06 novembre 2007

Chéwi n'a peur de rien.

[je précise que j'ai édité ma note précédente, afin d'y inclure la recette du gâteau, oui je sais je suis formidable et vous m'aimez d'amour. ]


Aujourd'hui, histoire de se remettre de la folle journée de préparatifs et de fête d'hier, nous avons décidé d'aller nous reposer chez M'sieur Mickey. Si si. Autant vous dire que ce matin, après une nuit bien pourrie avec un PitiGasson bobo bidon, et MaGrossePatate bobo gencives en forme de dents (4), j'avais moyen envie d'aller saluer la souris ricaine, et plutôt très envie de rester à pioncer jusque demain sous ma couette.
Mais ce n'est pas d'aujourd'hui dont je veux vous parler - quoique faire 14600 main gauche et 6300 main droite, oué oué two guns only for me, dans Buzz l'Eclair, avec une PatateRigolarde dans l'écharpe, je trouve que ça mérite d'être précisé (et oui bien sûr je suis gauchère!). Je veux vous parler d'hier et des préparatifs. Parce que bon une journée chez la Souris, ça se réfléchit un chouïa, si vous ne voulez pas vous retrouver à 1 heure 45 de chez vous avec un bébé recouvert de caca, une migraine horrible, ou pire encore.

Donc déjà, recherche des pass annuels franciliens, grosse grosse suée, angoisse totale, strictement aucune idée d'où j'ai pu les fourrer, je sais que je les ai tellement bien rangés que jamais je ne serais foutue de remettre la main dessus, mes enfants vont me détester, une semaine et demi que je les fais marcher à la baguette avec la carotte Mickey est ton Ami/Obéis à ta mère!, autant dire que si on n'y va pas parce que maman a rangé les passeports mais ne les retrouve plus, ils me mettent dans l'heure sur le trottoir en attendant que le camion-benne vienne me chercher.
C'est en totale panique que je cherche les bidules plastifiés partout, ils ne sont dans aucun des endroits logiques où ils devraient être ces abrutis de pass de mes deux, c'est là que Chéwi, alors que bon je pourrais le zigouiller d'énervement, brave les dangers, ma colère et la mort, et se précipite devant une bibliothèque, soulève deux bouquins, et trouve le pactole.
TROP FORT.
Ne
me
demandez
pas
pourquoi
ils
étaient
"rangés"
là.
JAMAIS.

Hum.

Les pass retrouvés - et rangés en sécurité avec les cartes famille nombreuse, ma carte d'identité (celle où ma photo glamour a été inexplicablement échangée avec celle d'un vampire femelle obèse inconnu au bataillon?) et autres cartes importantes, voilà que je prépare le sac de MaGrossePatate.
A l'intérieur, une tenue de rechange complète, body, tee-shirt, salopette, babylegs, chaussettes, chaussons souples, veste, bonnet, écharpe, on ne soupçonne pas avant que ça arrive à quel point un bébé peut chier absolument partout, et dégobiller sur LA fringue propre épargnée par l'océan de bouse thermonucléaire. Deux tapis à langer, évidemment, vu qu'un seul, il risque de périr à la première ouverture de couche, le bébé est un être facétieux, il faut le savoir. Des couches taille supérieure à celle de d'habitude, au cas où une file d'attente soit vraiment trop longue. Du coton nettoie-popotin en veux-tu en voilà, et bien sûr, du produit à fesses. Sauf que le produit à fesses que j'utilise en déplacements, ben il m'en reste deux flacons. Un totalement plein, neuf, poids approximatif 600 grammes, et un second, quasi vide, poids approximatif, 112 grammes. Ah bah mince. Il est évident que le second ne pourra pas résister à un Armaggedon de résidus radioactifs issus de lait maternel et de petits pots de crème vanille ou chocolat (oui les fruits, visiblement, il n'est pas fan l'autre zigue de bébé).

