20 mars 2005

les bouquins de mwa

Alors ouais ok personne ne m'a rien demandé, mais en fait j'ai trop envie de répondre à ce questionnaire, donc hop je le fais quand même. Je ne vais pas vous attendre, vous êtes bien capables de m'oublier. Bande d'ingrats.

Et attendez vous à des débordements vu que je ne suis pas capable de me limiter, je suis génétiquement modifiée pour être excessive, chiante, et râleuse.


Combien de livres lisez vous par an?


Ah. Bonne question. En fait ça dépend des années. Quand j'étais petite j'en lisais pas moins de 5 par semaine, ce qui nous donnait un total faramineux de 260 livres par an, pas étonnant que je connaisse la bibliothèque pour enfants de la ville comme ma poche (et même mieux que ma poche qui est plein de saloperies diverses). En ce moment, avec des gnomes, des blogs et des dévédés, ça doit tourner à 2 ou 3 par mois, ce qui nous donne le résultat HONTEUX de 36 livres par an. Argh. **Se souvenir de lire plus**


Quel est le dernier livre que vous ayez acheté?



Ben oui, pour le Gnomazizi.
C'est mignon comme tout, mais au-delà de 3 ans je doute de l'intérêt.
Pour moi le tome 5 de Georgia Nicholson, voir plus bas...

Quel est le dernier livre que vous ayez lu?



Merci à l'Autre qui me l'a offert, le lire en ayant le premier tome il y a 15 ans fut un grand moment. J'aime bien la SF, et j'aime bien la SF très humaine. Celui là est top, c'est une histoire de télépathe et de différence.


Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous
ou que vous avez particulièrement appréciés
.

AH AH AH AH 5 vraiment? Ouh là, spa possible!
On va dire 12, et c'est parti:



Le premier livre que j'ai lu toute seule. J'avais 4 ans, et ce n'était pas du goût des instits de la maternelle qui me demandaient d'aller jouer avec les autres mômes au lieu de bouquiner dans la cour. Qui n'en avaient rien à foutre de ma tronche de binoclarde. Grrrrrr. Bon ce n'est pas un super livre, mais c'est un souvenir qui marque.




J'ai toujours su qu'on pouvait faire autrement, je le sentais. Quand à 15 ans j'ai lu ce bouquin, qui parle de liberté, de respect, et d'éducation intelligente, au delà de l'expérience pédagogique pointue, j'ai compris que je ne me trompais pas, et j'ai trouvé mon futur métier.




C'est le roman de mes 15 ans, celui que j'ai dégotté dans la bibliothèque de mes parents, et que j'ai lu un nombre incalculable de fois. C'est une histoire de fin du monde et de vie à reconstruire, qui vous happe, vous porte, ne vous lâche pas, bien après la dernière page lue et le livre refermée. Un roman d'anticipation hyper fort, que je ne sais lire qu'en un ou deux jours maxi.




Une grande saga historique, que j'ai adoré lire plusieurs fois (les 7 premiers tomes, ensuite ça s'affaiblit grave) et qui vaut non seulement par sa richesse de détails et ses personnages truculents, mais également par une langue qui se veut très semblable à celle de l'époque, et qui est un véritable délice.





J'ai toujours beaucoup aimé Stepehn King, c'est l'un des auteurs le splus prolifiques et avec le plus d'imagiantion que je n'ai jamais lu. Il a un sens de l'histoire racontée que j'admire. Et un style incroyable (surtout dans ces derniers romans d'ailleurs). A l'époque quand j'étais en maîtrise je voulais faire mon mémoire sur sa structure narrative, mais je ne savais pas à l'époque que je pouvais lire aussi bien en anglais qu'en français, et ça ne s'est pas fait. Celui ci, c'est peut-être bien mon préféré, car l'histoire est prenante, forte, et je suis épatée de voir à quel point une type de plus de 60 ans peut écrire pendant 200 pages comme s'il était une fillette de 9 ans perdue dans les bois et affolée. Et je n'ai jamais lu ce livre qu'en anglais (environ 3 fois) et je le relis actuellement.




Du polar new-yorkais drôle, fin, cultivé et intelligent. Autant j'adore la série des Matt Scudder pour son ambiance ultra-noire, autant j'adore les Bernie Rhodenbarr pour leur légèreté et la lecture absolument jouissive qu'ils procurent. Un Arsène Lupin bouquiniste incapable de se ranger des voitures dans un New-York de cinéma, c'est un réel bonheur littéraire.




Un double roman superbe sur l'envie de changer de vie, de trouver sa voie intérieure. Une merveilleuse histoire de femme, de mère en devenir, et d'enfant. Des personnages extrêmement attachants, une écriture très poétique, vivante, vibrante, ensoleillée. Un roman extrêmement émouvant et vrai. Allez c'est à un tel point que j'ai failli appeler ma fille Turtle!




Encore du polar, sudiste cette fois ci, complexe et prenant, une écriture fouillée, compacte, nerveuse. Un flic qui ne devrait pas être un flic car de la haute, et un autre flic, son meilleur pote, un mec de la rue. Ca peut paraitre bateau mais en fait non, c'est tout le contraire et la société sudiste explose sous nos yeux, ravagée par la haine.





Alors il y en a qui détestent, et perso j'adore. J'aime beaucoup l'histoire,les relents de polars,la constrution du puzzle, les personnages,les mômes, mais franchement j'aime surtout l'écriture qui porte tout ça avec une maestria terrible. Je suis un peu jalouse. Beaucoup.




