27 juillet 2005

optimisme galopant

Samedi, la tribu part en vacances. Alors que nous sommes entrain de tout organiser niveau transhumance des biens et des personnes, alors même que nous sommes rassurés quant au volume de bagages à emporter, vu que ma belle-mère, qu'elle soit bénie sur 10 générations (ça tombe bien, ce sont aussi mes générations futures hein), nous prête sa grosse berline japonaise pour deux semaines, alors même que nous pensons sandouichs, occupationnel pendant 4 heures de tgv, heure de départ, heure d'arrivée, repérage des Pionchs et Picards de la région, tout ça, il y a une ombre au tableau des vacances idylliques doigts de pied en éventail dans la chaise longue et barbecue qui grésille joyeusement.

Et si...

Et si la jolie maison aux volets bleues de la photo se trouvait à côté d'un abbatoir où dès 05.00 le matin on égorge les porcs...
Et si elle se trouvait à 100 mètres de la décheterie municipale, hum, et que le vent nous apporte de délicieuses odeurs pendant notre séjour...
Et si le jardin n'était en fait que 100m² de terre battue devant LA route que tous les tracteurs du coin empruntent 24 fois par jour...
Et s'il n'y avait qu'une chaise longue, et que nous devions instaurer un tour d'occupation, avec un tableau à double entrée et des gommettes étoiles ...
Et si les seules toilettes de la barraque étaient des bonnes vieilles chiottes à la turque, cela serait sympa pour les trois petites personnes de la tribu que l'on peut dire propres (les deux autres remplissent allègrement leurs couches) et de la femme enceinte qui a, j'en suis persuadée, un folle envie de s'accroupir aussi souvent que sa vessie en folie le lui demande...
Et si la télé ne captait pas TF1 et qu'on rate les épisodes de Lost, alors qu'on se languit de la suite...
Et si les cafards ont déjà pris possession des lieux et qu'ils semblent fort à leur aise...
Et si...

Le pire, c'est que si jutement l'une de ces horreurs se réalisait, le pire, mes lecteurs chéris, c'est que je ne pourrai le bloguer que 15 jours plus tard. Et là, oui, ce serait l'enfer.

25 juillet 2005

mystère

Je sais bien que vous ne pourrez rien pour moi. Je sais bien que limite toute cette histoire vous sera profondément indifférente. Je le sais. Je vous comprends.
Mais tout de même, pour ma tranquillité d'esprit, je veux laisser une trace. Une trace de cette histoire mystérieuse qui m'escagasse le neurone survivor. Je suis fatiguée, je suis lasse, je voudrais dormir, mais non sans chercher à comprendre, une fois encore. Comprendre. Comprendre comment j'ai pu égarer une paire de bottes de pluie jaune pointure 24. Comment la fille qui est capable d'écrire en octobre 2001 alors qu'elle fait ses comptes sur Money, que les 130 francs chez Rocker's, c'est bien pour des bottes qu'elle les a dépensés, comment cette fille peut, presque 4 ans plus tard, ne plus savoir où sont rangées ces fichues bottes, alors même que la paire en 22 est devenue bien trop serrée pour les petons péniches du Gnomazizi. Et que ce serait fichtrement dommage de retourner en acheter une paire, alors que logiquement, quelque part, il y a ces bottes qui l'attendent, lui et aucun autre petit garçon.
Je sais qu'elles sont là, quelque part. J'ai bien pensé les avoir prêté à Alix, mais elle n'en a aucun souvenir. Elle a fouillé sa cave, ses placards. Rien. Je suis allée voir chez elle, histoire de voir si je les entendais crier, baillonnées au fond du congélo. J'ai bien tendu l'oreille, mais je n'ai rien entendu. Peut-être ils les avaient planquées sur le balcon?
J'ai retourné ma cave, rangée si soigneusement hier, par acquis de conscience.Je savais bien qu'elles n'y étaient pas, mais je voulais le voir une fois de plus de mes yeux (en même temps de mes oreilles, ahem quoi). J'ai fouillé le placard à chaussures. Que dalle. Cela aurait été trop beau qu'elles soient benoitement rangées dans le placard à pompes, avouez. Le placard de la Lutine. Que dalle. Pourtant je les revois dans un placard ces bottes, attendant sagement leur prochain propriétaire. Je sais que ça vous est déjà arrivé à vous aussi, cette vision juste assez précise pour être réelle, mais pas assez pour être significative. Vous savez que c'est là quelque part, mais bourdeldimarde, où?
Il me reste un seul espoir. Le placard du gnome. Mais je sais qu'il est vain. Là je n'ose pas y aller, de peur de déclencher la sirène d'alarme intégrée. Mais....





Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit le lait dans la casserole,
Je partirais. Voyez-vous je sais qu'elles m'attendent.
J'irai par de là les piles de chaussettes, j'irais par derrière les tas de tee-shirts,
Je ne puis demeurer dans le doute plus longtemps.





Il est possible que je doive arrêter antihistaminiques et antibiotiques, je pense que cela m'altère le mental. Ou alors ce sont les hormones. Allez savoir. De toutes façons quelles compétences analytiques peut-on attendre de la part d'une gonzesse qui ne sait pas où elle a pu fourrer une saleté de paire de bottes de pluie jaune pointure 24, qui va devoir en acheter une paire neuve, et qui retrouvera immanquablement la paire égarée ensuite (dans un temps plus ou moins long, mais cela finira par arriver). Aucune? Vous avez tristement raison.
En plus, il est fort possible que la canicule s'abatte sur la Bretagne et que mon fils n'ait pas besoin de bottes. Oui c'est fort possible car après tout, Alix attend bel et bien un tit mec, et par conséquent ma théorie se confirme. Eh ouais.

24 juillet 2005

plize help mi

Je range la chambre de ma fille. A fond.
Je reviendrais.
Un jour.
Peut-être.
Je ne sais pas.

Je voudrais mourir en fait.
Ou alors avoir un bout de nez qui se trémousse.

Et en plus dans deux heures j'ai promis à Alix qu'on rangeait nos caves mises à mal depuis 7 mois bientôt par nos Chéris respectifs (que leur cul pèle et que leur roubignolles tombent).

Achevez moi.
Pitié.

23 juillet 2005

ça se tient

Ok mon Chéri est maladroit, étourdi à l'extrême, et toussa, mais quand même des fois, ses paroles sont frappées au coin du bon sens (et ça ne fait même pas mal).

moi: bon je me demande si je vais faire les comptes après le déjeuner, j'ai vachement envie de faire la sieste, les médocs butent.
lui: ben tu sais mieux vaut être pauvre et reposé que pauvre et fatigué hein.

Bah oué.
Allez hop, Canaprout 1- Money 0.

22 juillet 2005

cadals in ze air




Il y a des jours, comme ça.
Des jours où
même si la veille vous avez fait la fête jusque tard avec votre meilleure coupine qui vient de souffler 31 bougies au dessus du bidon rond à coucougnettes inside,
qu'en rentrant chez vous votre chat a pissé sur votre chéri (pourquoi, on ne le saura jamais, mais je jure que je ne suis pas responsable),
que vous vous êtes quand même lavé les cheveux malgré la nuit profonde et sombre,
qu'au matin tôt votre brushing oreiller était du plus bel effet caniche à sa mémère,
que votre reflet dans le miroir de la salle de bain avait un air de famille prononcé avec la victime d'une attaque massive d'abeilles sous acides,
et que votre Gnome pleure quand vous franchissez la porte de la maison,
il y a des moments qui font pétiller la vie.
Et puis il y a des cadals.
Sauras tu retrouver, ami lecteur, amie lectrice, quoi est-ce donc sur cette photo fabuleuse au dessus ? oui là au dessus, remonte avec ton mulot.




- le cadal de Biba du mois d'août*
- un cadal de Cali
- un cadal pour ma Lutine
- un cadal de Din
- un cadal de Boulet (si si!)


Et je tenais également à signaler à mon auditoire nombreux et attentif que cette fois -ci j'avais prévu ma fourchette, parce que bon, une fois oui, deux fois non. Et en effet j'ai encore réussi à me tâcher, comment avez-vous deviné? Irrécupérable je suis (Yoda, give me a break plize)
Une autre vision de cette jolie journée est disponible chez ces deux excellents revendeurs de posts de première fraîcheur et d'une qualité gustative exceptionnelle (au moins):





Merci les filles et merci Professeur.



* ui, je l'ai racheté, mais je fais ce sacrifice pour vous, un peu de patience hein.

