20 septembre 2006

angel et la malédiction familiale

Je le savais pour ma mère. Depuis ma plus tendre enfance. Je le savais pour moi. Depuis ma plus tendre enfance aussi. Je m'en suis rendue compte assez vite pour ma fille, vers ses deux ans à peu près. Et là, pour mon PitiGasson, c'est clair qu'il est aussi atteint.

Je m'en veux de leur avoir refilé, bien involontairement je vous l'accorde, mais tout de même. C'est la loose. Je pense à leurs vies futures, aux peut-être railleries de leurs chéri(e)s, et j'ai honte.

Que faire? Je ne sais pas. Je ne suis même pas sûre que la chirurgie esthétique puisse quelque chose pour nous. C'est désespérant. Et je sais que cela va se transmettre à mes futurs petits-enfants.

Ou alors c'est peut-être que nous n'avons pas trouvé la solution matérielle au problème, l'accessoire ad hoc qui résoudrait de façon pratique et esthétique le petit souci technique que nous rencontrons au quotidien.

Je pourrai vous laisser tergiverser des plombes sur ce qui nous soucie, à ma mère, mes enfants et moi, mais je saurai être bienveillante et cracher le morceau. Je saurai être courageuse et braver l'interdit familial implicite. Et crier à la face du monde:

mes enfants et moi sommes maudits de la fesse gauche!

C'est triste, c'est misérable, et c'est franchement moche à voir, mais dès lors que nous enfilons un quelconque slip ou culotte sur nos postérieurs, et que nous effectuons quelques pas, le tissu se barre de la fesse gauche pour aller s'exiler quelque part aux alentours de cette zone de partage entre les deux hémisphères fessiers. Autant dire que c'est le comble du glamour, le total louque of the hier.

Et franchement, des 4 c'est bien moi qui ai le postérieur le plus "étendu" on va dire, et du coup, extraire le bout de culotte rebelle de sa retraite spirituelle dans la raie de mon uh, relève de l'expérience gymnique. En public, cela demande une maîtrise de soi et un art du camouflage hors du commun. Vous pouvez compatir et applaudir.

Si vous savez comment nous aider, hors caleçons, boxers et autres gaines de nos grands-mères, merci d'écrire au blog qui transmettra.






bonus mondain rinavouar:
Si ma bone étoile (et mon doc) sont ok, je serai au Festiblog le samedi 30 septembre, puique cette année encore je serai le bodyguard officiel de Miss Din pour cet évènement bloguesque sans nul autre pareil. Tous les fan en délire lecteurs sont les bienvenus pour venir me coucouter.

16 septembre 2006

angel est perdue dans les limbes

Trois semaines et deux jours depuis que le courant ouebesque a été subitement coupé, me laissant démunie face à mon portable en coma prolongé, avec pour seuls signes de vie le Spider Solitaire, Tétris, et le nettoyage de disque (on passera habilement sur cette expérience désastreuse de cheat codes Sim City entraînant tout de même une humiliation publique aux alentours de 2254).
Trois semaines et deux jours.

Hier, le couperet tombe: si c'est si long, c'est que mon dossier est perdu dans les limbes. La commande de mon provider à FT sa mère la putasse vérolée de l'anus, a été refusée et proprement annulée.
Les raisons de cette élimination pure et simple de toutes mes chances de retrouver rapidement une connexion et par voie de conséquence, une vie sociale épanouie, je vous prie? Hum?

Allez c'est tellement croquignolet que je vous explique. J'ai eu l'impudence, Mesdames et Messieurs mes Lecteurs Adorés, de déménager sur mon pallier, accomplissant par là-même le déménagement le plus faible en kilomètrage (0,003 km) de toute l'Histoire du Déménagement à travers les Siècles et les Siècles (à l'exception du déménagement hyper controversé de CoinCoin N' Grrrr, en plein Paléolithique, qui a choisi de dégager sa peau de mammouth vers la grotte voisine, car les odeurs d'ours de la première, vraiment, c'était plus possible).

J'ai osé déménager de trois mètres vers la gauche, rendez-vous compte de l'horreur totale de ce que cela représente pour un pov guguss quelque part derrière son ordi (que je sais pertinement connecté à Internet, lui, bourdelapoutasses). Je signale un déménagement et un changement de ligne téléphonique, tout en gardant et le même numéro de téléphone, et la même adresse à la virgule près. Je mérite le fouet en place publique au moins.
Comment trop j'embrouille mon monde.
Comment trop je me fais bousiller la face dans le gravier, mes amis, c'est le bonheur totale, la big extase.

Parce qu'au bout de trois semaines et deux jours de coupure internet, j'en suis strictement revenue au début. Le délai revient donc à encore deux à quatre semaines.



Si c'est une sorte d'épreuve initiatique sur le chemin de la Zénitude Ultime, j'ai le regret d'annoncer aux instances divines que je m'en bats les ovaires, et que je suraiguise présentement mes couteaux de cuisine d'une main, tout en organisant une attaque nucléaire du site local de France Télécom de l'autre.

Je ne suis pas d'humeur.
Bah non.