Oui je lis des romans bêtement étiquettés "pour ados" et j'adore ça. Cettte série en particulier, écrite par une virtuose de l'expression tordue, absolument hilarant. Quand on m'entend ricaner (voire même piquer un fou-rire) au coeur de la nuit, c'est que je suis entrain de lire les aventures de Georgia Nicholson, la teen-age british à gros nunganungas, au chat psychopathe, qui traîne sa gouaille et son adolescence entre ses parents amorphes, sa petite soeur euhhh spéciale? et ses copines décérébrées.




Flippant. Long. Que demander de plus? De l'excellent fantastique, un très bon thriller en prime? Super, il y a ça aussi!




J'ai gardé le meilleur pour la fin. C'est LE livre que j'aurais voulu écrire et je ne suis même pas jalouse, j'attends juste patiemment la suite.


A qui passez vous le relais et pourquoi?


A Isadora car je suis curieuse de ses réponses, je suis persuadée que je ne connaitrais pas la quasi totalité des livres, et ça me donnera des pistes de lecture....

A Ka-ly, parce qu'il l'a demandé.

A tous ceux qui en ont envie et qui ne veulent pas attendre. Non mais.

c'est le printemps



C'est le printemps, il est là, les oiseaux piaillent, le soleil me réveille le matin par la fenêtre de la salle de bain, et ça me travaille. Hier j'ai entièrement rangé la chambre de la miss, bougé les meubles, donné un grand coup de chiffon, et aujourd'hui je m'attaque aux lessives en retard. Le printemps fait naître une femme au foyer en moi. Saleté de printemps.
Me voilà à lancer ma première lessive sur le coup de 07.45, grâce soit rendue au Gnomazizi qui permet à sa môman de se lancer aux aurores dans ses tâches journalières, arf arf. Quand trois sacs sont plein de linge mouillé, allez hop, je prends plein de tites pièces d'1 ou 2 euros, et roule ma poule, direction la laverie et ses 5 séchantes en rang d'oignon. Les séchantes moi ça me fait rêver grave. Limite j'en voudrais une chez moi. Sauf que question place, je préfère qu'elles soient à la laverie.
Sur le chemin, le soleil tape, ce qui est une bonne et agréable chose, et j'essaie de ne pas écraser les petits gendarmes et les gentes cocinelles qui s'égaient sur les trottoirs au mépris de toute règle élémentaire de prudence. On ne doit pas apprendre à l'éole des coccinelles à regarder à droite et à gauche avant de traverser le trottoir. D'où les petits cadavres rouges et noirs qui jonchent le bitume. Depuis quelques jours, je fais tout pour éviter d'accentuer le massacre: je sais bien que cela ne sert à rien, que le passant qui arrive derrière moi ne prendra pas de précautions, lui, mais je ne peux pas trop m'en empêcher. Ces trois derniers jours, avec la poussette, mes trajets sur l'avenue relèvent du jeu d'arcade, à vouloir épargner la vie des insectes et cependant arriver pas trop à la bourre à l'école.
Sur le chemin, je me plais à imaginer que le clap clap régulier de mes tongs avertit les bestioles de mon passage iminent et qu'elles s'empressent de me céder la priorité: ce qu'elles font, c'est très curieux, surtout les cocinelles qui me semblent plus malines que les gendarmes.
Sur le chemin, je me dis que ces fichus sacs vont me broyer les épaules, que mes bras vont se décrocher et que je vais me retrouver bien ennuyée. Je me dis aussi qu'au retour ils seront plus légers, j'ai beau avoir eu zéro de moyenne en physique lors de la derière année où l'on a voulu me forcer à assister à ce type de cours, il me reste deux trois notions. Guère plus. Enfin le linge mouillé est largement plus lourd que le linge sec hein, tout le monde sait ça.
Sur le chemin, je me dis aussi que personne ne m'a refilé le questionnaire sur les livres et que c'est trop pas juste, j'ai des trucs à dire moi. M'en fous je l'élabore à l'avance dans ma tête, et puis zut, je le ferais ce soir, je ne suis pas obligée d'attendre que l'on me le demande.
A la laverie, je suis heureuse, parce que j'aime quand ça tourne, j'aime l'odeur du linge propre et chaud, et puis tout ranger dans les sacs, légers, et puis lire en attendant que le cycle se termine.
Rentrer enfin, et manger le reste du bac de glace menthe choco, c'est permis, et puis aller à la laverie en plein cagnard avec trois sacs plein de linge mouillé, ça compte comme du sport.
En plus je recommence tout à l'heure.

la nuit tombe




When the night has come
And the land is dark
And the moon is the only light we'll see
No I won't be afraid, no I won't be afraid
Just as long as you stand, stand by me

And darlin', darlin', stand by me, oh now now stand by me
Stand by me, stand by me

If the sky that we look upon
Should tumble and fall
And the mountains should crumble to the sea
I won't cry, I won't cry, no I won't shed a tear
Just as long as you stand, stand by me

And darlin', darlin', stand by me, oh stand by me
Stand by me, stand by me, stand by me-e, yeah

Whenever you're in trouble won't you stand by me, oh now now stand by me
Oh stand by me, stand by me, stand by me

Darlin', darlin', stand by me-e, stand by me
Oh stand by me, stand by me, stand by me


Ben E. King
chanté par John Lennon.