20 juillet 2005

love anpe

J'ai passé mon dimanche à ranger mes papiers en vrac dans un sac depuis 2 ans. Du coup la maniaque en moi s'en est donné à coeur joie, 13 heures de classement, rangement et cie, j'ai tout refait de A à Z même les 5 années précédentes. Là je suis encore entrain de confectionner des sous-dossiers, c'est grave.
En rangeant tout ce bronx de papier, je suis tombée sur une lettre de refus de l'ANPE, adressée à mon Chéri. En effet, quand j'ai pris mon congé parental, il a cherché du boulot pour qu'on ne soit pas complètement ruinés le temps qu'il ait son CAPES. Il chopait les annonces en ligne, envoyait CV et lettres de motivation, par dizaines. Je l'aidais en sélectionnant les annonces qui arrivaient par pack de 10 sur sa boite mail tous les jours.

Sur les lettres de refus ANPE ils indiquent un motif pré-cochable.
Là mon Chéri entrait dans la catégorie Autre.
Pour quelle raison?
Ben l'équipe A qui s'occupe des Offres, ils ont trouvé tout de suite pourquoi mon Chéri il ne pouvait pas faire ce travail:
il est impératif de parler polonais.


Ah bah oui.
Bien sûr.



Un blog sitting d'anniversaire chez CassioP. Et ok j'ai un peu cassé son blog sous IE, mais sous FireFox ça va très bien. Et oui je n'avais pas enlevé mes gros sabots. Et pis zut. bouhouhouuoh je ne vais pas tout recommencer hein. C'est au dessus de mes forces.

18 juillet 2005

eden style

Aujourd'hui j'ai découvert un blog sympa et la gonzesse qui va avec, ça s'appelle Végéblog. Et comme je suis du genre à partager les trucs qui me plaisent, j'en ai parlé à Alix sur le miaou, parce que bon, elle tout come moi, et depuis plus longtemps que moi pour elle, nous sommes végétariennes. A savoir quer nous mangeons oeufs, poissons, laitages, et fruits de mer. Mais pas de viande. Pas envie de m'étendre sur le pourquoi du comment, en gros c'est une question d'éthique rapport à comment sont (mal)traités les animaux d'élevage. Pas envie d'acheter et de cautionner de la souffrance. Without me. Bref.
Donc du coup on reparle de ça, toutes les deux, et voilà ce que ça donne:
(parce que des fois on est très connes spirituelles en diable)


Xila: Frugivore / Fruitarien : personne qui ne se nourrit que de fruits (frais, secs et graines). L'idée majeure derrière ce mode d'alimentation est de ne pas détruire de plantes pour se nourrir, ce qui peut être évité, dans une certaine mesure, si on se contente de cueillir des fruits des arbres.
Xila: han!
moi: ahahahahahaahah
moi: remarque je devrais faire ça
moi: je deviendrais toute mince
Xila: ça fait très jardin d'éden
moi: le temps que je trouve un pommier j'aurai perdu 10 kilos
Xila: tout le monde à poil en train de cueillir des fruits
moi: ouééééééééééééééééééé
moi: trop bien
Xila: tout le monde a la chiasse en même temps
Xila: trop top
moi: uuhuhuhuhuhuhhu
moi: punaise c blogable
moi: ah je le blogue même
moi: hop je copie colle

[quelques minutes plus tard]

Xila: Han le vent!
moi: ui j'ai mis des tuteurs à mes plants de tomate
Xila: faudrait que je le fasse
Xila: les pauvres
moi: celui qui est sur le petit meuble commencait carrément à se déraciner
Xila: si on veut aller cueillir des tomates à poil
Xila: faut pas qu'ils meurent avant!
Xila: j'y vais
Xila: (si je trouve de la ficelle)

17 juillet 2005

organisation, là est la solution

Dans 15 jours, nous partons en vacances. Nous c'est la tribu. A savoir 10 personnes, 5 adultes et 5 enfants. Je laisserais les plants de tomates, les herbes aromatiques, mon magnétoscope (Lost bon sang, si jamais la télé de la location est pourrite quoi) et mes chats (oui dans cet ordre) à la plus jeune de soeurs de Xila, parce qu'elle est chouette et digne de confiance (et que je suis sûre qu'elle ne laissera pas mes bêtes crever de faim, même s'ils l'enquiquinent). Les clés du blog à CassioP (logiquement, je devrais vous écrire une série de genre 7 posts en prévision, pour que vous ne soyez pas sevrés trop brutalement bande de junkies) (et ok pour ne pas faire chuter trop brutalement mes stats) (je suis globalement nerveusement frileuse sur les stats hein, faut le savoir) (en fait je pourrais écrire qu'entre parenthèses, ça peut le faire, c'est un style léger, non?) (non?) (bon j'arrête) (ou pas) (hin hin hin)