10 septembre 2006

PitiGasson va à l’école (2)

Ok. Le futur maître du monde a subitement décidé que c’était beaucoup mieux d’installer son QG aux environs immédiats des jupes de sa reum, et s’est mis a pousser des hurlements stridents dès lors que la porte de sa classe était en ligne de mire. Trop drôle. Arf. Et ce pendant 4 jours, au point que j’ai décidé de l’accompagner, vu que sinon c’était son papa qui s’y collait (je suis moyen vaillante en ce moment).
Rien à faire, Madame la Maicresse, hyper zen, attrapait le zig, le collait dans un coin de la classe en évitant habilement de se faire bourrer de coups de pieds (pas facile j’admire), et le déposait là en prenant soin de fermer la porte à clé pour éviter toute tentative d’évasion. Bah ensuite il se calmait, mais elle a pu voir toute l’étendue de la gamme de mon obstiné de gamin au point que, je cite, elle a cru qu’il allait se casser les dents à se jeter par terre comme ça. Arf (bis). Comédien va!

Ceci dit ça m’embêtait un peu pour lui, mais je ne suis pas du genre à me ronger les sangs, vu que c’est quand même mon boulot, à la base, de faire Maicresse de maternelle, et que 1 je sais qu’ils se calment toujours dès lors que pôpamôman se sont décidés à abandonner le fruit de leurs entrailles, et 2 je trouvais mon fils mega soft en souvenir du petit Théo qui lors de ma dernière rentrée, avait trouvé un moyen bien dégueu d’exprimer son mécontentement, en me gerbant son bol de chocolat au lait mit céréales sur mes tongs, et ce trois matins de suite.

Vendredi je devais l’emmener seule, car Chéri retrouvait son bahut préféré et se préparait mentalement à expliquer une fois de plus à la gardienne que non il n’a pas de carte de lycéen, parce que bon, non il est pas lycéen, mais prof. Bah ouais.
Donc bref, rapport à l’emmenage de Petit Relou at school all by myself, j’avoue que j’avais franchement les glandouilles maousse costaud. Pas trop envie de lutter pour lui faire descendre l’escalier, le tirer dans la rue, le forcer à monter les marches jusque sa classe, le pousser à coups de pieds au derche jusque dedans l’antre du démon… Sauf que.

Sauf qu’être maman d’un PitiGasson, c’est être surprise chaque jour un peu plus, par le Roi de la Déstabilisation. The King of the World of Giga Suprise.
Vendredi matin, PitiGasson a éteint la téloche dès que Père Castor a été terminé, a enfilé sa veste, et a descendu l’escalier sagement en me donnant la main. Il a rigolé tout le long du chemin jusque l’école, sans réclamer une seule fois à être porté (ce que je ne peux de toutes façons pas faire), il a franchi allégrement le portail de l’école en sautant les deux petites marches, il a cavalé dans la cour, s’est engouffré dans le couloir, m’a montré la classe de Nounette, a monté l’escalier, m’a montré la classe de Mini, et zoup a accroché sa veste à son porte manteau, avant de filer me montrer comment il utilise trop bien les urinoirs des twalett’. Han. Ensuite je lui ai fait un bisou en le déposant à la porte de sa classe, et il est parti avec un tit signe de la main saluer sa maîtresse.
Ah.
Mais ?

Bon ok. Message reçu, cet enfant sera toujours là où on ne l’attend pas. Je doute que mon esprit réussira à être aussi retors que le sien, et pour la première fois, j’envisage sereinement de perdre la bataille, un jour. Si demain il s’évade de l’école après subtilisation des clés sur le bureau de son instit, je n’en serai que moyennement étonnée. Et je me préparerai à lui faire greffer une puce GPS. Non mais.

31 août 2006

PitiGasson va à l’école

Mardi, Pitigasson de nous est allé pour la première fois à l’école.
Le matin quand sa sœur l’a réveillé il a dit :
-moua, avé à licole !
puis :
- encowe un tipeu dodo !
Non mais parce qu’on veut bien être motivé, il n’en reste pas moins que 7:20 c’est quoi cette heure de barbare ?
Il a fallu ensuite négocier le fait que non, le chemin jusque l’école, même s’il est long et que ça monte sévère,
devrait être parcouru sur deux pieds et non à dos de parent ou pire en poussette. On est un grand garçon, on marche bon sang. Pendant le quart d’heure jusque l’école, nous eûmes donc droit à la très fameuse litanie du é du, powté ! que l’on sifflote le soir au fin fond de l’appart…
Enfin arrivé à l’école, après avoir trouvé la bonne classe, j’entraperçois l’instit qui, la pauvre, va devoir se coltiner mon doudou trois heures chaque matin jusqu’en juin. Vêtue d’une veste rouge à épaulettes (mon dieu une maîtresse eighties, so cute) elle avait l’air au demeurant plutôt sympathique, et répondit aimablement au onjou enjoué de mon fiston, qui ni une ni deux s’installa à une table pour jouer. Ah. De larmes, de trépignements, que nenni, on a voulu lui faire un bisou pour lui dire au revoir qu’il n’en a pas voulu le chameau, et nous a congédié d’un a taleu un peu agacé. Beh ?
J’avoue que la fierté d’avoir bien fait mon boulot en rendant mon loustic autonome et peinard dans ses nu-pieds, n’a pas réussi à dépasser le petit pincement au cœur d’aucune larme ou soupir lâché au départ de maman qui a tout de même passé quasi 33 mois à élever à la sueur de son front le minus ingrat.
Et bien sûr, quand son paternel est venu le récupérer à 11:30, il a du arracher un gamin hurlant et pleurant à sa classe adorée.

Na mé je rêve.