>> pour répondre à l'appel de Racontards

17 mars 2005

sarah bernhardt, accroche-toi aux rideaux!



Vivre avec une petite minette de 5 ans 1/3, c'est vraiment l'aventure. Gérer la petite personne, ses crises, ses chahuts, ses questions existentielles, on ne s'embête pas du tout, et même des fois on aimerait bien pour s'enquiquiner tranquille, un peu.
Avant-hier matin, après son petit-déjeuner, où comme à son habitude elle a essayé de dealer un paquet de biscuits petit déjeuner supplémentaire contre le reste de son lait (elle peut toujours rêver, l'espoir fait vivre hin hin hin), il est donc l'heure pour elle de s'habiller dans l'emploi du temps matinal de la course Arrivons à l'Heure à l'Ecole.
Je lui propose ses habits, à savoir un pantalon large en velours et un tee shirt sympa.
Elle argumente que je lui avais promis une jupe.
Il faut savoir que ma Lutine est dans sa période girlie et que j'aimerais bien que ça lui passe un peu. Parce que vouloir vivre comme une princesse au quotidien, ça use un peu les nerfs de maman, voire même ça commence à sérieusement lui agacer la fibre compréhensive, limite usée jusque la corde.
Je dégote un vollant propre, je suis trop balèze. Mais pas de jupe et de haut assorti dans le placard, je suis LA mauvaise mère qui n'a pas fait toutes les lessives en temps et en heure pour que sa Cendrillon de fille puisse aller au bal en robe qui tourne. J'annonce la mauvaise nouvelle avec toute la circonspection dont je suis capable à 07.45.
Là, hurlements sanglots, mine déconfite, ah ma mère est méssante je vais me mettre la tête dans le four (genre).
Vu qu'à cette heure là il faut moyen me chercher, je lui dit, écoute tu mets ce pantalon et ce tee shirt, on verra demain ou plus tard pour la jupe.
Hurlements, pleurs, et tout le toutim.
Là je craque: Ma fille j'en ai un peu RAS LE BOL qu'on ait cette conversation, je croyais t'avoir déjà fait comprendre et même que tu avais compris, que les pantalons c'est joli aussi, que de toutes façons tu es très belle en pantalon et en jupe, et que même ce qui compte c'est TOI, pas ce que tu as sur les fesses! METS CE PANTALON ET CE TEE SHIRT!
[re sanglots ]
Zen attitude, respiration ventrale activée:
Ma chérie, vu que tu ne veux pas mettre les vêtemens que je t'ai choisi, tu vas choisir toute seule avec quoi tu veux t'habiller, je ne m'occupe plus de ton cas.

--> 1,2,3 partez: pétage de plombs en orbite!

mais je sais pas quoi mettre, pourquoi tu me fais ça? bouhouhohuohuouhouhouhouh t'es méchante, je ne sais pas quoi mettre, MAIS COMMENT JE VAIS FAIRE?

Mon coeur habille toi. Tu ne veux pas t'habiller avec ce que je te propose, alors tu te débrouilles, tu mets ce que tu veux.

mais je sais pas quoi mettre, pourquoi tu me fais ça? bouhouhohuohuouhouhouhouh t'es méchante, je ne sais pas quoi mettre, mais comment je vais faire?
(elle est super originale dans ses lamentations hein, juste ce qui change c'est le volume, et là les batteries commencent à être à plat)

Mon coeur habille toi sinon c'est en pyjama que tu vas aller à l'école, tu choisis ce que tu veux, débrouille toi.

bouhouhouhouhou [enfant à quatre pattes par terre, tragédienne powaaaa inside] tu veux même pas t'occuper de ta PROPRE fille.

J'avoue, j'ai rigolé comme une baleine. Je lui ai remis son fut en velours et son tee shirt rayé sous le nez, et elle s'est habillée.
Elle aura ma peau, je vous le dis.

16 mars 2005

la souris et la montagne

OK. On va arrêter la vague de délire tout de suite les gens. Ok je perds du poids, comme le montre la frise ci-dessus, et on remarquera qu' aujourd'hui ça vous montre que j'ai repris, alors que je continue à faire gaffe. Alix me dit que ça s'apelle le REBOND et que c'est super positif. En même temps c'est ma coupine, alors elle me dit des choses gentilles, c'est dans le contrat des coupines, si si.
Bref, dans les commentaires, même dans des mails, on me demande comment je fais pour perdre du poids. Ah. Déjà mesdames et mesdames (vu que de messieurs point vu le début du gras jusque maintenant) il faut bien vous dire que je ne suis en rien une grande gouroute du killage de cellulite. parce que sinon figurez vous un truc de ouf, je NE serais PAS grosse. Voire obèse comme se plait à me le rappeler la médecine. C'est un moche mot qui ne va pas du tout avec ma silhouette certes pachydermique par endroit (en gros le popotin et le bidou)(ouais les nichons ça ne comptent pas, limite c'est un atout) mais pas du tout ricaine staïle. Les ceusses qui m'ont vue en vrai pourront confirmer dans les commentaires. S'ils ne le font pas je pleure, je vous préviens, et là, c'est vraiment MOCHE, quand je pleure.
Donc quand on est très grosse, même si on n'est pas obèse, malgré ce que cet IMC qui puire s'acharne à me dire, c'est bien plus facile de perdre du poids. Ca descend certes plus vite, mais le chemin à parcourir est quand même beaucoup plus long. Vu que je dois perdre environ 38 kilos, si j'en perds 2, il m'en reste encore 36: même les plus nulles en maths d'entre vous l'auront trouvé toutes seules.
Quant à savoir comment je fais, c'est tout con: je mange moins, je mange moins gras, je mange moins sucré, je bouge mon cul, et puis voilà. Accessoirment j'utilise le système WW pour m'y retrouver, je compte des points, c'est très con, mais ça m'aide à garder le cap le long de la journée. Par contre les réunions à la noix avec des gourdasses qui sautent sur des balances entre copines (qui paient) et qui s'encouragent mutuellement, qui se grondent quand elles ont repris 300 grammes, vous aurez deviné comme des grands que c'est le genre de plan qui me lourde puissamment, tant au niveau du portemonnaie, qu'au niveau sauvons les gourdasses en milieu urbain (ouais si je vais à une réunion WW il est fort probable que j'en bute une ou deux, ça me fera ma séance de gym pour la semaine).
On va considérer que le chapitre est clos, hein les gonzesses?
Vos encouragements sont certes les bienvenus, mais si vous voulez perdre vos 5 kilos avant l'été, pensez à acheter un mag de fille, vous aurez des réponses appropriées (et souvent à se faire pipi dessus de rire).