Donc oui la tribu part en vacances.
Organisation du voyage: les messieurs conduisent la tuture et les bagages. Les dames, quant à elles, se chargent de véhiculer et d'occuper les 5 chtits gnenfants pendant un trajet que je prévois très long.
Vu qu'il va nous falloir déjà quelque chose comme une bonne grosse heure pour se rendre à Montparnasse, et qu'ensuite le voyage en TGV dure 4 heures (je préviens dès maintenant les cadres sup à portables dernier cri et les mamies à bouclettes et ouvrages délicats, que oui nous voyageons en première, et que oui, il vaudrait mieux éviter notre wagon, et que oui on a bien pensé à demander un wagon spécial rien que pour nous, pour ne pas faire iech le monde, mais que la SNCF ils nous demandent d'inventer le train, mais quand on propose des idées, y'a pu personne), et pour finir, last but not the least, un truc comme une tite demi-heure de bus. Si on ne le rate pas, ce qui vu le battement ultra short qu'on va avoir, risque de se produire, à moins qu'on ne deviennent d'ici là expertes en course avec gniards et femme enceinte.
Ensuite bien sûr, 15 jours de glande et de rigolade (et le premier qui dit et de pluie se baffre mon pebrok entre les molaires).

Y'a juste un tit détail de rien qui me chagrine. Qui nous chagrine en fait.
Nosu devons emporter avec nous:
les vêtements pour une semaine pour 5 adultes et 5 enfants
les couches pour les deux plus petits
la literie pour trois lits 2places et trois lits 1place
une serviette pour chacun
des produits de toilettes
les doudous et jouets fétiches des enfants (y compris livres souples, coloriages, feutres et cie)
deux lits pliants
une piscine gonflable (pas encore gonflée donc optimisée niveau pliage, c'est bien la seule) et quelques jeux d'eau
une voire deux tentes anti-uv plus la tente coccinelle de la Lutine
de la lecture pour les grands
les cadals de Pierre Richard, qui a eu l'heureuse idée de naître un 3 août

le tout avec un rehausseur et un siège bb (en cas de problème sur place, être capable d'emmener un loulou chez le médecin par exemple) à l'arrière de la voiture.
A l'arrière de la Clio. Hum.
Vous saisissez l'ampleur du tit souci qui nous tracasse?

Donc si vous voyez passer sur les routes de Bretagne, le 30 juillet, une caravane de chameaux chargés à bloc, c'est que nous aurons finallement retenu cette solution parmi tant d'autres (ok c'est que nous n'aurons pas réussi à installer correctement une galerie sur la bagnole).
J'ai hâte.


Mon vécu ménager sur l'innénarable LARIRETTE.

Et un petit blog-sitting chez ma coupine AGATHE.

16 juillet 2005

prévoyante

Ma Lutine a de nouveau perdu une dent. Depuis fin décembre qu'elle avait perdu ses deux dents du bas, plus rien. Pourtant la petite souris avait des réserves cette fois-ci, pas question de se laisser prendre à nouveau par surprise.
Ma fille a mis sa dent dans une petite boîte sous son oreiller. Elle l'a posé près du bord de l'oreiller, pour pas que la petite souris soit gênée par sa tête. Elle pense à tout ma fille. Elle a même laissé un bout de gruyère à la tête de son lit, au cas où Miss LongueQueue ait un tit creux au milieu de la nuit, et veuille casser la dalle dans la chambre.
Quand même, elle s'interroge: Papa, comment elle va faire la Petite Souris, avec les chats?
Eh eh. Son paternel, soucieux d'épargner l'honneur de nos abrutis prétendumment félins, ne lui a pas répondu que si une souris, même neurasthénique, passait devant leurs moustaches, nos chats la regarderaient benoîtement traverser le salon, et que si même la moindre velléité d'attraper le truc arrivait jusqu'à leur mononeurone, il y avait peu de chances qu'ils y parviennent, parce que bon, ils ne sont pas super entraînés, ça fait un bail qu'ils ne chassent plus la boîte de Felix Pionch au fin fond de la cuisine sauvage.
Il a préféré répondre que la Petite Souris était une Super Souris, hyper entraînée, qu'on choisissait la meilleure des petites souris pour ce travail, car on savait qu'il y avait des risques.
Et ouais.
D'ailleurs, je n'ai même pas du tout eu peur d'aller enlever cette petite quenotte de rien de cette minuscule boîte, et de glisser deux ptits cadals sous l'oreiller à la place. Non.
Parce que je suis une SUPER Souris, c'est mon Chéri qui l'a dit. Une Souris King Size, certes, mais une Super Souris quand même.
(en plus le gruyère, c'est bon)