Ceci dit, j’attends encore un peu pour parler à la maîtresse des talents de Roi de l’Evasion de mon loulou, qui sait ouvrir toute porte, toute clé, toute sécurité enfant qui lui passe sous les mimines. Rira bien qui rira la dernière, car je doute que la madame ait mon entraînement de GI pour contrer toutes les nombreuses attaques d’un PitiGasson ultra déterminé à dominer le monde.

26 août 2006

angel vit l'horreur absolue

Et non il ne s’agit pas de ma coupure d’avec le reste du monde, qui est intervenue très exactement à 14 41 je le sais bien, car mon téléphone a coupé en pleine communication. Arf.
Non, il s’agit de bien pire, car sachez brave gens qu’en ce moment ma vie est tout sauf un lit de roses, et que même si je suis devenue propriétaire mercredi (pour une somme mensuelle totalement exhorbitante, je suis ruinée pour 30 ans, je vais devoir faire payer mon blog pour survivre, nan je déconne) le reste est on va dire compliqué, et je verrais en temps utiles si je vous explique ou non.
Et donc ce que je vais vous narrer dans quelques instants se situe environ avant-hier soir (j’aurai pu le bloguer dans la minute s’il ne fallait pas 2 à 4 semaines pour récupérer une connexion quand on se déplace de 3 mètres vers la droite, ou la gauche je sais pas trop, dans le même immeuble), à l’heure tardive où je prends mon dîner avec mon Chéri exténué par le déménagement.
Assise sur le matelas qui me sert de lit et de canapé, je déguste mon repas, en regardant une sitcom bien rigolote enregistrée préalablement le midi. Finallement, je m’allonge sous ma couette pour terminer de regarder le deuxième épisode, quand me prend l’envie de gâteau au chocolat, et je sais qu’il en reste au frigo. Voilà Monsieur mandatté pour aller m’en chercher une part, que je déguste, à moitié allongée, sous ma couette, bravant vaillament tous les principes de la diététique, de la physique, et de Béatrice et Danièle, mes maîtres es nettoyage. Et parlant de nettoyage, justement, à la deuxième part (quoi ? je brave les interdits là, je ne fais pas semblant hein) voilà qu’une grosse miette du glaçage au chocolat au lait se détache et tombe sur le drap housse. Machinalement, je la ramasse, et les yeux fixés sur l’écran, je la porte à ma bouche, et j’entrouvre les lèvres.
Ma première pensée est : ah mais berk, un cheveu, berk quoi, et je retire la miette à moitié entrée, prestement. Je regarde négligement, et là tout mon corps se fige, mon cœur arrête de battre, mon sang se glace et mon cerveau se vide devant ce que je tiens serré entre mes doigts.
Si j’étais sadique, je vous laisserai deviner, mais comme je suis au moins la bonté personnifiée (oui je prends les cartes bleues et le liquide) je vous le dis tout de go, entre mes doigts, je tenais ce qui s’est tout de suite avéré être le corps sans vie d’une araignée de belle taille.
Mes amis, chers lecteurs, avant hier soir j’ai failli avaler une araignée.
Plus rien ne peut m’atteindre, j’ai vécu le pire.


Ps : je vous rassure, ce n’était pas Gnégnée, qui vit sur le plafond de mon ancien appartement, et que je vais charger mon Chéri de récupérer et transférer avant que l’on rende les clés lundi.




Note informative : Je ne sais quand je récupererai internet, mais je sais que je ne pourrais quasiment pas me rendre chez Alix pour bloguer en live, ou lire vos commentaires, et ce jusqu’à ce que j’ai récupéré ma connexion. Mais la clé usb est mon amie, j’essaierai de bloguer sur word, ce que je fais actuellement, et elle me copie vos commentaires de la même façon. Soyez sages et pensez à arroser les fleurs de temps en temps.

24 août 2006

angel coupée du monde

Bon mes strouloulous va falloir être courageux. Et ne pas pleurer.
Mais il se trouve que pour déménager même de trois mètres vers la gauche, c'est mort, on te coupe le oueb et on te le remet dans deux à quatre semaines (et on te surtaxe une somme éhontée).
Ma joie est au delà des mots.

[...]


Je ne sais quand je reviendrais, je sais juste qu'une bonne fée veille sur moi au sein de l'organisation qui me procure téléphonie illimitée et accès internet haut débit, et j'espère que sa baguette magique n'est pas en rade... (rapelle-toi: mets mon dossier au dessus de la pile! au dessus de la pile!!! pense à mes milliers de lecteurs désespérés et à tout ce spam qui s'accumule dans ma mailbox)(love sur toi)

Et le pire pour la fin: mon état de santé actuel, sur lequel je ne m'étendrai pas ici, ne me permettra peut-être pas de me rendre jusque chez Alix pour bloguer depuis son Dell dernier cri. Je serai fixée demain.
Je vous l'avais dit, va falloir être courageux.

A 17 00 aujourd'hui, je serai coupée du monde.
Bouhouhouhouhouhou.

23 août 2006

angel est mononeuronale

Des fois j'ai comme des idées qui me pètent d'un coup d'un seul. L'autre jour, ça a été de laver les habits du bébé de ma fille. En inspectant les habits de Tina, je me suis dit que cette pauvre gosse était certes sapée à la dernière mode mais que bonjour la craderie. Ce n'est pas parce qu'on mesure 36cms qu'on doit traînasser en pyj' dégueu hein. Ni une ni deux, voici le déroulement des opérations.