14 mars 2005

docteur colique

Mon docteur, je vais le voir depuis que j'ai 12 ans à peu près, autant dire un sacré petit bail. Bientôt 19 ans quoi. Je l'aime bien, parce qu'il est gentil, et rigolu, et il bavarde facilement (atout indispensable pour me plaire en fait), du temps où je travaillais on avait des sympathiques bagarres sur les arrêts de travail, du genre "tu t'arrêtes" "non pas mes bébés, ce n'est pas possible, pas la remplaçante non" et on négociait grave, mais au moins bon il ne rechignait pas aux arrêts maladies, ce qui est plutôt positif.
C'est plutôt un bon médecin, même s'il aime prescrire des listes de médocs longues comme le Vidal version longue, même si des fois il prescrit des trucs moyen adaptés.
Aujourd'hui, j'ai vraiment un doute. On va dire qu'il était dans le pâté, pourtant il n'en avait pas l'air.
Ma sinusite pourrite a évolué en une méchante toux moitié crachats dégueus (bon appétit bien sûr, ce soir au menu, des huitres, vous avez trop de la chance: on est dans un mois en R) moitié toux irritative bien relou, du style qui empêche de dormir et qui crève bien. Bêtement je prenais du Toplexil, mais en fait ce truc me comate grave la face, j'en prends deux fois dans la nuit et j'émerge à 15.00 le lendemain en me demandant si c'est bien moi dans ma sloggi ou un lot de parpaings en promo chez Lapeyre. Et moins de sept heures plus tard, le plus petit dimanche de ma vie limite, je me réécroule telle la bouse fermentée dans mon plumard, c'est l'apothéose de la comatitude.
Ce matin armée d'une volonté de fer d'aluminium imitation titane, je me décide à prendre un rendez-vous chez le médecin, vu qu'ayant très peu dormi, j'ai moyennement bien pris les revendications nocturnes du Gnomazizi: après sa tétée de 05.30, le bisounours de bientôt 16 mois hurlant à la mort dans son lit parce qu'il voulait rester avec sa mômaaaaaaaaaaaaaaan, il a vu débarquer une folle hystérique en slip et cheveux en bataille qui lui a gueulé ouais ben tu dors maintenant c'est la nuit bordel, c'est fait pour dormir donc **kofkofkofkof** TU DORS! [silence] Boune nouit mon bisouilloux roudoudou, à tout à l'heure, jolis rêves mon coeur...
Légèrement serial killeuse de doudou la reum, la toux atteint le système nerveux central il faut agir. Rendez-vous pris donc, à 09.30.
Dans le cabinet du médecin, tout va bien, le Gnome est supra sage tout mignon (alien sors de mon fils!!) j'ai une tension parfaite, et omme maladie trop rare trop exotique j'ai juste: une toux.
Oué! Ca vous en bouche un coin, voire même deux, j'en suis persuadée.
Et pour soigner ma toux j'ai une liste de pas moins de 4 médocs, et si la toux est une vilaine grognasse qui ne veut pas se casser illio presto de mon organisme, 2 médocs à gros bras qu'avec eux ça rigole pas: Antibioticator et SuperCortisone.
Dans les 4 médocs, nous avons un anti toussif et un fluidifiant bronchique, à prendre tous deux trois fois par jour, alors que sur leurs notices respectives c'est écrit qu'ils se détestent, et que si tu les prends en même temps c'est ZE WAR OF ZE MUCUS dans ton organisme, un médoc lambda bien immonde qui s'aspire, et du rhinadvil. Le rhinadvil c'est encore le plus top des 4, je vous lis ce qu'il y a écrit sur la boite: ce médicament est indiqué au cours des rhumes de l'adulte pour le traitement symptomatique des sensations de nez bouché acompagnées de maux de têtes et/ou de fièvre. Et puis on peut aussi voir le logo de la tite bagnole rouge, celui qui veut dire que c'est un médicament qui te shoote bien. En gros, je n'ai pas de rhume, je n'ai pas le nez bouché, je n'ai pas mal à la tête, je n'ai pas de fièvre, juste une putain de toux, alors le rhinadvil il m'est autant nécessaire qu'une paire de stiletto à un cul-de-jatte. Mais je suis une adulte, ça compte?
Consultation 30 euros, remboursée 19, deux médocs avec interaction moyen glop, un médoc inutile, et deux médocs sur les 4 qui shootent alors que justement je voulais un truc light.
Comme l'impression de m'être fait couillonnée.
Et bien sûr je n'ose pas prendre l'anti-tussif qui shoote, il faut le prendre le soir, et j'allaite mon fils au petit matin. Ouin.
Donc en gros, oui je tousse toujours.


ps: vous pouvez allez lire ma fausse-interviou cependant criante de vérité chez Agathe, en réponse à ma note sur le style. Je peux juste vous dire, que oui, dans la vie, quand je suis bien énervée, je parle exactement comme ça (voire pire).

