31 mars 2005

spéciale dédicace to CassioP

Pour changer un peu je vais vous raconter ma laïfe. Non mais si je vous assure, là je vais vous raconter un truc pas drôle. Oui oui j'en suis capable figurez vous (comment ça je ne suis jamais drôle? mais euhhhhhh!). Je vais évoquer un moment important un peu.
Si j'ai toujours eu un caractère en béton armé, le non ayant été ma première arme et elle l'est resté, j'ai cette faiblesse en moi qui fait que je veux qu'on m'aime. C'est une sorte de talon d'achille, car il faut bien l'avouer ça fragilise d'aimer et de vouloir être aimé. On risque d'y laisser une part de son intégrité.
De par mon histoire particulière, j'avais aussi besoin de reconnaissance quand j'étais plus jeune, et sûrement aujourd'hui encore. Savoir que ce qu'on a fait est bien, que c'est apprécié, que c'est reconnu comme tel, qu'on ne s'est pas donné du mal pour rien. Donner pour recevoir, souvent être déçue de rien voir venir en retour.

Le collège a été une période ultra-épouvantable de ma vie, imaginez du poil aux pattes sans moyen exterminateur at home, de l'acnée sans visite chez le dermato, des kilos en trop et des remarques qui vont bien avec, des lunettes, et un flirt éhonté avec les bulletins de notes à forte densité en 17, 18, 19. Vous imaginez le tableau? Oui oui ma vie c'était le paradis au collège, ouh là, j'en frémis encore. Et j'ai encore des rêves de vengeance, même si j'y ai souvent sorti et les griffes et les poings. Maintenant que je suis grande et que ce mot roule sous la langue comme un bonbon délicieusement attendu, je me dis que j'aurais du affûter à l'époque la meilleure des armes: les mots.
Mais on ne revient pas en arrière hein. Ca se saurait. D'ailleurs si vous savez comment faire, filez moi le tuyau pliiiiiiize, y'a deux trois connards de 3ème qui risquent de voir leur vie bouleversée à tout jamais. Hin hin hin [rire sadique hyper bien imité]

En arrivant au lycée, j'ai changé et de ville et donc de compagnons de cellule. Je ne sais pas si c'était ce changement de lieu, ou si les deux mois de vacances avaient été salutaires pour tout le monde, mais l'herbe y était plus douce et les saloperies moins rapides à décoller. Bien que ma classe ait été à deux trois exceptions près un vaste ramassis de moutons à laine sale, il y avait une fille sympa. Une redoublante. Qui m'a présenté pendant l'une des récrés à ses copines de l'année précédente: ouaaaaaaahhhhh des premières! Mazette.
Et là, cette folle envie de rester avec elles, qui étaient si coules, si classes, si intelligentes, cette envie m'a submergée. Je suis devenue la bonne copine, hyper gentille, prête à rendre service, qui rigolait au bon moment, qui aquiescait quand il le fallait, qui sortait deux trois vannes formatées qui vont bien. Oui vous avez déjà envie de me mettre des baffes? Vous êtes normaux, bravo!
Elles aussi elles ont eu envie de me buter. Parce qu'à vouloir hurler avec la meute, j'avais surtout appris à bêler dans le troupeau. Jour après jour, je me rendais bien compte qu'il y avait une couille dans le potage, puis deux, puis trois, puis une armada de couilles qui flottait dans la soupe aux copines.
J'étais courageuse un peu, alors au lieu d'attendre bêtement de me faire couler par une grosse couille, ce qui aurait été une moche manière de finir une vie sociale naissante, j'ai pris le taureau par les couilles cornes*.
J'ai demandé à celle dont j'étais la plus proche, et qui est devenue par la suite une véritable amie (Sophie, si tu passes par là, ma vie te remercie) pourquoi donc tout le monde me regardait bizarre, j'avais de la salade entre les dents ou j'avais oublié de mettre du déo, c'était quoi la roubignolle qui passait pas?
Ouhh mes petits zamis, elle n'y est pas allée par quatre chemins la coupine, elle a vidé le sac vitesse tgv et j'en ai pris pour mon grade façon triple mandale carpée dans les gencives et coup de pied triple piqué dans le sternum. Un bonheur pour l'égo je ne vous dis que ça.
C'est là que le caractère en béton armé s'est avéré bien utile. Surtout l'option rebond instantané, ce qui pourrait paraître antinomique mais qui pourtant, curieusement, ne l'est pas. Elle m'a dit que de vouloir dire toujours pareil que les autres pour leur faire plaisir, c'était super gavant, qu'elles en avaient rien à tamponner d'avoir une béni oui-oui comme copine, que ce qui les intéressait c'était qui j'étais vraiment, ce que je pensais réellement.
Ah bah oui. Evidemment. J'étais tombée sur les seules gonzesses du lycée pas connes, trop ma chance. Pourtant je l'avais bien remarqué, et j'avais failli tout gâcher par ma grotesque et pathétique envie d'être aimée quitte à m'y perdre. Qu'aimer alors? Une coquille vide remplie de leurs projections déformées? Très peu pour elles.
Je suis rentrée chez moi, je chialais comme une fontaine dans le bus, mais arrivée à la gare pour prendre mon train, déjà, il y avait en moi ce petit aiguillon de l'orgueil qui me disait que j'étais capable. Et qu'elles allaient voir.
Et elles ont vu. Oh que oui. Et je les remercie. Grâce à elles je sais dire ce que je pense, et la franchise en chaque occasion est ma ligne directrice. Je suis moi et je me projette entière dans le monde qui m'entoure, et ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à détourner leur regard. Au moins je suis sûre d'une chose: quand on m'aime, on m'aime pour celle que je suis vraiment.