13 juillet 2005

on ice

Visite chez la pédiatre. Elle n'est pas là, c'est la remplaçante qui nous accueille. Allez au bas mot 92 ans et demi, facile, elle est à la retraite la dame, et elle a besoin qu'on lui répète 6 fois environ le prénom de chacun des enfants au cours de la consultation. Le papier carbonne est foutu quoi.
Bref. Elle est plutôt gentille et sympa avec les enfants, même si elle râle quand le gnome monte sur la balance, alors que bon chez le pédiatre, ce môme c'est un amour, il adore les médecins, puis sa balance ne va pas défunter sous 12 petits kilos sinon y'a maldonne, et quand ma fille veut regarder son propre carnet de santé. Elle est vieille quoi. Il fait chaud en plus, je peux comprendre.
Mais ce n'est pas le propos.
Elle nous a juste sorti un truc hallucinant, avec mon Chéri nous nous sommes regardés d'un air abasourdi en se retenant de se marrer (parce qu'on est polis quand même des fois).
Elle nous a rappelé, d'un air entendu, qu'il fallait "mettre les suppos* au frigo". Ah. "Pour qu'ils soient bien durs et qu'ils ne fondent pas" quand on veut les mettre là où bon vous savez quoi. Ah.
Juste une question: le but c'est bien que le suppo fonde non? Je veux dire, s'il reste tout froid à l'intérieur, ça doit être super désagréable. Et moyennement efficace niveau rapidité.
Après elle s'étonne que ma fille préfère les suppos aux sirops sucraillés goût tagada vomi, "parce que tous les enfants détestent les suppos".
Ben tu m'étonnes, un glaçon dans le cul, perso je n'aimerais pas non plus.


* J'édite parce que bon hein: elle parlait des suppos de Doliprane.

12 juillet 2005

si j'avais un marteau

Avant que ce blog ne naisse, je m'étais offert comme cadal d'anniv un fauteuil de bureau, un qui balance et qui tourne et qui est confortable de la fesse. Puis, peu après la naissance du Gnome, le fauteuil a cassé, alors que j'étais assise dessus.
Alors t'es là dans ton fauteuil, devant ton ordi, tu miaoutes avec ta coupine et pis d'un coup, CRAAAAAAACCCCCC, t'as juste le réflexe qui va bien et tu te rattrapes au bureau, sinon, tant pispour ta goule, tu pars en arrière et tu t' émiettes la nuque sur le parquet.
Après t'as l'air trop bête debout devant ton ordi, et tu prends une chaise dans la cuisine.
Un jour, tu te dis que quand même ce fauteuil est garanti, que tu l'as payé de tes sous à toi que t'as gagné durement, et tu ramènes la pièce pétée au service après-vente de chez C*******A. Comme ils ne vérifient pas ton adresse et qu'entre temps tu as déménagé, ils t'envoient des courriers comme quoi la pièce neuve est arrivée, mais bien sûr tu ne reçois rien. Ben ui. Au bout d'un temps indéterminé mais plutôt long, on dira plusieurs mois car je suis parfois très longue à la détente, tu les apelles, pas contente du tout, en disant, oui bon ça va bien maintenant, mais la chaise de la cuisine elle a mourru sous mon cul aussi hein. Je veux mon fauteuil!
Ce qu'il faut savoir c'est que le fauteil il est dans ma cave, il prend la poussière, parce que chez BIP BIP ils n'en veulent pas, ils ont juste constaté la mort clinique de la pièce (l'assise métallique) et commandé son clone. Et oui le premier qui dit que c'est la faute de mon énormitude popotamesque si ce fauteuil (et la chaise de la cuisine) m'ont clamsé sous le popotin, je lui marrave la face, parce que mon fauteuil ikéa en osier, il tient super bien le coup depuis un an, alors bon. Pouet pouet hein.
Je recommande de la pièce pétée, puisque repartie chez le fournisseur depuis le temps. Je donne ma nouvelle adresse. On ne me la fait pas deux fois la blague, une femme avertie en vaut deux (ok trois dans mon cas). Et genre trois mois après, ils ne sont pas pressés, je reçois un courrier officiel comme quoi c'est bon, je peux viendre.
Et dimanche, avec mon papa, on est viendus.
Et on a bien rigolu.
Parce que quand même, scène d'anthologie.