12 mars 2005

moove your body



C'est bizarre comme souvent la pub, quand je la regarde, ce qui est quand même super rare, me donne envie de tout autre chose que du produit qu'elle est sensée vendre. Oui c'est vrai qu'en fait elle me donne souvent envie
d'éteindre la télé
de casser la télé à coups de tongs
d'arrêter de payer ma redevance bourdeldimerde
de zigouiller les acteurs, et particulièrement celle de la pub pour le riz lustucru il y a quelques mois, j'aurais pu lui claquer la face à celle là, direct dans l'eau bouillante, pour arrêter son air entendu et sa voix niaise
de trucider les publicistes qui nous prennent tous pour des décrébrés profonds, des poubelles vases vides à remplir de leur daube télévisuelle pré-mâchée, pré-vomie, et vas y que la gonzesse elle trémousse son cul, que le soleil il brille, et que la mer est turquoise, et que mon péku c'est le plus youkaïdiyoukaïda de l'univers, ton cul il en rêve man!

Hum.
Bref.

Des fois donc, souvent même, la pub m'atteint complètement à côté. La pub pour le boursin avec les tites taupes qui jouent au foot, vous vous en souvenez? Elle ne me donne pas envie de manger du boursin. De toutes façons ma fille est accro depuis ses un an, j'en achète toutes les semaines. Non non la pub pour le boursin me donne envie d'avoir une taupe à la maison, c'est mimi une taupe, c'est roudoudou, c'est kawai, voire même des fois c'est trash. Super fun la taupe, j'en veux une. Bon ensuite j'ai réfléchi et je me suis dit que la taupe, toute myope, elle aurait un peu du mal à se défendre contre deux couillons à moustaches, qui risquaient de la prendre pour leur dose quotidienne de pâtée champion.
Une pub pour le shampooing le Petit Marseillais? Ca y est je veux partir chez moi, dans le Sud, et allez plonger toute nue dans la pisine à 07.00 du mat en me réveillant. Leur shampoing j'en voudrais pas pour tout l'or du monde, punaise ce sont des dealers de savon de marseille, et je ne sais pas si vous avez essayé de vous laver les veuchs au savon de marseille, mais bonjour le tampon jex. Mais le chant des cigales, l'odeur du romarin, la chaleur et l'eau fraîche, oui.

Pas étonnant qu'avant hier soir, en voyant deux fois la pub pour le i-pod shuffle, j'ai eu envie de tout autre chose que de ce que je suppose être un lecteur de MP3 (je suis nulle dans ces trucs là j'en suis restée au bon vieux wlakman des familles, avec les K7, ste honte). Non moi ce dont j'ai envie c'est de savoir danser comme les silhouettes de la publicité. Alors là j'en crève d'envie. Vraiment.
Le problème c'est que je me vois moyen prendre des cours de hip-hop, je vais pleurer ma mère au bout de 10 minutes, vu ma tachycardie, et mes extra-cystoles de merde. En même temps, moove mon body sur de la zik qui pulse, je dis oui, je pense régime boosté tout ça. Est-ce qu'ils prennent encore des inscriptions en mars?

Et puis zut, je ne vais pas me laisser avoir par la pub, même un rebond de pub hein. Non mais.



ps: un troisième post est en ligne chez Agathe, courrez-y vite y'en aura pas pour tout le monde!

11 mars 2005

registres

Aujourd'hui les petits amis, nous allons travailler notre style, parce que c'est important le style. Si je vous assure, c'est ce qui fait toute la différence entre un sac de patates LP et une robe griffée* de chez Dior.

Prenons cette anecdocte toute simple:
Je vais à la Poste affranchir et poster une lettre. Cela restera tout à fait hypothétique, car vu la sinusite qui m'écrabouille le cerveau avec un sac de sable XXXL et la toux qui me rend hyper crédible en tant que postulante dans le rôle de la tuberculeuse de service, il est bien évident que je fonctionne en service minimum (et encore je suis bien bonne, je pourrais rester couchée). Ouais en fait j'aurais du y aller, et puis la sinusite a décidé qu'elle était la plus forte, et je suis misérablement rentrée chez moi et c'est mon chéri qui s'est tapé la montée jusque la Poste, et non ce n'est pas sale, et oh j'ai dit montée pas trainée.

Alors hop là déjà vous venez de voir par vous même avec vos yeux à vous que vous avez (ouh tous ces v partout j'ai l'impression de ne plus avoir de dents, pas vous?) le style "angel handmade" qui est top ébouriffant, on ne peut qu'applaudir, merci.