That's all folks.




** au programme de la première année de blog il y a aussi les métaphores filées, même quand elles sont nulles et animalières.

30 mars 2005

api beursdé touillou Del ^^



les jolis dessins sont de Del, of course!

29 mars 2005

bad mood

Des fois, il y a un truc qui m'échappe. Je sais bien que je ne suis pas une fille "conventionnelle", même si je ne suis pas une excentrique totale (quoique pour certains je le suis sûrement). Evidemment,
je sors en tongs et tee-shirt sauf quand il fait 0° ou qu'il pleut à verses,
je n'ai pas de voiture, pas de permis et mon chéri non plus,
je ne mange pas de viande,
j'ai un blog (???),
je ne tape pas mes enfants,
j'allaite encore mon fils de 16 mois,
je le porte en écharpe,
je rigole de tout,
je râle sur ce qui me gave quand ça me gave,
j'ai un chéri multi-fonctions qui a élevé la Lutine (alors que moi je bossais),
je ne suis pas mariée,
je fais mes courses à pied avec un caddie de mamie,
je n'ai pas de portable,
j'ai une grande ouverture d'esprit (en gros je tolère tout sauf la connerie),
mais quand même, y'a un truc qui m'échappe.
Parce que quand je suis dans la rue, ça ne se voit pas tout ça. A part le look réchauffé. Alors pourquoi les gens dehors me font-ils des remarques que si mes parents me les faisaient ils se retrouveraient avec leurs bagages faits pour Petzouille-les-Olivettes, un aller, pas de retour?
Les trois derniers exemples qui me reviennent:

Janvier de l'année dernière, plein de neige sur l'avenue, je vais chercher la Lutine avec le gnomazizi emmitouflé et sanglé dans l'écharpe. Je croise une vielle dame, alors que je me dirige vers l'école. Je ne la connais pas hein, jamais vue de ma vie, jamais croisée, jamais parlé. Promis je n'ai pas fait de loto-bingo avec elle à l'église, ni discuté de ses cors au pieds dans la salle d'attente du Docteur Colique. Une inconnue complète. Elle me voit et me dit: faites attention à ne pas tomber, avec le bébé! Et un regard réprobateur sur l'écharpe avec mon fils de 3 mois dedans.
Mais si vieille bique, je vais me vautrer EXPRES, et au lieu de tomber sur le cul comme n'importe qui d'un peu dégrossi au niveau moteur, je vais me vautrer à plat ventre et écraser mon bébé tout neuf!

Plein de fois, avisant mes tongs, mon tee-shirt, toussa, des inconnus, (mais aussi des gens que je connais mais eux je pardonne, surtout toi Agathe):
mais vous n'avez pas froid comme ça?
Ah ah ah ah ah.
Mais si je grelotte, je frissone, je me pèle les roubignolles, je suis congelée des orteils et je frôle la pneumonie bubonique, voyons, c'est pour ça que j'ai oublié EXPRES de m'habiller chaudement! Allez zyva prête moi ton cache-nez et tes moufles, tu seras trop sympa.