Ah mais c'est que je n'ai pas dit mon dernier mot, non non non. Il suffit simplement de transvaser une partie du produit du flacon neuf, dans un flacon vide. Après recherches approfondies dans l'appart, j'avise le seul flacon capable de faire office de récipient à produihaku honorable. Mon flacon quasi vide de Biactol. Oui oui rigole, oui j'utilise encore du Biactol, à 33 ans, mais tu rigoleras moins quand je t'annoncerais que ma peau grasse a l'immense avantage de ne pas rider du tout, oui oui oui, pas une seule ride entre mes comédons, et toc. Va pleurer dans ton pot de Rétinol Machin aux Bidulotrucs actifs. Non mais.

Zou, nettoyage du flacon de Biactol, rinçage soigneux de l'intérieur au produit vaisselle mit eau chaude et goupillon à bib', rinçage maximum à l'eau claire, ça rigole pas. Puis rinçage soigneux également de la pompe du flacon, histoire que le popotin tout neuf de mon poupon chéri ne se retrouve pas tartiné de gel désincrustant aux micro-billes bouffeuses de sebum, par inadvertance, et que ça lui bouffe la peau des fesses, le pauvre!
Mais même si l'eau ressort claire de la pompe au bout d'un certain temps, comment être sûr à 100% que la pompe est correctement nettoyée et peut-être utilisée total safe avec MaGrossePatate le derche à l'air?

Une expérience scientifique, visant à démontrer la totale innocuité du liquide véhiculé par la pompe. Voilà ce qu'il nous faut.
Aussitôt pensé, aussitôt mis en oeuvre

[oui oui hier soir j'ai écrit que j'allais me coucher à la fin de ma note, mais en fait j'ai menti. Je sais, c'est affreux.]

Deux gobelets en plastique Hic et Ah. Verts. On s'en fout, mais c'est joli vert je trouve. Je remplis d'eau tirée du robinet le Verre n°1. Et je transvase une partie de cette eau dans le Verre 2, à l'aide de la pompe. Maline je suis.

Première observation: l'eau est effectivement totalement claire.
Mais méfiance tout de même.

Deuxième observation: l'eau semble aussi inodore que possible pour une eau qui goûte la javel que ce n'est pas permis.
Méfiance toujours.

Il faut une troisième observation: goûter l'eau, pour vérifier qu'elle n'a pas un infâme relent de Biactol, prouvant ainsi qu'elle contient encore des agents nocifs au petit posétrieur de MaGrossePatate.

Sauf que ça me dit moyennement de goûter ce machin. Je ne suis pas courageuse, c'est un fait.
Avisant Chéwi qui passe par là, apparemment désoeuvré, me voilà entrain de lui expliquer mon fol projet et l'expérience qui en a découlé. Je lui montre le Verre N°2.

- Tu veux bien goûter toi?
- Bah euh non.
- Non mais faut goûter tfassons hein, y'a pas le choix, moi je me trimballe pas un flacon plein demain en plus de tout le barda.
- Ouais bien sûr, mais.... non.
- Bon ben tant pis je vais le faire alors...
[là trop je feinte, vous m'avez bien cernée, mais lui, que dalle, c'est l'amûr ça rend aveugle!]
- Non allez vas-y, file le moi, je vais le goûter.

Et mon Chéwi il est super fort, parce qu'il a pris le verre, et tel l'oenologue de base, il a fait tourner le liquide en bouche sans l'avaler, l'analysant longuement, avant de le recracher dans le lavabo:
- C'est bon, ça n'a pas de goût.

Ben franchement, je vous jure, j'ai trouvé ça super héroïque, parce que franchement, je n'aurais jamais goûté, parce que quand je me lave le visage au Biactol, si par mégarde il y a un peu d'eau savonneuse qui m'arrive dans la bouche, je crois mourir tellement c'est digoulasse. Pouacre!

En plus c'est un papa super chouette, parce qu'il est prêt au pire pour le bien-être du popotin de son bébé.


Juste ce matin la dame dans le RER l'a regardé bizarre, quand voulant nettoyer le visage de SaGrossePatate tout morveux, il a sorti le flacon de Biactol du sac à langer, avant d'en humidifier généreusement un carré de coton et de débarbouiller le Bidibulle avec.
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