Dimanche matin, après que mon papa soit passé chez son boucher acheter son boudin dominical (et que je n'ai pas vomi dans sa voiture), nous nous sommes rendus chez HUM HUM HAMA, et donc plus précisément au S.A.V.
Rapidement reçu par un type plutôt sympatoche. On lui dépose sur le comptoir le pied du fauteuil auquel est encore rattachée la mécanique foutue, et il file en réserve nous rapporter le carton qui contient la mécanique neuve.
Pendant qu'il complète les papiers puis ouvre le carton, il nous dit l'air de rien:
bon pour enlever l'ancienne mécanique, va vous falloir une massette hein, c'est costaud ces trucs là, le verrin a travaillé*.

...

...


GN?

...

...

Kezaco une massette?
Je ne suis même pas sûre que ça s'écrive comme ça, et en plus j'ai la flemme de chercher.
Donc bon, je m'énerve un peu là:
Ah bah oui, mais ça ne va pas être possible, parce que 1 je n'ai pas de massette, 2 je ne sais pas m'en servir de toutes façons, 3 je n'ai pas envie de tout péter non plus.
(4. je ne sais pas ce que c'est mais je me doute que ce n'est pas un truc mignon en fourrure molettonée )

Là le monsieur que déjà il commence à me gaver, me dit qu'à la rigueur il peut demander à leur ébéniste de me faire ça en semaine, mais que bon, je fais chier quoi. Ben tiens. Avec mon papa, c'est pas qu'on en a marre, mais en même temps on n'a pas que ça à faire de nos vies, et donc hop chef du SAV.
Le chef, un grand black à chemise rayée tout à fait hypnotisante (qui bute les yeux en fait), ce n'est pas un rigolo, non non non, on ne la lui fait pas, à lui, c'est lui le chef, et j'ai beau lui dire qu'il est hors de quetion que je file un coup de masse (que je n'ai pas de toutes façons) dans mon fauteuil qui est loin d'avoir mérité ça le pauvre, qu'à la rigueur il peut me rembourser le fauteuil hein, je m'en cogne, (ouais je l'aime mon fauteuil en osier ikea aussi) lui il en a rien à péter. Son crédo: nous vendons des meubles à monter soi-même, donc on vous remplace la partie défectueuse et vous la montez vous même.
L'argument comme quoi je pourrais être une petite grabataire de 90 ans toute frêle et que j'aurais l'air bien empotée avec ma masse, il en a rien à tamponner non plus le bougre d'abruti.
Je ne le lâche pas le gars, parce que son histoire elle est pas super claire, ça me parait moyen légal son histoire de masse. Et puis bon c'est le fauteuil vendu par son abruti de magasin qui a failli me tuer, il en faudrait pas l'oublier, rien à tamponner qu'il y ait moins de 3% de problèmes sur cette article, parce que c'est tombé sur ma goule alors bn (oui ok sur mon cul en fait).
Et c'est là qu'il fait le faux pas, hin hin hin.
Il me dit que bon il veut bien faire "un geste commercial", parce que bon "vous êtes une femme" (sic).
Je m'indigne, genre je suis une femme non mais ça veut dire quoi, que je ne sais pas me servir de mes dix doigts, je ne suis pas costaude, c'est ça? N'importe quoi, je ne veux pas flinguer mon fauteuil, c'est tout. Va voir lui si je ne suis pas costaude, je vais lui faire dégringoler ses dents sur sa chemise rayée blanc et noir qui me bousille les yeux depuis tout à l'heure grummmbbbblllll.
Il s'énerve et il me sort, que faut pas charrier, en trois coups de marteau, c'est bon, on vire la mécanique et on installe la nouvelle.
Hin hin hin. Erreur fatale.
Et bien cher monsieur chef du SAV, vous devez bien avoir un chtit marteau quelque part dans votre turne là? Oui ? Ben allez-y, enlevez moi ma mécanique je vous prie, vous, l'homme fort.
(là y'a mon père qui déjà ricanne grave)(mais sous cape, il est poli quand même).

Le gars revient avec un marteau. Mon père fait mine de l'aider, genre on est des hommes, allez hop, viril tout ça, réparons ce fauteuil, ah ah ahah .
Le chef, il n'a pas besoin de mon père, non monsieur, ce n'est vraiment rien du tout, je vais faire ça tout de suite.
Patiente je le regarde donner les trois coups de marteau qui doivent logiquement déloger la mécanique pétée.
Je le regarde en donner 10 de plus.
Je regarde le pied du fauteuil qui gicle.
Je le regarde qui le remet en place.
Je le regarde qui redonne des coups de marteau (rageurs là)
Je le regarde qui EXPLOSE le verrin. Les petites pièces qui volent.
Je le regarde qui part furieux et vexé comme le cul d'un pou constipé vers la réserve en gromellant à son employé de me trouver un verrin neuf et d'installer dessus la nouvelle mécanique.
Je le regarde et je n'éclate pas de rire.