- Faire le tri entre les vêtements propres et les vêtements sales, logique.
- Constater le degré de crasse de certaines fringues, tragique.
- Décider de mettre à tremper dans le Vanish en pré-lavage, méthodique.
- Ne pas trouver la bassine, pathétique.
- Choisir de mettre à tremper les mini fringues dans le lavabo, erreur stratégique.
- Ouvrir le robinet d'eau chaude, celui qui est coincé depuis trois ans, fatidique.
- Ne pas réussir à le refermer, problématique.
- Essayer de le refermer de toutes ses forces, frénétique.
- Se rapeller en voyant l'eau monter très haut, qu'on peut ouvrir la bonde, véridique.
- Se rapeller que le lavabo est bouché et se vide hyper lentement, dramatique.
- Se dire que l'évacuation en haut du lavabo suffira en attendant que Chéri rentre, bêtise pathologique.
- Retourner dans le canapé, sympathique.
- S'inquiéter quand même au bout d'un très long moment, comique.
- Halluciner sur l'inondation de la salle de bain, mythique.
- Ecoper le lavabo avec un seau de plage direct dans la baignoire, panique.
- Eponger, serpiller, énergique.
- Se dire qu'on est con grave, classique.
- Pendant qu'on continue d'écoper, réaliser qu'on peut couper directement l'arrivée d'eau, magique.


Des fois, je me dis que franchement, je n'ai pas de cerveau. Ca me déprime.

19 août 2006

angel analyse à mort

Il aura fallu du temps pour que le message parvienne au cerveau et soit pleinement décortiqué, mais hier soir, pendant l'intermède pub de Koh Lanta (mon dieu ils ont sorti Nathalie, c'est merveilleux, je souhaitais sa mort par amputation, mais quand même je suis ravie ravie ravie, il m'en faut peu, certes) une phrase m'a frappée! BAM!

Quand c’est bon, c’est facile de rester mince !

Hum.
Vous avez tous reconnu le slogan horripilant d'une célèbre marque de yaourt qui veut nous faire croire qu'ils arrivent à balancer un panier de fruits dans un pot en plastique d'une contenance de 125 grammes. Déjà, c'est n'importe quoi. Bref.

Quand c’est bon, c’est facile de rester mince !

Donc pour manger leurs trucs, il faut déjà être mince. Le postulat de base me parait tout de même hyper réducteur quand au coeur de cible potentiel. Si je suis énorme, je ne vois pas comment rester mince? Si ça se trouve ce yaourt sa mère la crémière va me faire rester grosse? Mais ils sont fous!
Ou alors ces yaourts sont destinés uniquement aux filles (et aux messieurs, ne soyons pas sexistes) qui ont déjà perdu du poids, et qui veulent conserver leur ligne de rêve? Pour eux il est certain que s'ils prennent du fondant au chocolat homemade avec trois tablettes de côte d'Or noisette comme dessert, le bourrelet va rapidement reprendre ses aises et ça, figurez vous que c'est le mal.

Quand c’est bon, c’est facile de rester mince !

Ah. Donc quand c'est dégueulasse, c'est facile de rester gros? Ou quand c'est dégueulasse c'est super dur de rester mince? Je ne sais pas si c'est très logique tout ça messieurs les publicistes. Oui messieurs, on peut être sûr et certain qu'aucune femme n'a eu le droit à la parole dans un slogan aussi naze, et si c'est quand même le cas, j'espère qu'elle va virer moisie de l'Allways, pour sa peine.

Parce que je réfléchis: mais quand c'est bon, perso je mange, donc j'ai un risque potentiel de grossir, surtout si je me ressers, et j'ai bien envie de me resservir si c'est bon figurez vous. Ah mais là, tout de suite, c'est du 0% de MG donc bien sûr c'est bon quand même, mais ça ne fait pas grossir! C'est que je pinaille, je raille, j'escagasse, alors qu'en fait tout ça est très cohérent.

Si si. Je vous assure.
Essayez donc d'y réfléchir à votre tour, et vous verrez! Les Paniers 0% de Yoplait, c'est juste pour les minces qui veulent rester minces, car comme c'est super trop bon sa mère la crémière, beh elles seront rassasiées en toute béatitude, et n'iront pas piocher dans mon fondant au chocolat.

Et toc.

15 août 2006

angel et les mamies

Dans l'immeuble où nous habitons, il y a plein de mamies. Mais alors plein. Au fil des trois années déjà passées ici, j'ai appris à mieux les connaître, et même à en apprécier beaucoup certaines.

Je vous présente donc:

Mamie Lucette, fameuse par son imper et sa coiffure euh, masculine, qui est une accro du règlement, et qui manque de l'avaler à chaque fois qu'elle voit mon gros popotin avachi sur la pelouse. Après elle sort son feutre rouge et souligne génreusement et hargneusement les passages enfreints par Alix et moi, sur la feuille affichée dans le hall. Mais Mamie Lucette adore les enfants, elle les goinfre de gatals, et c'est en allant récupérer mes loulous chez elle un matin, alors qu'elle me les avait enlevé pour les fournir en barquettes à la fraise, que je me suis rendue compte qu'elle avait les plus fabuleux papiers peints seventies du monde. Je suis super jalouse de sa salle de bain, avec papier bleu marine à grandes fleurs hawaiennes rose fushia et vert amande, on se croirait dans un vieux téléfilm ricain de 1978.

