agacent le paysage, qui me défrisent le poil de fesse, qui m'esquintent les nerfs. Parce que le peu de fois où je l'ai fait, passé ce frisson de j'ose/j'ose pas, c'est tout de même extrêmement jouissif.

Cependant, jeudi dernier je n'ai pas osé et depuis cela me ronge un peu. Un peu juste, n'allez pas imaginer que je reste obsédée depuis à remâcher la situation et à la recracher différente de la réalité. Non non non. Au pire j'écris cette note, qui sera un bon entraînement pour une prochaine fois.
Je vous situe vite fait le truc.
Jeudi 3 mars, jour de grêve SNCF, jour de neige. C'est la panique dans les transports en commun de la capitale et de la banlieue.
Dans notre petite gare, 4 adultes et 5 enfants attendent un train pendant une demi-heure pour se rendre à SeaLife, un aquarium qu'il est bien mais qu'il est loin, le bougre. Ils attendent une heure, parce que grêve plus neige, le conducteur du train il reste au chaud au rade du coin à se boire des mousses avec les potes. Peut-être même il rigole et trouve que la neige qui tombe c'est joli. Non je n'extrapole pas, deux trains sont passés dans l'autre sens pendant qu'on se gelait le cul à l'attendre et à sourire devant les enfants dont c'était le grand jour. Et oui on était obligés d'y aller ce jour là, on avait des places moins chères pour un jour donné, le 3 mars donc*.
Mais j'abrège, au bout de 4 heures, on réussit à arriver à destination, alors que normalement une heure et demi suffit. On passe un excellent après-midi, quand survient obligatoirement le moment de rentrer. Les enfants sont fatigués, il neige toujours, il grêve toujours aussi. Si le RER est pris en début de ligne, et que donc nous pouvons tous poser notre popotin épuisé pendant le trajet, le train de banlieue que nous prenons ensuite, nous le prenons en milieu de ligne. Et là il n'y a pas de place. Et là on s'engouffre dedans: 4 adultes, 4 gnomes et un minignome dans une poussette. On reste dans l'espace central parce que notre postérieur, si fatigué soit-il, on peut rêver pour le poser. Et voilà mon chéri avec son fils de quinze mois dans les bras, planté au milieu des gens, ne pouvant se retenir à rien, la barre la plus proche étant vraiment loin. Et il y a environ 4 pécos entre la barre et lui de toutes manières...
Et là, séparée par deux personne de mon bébé qui tangue dans les bras de son père, il y a une rombière posée sur un strapontin. Une bonne femme de 60 ans maxi, avec une permanente blonde que même Line Renaud elle n'en voudrait pas, des boucles d'oreilles qui brillent, et un manteau de fourrure. Déjà elle a tout pas bon la dame. J'apprendrais ensuite par Alix qui regardait par dessus son épaule, qu'elle lit le programme de De Villiers, et donc elle a vraiment tout pas bon du tout et en plus elle pue du cerveau.
Vous croyez que la grognasse elle va se lever? Céder sa place à un jeune papa qui risque de faire une chute avec son bébé dans les bras? Non non non, la poufiasse elle reste assise sur son cul flasque et elle ne fait même pas mine de lever les yeux de son papelard torche-fesses. Elle est littéralement absorbée par sa lecture vomitive figurez vous.
Là j'aurais du ouvrir ma bouche.
J'ai bien envoyé quelques sarcasmes qui ont reçu toute l'approbation des voyageurs autour de nous, qui m'ont lancé des regards entendus sur la relouserie de Radasse en Fourrure 2005, mais c'est tout.
Et je regrette.
J'aurais voulu lui dire de lever son gros cul et de céder sa place bourdeldimerde. Mais je n'ai pas osé, j'étais fatiguée, et puis voilà quoi.

Allez je m'entraîne:
niveau 1
Dites moi serait il possible que vous laissiez votre place à mon compagnon qui rique de tomber avec mon bébé dans les bras?
niveau 2:
Auriez vous l'extrême obligeance de céder votre place à mon compagnon avant qu'il ne vous tombe dessus avec mon fils de 15 mois dans les bras, et croyez moi 10.5 kilos sur la tête, ça fait mal, permanente ou pas.
niveau 3:
Malgré votre surdité apparente et votre cécité flagrante, je vous prierais de bien vouloir céder votre place à mon chéri qui en a marre de manquer se vautrer toutes les trois minutes avec notre bébé dans les bras, voyez vous. Vous ne me semblez pas si vieille que vous deviez rester assise, si?
niveau 4:
Ok, on arrête de lire son papier de facho, et on se lève pour laisser la place à mon chéri avec notre fils dans les bras, et plus vite que ça. Sinon je tire le signal d'alarme et là, la journée va être vraiment pourrie, bordel.