Testons d'autres styles, hop là, je n'ai pas toute la journée non plus.

angoissant:
Je marchais dans cette rue que j'avais arpentée un nombre incalculable de fois. La lettre était lourde dans ma poche. Je la sentais contre moi, mais cette sensation, plutôt réconfortante en temps habituels n'arrivait pas aujourd'hui à anihiler ce sentiment qui m'étreignait. Ce sentiment de marcher dans un monde qui n'était pas le leur, un monde où j'étais l'intruse, où les regards pesaient sur moi, où des lueurs métalliques au fond de leurs prunelles me laissaient entrevoir le pire. Le moineau sur la branche arrête de couiner sur mon passage, dans ses plumes, je ne me trompe pas, je vois du sang, un peu. La poste me paraît loin, brusquement. Je m'emmitoufle dans mon manteau, je baisse ma tête le regard planté sur mes souliers qui sont usés par les ans, et j'avance, le coeur comme une pierre et le ventre noué. Ils m'épient,c'est sûr. Et ils sont mauvais.

primesautier (voire même niais):
Le sourire aux lèvres, j'entends les petits zoziaux qui gazouillent gaiement dans les arbres, et même si le temps n'est pas au beau fixe (disons le cruement il fait un temps vraiment désagréable, mais que diable, c'est l'hiver, après tout!) on voit les premiers bourgeons tout mignons qui commencent à pointer le bout de leur petit nez vert, et dans le ciel ce rayon de soleil qui vient éhontément flirter avec mon visage offert, c'est fabuleux. La lettre dans ma poche, porteuse de promesses à venir, est légère comme la plume, les gens me sourient, la Poste n'est plus qu'à quelques mètres, et cette matinée s'annonce guillerrette.
là logiquement vous avez envie de m'abattre sur place, de m'étrangler avec mon sourire béat.

sms kikoo lol mdr:
Zyva la post c mor c miE lé sms mé le fakteur il é bo kom 1 diE alor jyvé kan mM
lé zoizo i chante c pa la nouvel star bordL ferm la konar
ca yest c'est fini, vous pouvez allez mettre du collyre dans vos yeux qui larmoient.

ampoulé (genre tu peux plus t'assoir le manche est trop profond)
Par cette matinée semblable à toutes les autres, j'ai pris la décision irrévocable de m'en aller quérir une aide appropriée au transport de mon courrier en l'officine du bureau des postes. J'ai pris grand soin de rédiger ma missive en les termes les plus courtois et les plus convenables, et après avoir refermé l'enveloppe avec soin, je l'ai glissée dans la poche de mon loden vert bouteille, et suis sorti de chez moi. Dehors le brouhaha de la rue agresse mes oreilles, je ne peux concevoir tel vacarme, comment se fait-il que l'on autorise des volatiles aussi vulgaires que des moineaux à ouvrir leur bec de si bon matin, risquant ainsi de heurter les gens dans leur quiétude mentale duement méritée. La rue qui mène au bureau des postes françaises est bien escarpée, et il est dur de la gravir sans s'essoufler quelque peu. Mais le courage et la constance s'étant penchés de concert sur mon berceau, j'y parviens sans trop de difficulté et mène à bien ma mission qui consiste à affranchir au tarif indiqué la missive que je me dois d'envoyer dans les plus brefs délais.
ouais vous pouvez me donner un coup de pied dans le ionf, histoire de m'achever.

poétique:
En ce jour très glorieux je m'achemine vers toi
La lettre sur mon coeur m'emporte vers l'ailleurs
Et mon coeur pleure et rit, chante et grince à la fois
Je monte vite vers toi, ô mon sublime facteur!
non je n'ai pas honte du tout, et croyez moi, plus d'un quatrain en alexandrins avec césure, c'est du domaine de l'impossible, je n'ai plus 16 ans non mais.


tragique
Rage, douleur et orage douloureux se sont réunis, vainqueurs, au dessus de mon chef (ma tête pas mon supérieur hiérarchique), pour faire de cette journée un lit de douleurs. Cette missive doit partir, mais saurais-je y arriver sans coup férir? Le poids des années (et non de mon popotin graisseux, ca va bien hein) sur mes épaules m'empêchent d'avancer aussi vite que la nécessité me l'impose, et le chemin se fait escarpé pour faire choir mon corps lourd de regrets. Je le sens, je le sais, l'homme des Postes ne voudra pas de moi, j'ai tout quitté en vain, et ma missive à la main n'y pourra rien changer, pas plus que mes yeux éplorés et mon coeur qui saigne.
deux élément stylistiques angel hand made se sont glissés dans cet extrait, vous devriez réussir à les retrouver si vous avez bien suivi depuis le début, sinon tant pis pour vous.

Voila mes petits amis du vendredi, que le style soit avec vous, et rapellez vous, tout est blogable, mais faut le faire avec classe.
[réajuste sa bretelle de soutif, renifle, et sort]



* mon chat, bien que couillon, décline toute responsabilité. Oui j'ai osé faire une vanne pourrite dans une asterisque, allez jetez moi donc vos claviers à la face: je m'en contrebalance grave, je suis de titane, j'ai pris un doliprane.

10 mars 2005

attention c'est la PUB!

J'arrive dans quelques temps avec une grosse note (non pas un gros popotin, oh eh ça va) mais en attendant, je ne saurais que trop vous recommander d'aller lire cette fille qui m'a fait pleurer de rire, et totalement rassurée quant à la normalité de mon Gnomazizi qui a le même âge que son Grosbout. Un énorme merci à Isadora pour me donner des liens aussi chouettes, et éclairer mes mornes après-midi de mars tout moches.

