04 juin 2006

la tong maudite

Je vous jure qu'il n' y a qu'à moi qu'arrive ce genre de choses, et que de plus malgré des apparences parfois trompeuses je ne fais absolument pas exprès pour attirer l'attention sur moi ou pour remplir mon blog. Je crois simplement qu'il est écrit quelque part que je suis la femme la moins glamour du monde. A un tel point qu'il m'arrive de me demander pourquoi je fais encore des efforts pour essayer de ressembler à quelque chose de potable au lieu de traîner en vieux tee shirt défraîchi et pantalon de grossesse XXL, ce qui serait agréable au final. Si. Parce que j'ai beau faire du mieux que je peux dès lors que des opportunités de vie sociale s'offrent à moi (oui les sorties d'école ça compte pour du beurre et arrivera bien le matin où j'emmènerais ma fille à l'école en ayant oublié de me vêtir, en plus d'y aller en quasi permanence le cheveu relevé à la va-vite, le teint blafard et le fût tâché) il y a obligatoirement couille dans le potage. Roubignolle dans la soupe. Coucougnette dans le lâmen. Vous vous souvenez tous et toutes encore avec horreur de la Pustule Immondasse qui avait osé disgracier mon fabuleux visage de madonne empâtée alors même que je faisais ma mondaine en compagnie de dessineux trop d'la boulette.
Aujourd'hui, ce ne fût pas pire, mais presque.
Aujourd'hui, amis lecteurs, j'ai été victime de la tongue maudite.
Remontons dans le temps.
Le jour du Bubon Infect, je vaquais dans les boutiques avec Miss Din, shoppeuse folle et de bonne humeur. Avisant à mes pieds jolis (ok à mes pieds pourris) des tongs au bord de la crevaison, je me rendis en son heureuse compagnie jusqu'au Hache et Aime le plus proche (celui qui refile des tickets qui surfent sur la vibe de la hypitude avec des dromadairzz dessus, whaouh ça roxxe de la facturette) et je fis l'aquisition via ma carte bleue (darling je t'aime tou es la plous belle et ton code me fait vibrer, miaoumiam) non pas d'une, ni même de deux, mais bel et bien de trois paires de tongs - et d'une barrette à veuchs trop choupchoup qui me faisait honteusement de l'oeil, ce ne sont rien que des dévergondées dans les rayons, ce magasin c'est le Diable. Trois paires de tongs oui oui, une marron, une rose pêche, une blanche, les connaisseuses voient desquelles je parle.
En pleine rue, à peine mon achat terminé, je me met à la recherche d'une poubelle, et sans aucune pitié pour mes tongs mourantes mais non encore officiellement défuntées, je les jette aux ordures avant d'enfiler la paire marron toute neuve. Din est un peu affligée du fait que je me déchausse et me rechausse en public en plein milieu d'un trottoir parisien à haute fréquentation piétonnière, mais il faut qu'elle apprenne la vie cette petite- non ne me tape pas avec ton ours en peluche, sale môme!
Jusque là tout va bien. Ensuite je passe une après-midi fabuleuse, jusqu'au moment où je me rends compte que l'Ignoble Protubérance Pustuleuse a envahi mon doux visage poupin et béat. Enfin tout ça vous savez déjà.
Les tongs roses et les blanches se trouvent remisées dans un coin de l'appart en attendant un futur usage.
Et ce matin, à 10. 45 pour être précise, m'étant vêtue d'un jupon blanc, je me dis que les tongs blanches pourraient donnner un look estival bienvenu et coquet à ce premier jour de réel beau temps de juin (je rapelle que jusqu'à avant-hier nous étions en novembre par un tour de passe passe météorologique encore inexpliqué par Patrick Drevet).




et là comme je suis trop fatiguette, ben je vais me coucher.
la suite demain, si vous êtes sages.

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