Mois de mars, tout à l'heure. Il flotte sur le chemin du retour de l'école. Pas une averse tahiti douche hein, juste une tite averse de mars qui dure 5 minutes mais qui mouille un peu. Un gars qui fait des travaux sur le bord de la route me parle (juré craché je ne l'ai jamais vu de ma vie, je ne le connais absolument pas): ah c'est pas bien ça, allez vous mettre sous l'abri-bus là-bas.
Gn?
Ah mais oui mon bon monsieur, je vais aller respirer des gaz d'échappement en attendant que la pluie s'arrête, je vais mettre ma vie entre parenthèses pour 5 minutes de pluie sur mes 10 minutes de trajet, et oui monsieur que je ne connais pas, je vais suivre tes conseils avisés car je suis trop conne pour penser par moi même et mener ma vie comme je l'entend, et que faire EXPRES de prendre sa douche sur l'avenue, j'ai bien compris que c'était MAL..

Non mais franchement, j'ai l'air d'avoir 8 ans et demi ou quoi? D'être échappée d'un asile d'aliénés (avec mes enfants, trop balèze la fille)?

Le pire c'est qu'à chaque fois je souris. Mais là c'est fini, la coupe est pleine, le prochain risque bien de se prendre un je te merde bien senti, parce que bon, est- ce que je leur dis aux gens, dans la rue, qu'ils sont cons? Je devrais? Peut-être bien ouais.



eh dites: du coup je me suis détendu les nerfs avec ma nouvelle drogue.

28 mars 2005

question

Petit aparté entre les notes habituelles de ce blog. Je m'interroge, en voyant la recrudescence de mes gougueules riquouests.
Combien d'entre vous, lecteurs fidèles, êtes arrivés sur ces pages par l'intermédiare d'un moteur de recherche, et par quels mots clés?
Etes vous restés? (c'est très con cette question, si vous n'êtes plus là, vous n'allez pas répondre, mouarf).

Non mais juste je voudrais savoir si le gars qui arrive ici en cherchant blog image mou*le toute moui*lle reste, ou non. Et pourquoi. Idem pour fonctionnement des ancienne tondeuse a main de coiffeurs ou encore epilation des sourcils masculin emmanuel chain.

Merci.

Vous pouvez reprendre une lecture normale.

27 mars 2005

help wanted

Nous avons changé d'heure cette nuit. Si si. Ne me regardez pas avec cet air affolé, surtout toi là-bas qui a encore la marque de l'oreiller imprimée sur la face, que voulez vous que j'y fasse si bisanuellement l'horloge se pète un coup de calgon et un coup avance, un coup recule, mais comment veux tu que je t'enc[censuré]. C'est vraiment pourrave ce changement d'heure, ça me gave grave*. Ouais, déjà ça sert à que pouic depuis les années 70, où ça a été créé pour d'obscures raisons d'économie d'énergie, qui d'après ce que j'en ai retenu n'ont jamais eu d'effet réel. Mais on continue. Ah bah oui, on a édicté un grand bouleversement, on en est fiers. On ne va pas l'abolir comme ça non non. Surtout que Fenêtres est super programmé pour changer d'heure tout seul comme un grand couillon** qu'il est, et ce pour les millénaires à venir: si on abolissait cette mesure inutile faudrait revoir la programmation de multiples appareils. Trop la poisse.
Puis c'est que c'est un pouvoir immense de savoir que deux nuits par an, l'horloge obéit aux dirigeants et s'ampute de 3600 secondes, ce qui n'est pas rien, ou alors se les fait greffer en urgence. Des millions de mains qui changent l'heure du réveil, de la chaine hi-fi, des doigts qui tapotent les boutons du four à micro-onde, qui remontent les montres ou les font se speeeder un peu, des visages pas réveillés qui cherchent le mode d'emploi de la machine à café pour la remettre à l'heure, la nouvelle heure. Pas de rebellion possible, vous ne pouvez pas dire, ah ah ahahaha, rien à péter de cette heure de merde, bande de cons décérébrés de mes deux, je m'en fous je reste à l'heure que je veux. Parce qu'au niveau crédibilité au taf, attrapage des trains, et horaires du bigdil (oui je sais ils ont enfin viré cette verrue télévisuelle) ça fonctionne hyper pas bien. Coincé.
Ce changement d'heure c'est relou.
Et si quelqu'un pouvait m'expliquer comment changer l'heure d'un magnétoscope Philips VR 765 sans la télecommande décédée probablement consécutivement aux multiples tortures expériences menées par le Gnomazizi, cela me serait bien utile. Car vu que c'est essentiellement à cette heure là que nous nous fions*** dans cette barraque, nous ne sommes pas dans le caca.