Et un autre texte est en ligne chez Agathe qui ne blogue toujours pas et qui, je le sais de source sûre, écrit le troisième.

De quoi vous faire patienter.
Non mais parce que vu mon mal de crâne, vos petits coups sur la porte, et vos regards par dessus mon épaule, ça me stresse.
(je suis folle, là c'est clairement identifiable, folle à lier, et vous continuez de lire, en plus!)

08 mars 2005

alerte généralisée!

De manière préventive, de façon complètement arbitraire, je suis désolée, mais je dis non. En fait je rectifie et je hurle NON.

Mais mais mais pourquoi me mettre dans un état pareil? C'est très simple.
Cela se résume à un mot, un seul, soyez prêts, il arrive, on reste calme et on respire par le nez:
poux.

Ah vous voyez, vous aussi vous commencez à vous sentir mal et vous vous grattez la tête, si si je viens de vous voir à l'instant ne me mentez pas!

Pour ceux qui n'ont pas suivi ma fabuleuse et édifiante lutte contre les poux il y a deux mois, vous pouvez lire avec horreur cette abominable saga ici: 1 2 3

Quand j'ai vu ce midi en allant chercher la Lutine, la petite affichette fatale à l'entrée de sa classe, annonçant en rouge sang le retour des bestioles grouillantes, mon propre sang n'a fait qu'un tour.
Les voyants se sont mis au rouge et voici un peu près (retranscription sommaire) ce qui m'a traversé l'esprit:

ah ouais carrément je nous tond tous les 4 de manière préventive, ça ira plus vite

j'envoie la gamine à l'école avec du cellophane autour des cheveux, et dans des sapes en plastique, ça doit bien pouvoir se trouver, les poux ne pourront pas s'accrocher, niark niark

en même temps faire l'école à la maison c'est bien aussi, c'est pas comme si je n'étais pas instit hein

faut instaurer un sas de décontamination à l'entrée de l'appart, je la désape, je met son linge direct dans la machine, je lui fais un shampooing traitant, et ce tous les soirs d'école jusque fin juin

si je réussis à trouver quel est le parent inconscient qui n'a pas traité son gnome alors que toute cette fichue classe a eu des poux, je lui présente la prochaine facture et je la lui fais manger, lentement, et assaisonnée au parapoux, pour le goût, sacrebleu de mille sabords

non pitiéééééééééééé s'il vous plait pas une seconde fois pitiéééééééééééé non non non

Flippant n'est-il pas?
Mais vous savez bien que je suis une fille très raisonnable (qui rigole? on se dénonce!) et du coup j'ai juste réajusté les tresses de ma fille à l'heure du déjeuner, et lui ai mis de la lavande derrière les oreilles et sur la nuque, dans son chapeau et sur le col de son manteau.
Et l'angoisse me serrant les tripes, je l'ai remise à l'école cet après-midi.
Mais je préviens, que si je dois subir une nouvelle invasion, je ne répond plus de mon état mental. Ca va être la berezina des neurones, le waterlo du moral, pfffff j'en perdrais même la force de bloguer. Et ouais. Vous savez ce qui vous reste à faire: croisez tous vos doigts et vos orteils. Merci.



Ceci étant dit, je voulais vous dire un truc important et qui requiert toute votre attention. J'ai une copine, apellons là Agathe, qui écrit des textes vraiment chouettes et rigolos. Elle ne veut pas bloguer mais veut les faire lire. Oui elle est compliquée un peu, c'est pour ça que c'est ma copine. Et comme je suis trop une chouette gonzesse, ben je lui ai mitonné un tit blog où je metterais moi même en ligne ses textes. Comme ça tout le monde est content, vous parce qu'elle écrit rigolu figolu, et elle parce que vous allez bien sûr lui laisser des commentaires (si vous allez lui en laisser plein, parce que vous êtes des lecteurs hyper bien tout ça).
Alors, hop on fait faire de la gym à son mulot (les bourrelets de l'hiver c'est moyen gracieux) et on clique sur:
agathe ne blogue pas

07 mars 2005

open your mind mouth

Si vous étiez déjà là à l'ouverture de ce blog fabuleusement extraordinaire qui est le mien, si si fabuleusement extraordinaire rhôôôôô, vous vous souviendrez d'une note, dans les toutes premières, où je m'extasiais de ma nouvelle faculté à ouvrir ma bouche plus facilement devant les gens qui m'escagassent et me courrent sur la moële épinière. Avec mes trente ans tous neufs, je faisais ma belle hein. Parce que je me rend compte aujourd'hui du long chemin qu'il me reste encore à parcourir pour réussir à parvenir au niveau de mon papa par exemple.
Mon papa qui, un soir, à Paris, alors que nous rentrions de je ne sais où, je devais avoir peut-être 10 ans pas plus, mon papa donc, qui avisant un type entrain de pisser contre un mur dans la rue, lui dit ces mots sublimes qui restèrent gravés à tout jamais dans mon jeune esprit (la preuve je vous les livre intacts aujourd'hui): eh fais gaffe, tu pisses sur ta laisse!
Il faut le reconnaitre: c'est super fort. En même temps mon père n'a jamais eu peur de se prendre une beigne, vu qu'il frappe toujours le premier. Ce qui n'est pas bien les enfants, ne prenez pas exemple sur lui.