Mamie Chouette, qui a une pêche d'enfer, un bagout capable de battre n'importe qui aux championnats du monde de bavardage (la preuve elle me bat!) et des doigts de fée. Mamie Chouette était petite main chez Nina Ricci avant de travailler dans les écoles maternelle, elle a sauvé le costume du gala de danse de ma fille, elle nous gave de fruits confits fourrés au chocolat (malheur, 3 kilos sur mon fessier en une datte fourée!) elle nous fait rire et franchement elle est extraordinaire (ça se voit que je la veux comme Mamie Perso?). Je ne parle même pas des odeurs de bouffe qui passe sous sa porte, je serai capable d'entrer par effraction et de la prendre en otage.

Mamie Doucette, elle a toujours une jolie permente blonde à petites vagues, la peau douce comme un parchemin, les os en verre qu'elle nous fait flipper à chaque descente d'escalier, une petite voix et pas un mot plus haut que l'autre. C'est un ange de patience et de zénitude et elle l'a prouvé en me disant de sa mignonne petite voix que non ce n'était pas grave que mon fils de 15 mois tape des crises à 3 00 du matin, parce que les bébés ça fait du bruit, c'est la vie, et on s'en accomode. Mamie Doucette est aussi une championne du dégainage de gatals, toujours se méfier si on la rencontre avant le déjeuner, sinon les enfants n'auront plus faim en passant à table.

Mamie Folette braille dans les escaliers à tout heure du jour et de la nuit, a mis le haut parleur permanent sur son téléphone, sort chercher son courrier en robe de chambre bleu usée, marche en boîtant, est coiffée avec environ un pétard et une bombe à neutrons, comprends un mot sur deux, raconte n'importe quoi, et appelle ma fille Angel, parce que c'est ce qu'il y a écrit sous nos deux noms sur la boîte à lettres. Mamie Folette ne sait pas ce que c'est qu'un blog et une ouicheliste, je ne vais pas le lui expliquer non plus.

Mamie Caporal en Chef, heureusement on ne la voit pas souvent, juste à la fête de l'immeuble et c'est déjà trop, elle est ultra maquillée, habillée chicos, et elle parle d'une voix stridente pour reprendre tout le monde et en particulier ma fille qui grimpe dans le prunus, parce que c'est dangereux. Ah bah oui pour toi Mamie Quintal, je n'en doute pas, mais pour mon elfe des bois, je doute. Elle sent l'alcool tôt le matin, bouh, cette Mamie là, on s'en passerait bien.

Et il y a Simone. Simone Ma Mignonne comme la surnomme Mamie Chouette qui n'est jamais la dernière pour raconter les ragots de l'immeuble et ce qui se passait dans le temps, quand il y avait plus de 50 enfants et que les locataires dansaient sur la pelouse jusqu'à pas d'heure (quand ils étaient jeunes donc...). Simone Ma Mignonne est une vieille fille ronchon, maniaque et affublée de lunettes à verres qui changent avec la lumière, ce qui lui donne un air de mafieuse pas dégueu. Simone Ma Mignonne est radine, elle aime l'ordre et les réglements encore plus que Mamie Lucette, elle pinaille sur chaque détail. Simone Ma Mignonne a demandé à ma voisine comment sont mes enfants, s'ils sont sages, s'ils ne sont pas trop bruyants. Simone Ma Mignonne va déguster sa laïfe, parce que jeudi prochain, j'emménage avec ma smala au dessus de sa tête. Et que même si mes deux ouistitis sont loin d'être super bruyants, ce sont des enfants plein de vie, tout comme nous sommes aussi un couple plein de vie, qui rigolons, nous disputons, discutons avec ferveur. Ca va la changer de la veuve, petite souris discrète, qui ne faisait du bruit que quand par malheur elle laissait échapper la télécommande...

M'est avis, que vous allez en entendre parler de Simone Ma Mignonne.
Allez, vous l'aimez déjà, non?

13 août 2006

angel 's got the powa

Je crois que bientôt les caméras du monde entier se dirigeront vers mon petit chez-moi, car je viens d'être investie de pouvoirs surnaturels inimaginables.
Si.
C'est extraordinaire ce qui m'arrive. Peu de gens le vivent et si ça se trouve je suis même la seule, l'unique, l'incomparable.
Comme j'en vois qui ricannent bêtement dans le fond, et aussi pour l'édification des masses, je vais développer un chouïa, et vous narrer mon incroyable exploit d'hier soir, qui me vaudra j'en suis sûre une couverture médiatique hors du commun (je le mérite en plus).

Mesdames et Messieurs les lectrices et lecteurs de ce blog, je vous annonce que vous lisez actuellement la prose à nul autre pareil de la femme qui a attrapé de sa main droite (alors qu'elle est gauchère for christ sake) un moustique en plein vol, avant de le laisser retomber intact mais farpaitement mort sur le clavier de son ordinateur portable.
Oui. Incroyable.
En même temps fallait pas venir m'escagasser à bzzzbzzziter dans mes oreilles pendant une partie décisive de Spider Solitaire Drenka's Way of Fun (peut-être j'allais réussir à repasser la barre des 24% de réussite!).

Et si certains parmi vous jugent cet exploit insignifiant et estiment que comme d'habitude j'en fais des tonnes pour pas grand chose, je vous demanderai juste une chose, une seule: de vous remémorer ces pénibles instants où vous avez pourchassé le stikmou à travers toute la chambre armé d'une pantoufle douteuse ou d'un Télé 7 jours périmé.
Et oui. On fait mois les malins hein.