Je trouve que j'ai des dispositions, non? Reste juste à les mettre en application.
Le prochain qui m'agace, il va dépoter sévère. Ou pas.




*note pour plus tard: ne pas prendre de places pour un jour précis. Ca peut mal tourner. Et oui.


Et toujours 2 posts sur LARIRETTE.

05 mars 2005

et c'est reparti mon kiki

Voilà j'ai une nouvelle copine. C'est ma fidèle alliée on va dire. Dans peu de temps vous pouvez parier que je la traiterais de tous les noms et vous aurez raison. Le premier d'entre eux sera salope, mais ça tout le monde le sait.
Donc oui, j'ai racheté une balance. Je l'ai payée 10 euros seulement car le Gnominator sévit toujours dans nos contrées.
Et puis quand je l'ai eu rapportée en mon logis, je suis bien évidemment montée dessus.
Pourquoi me direz vous aura-t-il fallu que je choissise ce jour-ci particulièrement pour racheter une grognasse de balance?
Flashback.
Ce matin j'étais confortablement allongée, entrain de lire avec délices Cat le Psion, suite d'un roman de SF que j'avais adoré quand j'avais 15 ans, et je peux vous dire que de lire la suite 15 ans plus tard c'est absolument fabuleux et savoureux (grand merci à Bruno d'ailleurs, et vive les ouichlistes!) mais je m'égare. Ce matin je lisais donc et ma main négligemment plongeait dans le sac de petits fours LP pas chers du tout mais pas dégueus, ceux que mon Gnome adore (super alibi pour en acheter). Jusque là pas de problèmes.
Vient le moment de me lever, grosse feignasse que je suis, et de se diriger vers la salle de bain: je prends ma douche et ensuite, au moment de m'habiller, je veux enfiler mon jean, celui que curieusement depuis un mois et demi je délaisse au profit de ce pantalon en maille souple acheté au départ pour ma dernière grossesse et que je trouve si confortable, taille élastiquée oblige. Et là damnation horrifiation et petits lardons, je ne ferme plus le bouton! Mais pas du tout du tout du tout hein, pas la peine de rêver, et même si à force d'asphyxie j'y parvenais miraculeusement, je pense que la bouée qui rejaillirait par dessus la ceinture ainsi close, serait du pire effet au niveau de la silhouette: bonhomme michelin staïle, top glamour à PneuLand.
Bouhouhouhou. Non. Surtout ne pas pleurer. Se dire qu'il fallait s'en douter qu'un mois de frites-mayo et fromage, un mois de petits gateaux par ci et de boissons aux oranges par là, ça allait moyen le faire! Ah il a bon dos l'hiver hein. Ben bravo. Ce n'est pas comme si j'avais déjà 30 kilos à perdre, non non. Pffffff tiens.
J'ai ravalé mes larmes et renfilé mon fût de grossesse, à midi j'ai mangé du riz, des légumes et du poisson blanc, et ce soir j'ai fait de la soupe. Super délicieuse ceci dit, je suis très forte en soupe, même ma Lutine en réclame, c'est une preuve irréfutable je trouve.
Et oui vous êtes bien curieux, donc je crache le morceau: j'ai pris 2 kilos.
Régime time, avec petit bandeau en haut du blog pour suivre tout ça, et j'en ai aussi profité pour mettre mes liens à jour, si ce n'est pas la classe ça y ressemble.
J'ai aussi racheté de la glace menthe-choco, et OUI c'est définitivement une bonne idée. Je me comprends.

Allez haut les coeurs, le printemps arrive (il parait).

tong powa








Mon dieu j'ai réussi à mettre cette vidéo en flash, oh mon dieu, limite je suis un génie non?
Comment ça non?
Pfffffff.
En attendant vous pouvez admirer le pouvoir transcendant de mes tongs qui marchent dans les 5 cms de neige qui recouvrent ma ville et la rendent plus jolie.
Et ouais.