*allitération et assonance sont au programme de la première année de blog, faut que je m'entraîne.
** super moyen pour les geeks déconnectés du monde de capter que l'horaire de Culture Pub n'a pas été changé à leur insu, juste c'est l'heure qui a changée, tout s'explique!
*** rien à voir avec un anus, ni avec un certain ministre de l'éduca*tion natio*nale, bien que ces deux là aient beaucoup à voir entre eux.

la fée kleenex



trouvé le lien du site chez GALLY


DEL4YO propose de mettre des petites fées du printemps sur les blogs. Voilà la mienne, c'est une interprétation très personnelle du thème hein, mais bon. On ne se refait pas.

26 mars 2005

warrior baby

Mon fils est fou.
Il est dans la salle de bain avec son papa, il prend son bain.
Je l'entend qui rigole comme un bossu.
Curieuse (oui vous commencez à bien me connaître) je vais voir la cause de tant d'hilarité.
Ben en fait euhhhhhhhhhhh......

comment dire euhhhhhhhhhhhhh?


ben


en fait




voilà:

son père lui donnait des grands verres d'eau glacée remplis au robinet du lavabo, dans le verre à dents princesse de sa soeur. Et le Gnomazizi les prenait et se les renversait sur lui.
Debout à pwal dans son bain, entrain de se balancer de l'eau glacée, il était mort de rire. Au bout de 15 fois, toujours écroulé.
Je doute de sa normalitude là.
(et de celle de son père dans l'esprit duquel germent des fois des idées curieuses)

mystère

Mon frigo quand je l'ouvre, il y a une tite lumière qui s'allume, même quand il fait jour. Mon congélo lui, de nuit comme de jour, que dalle.
Serait-ce une habile manoeuvre pour m'empêcher de trouver le bac de glace menthe-choco au coeur de la nuit noire, alors même que je ne trouve pas le sommeil?
Cette conspiration diabolique doit prendre fin.
Grrrrrrrrrr.

Ah et puis oui des fois, poster court, j'aime.

25 mars 2005

les mystérieuses lois du chéri

Mon chéri il croit des trucs bizarres. On pourrait s'imaginer qu'il est comme la plupart des gens au premier abord, mais en fait? Non.
Il est différent.
Il s'imagine que la baignoire a peur dans le noir, alors il lui laisse la lumière allumée, la pauvre, faudrait pas qu'elle devienne phobique à outrance non plus. Pareil pour la sauce tomate qui mijote all alone dans la cuisine, laissons lui les pleins phares dans la face, on ne sait jamais, dans le noir elle pourrait sans doute développer de curieuses moisissures pas très agréables au goût.
Il est persuadé que les rouleaux de papier toilette terminés sont munis de minuscules petites jambes qui leur permettent facilement de se diriger vers la poubelle la plus proche. Bon c'est vrai que la plupart du temps ils préfèrent taper une belote entre potes sur le dessus de la chasse d'eau, mais faudrait voir à les laisser peinards aussi.
Il est tout à fait convaincu qu'il va crever de faim dans la minute alors il fait à manger pour un régiment, et puis comme après en fait son petit bidou va exploser, alors vite vite, il met le reste dans le frigo. Il est confiant dans sa capacité à les manger plus tard. Il est d'ailleurs absolument sûr qu'ils finissent par s'auto-détruire, tous ces petits bols de restes dans le frigidaire, car un jour ils disparaissent*, ce doit être une sorte de suicide collectif des restes abandonnés.

