Je suis une meurtrière
Et même je suis une castratrice.
C’est dire si je suis un être mauvais.
Pourtant je vous assure que je n’ai pas fait exprès. Je ne voulais que son bonheur et son épanouissement, j’en prenais le plus grand soin. Je suivais à la lettre les conseils que l’on m’avait prodigué. Et pourtant voilà le résultat. Je suis triste parce que je ne voulais pas ça. J’espérais récolter les fruits de mes attentions dévouées, et à la place il ne me reste plus que la preuve de mon incompétence. Et mes yeux pour pleurer.
Certains noient leur hamster dans la piscine en plastique du jardin, d’autres font exploser leurs poissons rouges en les gavant de curly parfum fromage, d’autres encore négligent la taille adulte de leur bébé alligator et alimentent ainsi les légendes urbaines.
Moi je zigouille mon plant de tomates.
Je n’ai pas fait exprès.
J’ai arraché la tige en la prenant pour une bouture.
Mon plant continue de pousser mais jamais il ne connaîtra la joie de porter des bébés tomates, jamais il n’entendra les gazouillis des pitites tomates qui rougissent de plaisir sous le soleil d’août, jamais. C’est ma faute ma très grande faute.
Saint Nicolas le jardinier, ayez pitié de moi, je débute. Et silvouplé faîtes venir le chiendent dans les jardinières de mon voisin du dessus qui m’annonce la mort clinique de mon plant de tomates sans même y mettre de gants le maroufle.
Je vais aller le replanter en terre libre, il fera une bonne nounou pour les bébés plantes même s’il ne sera jamais papa, et puis je vais aller en chercher un autre, et j’essaierais de ne pas commettre les mêmes erreurs de folle castratrice.
En attendant, vu mon état psychique et émotionnel dégradé, c’est loin d’être gagné pour que je mange un jour ce que je fais pousser.
Et même je suis une castratrice.
C’est dire si je suis un être mauvais.
Pourtant je vous assure que je n’ai pas fait exprès. Je ne voulais que son bonheur et son épanouissement, j’en prenais le plus grand soin. Je suivais à la lettre les conseils que l’on m’avait prodigué. Et pourtant voilà le résultat. Je suis triste parce que je ne voulais pas ça. J’espérais récolter les fruits de mes attentions dévouées, et à la place il ne me reste plus que la preuve de mon incompétence. Et mes yeux pour pleurer.
Certains noient leur hamster dans la piscine en plastique du jardin, d’autres font exploser leurs poissons rouges en les gavant de curly parfum fromage, d’autres encore négligent la taille adulte de leur bébé alligator et alimentent ainsi les légendes urbaines.
Moi je zigouille mon plant de tomates.
Je n’ai pas fait exprès.
J’ai arraché la tige en la prenant pour une bouture.
Mon plant continue de pousser mais jamais il ne connaîtra la joie de porter des bébés tomates, jamais il n’entendra les gazouillis des pitites tomates qui rougissent de plaisir sous le soleil d’août, jamais. C’est ma faute ma très grande faute.
Saint Nicolas le jardinier, ayez pitié de moi, je débute. Et silvouplé faîtes venir le chiendent dans les jardinières de mon voisin du dessus qui m’annonce la mort clinique de mon plant de tomates sans même y mettre de gants le maroufle.
Je vais aller le replanter en terre libre, il fera une bonne nounou pour les bébés plantes même s’il ne sera jamais papa, et puis je vais aller en chercher un autre, et j’essaierais de ne pas commettre les mêmes erreurs de folle castratrice.
En attendant, vu mon état psychique et émotionnel dégradé, c’est loin d’être gagné pour que je mange un jour ce que je fais pousser.