04 mars 2005

i ALWAYS love you



En réponse à ce post sanguinolent il se trouve que Miss Fredoche a trouvé rigolo de m'envoyer ce fanart très particulier certes mais surtout très approprié en ce moment (voir deux posts plus bas). Et il faut bien dire que j'ai bien rigolu, même si cela vient de l'hôpital et que l'hôpital ce n'est vraiment pas un truc glamour ni joyeux hein, mais juste que l'idée même du fanart est juste trash comme il faut, et c'est chouette. Et pis Flippy il invente des mots que ma maman utilise depuis des années, et de me dire que de ces deux esprits si différents sort le même mot trop classieux, cela me fait m'interroger sur le patrimoine linguistique universel à travers les âges (ouais ouais je fais ce que je veux avec mon cerveau).
Je vois que vous vous languissez de connaitre ce mot fabuleux, ce mot qui tourne bien en bouche et qui est d'une telle adéquation objet/substantif qu'on ne peut qu'en rester pantois: PATACUL.
Oui ma mère ainsi que l'illustre Flippy, dénoment de cette façon poétique les protections féminines oversize. Et plus particulièrement celles que l'on nous fournit gracieusement dans les hôpitaux. Bien qu'en Suisse je trouve qu'elles sont plus petites qu'en France. Je ne chercherais pas à savoir pourquoi, même si ça me démange le clavier, après on va verser dans le sordide.
Pour finir en beauté, je vous informerais donc qu'Alix dit: planche de surf. Et ouais.
Quant à moi je ne dis rien, pour une fois. Ah si, pour l'autre façon d'enrayer les niagara's fall, je dis spoutnik.
Et vous?

Merci à Fredoche pour ce SuperFanart viendu par les Postes suisse et française jusque dans mon chez moi, et pour avoir inspiré un post qui restera dans les anales sur le champ lexical des protections hygiéniques. Et je rajoute, que sur la photo, c'est moi qui ait écrit, qu'on ne se fasse pas de fausse idées eh oh!

02 mars 2005

il faut être courageuse!

Je ne peux plus reculer ni procrastiner à donf les manettes plus longtemps: il est temps pour moi de faire un max de trucs qui traînent, de prendre mon courage à deux mains (avec un treuil) et de m'en aller par les chemins sinueux de l'informatique vers un ciel plus radieux.
Non mais parce que sans déconner, j'ai 632 photos à traiter, trier, classer, télécharger, faire tirer. J'ai les comptes à faire depuis fin janvier. Des sauvegardes de photos, des sauvegardes de fichiers en tous genres, l'informatique aura ma peau. Et ensuite installer XP, qui prétendument va résoudre tous mes problèmes.
L'informatique des fois c'est la plaie absolue, rien n'est simple, un tas de bûches qui me tombe sur le dos et m'écrase les arpions..
Des fois l'informatique on a envie de le passer à la moulinette, lentement, sur force 1, pour qu'il souffre un max.

Allez hop j'y retourne, si vous n'avez pas de nouvelles d'ici vendredi soir, composez le 15.
Et arrêtez de chialer comme des mauviettes je ne vais pas vous manquer tant que ça hein.
**sob**

28 février 2005

fuite de cerveau


(photoM6)
Super Nanny Super Neuneu oui!


Moulant dans mon canaprout hier après midi, je suis tombée face à cette émission déprimante au possible. Je vous rassure c'est fini, j'ai eu ma dose de téloche pour environ 62 ans là.
Deux commentaires constructifs face à cette pseudo émission à vocation débilitante grave*.

commentaire 1, par moi-même toute seule:
tiens Genevieve de Fontenay à une fille cachée? (et on comprend pourquoi, pas une pour rattraper l'autre niveau look ou sens de la mesure)

commentaire 2 by ze Lutine:
ah oui mais nous on a pas besoin de la dame, on a déjà papa et maman, ça suffit.

Je trouve qu'avec ma fille on se complète bien niveau visionnage de télé. Nous allons retourner devant les docs animaliers, on risque moins d'y rencontrer des trucs mutants bizarroïdes.
Parce que là ça va bien hein, va falloir bosser dur pour récupérer nos neurones enfuis par les narines devant tant de bêtises.



* en gros il ya des mouflets qui sont chiants, les parents qui sont des gros beaufs sont deborded help help help, arrive Super Neuneu qui va leur apprendre à redresser la barre du navire, c'est pitoyable, bientôt la télé va venir nous torcher le cul, méfiez vous.