Prosternez vous devant la Femme qui Attrape le Moustique à Main Nue.

11 août 2006

PitiGasson est secoué du carafon

Ce matin, le lit parental est envahi comme chaque matin de vacances par la Lutine et le PitiGassson, qui viennent chercher leur dope quotidienne, à savoir la dose vitale de dessins animés pour bien commencer la journée (oui oui j'ai bien tout lu Edwige Antier et Laurence Pernoud, et je vous proute). Quand Rue Sésame est fini, beh il y a de la pub. Juste avant la pub, l'annonce de Carte Postale Gourmande, qui va suivre. Le truc trop bien quand tu te réveilles c'est de regarder le gars amoureux des oeufs de caille fourrés aux tripes de moutons avec sauce à la mésange noire dessus. Buaaarrrrrkkkkk.

Bref. La pub donc. On la laisse quelques minutes, car la pub le matin sur France 5 c'est un grand moment d'anthologie, on y voit de tout et du n'importe quoi, et aussi la pub pour le Ketchup qui rend mon Chéri fou de rage, parce qu'il la trouve trop demeurée (un peu comme moi avec n'importe quelle pub danone).

Ce matin, une de ces énièmes pubs pour les collections perraves des Editions Atlas. Non ce n'est pas la très énervante réclame (oui c'est joli réclame, c'est désuet, et puis ça change) pour la dînette Titi (1,50 euros la soucoupe et la tasse!!!! 783 euros la dînette complète!!!!) mais une toute nouvelle qu'on n'avait encore jamais vue pour des espèces de chiens en résine kro kro meuhgnon lol dans ta goule. Genre si tu n'as peur de rien, tu peux les voir , mais je décline toute responsabilité quant à une quelconque pathologie chronique type vomissements en jets ou crises d'épilepsie.
Avec mon Chéri on regarde cet ovni commercial avec yeux grands comme les soucoupes de la dînette Titi, et quand la chose s'achève enfin, le labrador et son petit au prix exceptionnel d'1 euro!!! Chéri, déprimé, marmonne:
- Mais qui peut bien acheter ça?
Là de sous la couette sort la petite voix du PitiGasson:
- Moua! moua veu asseté sien!

OH

MON

DIEU

Je vais devoir renier mon propre enfant!

09 août 2006

angel s'interroge

Voilà deux jours que le Chéri de moi rentre dans notre chez nous-plus-pour-longtemps, et qu'il est recouvert d'une substance blanche à peu près partout: cheveux, face, binocles, fringues, bras, mains, pieds, rien n'est épargné.

Mais mais mais qu'arrive-t-il donc au Chéri de moi?

1 Il participe a des gang-bong d'éléphants en ruts en loucedé. Fuckin'Babar l'a en ligne de mire.

2 Il s'entraîne d'arrache pied pour entrer dans la fine équipe des Entarteurs.

3 Il veut absolument réussir la fameuse tarte aux framboises mit chantilly qui me fait grimper au plafond, mais il a un big big souci technique avec les bombes de chantilly qui lui explosent l'une après l'autre à la tronche.

4 Il est sujet depuis deux jours à une affreuse crise de rhinite allergique saisonnière avec éternuements apocalyptiques wiz mucus a lot.

5 Il a mourru environ 419 fois dans d'atroces souffrance au paint ball, il aurait fait un pitoyable marine's.

6 Il a intégré une usine de boudin blanc pour arrondir nos fins de mois, et a été affecté au découpage (il a un gros souci avec la machine, une monstresse rebelle)

7 Il repeint les plafonds du nouvel appartement.


Hum.
Je vous laisse seuls juges.






bas de post 1: Si vous aussi vous aimez les figues, faire la sieste, et être de bonne humeur, je ne saurais que trop vous conseiller la version toute belle et toute neuve du blog de LucieChou: Cassiopée leBlog, parce que même si on n'est pas sérieux quand on a 17 ans, qu'est-ce qu'on peut avoir comme talent(s)...

bas de post 2: Je salue bien bas mon lecteur/ma lectrice de la NASA, whaouh quoi, si c'est pas la classe ça! (avoir installé la version upgradée du tracker, c'est chouette)

07 août 2006

angel et son chéri sont les rois du papier peint

0. Introduction

Au bout de trois ans à habiter cet appartement, il y avait un truc qu'on avait jamais fait, par flemme totale, nous l'avouons bien volontiers. Nous sommes un couple de feignasses du bricolage, nous assumons complètement. Que celui qui vit dans un exemplaire de Marie-Claire Maison nous jette la première brosse à maroufler, d'abord.
Quand nous avons emménagé en spetembre 2003, nous avons demandé l'autorisation du propriétaire pour monter une petite cloison avec porte pour transformer le trop grand deux pièces en un astucieux et pratique trois pièces, gagnant ainsi une chambre pour le futur Gnomazizi, devenu depuis Monsieur Deuzan et que l'on connait mondialement actuellement sous le nom délicieux de PitiGasson.