Rien que de bien normal vous me direz, je suis persuadée que vos chéri(e)s sont un peu du même modèle non? Non? Oh.

Mais aujourd'hui j'ai découvert une nouvelle conviction affirmée de mon chéri, et celle là je trouve qu'elle est super trop chouette et vraiment je suis trop ravie hi hi hi hi. Si si je suis hyper crédible, ne me gonflez pas.
Je m'en suis rendue compte avec bonheur et ravissement total, en ouvrant un placard de la cuisine où l'on range des médocs et des bonbecs (ouais spa super comme mélange, mais ce n'est pas accessible aux petites mains à moins d'avoir fait deux ans d'école du cirque), un peu notre placard de cuisine à bourdel. Là au milieu du minibronx ambiant, une feuille maladie et sa copine la feuille de médocs de décembre 2004. Il est convaincu que CE placard est un vortex vers la M*G*E*N je ne vois que ça. Et ui j'ai eu beau chercher partout, je n'ai retrouvé que deux vignettes sur les 4 qu'il n'avait pas collées.

Ah c'est beau d'avoir un chéri convaincu.
D'ailleurs dans convaincu il y a c- han me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, c'est mon Chéri quand même. Je l'aime comme il est. Des fois.





* un jour j'en ai marre et je fais un blougiboulga dans la poêle avec les restes et j'ai mon repas de midi, car il cuisine très bien le bougre.

24 mars 2005

sept euros

Ceux qui savent (dans la vraie vie, mes copains de oueb) n'ont pas le droit de jouer. Les autres, oui.

Alors pour 7 euros, ma vie de ouebeuse a trop changé. Je passe de la galère pluri-quotidienne à un confort trop délire.

Mais qu'est-ce donc que j'ai acheté 7 euros et qui me boulversifie à ce point, hein?

22 mars 2005

option

A l'heure d'aller me coucher bientôt, comme les poules, oui je sais! mais essayez donc d'éternuer toutes les 5 minutes et on jaugera par la suite de votre taux de fatigue, hein mes cocos, donc avant d'aller me couher, le souvenir de la nuit passée m'assaille et m'angoisse.
J'imagine devoir repasser une nuit avec le nez tellement bouché, que si d'aventure j'essaie de parler à mon cher et tendre, il croit qu'il est allongé non aux côtés de sa chérie tant aimée (si si il m'adore, enfin les 5% de temps où je ne l'escagasse pas) mais bel et bien à côté d'un clone de Donald qui aurait bien trop grossi (et non je ne porte pas de bérêt ridicule pour accentuer la ressemblance, et non je ne me ballade pas le cul à l'air, ah si des fois oui, oubliez ça).
J'imagine les oreilles qui se bouchent quand je me mouche dans une tentative desespérée de faire revenir un minimum d'air dans mes narines hermétiquement closes.
J'imagine le réveil à 03.00 du matin, les croûtes immondes autour du nez (mais c'est qu'il coule quand je dors ce salopiot de tarin??), les klennex qui forment un mini Kilimanjaro à côté de mon oreiller, la bouche comme du carton d'être restée ouverte, la langue séche et lourde, limite morte, et le goût oh le goût, complètement infâme, comme si une bestiole était venue crever dans ma bouche. Pouahhhhhhhhh!
J'imagine me relever pour aller boire moults verres d'eau king size dans l'espoir de faire revenir les choses à la normale. Aller faire pipi les moults verres d'eau qui les ont précédés. Manquer m'endormir sur la lunette des toilettes, mais curieusement ne plus retrouver le sommeil sitôt de retour dans mon lit?
J'imagine une nuit pareille à cette nuit, et là, très sérieusement, la décapitation me semble une option envisageable.




Mais un nouveau post chez Agathe, ça ne se rate pas!

21 mars 2005

ouéééé c'est le printemps!



photo originale de Joël Marssy, vous pouvez aller voir son site, ses photos sont sympas....