EH DITES de 16h57: punaise voir cette face de fion sur mon blog, vraiment ça me défrise le pwal de fesse, va falloir que je poste vite un autre truc, je ne vais pas tiendre bien longtemps.

transformation

Humeur de dogue allemand à qui on vient de coincer les roubignolles dans la porte
Face de pizza même pas appétissante
Bide passé sous un 38 tonnes
Reins explosés à coups de maillet de tapissier (je ne sais pas ce que c'est, juste que c'est une arme du crime dans je ne sais plus quel polar, le premier qui trouve gagne, as usual)
Pitites lumières noires devant les yeux, même pas jolies et très chiantes
Envie de rien envie de tout péter
Sensation de malaise général ++++
Phase mollusque à marée basse activée
Post pourri désolée


mais au moins

je ne suis pas enceinte!

25 février 2005

bien tenté

Ce matin c'était le moment que je redoutais, à savoir celui de faire les courses avec mon caddie de mamie et mon sac picard all by myself pour cause de défection grippale des autres participants habituels de cette manifestation familiale trop hype.
Je le redoutais d'autant plus que j'ai passé une nuit pourrite de chez Qui veut un bébé gratos? vu que le Gnomazizi a décidé que mes nénés étaient open 24/24 et qu'ayant une carte privilège dessus ce serait trop con de ne pas l'utiliser hein. Et puis c'est fun aussi de refuser de dormir de 04.00 à 06.00 du mat, et de forcer sa maman à regarder les clips de M6 pour réussir enfin à tomber épuisé: un clip de Nadiyah (?) a fini par avoir raison de ses dernières résistances à 06.20.
Là où j'ai bien rigolé en fait, c'est quand mon chéri, qui n'avait qu'un minus 37°2 de routine ce matin m'a sérieusement regardée et m'a proposé d'aller faire les courses tout seul, à ma place, pour que je puisse me reposer.
Je vois déjà les gonzesses qui me lisent qui défaillent et se pâment devant trop de gentillesse chez le Chérius Angelus, alors qu'en fait non mesdames, vous n'êtes que des bleues, des débutantes, cela n'était que vile ruse.
J'explique. L'homme a la grippe. La grippe qui comme chacun le sait dure 5 jours. Grippe qu'il n'a débuté que mercredi, et qu'il n'héberge donc dans ses 52 kilos tout mouillés que depuis 3 jours même pas. Je rapelle aussi qu'il faisait -3° dehors et qu'avec ses 52 kilos de mec qui passe derrière les affiches sans les décoller, mon chéri est moyennement bâti pour résister au froid, car oui je l'avoue, l'homme dort avec des chaussettes et c'est super la honte. Je rappelle également à mon lectorat masculin que moi je dors toute nue et que c'est plus joli.
Enfin même si la fièvre se planque au petit matin car elle a fighté toute la nuit contre Paracétamolator et SuperIbuprofène, elle ne fait en réalité que reprendre des forces pour attaquer plus sournoisement quelques heures plus tard et assomer les plus valeureux d'entre nous d'un 39° tremblotant de derrière les fagots.
Je demandais donc à mon chéri s'il songeait sérieusement à sortir grippé par -3° dans la neige, aller se mêler à la foule du supermarché et revenir à pied avec son caddie blindé? C'était bien là son audacieux projet? En mesurait-il toutes les conséquences?
Oui oui il pouvait le faire, il n'a plus de fièvre il n'est plus malade, CQFD.
J'aurais pu céder vu ma fatigue et le fait que probablement pendant la nuit un 38 tonnes sadique avait pris grand plaisir à passer et repasser sur le moindre de mes os.
Mais non.
Parce que je sais.
Parce que je vois plus loin.
Et que pour deux heures de sieste pendant qu'il serait aller faire les courses, j'aurais gagné 8 jours à soigner sa grippe décuplée et sa pneumonie toute neuve.
Merci bien du cadal mon chéri mais en fait non.
N'est-ce pas que je suis rusée.
Bouhouhouhou.

24 février 2005

annonce qui pue

Vu que la maisonnée est écroulée par le virus de la grippe - que voulez vous ce sont de petites natures, surtout le minuscule qui trouve drôle de faire peur à sa môman en jouant à faire violet/rouge* très vite en moins d'une heure, je suis obligée de parer au plus pressé. Et quand je fais vite je vais chez Leader car c'est tout près. Hier soir j'ai acheté du fromdu chez eux, pour la première fois.
C'était un test mais chez LP ils ne se sont rendus compte de rien parce que j'avais mis ma tenue camouflée et pris mon sac champion. Ils ne se sont pas méfié de savoir qu'une blogueuse au blog ultra célèbre dans l'univers intergalatique tout entier venait chez eux pour faire subir une batterie de tests à leurs produits et en publier les résultats sur son blog.
Sont cons chez Leader faut dire, sauf la caissière obèse et qui fait peur beaucoup, mais gentille un peu quand on lui sourit.
J'ai acheté un coulommiers et un Délicieux, à savoir un CapriceDesDieuxCapriceADeux like. Autant le second se mange vite et bien et est plutôt goûteux pour un fromage à base de plâtre, autant lepremier je le donne.


c'est là que je rejoins le titre de cette note puante:
JF rigolote, gentille, portant des tongs, cède COULOMMIERS LP,
non entamé, sous boîte typique en bois, trop la classe.
Si n'aime pas les odeurs fortes et vomitives, s'abstenir.
Ecrire au blog qui transmettra.