Mon beau-père, fort de son expérience (il a bâti entièrement sa barraque, ça troue quand même) nous a fait ça en deux coups de cuillère à pot. Le temps de le dire et hop, une cloison. Bon il nous a laissé la partie déco, parce que ce n'est pas trop trop son truc.
Beh comment dire.... On l'a laissé brut de décoffrage la cloison, et ce pendant trois ans. Ca ne semblait choquer personne en plus hein un mur en plâtre, genre ça devait être le top du hype sans que je sois au courant. Mais là on ne peut plus reculer, on déménage, et comme on tient à notre caution, et puisqu'on est des gens biens, si si, on a décidé de tapisser vite fait le mur, recto-verso.

Hier soir, 21:O3, heure du magnétoscope.

Angel et son Chéri collent les loulous devant Kuzco l'empereur mégalo, qui se partage les faveurs enfantines avec le coffret Wallace et Gromit, en gros ça donne un soir Kuzco, choisi par la Lutine, et le lendemain Le Lapin-Garou, choisi par PitiGasson. Bref. Ce soir Kuzco.

1. la colle

C'est moi qui m'y colle. Ok c'était facile. J'avais un paquet entamé de Perfax Bleu, sans proportions notifiées dessus, juste le paquet entier pour 5 litres d'eau. Sortage de la nouvelle balance de ménage donc (oui Juliette est morte après un long cancer de la pile fondue), je mesure le poids de la colle en flocons. OK presque 220 grammes, je mesure donc 4,5 litres de flotte, et je la verse dans un seau rectangulaire. Rectangulaire, voyez-vous, ça a son importance, surtout quand tu dois tourner pour faire un tourbillon, et verser les flocons de colle sur l'extérieur du tourbillon, comme le stipule clairement le mode d'emploi psychorigide. Parce que tourner en rond dans un récipient carré, ce n'est pas particulièrement aisé. Mais comme je suis d'une force surhumaine et dotée d'un intellect exceptionnel, j'ai réussi! Si! Me voilà maintenant avec une dose phénoménale de colle, pour 5 rouleaux. Nous n'en utiliserons au final qu'un seul. Mouarf.

2. la table à tapisser

La c'est le job de Chéri, parce que j'ai lu que si on n'a pas de table à tapisser, beh non tiens on n'en a pas, c'est curieux ça? vous avez une table à tapisser vous? on peut utiliser une porte posée sur deux tréteaux. Et miracle de l'année, j'ai pensé à taxer les deux tréteaux de mon reup avant son départ en vacances, et j'ai justemet démonté la porte du PitiGasson avant de peindre l'encadrement. Si ce n'est pas extraordinaire: on peut faire l'astuce indiquée sur le paquet de Perfax dites donc. On vient de passer le Level 2 du bricolage en amoureux là hein, ce n'est pas rien.
Chéri: Oui mais on va foutre de la colle plein la porte faut la protéger.
Moi: beh tiens t'as qu'à découper des sacs poubelles, non?
Comment on est des gens intelligents, je le crois même pas.
Et hop, une magnifique table à tapisser home made et bleu poubelle, trop on est des winneurs.

3. au boulot.

Alors j'avais bien consulté tous les sites filés par Google sur la pose du papier peint, histoire de pas trop m'y prendre comme un manche. La procédure à suivre me semblait donc simple: découper le lé aux bonnes dimensions, encoller le lé, le replier, le laisser détremper quelques minutes, poser le lé sur le mur, le dérouler, appliquer, maroufler, cuteriser ce qui se dépasse. Non mais franchement, à moins d'être manchot ou pris d'une crise subite de tremblements convulsifs, limite un enfant de 10 ans peut le faire. A nous deux on représente 6, 4 enfants de dix ans alors bon, vaille que vaille, on y va.
Donc Chéri prend les mesures, je reporte sur le rouleau, je coupe, j'encolle, je replie, une fois, deux fois, je regarde le paquet de Perfax: laisser détremper 5 à 10 minutes, et la notice du papier peint: laisser détremper 10 minutes. Ok. Je me fais un tit spider (ou deux), Chéri fait la vaisselle, ça détrempe sévère sur la plus belle table à papier peint du monde.
Et là:

4. la couille number one

Mon Chéri se saisit du lé, je l'aide, il se dirige vers le mur, grimpe sur l'escabeau, va pour poser le lé, et on commence à déplier le binz, quand bien sûr, ça se déchire! Mais euh? Il se trouve que ce papier peint de mes deux est plus que détrempé, c'est limite de la charpie. On passe en code rouge vermillon, alerte alerte alerte, on est entrain de faire n'importe quoi, vite rattraper le coup. Avec des précautions de folie, on réussit à déplier et coller le lé sur le mur, en mettant bord à bord les déchirures. j'applique, je maroufle. C'est presque bien, si ce n'est que c'est détrempé au point de limite goutter par terre hein. On se dit qu'on ne nous y reprendra pas deux fois, et que le prochain lé se verra aussitôt collé, aussitôt déposé sur le mur, et c'est alors que