Pourtant j'aurais pu. Mais il était parti, dommage.
Hin hin hin.

Je rigole là maintenant, mais franchement, si j'avais suivi ses instructions à la con chez moi, j'aurais pété mon fauteuil, et je l'aurais eu dans l'os. Bien profond.






* enfin je crois , un truc du genre, la mécanique et moi, n'est-ce-pas, on se fait la goule.

10 juillet 2005

coin coin on ze beach

Allez on fait mumuse avec le coin-coin, et on dit merci Kek pour expliquer super bien les choses compliquées.




08 juillet 2005

wash wash

Des fois les coupines qui restent allitées un chtit moment de rien (une mini semaine) ben des fois leurs veuchs ont tendance à se métamorphoser au bout de trois jours en un tampon-jex peu reluisant et peu épanouissant pour le moral déjà en gros au fond des chaussettes. Alors bon des fois les coupines, genre moi, elles proposent des trucs de ouf, histoire de remonter le moral et de rigoler un peu, c'est toujours ça de pris.

Mode d'emploi (quoi ça peut servir hein)

Ojectifs:
lavage de veuchs (sans quitter son plumard ou presque)
coiffage préventif

Matos:
une tite chaise ikea de gamin, mais bon, un truc d'à peu près la même assise devrait aller (on évitera cependant le labrador de la maison, trop mobile pour la bonne réussite de l'opération)
une bassine en plastoc (verte si vous voulez copiter sur moi)
des récipients divers, de contenance conséquente mais cependant raisonnable (pensez à vos biscottos, je sais bien qu'ils sont aussi ramollos que les miens)
un shampooing (adapté)
un après-shampooing
un peigne

mais aussi:
des coussins,
des serviettes de bain (plein)
une serpillère (ben ui, z'êtes super adroits vous? des warriors de l'agilité manuelle et du geste ultra-précis? bien, vous pouvez oublier la serpillère, mais moi non)
un sèche cheveu.

Déroulement des opérations:
1. Allonger la coupine, de façon à ce que sa nuque repose sur le bord du matelas, et sa tête au dessus du vide.
2. Disposer rapidement, avant ruinage de cervicales, les coussins sous la nuque fragile de la coupine.
3. Installer la bassine sur la petite chaise.
4. Glisser habilement le tout sous la tête de la coupine.
5. Réaliser que la bassine vide c'est pas super trop pratique.
6. Reprendre la bassine, aller la remplir dans la baignoire.
7. Lutter avec le pommeau de douche moribond et constater que si l'on sort dehors précisément à ce moment M, on risque d'affronter les ricanements de la population mondiale persuadée que l'on vient de pipiter dans son fût.
8. Rapporter la bassine pleine dans le salon et la poser sur la chaise.
9. Demander où est la serpillère dans cette barraque.
10. Aller chercher la serpillère, récupérer un verre en plastique (non cassable donc, c'est mieux) dans la cuisine au passage (rajoutez le maintenant dans votre liste de matos, y'a pas que moi qui bosse bourdeldimarde).
11. Eponger vaguement la première flaque et mouiller complètement les cheveux de la coupine qui marinent depuis 10 minutes dans l'eau chaude.
12. Se féliciter d'avoir penser à mettre une serviette de bain sur les coussins repose-nuque.
13. Shampooiner, et rire aux bruits de pet du flacon de shampooing quasi vide.
14. Se féliciter du super shampooinage de la mort qui bute, les cheveux sont hyper propres (mais toujours aussi feutrés, les pauvres).
15. Commencer à rincer avec les récipients, et essayer de ne pas en foutre partout, la coupine passe sa vie dans ce lit, ce serait tout de même mieux de ne pas l'inonder complètement, même si là, oui, c'est la place de son chéri (on s'en fout un peu donc).
16. Se rendre compte qu'un vrai shampooinage qui bute demande un super rincage qui massacre. Et donc retourner 15 fois 1/2 dans la salle de bain pour remplir les récipients (un saladier, l'arrosoir rose ikea et un gros broc en plastoc blanc).
17. S'inonder les pieds en essayant de reprendre l'arrosoir rempli, avec les mains encore savoneuses du shampooing qui bute (cependant cette étape n'est pas du tout obligatoire, servir à votre convenance)
18. Finir de rincer.
19. Vider la bassine dans la baignoire.
20. Maintenant que vous êtes intégralement trempé de la tête aux pieds, et que vous vous déplacez uniquement avec la serpillère vissée à la tong, vous pouvez remplir la bassine et la déposer de manière préparatoire sur la chaise.
21. Faire asseoir la coupine (un treuil peut être utile, vu qu'elle a perdu de sa souplesse depuis quelques mois et trois jours d'immobilisation).
22. Poser l'après-shampooing. Avec le peigne, entreprendre le long démêlage (prévoir environ 20 minutes et le modèle de coupine qui ne craint pas du cuir chevelu, sinon je ne garantis pas que vous sortiez indemne de l'aventure, une baffe ça part vite, des fois).
23. Si le rincage final apparait comme mission impossible, car la dose d'après-shampooing a été versée à la louche, commencer déjà le boulot au dessus de la bassine, à l'aide des multiples récipients et en évitant d'en foutre partout.
24. Pendant que la coupine prend sa douche en 1'45'' montre en main, et termine de rincer ses veuchs, constater l'étendue des dégâts.
25. Mettre à sécher sur le balcon la serviette à tordre, les coussins trempés.
26. Passer la serpillère par terre.
27. Chercher le séche-cheveux dans le placard de la cuisine (non je n'invente rien, ma copine est allitée, c'est son Pierre Richard qui gère le rangement, n'accablons pas la femme enceinte non plus) et sécher vite fait le matelas et le drap du dessous.
28. Coiffer la coupine, avec un spray protecteur, et en faisant deux tresses, parce qu'une copine avec un look Pocahontas, c'est mieux.
29. Ranger le bronx.
30. Admirer le travail accompli et planquer les traces du méfait avant que le chéri ne rentre (non voyons nous n'avons pas déversé des brocs d'eau à l'endroit où tu poses ton noble postérieur lors de ton sommeil réparateur, que nenni, que vas-tu donc chercher là, vil esprit inquisiteur?)