Allez on admire et tous en choeur, on soupire: oh que c'est beauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu..... Ah parce que oui le printemps est là, enfin, dieu sait qu'on a assez chialé après, et le soleil qui nous réchauffe, et les tites fleurs, les tits oiseaux qui gazouillent, l'herbe plus verte et les jupes des filles qui s'envolent.
Ce que vous pouvez admirer sur cette photo ce sont, chers leteurs bien-aimés, des fleurs de cerisier japonais. C'est joli, c'est tout rose, aérien, duveteux. Et quelle chance incroyable j'ai, de pouvoir admirer ces merveilles de la nature tout au long de mon avenue, celle que je parcoure un nombre de fois largement trop important chaque jour. Youpi. En effet les cerisiers japonais ne se contentent pas de vivre au Japon comme on pourrait naïvement le croire. Que nenni. Ils s'importent. Et certaines mairies trouvent même qu'ils sont si jolis qu'on pourrait en planter sur 1 km, des deux côtés del'avenue. Oh oui quelle charmante et douce idée. Youpi.
Sauf que.
Sauf que j'ai beau trouver ces petites fleurs ravissantes, j'ai beau sous la brise de la fin du printemps admirer la délicate chute des pétales qui recouvrent l'avenue d'une neige légère et rosée, il se trouve que je VOMIS ces putains de fleurs de merde. Pourquoi? Parce que je suis allergique ++++++++ à leur pollen pourri. Ah elles peuvent pavaner les saloperies, s'il n'en tenait qu'à moi, tous les arbres de cette avenue seraient déracinés et replantés au Japon là où, j'en suis persuadée, tout le monde est génétiquement immunisé contre l'attaque sournoise de cette saleté de pollen.
Le temps d'écrire ce post j'ai éternué 10 fois par packs de 5, j'ai utilisé un nombre indécent de mouchoirs, et la gorge m'a gratté en permanence et me gratte encore. Depuis hier midi, heure de la première attaque, ma tête s'est progressivement enfouie dans un coton nauséabond et irritant. C'est super la fête du printemps dans mon organisme, et oui je suis d'une humeur aussi radieuse que le temps extérieur, comment pouvez en douter ne serait-ce qu'un seul instant?
Youpi.

20 mars 2005

les bouquins de mwa

Alors ouais ok personne ne m'a rien demandé, mais en fait j'ai trop envie de répondre à ce questionnaire, donc hop je le fais quand même. Je ne vais pas vous attendre, vous êtes bien capables de m'oublier. Bande d'ingrats.

Et attendez vous à des débordements vu que je ne suis pas capable de me limiter, je suis génétiquement modifiée pour être excessive, chiante, et râleuse.


Combien de livres lisez vous par an?


Ah. Bonne question. En fait ça dépend des années. Quand j'étais petite j'en lisais pas moins de 5 par semaine, ce qui nous donnait un total faramineux de 260 livres par an, pas étonnant que je connaisse la bibliothèque pour enfants de la ville comme ma poche (et même mieux que ma poche qui est plein de saloperies diverses). En ce moment, avec des gnomes, des blogs et des dévédés, ça doit tourner à 2 ou 3 par mois, ce qui nous donne le résultat HONTEUX de 36 livres par an. Argh. **Se souvenir de lire plus**


Quel est le dernier livre que vous ayez acheté?



Ben oui, pour le Gnomazizi.
C'est mignon comme tout, mais au-delà de 3 ans je doute de l'intérêt.
Pour moi le tome 5 de Georgia Nicholson, voir plus bas...

Quel est le dernier livre que vous ayez lu?



Merci à l'Autre qui me l'a offert, le lire en ayant le premier tome il y a 15 ans fut un grand moment. J'aime bien la SF, et j'aime bien la SF très humaine. Celui là est top, c'est une histoire de télépathe et de différence.


Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous
ou que vous avez particulièrement appréciés
.

AH AH AH AH 5 vraiment? Ouh là, spa possible!
On va dire 12, et c'est parti:



Le premier livre que j'ai lu toute seule. J'avais 4 ans, et ce n'était pas du goût des instits de la maternelle qui me demandaient d'aller jouer avec les autres mômes au lieu de bouquiner dans la cour. Qui n'en avaient rien à foutre de ma tronche de binoclarde. Grrrrrr. Bon ce n'est pas un super livre, mais c'est un souvenir qui marque.




J'ai toujours su qu'on pouvait faire autrement, je le sentais. Quand à 15 ans j'ai lu ce bouquin, qui parle de liberté, de respect, et d'éducation intelligente, au delà de l'expérience pédagogique pointue, j'ai compris que je ne me trompais pas, et j'ai trouvé mon futur métier.