5. la couille number two

Kuzco se termine. Il est l'heure de coucher les enfants, mais voilà que nous sommes bien embêtés, vu que nous sommes loin d'avoir terminé, et que la chambre du PitiGasson, en plus d'être un haut lieu de travaux décoratifs d'envergure, se trouve dépourvue de porte. Carabistouille, nous vla bien. Je suggère que l'enfant aille se coucher dans la chambre de sa soeur, dans son fauteuil qui se déplie en lit d'appoint. C'est le rêve de PitiGasson de pouvoir dormir avec sa soeur, et surtout de dormir dans le sac de couchage. Je ne sais pas s'il dormira dans ses conditions, mais au moins on ne l'aura pas dans les pattes. Toujours circonscrire la tornade dans un lieu clos, toujours. Ca limite les dégâts.
Sauf que bien sûr, ce soir, il refuse obstinément d'aller se coucher dans la chambre de sa soeur, il a décidé que ce soir, hors de son lit ou du canapé (où il pourra nous aider comme il le suggère à moult reprises, arf arf un petit apprenti de 93 cms, j'en rêvais) point de salut figurez-vous. Na mé je rêve? Non non je ne rêve pas, et rien n'y fera, explications, promesses, menaces, câlins, rien de rien, il faudra en passer par la crise de nerfs pour qu'enfin, après un énième bisou, et une 457ème promesse que oui je viendrais le chercher pour le redéposer dans son lit quand nous aurons fini, il accepte de prendre son bib de lait et de s'endormir auprès de sa soeur... Cet enfant est le chemin vers la zénitude de la parentalité, croyez moi.

6. la victoire

La technique maintenant éprouvée, vas y que je découpe, que j'encolle, que je dépose sur le mur, que je maroufle, que je manque m'éclater la goule dans la flaque de colle par terre, que je retrouve Gnégnée ou son clone parfait dans un coin de plafond, que j'admire le résultat final (encore bien humide) que je remonte la porte, que Chéri range le chantier, et qu'enfin nous allons déposer notre enfant endormi dans sa chambre pour la première fois entièrement tapissée depuis qu'il est né. Et pour les deux semaines et demi à venir.


Vraiment, on assure, on est les rois de la bricole, et on gagne haut la main notre médaille de Procrastineurs Fous.

Allez, bientôt, papier peint dans la chambre de la Lutine, hyper facile, c'est obligé. O bli gé.

05 août 2006

angel a engendré un rigolu

PitiGasson est fier de lui. PitiGasson commence a tellement bien parler - on fera semblant de ne pas remarquer sa prononciation plus qu'hasardeuse pour ne pas le vexer et l'arrêter en si bon chemin, le minot, qu'il peut se permettre d'argumenter, et de défendre son bout de gras (en l'occurence son bibrond'lé puisque maman a di ui, papa!). Et surtout il peut faire des genres de blagues. Là il en tient une bonne.

Ce matin je sors de ma douche, à oilpé, et voilà que le petit mecton vient me faire un câlin de cuisse, je n'y fais même plus attention, cet enfant aime mes grosses cuisses, c'est un fait, et voilà qu'ensuite, le plus naturellement du monde, il me tapote les fesses, en disant:

- oh céaki ce tiku? céaki ce tiku?

Euh?
A moi?
M'enfin mon doudou, tout d'abord maman n'a pas un petit cul mais un gros derche, ensuite on dit pas cul on dit fesses, et surtout voyons ce ne sont pas des choses qui se font.

Sauf que bien sûr je n'ai rien dit de tout ça, j'ai juste ricanné niaisement, parce qu'il est trop choupchoup, avec sa prononciation rigolote, sa petite voix, et ses façons de répéter ce que je dis.

Dans tous les cas, s'il me fait ça en public, je vais être bien moi, encore.


note pour plus tard: arrêter de dire des trucs niais aux petits enfants, parce qu'après ils répètent.

03 août 2006

angel trouve que la vie ce n'est pas juste

Incroyable mais vrai, atention vous risquez de fondre en larmes tellement c'est beau et grand, mais non seulement j'ai terminé de trier mes photos, de les commander (655 tofs, oui oui), j'ai acheté des coins pour les coller, mais en plus j'ai fini mes comptes (le découvert n'est pas ami).

On pourrait croire que maintenant c'est Farniente dans le Canaprout, Vacances à Balcon Plage, que je vais aller me ballader cheveux au bent léger dans les rues désertes de la ville, chantant mon allégresse et ma liberté retrouvée, les petits oiseaux virevoltant et gazouillant sur mon passage.

Que dalle oui.

Car au mois d'août, avant le 24 pour être précise, je déménage, et mieux encore je deviens propriétaire. Bah je ne vais pas loin hein, je traverse juste mon pallier: environ 3 mètres (en mesure Hobbit). Ce n'est donc pas le déménagement qui m'angoisse, et oui tout le monde nous fait la vanne de savoir si on va louer un camion ou pas, aha aha aha. Par contre, comme je m'en vais de l'apaprtement actuel que j'occupe depuis trois ans, il me faut remettre en état le travail dégueulasse de planquage effectué par le propriétaire avant de me louer la chose. Histoire de récupérer une caution de la taille du PIB du Burkina Faso. Et ensuite, ah ah ah ah, il faut que je repeigne intégralement le 4 pièces de la mamie d'en face, à moins que je ne compte vivre dans le pays des fleufleurs et du carrelage de cusine le plus immonde du monde (je ne mens pas , mes yeux pleurent des larmes de sang à chaque fois que je le vois). Trois chambres, un grand salon, une cuisine à repeindre, une porte à soufflet à démonter et remplacer par une porte tradi, un bidet (ahahahaha un bidet ahahahahahaahah un bidet ouiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnn) à dégager pour mettre ma machine à laver, un cable d'antenne tv à faire passer de l'autre côté du salon, des placards à réaménager, et le tout en 15 jours. Le tout avec mes petits bras, ceux du Chéri, et accesoirement pour le gros oeuvre, ceux de mon BP.

Si je suis mourrute le 24 août, vous saurez pourquoi.



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