Et voilà.
Ne me remerciez pas, et surtout ne reproduisez cette technique qu'en présence d'un adulte, de préférence consentant. Et bien sûr je décline toute responsabilité quant aux possibles dégâts des eaux dans vos habitats respectifs.


ps: Alix va bien et le bébé aussi, personne ne s'inquiète merci.



AGATHE a encore commis un post, et là, je crois bien qu'elle est un chouïa pas contente.

05 juillet 2005

i have a dream

I have a dream mes doudous
A dream wiz dedans un ordi qui fonctionne
A dream wiz no reboots ahahahah you have not sauvegarded your works and you are foutu, plize do it again!
A dream wiz not plantages bizzaroïdes
A dream wis inside a lot of logiciels who don't mettre trois plombes to open
A dream wiz sioupeur connexion who never die subitely when you are miaouting wiz lovely personnes trop choutes qui râlent même pas but pense a lot of things inside i know
A dream wiz ordinateur qui bute, really big écran, and be crazy, flat écran, trop beautiful, and plenty of RAM, and plenty of memory, lots of Go from everywhere, a rain of Go on my disque dur, oh yeaaaaaah.

I have a dream mes doudous,

pis je me réveille
et ouais, c'est toujours planté.


AGATHE est reviendue, et of course, elle a encore fumé des trucs moyen licites hein.

01 juillet 2005

ahem

Tout à l'heure, au LP. Shopping en tribu.

Alix (à sa fille relouse): Si tu continues, je te préviens, tu ne viendras pas regarder Koh Lanta hein!
Alix (à sa copine qui se planque derrière un pilier): euh je viens bien de crier Koh Lanta dans tout LP là?
Moi: mhhhh mmmhhhh, je ne te connais pas.


Non mais ok on se fait des bouffes devant Koh Lanta depuis trois ans, on rigole on commente, et on ricane et on s'esclaffe, en mangeant des trucs de ouf en regardant des volontaires pour une émission de tordus où ils crèvent de faim et se torchent avec des feuilles de bananier, mais punaise une annonce au micro aurait fait autant d'effet hein.
Ahem.
Non mais zut on est sensées être des filles intelligentes, cultivées, rigolotes et spirituelles. Si. Pas des mollusques échoués à marée basse dans le canaprout en se goinfrant de chips au guacamole et de glace au nougat devant une émission de télé daubesque.

(on me dit dans l'oreillette qu'il est temps que je ferme ma grande goule, je m'enfonce davantage. Ahem. Ok je rends l'antenne, bye)