* violet: pète de froid pendant la montée de fièvre, grelotte, et est tout violet
rouge: la fièvre est bien installée, il pète de chaud, transpire et est tout rouge.

23 février 2005

fatalité



Je file tout de suite à l'hôtel ou j'attends encore un peu?

Car non bien sûr, il ne s'agit pas de la maquette des roubignolles du schtroumph grognon, mais bel et bien du virus de la grippe.
Ma vie va devenir monstrueuse merveilleuse.
Je ne me souviens plus si j'ai déjà dit que je caguais à la face de l'hiver et que je lui piétinais les côtes flottantes ? Non? Ben c'est fait.

Allez, on va bien s'amuser (enfin je vais bien m'amuser), je vais pouvoir organiser un fabuleux concours de températures, distribuer des potions revigorantes toutes les 4 heures selon un planning complexe, faire les trois huit à moi toute seule, yee pee. J'envisage particulièrement sereinement les courses toute seule avec mon caddie de mamie et mon sac picard vendredi.
Bien entendu je vais difficilement pouvoir bloguer. Uhuhuhuhuhuhuhuh.

Et si ça se trouve, avec le max de chance trop coule qui me caractérise, ce n'était pas la grippe que j'ai attrapée l'autre jour, mais un virus canada dry. Je ne vous cache pas que j'ai peur.
** Gloups**

maladie honteuse

Je sais bien que certains d'entre vous me diront qu'il s'agit là d'un problème très courant, que cela arrive à tout le monde, même aux meilleurs d'entre nous, et que c'est totalement réversible et parfaitement bénin. Je sais aussi que d'autres me regarderont avec un petit air compatissant et navré, et je pourrais lire au fond d'eux comme à livre ouvert, que tout de même, tout cela n'est pas bien glorieux, et qu'heureusement eux, ils n'ont jamais ce type de souci embarrassant.
Je sais que vous me direz que c'est forément passager, que ça n'a aucune importance, que ce n'est pas de ma faute, qu'il s'agit juste d'une baisse de régime. Que ce qui compte c'est l'envie et l'amour.

Mais quand même, pour moi, c'est trop la honte là.
Comment est-ce que ça peut m'arriver à moi?
J'ai toujours pris soin de préserver la flamme, d'entretenir la passion, par des actions quasi quotidiennes, parfois jusque plusieurs fois par jour! Je me suis documentée auprès des meilleurs, j'ai lu les classiques, j'ai pris les précautions d'usage.

Mais aujourd'hui, horreur malheur et mal au coeur, j'ai le triste devoir de vous annoncer:
je n'arrive pas à bloguer.

20 février 2005

avance rapide








mon balcon été 2004


Non mais parce que l'hiver, les microbes, les virus, les averses de neige fondue, la pluie, les rafales de vents, le soleil qui se lève comme une grosse feignasse et se couche avant les poules, passé la période de Noël, ça va bien 5 minutes et pour tout vous dire là y'en a marre.


Alors certes vous risquez de vomir vu que j'ai découpé le même film en trois pour réussir à vous montrer ça, pour des raisons tehniques honteuses (en gros les Abrutis Occultes Lobotomisés refusent les fichiers dépassant le méga grrrr) mais tout de même, je trouve que ça éclaire un peu la journée.

Et j'ai appris qu'il existe un truc fabuleux qui s'appelle le V grippal: à savoir qu'au bout de trois jours la fièvre chute, pour remonter le 5ème jour achever le boulot, après un jour-off. Trop merci la grippe je suis dans mon jour off! Je retourne regarder mes tomates vertes et mon soleil de 2004.



et c'est en retournant voir l'ancien blog de Cali que j'ai eu l'idée de mettre de la vidéo en format gif sur ce blog. Vive Cali qui n'aime pas l'hiver non plus d'ailleurs.
EH DITES: je l'ai finallement mis en flash, comme ça il est en un seul morceau.