C'est le roman de mes 15 ans, celui que j'ai dégotté dans la bibliothèque de mes parents, et que j'ai lu un nombre incalculable de fois. C'est une histoire de fin du monde et de vie à reconstruire, qui vous happe, vous porte, ne vous lâche pas, bien après la dernière page lue et le livre refermée. Un roman d'anticipation hyper fort, que je ne sais lire qu'en un ou deux jours maxi.




Une grande saga historique, que j'ai adoré lire plusieurs fois (les 7 premiers tomes, ensuite ça s'affaiblit grave) et qui vaut non seulement par sa richesse de détails et ses personnages truculents, mais également par une langue qui se veut très semblable à celle de l'époque, et qui est un véritable délice.





J'ai toujours beaucoup aimé Stepehn King, c'est l'un des auteurs le splus prolifiques et avec le plus d'imagiantion que je n'ai jamais lu. Il a un sens de l'histoire racontée que j'admire. Et un style incroyable (surtout dans ces derniers romans d'ailleurs). A l'époque quand j'étais en maîtrise je voulais faire mon mémoire sur sa structure narrative, mais je ne savais pas à l'époque que je pouvais lire aussi bien en anglais qu'en français, et ça ne s'est pas fait. Celui ci, c'est peut-être bien mon préféré, car l'histoire est prenante, forte, et je suis épatée de voir à quel point une type de plus de 60 ans peut écrire pendant 200 pages comme s'il était une fillette de 9 ans perdue dans les bois et affolée. Et je n'ai jamais lu ce livre qu'en anglais (environ 3 fois) et je le relis actuellement.




Du polar new-yorkais drôle, fin, cultivé et intelligent. Autant j'adore la série des Matt Scudder pour son ambiance ultra-noire, autant j'adore les Bernie Rhodenbarr pour leur légèreté et la lecture absolument jouissive qu'ils procurent. Un Arsène Lupin bouquiniste incapable de se ranger des voitures dans un New-York de cinéma, c'est un réel bonheur littéraire.




Un double roman superbe sur l'envie de changer de vie, de trouver sa voie intérieure. Une merveilleuse histoire de femme, de mère en devenir, et d'enfant. Des personnages extrêmement attachants, une écriture très poétique, vivante, vibrante, ensoleillée. Un roman extrêmement émouvant et vrai. Allez c'est à un tel point que j'ai failli appeler ma fille Turtle!




Encore du polar, sudiste cette fois ci, complexe et prenant, une écriture fouillée, compacte, nerveuse. Un flic qui ne devrait pas être un flic car de la haute, et un autre flic, son meilleur pote, un mec de la rue. Ca peut paraitre bateau mais en fait non, c'est tout le contraire et la société sudiste explose sous nos yeux, ravagée par la haine.





Alors il y en a qui détestent, et perso j'adore. J'aime beaucoup l'histoire,les relents de polars,la constrution du puzzle, les personnages,les mômes, mais franchement j'aime surtout l'écriture qui porte tout ça avec une maestria terrible. Je suis un peu jalouse. Beaucoup.




Oui je lis des romans bêtement étiquettés "pour ados" et j'adore ça. Cettte série en particulier, écrite par une virtuose de l'expression tordue, absolument hilarant. Quand on m'entend ricaner (voire même piquer un fou-rire) au coeur de la nuit, c'est que je suis entrain de lire les aventures de Georgia Nicholson, la teen-age british à gros nunganungas, au chat psychopathe, qui traîne sa gouaille et son adolescence entre ses parents amorphes, sa petite soeur euhhh spéciale? et ses copines décérébrées.




Flippant. Long. Que demander de plus? De l'excellent fantastique, un très bon thriller en prime? Super, il y a ça aussi!




J'ai gardé le meilleur pour la fin. C'est LE livre que j'aurais voulu écrire et je ne suis même pas jalouse, j'attends juste patiemment la suite.


A qui passez vous le relais et pourquoi?


A Isadora car je suis curieuse de ses réponses, je suis persuadée que je ne connaitrais pas la quasi totalité des livres, et ça me donnera des pistes de lecture....

A Ka-ly, parce qu'il l'a demandé.

A tous ceux qui en ont envie et qui ne veulent pas attendre. Non mais.

c'est le printemps



C'est le printemps, il est là, les oiseaux piaillent, le soleil me réveille le matin par la fenêtre de la salle de bain, et ça me travaille. Hier j'ai entièrement rangé la chambre de la miss, bougé les meubles, donné un grand coup de chiffon, et aujourd'hui je m'attaque aux lessives en retard. Le printemps fait naître une femme au foyer en moi. Saleté de printemps.
Me voilà à lancer ma première lessive sur le coup de 07.45, grâce soit rendue au Gnomazizi qui permet à sa môman de se lancer aux aurores dans ses tâches journalières, arf arf. Quand trois sacs sont plein de linge mouillé, allez hop, je prends plein de tites pièces d'1 ou 2 euros, et roule ma poule, direction la laverie et ses 5 séchantes en rang d'oignon. Les séchantes moi ça me fait rêver grave. Limite j'en voudrais une chez moi. Sauf que question place, je préfère qu'elles soient à la laverie.
Sur le chemin, le soleil tape, ce qui est une bonne et agréable chose, et j'essaie de ne pas écraser les petits gendarmes et les gentes cocinelles qui s'égaient sur les trottoirs au mépris de toute règle élémentaire de prudence. On ne doit pas apprendre à l'éole des coccinelles à regarder à droite et à gauche avant de traverser le trottoir. D'où les petits cadavres rouges et noirs qui jonchent le bitume. Depuis quelques jours, je fais tout pour éviter d'accentuer le massacre: je sais bien que cela ne sert à rien, que le passant qui arrive derrière moi ne prendra pas de précautions, lui, mais je ne peux pas trop m'en empêcher. Ces trois derniers jours, avec la poussette, mes trajets sur l'avenue relèvent du jeu d'arcade, à vouloir épargner la vie des insectes et cependant arriver pas trop à la bourre à l'école.
Sur le chemin, je me plais à imaginer que le clap clap régulier de mes tongs avertit les bestioles de mon passage iminent et qu'elles s'empressent de me céder la priorité: ce qu'elles font, c'est très curieux, surtout les cocinelles qui me semblent plus malines que les gendarmes.
Sur le chemin, je me dis que ces fichus sacs vont me broyer les épaules, que mes bras vont se décrocher et que je vais me retrouver bien ennuyée. Je me dis aussi qu'au retour ils seront plus légers, j'ai beau avoir eu zéro de moyenne en physique lors de la derière année où l'on a voulu me forcer à assister à ce type de cours, il me reste deux trois notions. Guère plus. Enfin le linge mouillé est largement plus lourd que le linge sec hein, tout le monde sait ça.
Sur le chemin, je me dis aussi que personne ne m'a refilé le questionnaire sur les livres et que c'est trop pas juste, j'ai des trucs à dire moi. M'en fous je l'élabore à l'avance dans ma tête, et puis zut, je le ferais ce soir, je ne suis pas obligée d'attendre que l'on me le demande.
A la laverie, je suis heureuse, parce que j'aime quand ça tourne, j'aime l'odeur du linge propre et chaud, et puis tout ranger dans les sacs, légers, et puis lire en attendant que le cycle se termine.
Rentrer enfin, et manger le reste du bac de glace menthe choco, c'est permis, et puis aller à la laverie en plein cagnard avec trois sacs plein de linge mouillé, ça compte comme du sport.
En plus je recommence tout à l'heure.

la nuit tombe




When the night has come
And the land is dark
And the moon is the only light we'll see
No I won't be afraid, no I won't be afraid
Just as long as you stand, stand by me

And darlin', darlin', stand by me, oh now now stand by me
Stand by me, stand by me

If the sky that we look upon
Should tumble and fall
And the mountains should crumble to the sea
I won't cry, I won't cry, no I won't shed a tear
Just as long as you stand, stand by me

And darlin', darlin', stand by me, oh stand by me
Stand by me, stand by me, stand by me-e, yeah

Whenever you're in trouble won't you stand by me, oh now now stand by me
Oh stand by me, stand by me, stand by me

Darlin', darlin', stand by me-e, stand by me
Oh stand by me, stand by me, stand by me


Ben E. King
chanté par John Lennon.

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