Alors moi je voudrais bien faire pareil, dire des phrases qui butent devant des cons qui m'agacent le paysage, qui me défrisent le poil de fesse, qui m'esquintent les nerfs. Parce que le peu de fois où je l'ai fait, passé ce frisson de j'ose/j'ose pas, c'est tout de même extrêmement jouissif.

Cependant, jeudi dernier je n'ai pas osé et depuis cela me ronge un peu. Un peu juste, n'allez pas imaginer que je reste obsédée depuis à remâcher la situation et à la recracher différente de la réalité. Non non non. Au pire j'écris cette note, qui sera un bon entraînement pour une prochaine fois.
Je vous situe vite fait le truc.
Jeudi 3 mars, jour de grêve SNCF, jour de neige. C'est la panique dans les transports en commun de la capitale et de la banlieue.
Dans notre petite gare, 4 adultes et 5 enfants attendent un train pendant une demi-heure pour se rendre à SeaLife, un aquarium qu'il est bien mais qu'il est loin, le bougre. Ils attendent une heure, parce que grêve plus neige, le conducteur du train il reste au chaud au rade du coin à se boire des mousses avec les potes. Peut-être même il rigole et trouve que la neige qui tombe c'est joli. Non je n'extrapole pas, deux trains sont passés dans l'autre sens pendant qu'on se gelait le cul à l'attendre et à sourire devant les enfants dont c'était le grand jour. Et oui on était obligés d'y aller ce jour là, on avait des places moins chères pour un jour donné, le 3 mars donc*.
Mais j'abrège, au bout de 4 heures, on réussit à arriver à destination, alors que normalement une heure et demi suffit. On passe un excellent après-midi, quand survient obligatoirement le moment de rentrer. Les enfants sont fatigués, il neige toujours, il grêve toujours aussi. Si le RER est pris en début de ligne, et que donc nous pouvons tous poser notre popotin épuisé pendant le trajet, le train de banlieue que nous prenons ensuite, nous le prenons en milieu de ligne. Et là il n'y a pas de place. Et là on s'engouffre dedans: 4 adultes, 4 gnomes et un minignome dans une poussette. On reste dans l'espace central parce que notre postérieur, si fatigué soit-il, on peut rêver pour le poser. Et voilà mon chéri avec son fils de quinze mois dans les bras, planté au milieu des gens, ne pouvant se retenir à rien, la barre la plus proche étant vraiment loin. Et il y a environ 4 pécos entre la barre et lui de toutes manières...
Et là, séparée par deux personne de mon bébé qui tangue dans les bras de son père, il y a une rombière posée sur un strapontin. Une bonne femme de 60 ans maxi, avec une permanente blonde que même Line Renaud elle n'en voudrait pas, des boucles d'oreilles qui brillent, et un manteau de fourrure. Déjà elle a tout pas bon la dame. J'apprendrais ensuite par Alix qui regardait par dessus son épaule, qu'elle lit le programme de De Villiers, et donc elle a vraiment tout pas bon du tout et en plus elle pue du cerveau.
Vous croyez que la grognasse elle va se lever? Céder sa place à un jeune papa qui risque de faire une chute avec son bébé dans les bras? Non non non, la poufiasse elle reste assise sur son cul flasque et elle ne fait même pas mine de lever les yeux de son papelard torche-fesses. Elle est littéralement absorbée par sa lecture vomitive figurez vous.
Là j'aurais du ouvrir ma bouche.
J'ai bien envoyé quelques sarcasmes qui ont reçu toute l'approbation des voyageurs autour de nous, qui m'ont lancé des regards entendus sur la relouserie de Radasse en Fourrure 2005, mais c'est tout.
Et je regrette.
J'aurais voulu lui dire de lever son gros cul et de céder sa place bourdeldimerde. Mais je n'ai pas osé, j'étais fatiguée, et puis voilà quoi.

Allez je m'entraîne:
niveau 1
Dites moi serait il possible que vous laissiez votre place à mon compagnon qui rique de tomber avec mon bébé dans les bras?
niveau 2:
Auriez vous l'extrême obligeance de céder votre place à mon compagnon avant qu'il ne vous tombe dessus avec mon fils de 15 mois dans les bras, et croyez moi 10.5 kilos sur la tête, ça fait mal, permanente ou pas.
niveau 3:
Malgré votre surdité apparente et votre cécité flagrante, je vous prierais de bien vouloir céder votre place à mon chéri qui en a marre de manquer se vautrer toutes les trois minutes avec notre bébé dans les bras, voyez vous. Vous ne me semblez pas si vieille que vous deviez rester assise, si?
niveau 4:
Ok, on arrête de lire son papier de facho, et on se lève pour laisser la place à mon chéri avec notre fils dans les bras, et plus vite que ça. Sinon je tire le signal d'alarme et là, la journée va être vraiment pourrie, bordel.

Je trouve que j'ai des dispositions, non? Reste juste à les mettre en application.
Le prochain qui m'agace, il va dépoter sévère. Ou pas.




*note pour plus tard: ne pas prendre de places pour un jour précis. Ca peut mal tourner. Et oui.


Et toujours 2 posts sur LARIRETTE.

05 mars 2005

et c'est reparti mon kiki

Voilà j'ai une nouvelle copine. C'est ma fidèle alliée on va dire. Dans peu de temps vous pouvez parier que je la traiterais de tous les noms et vous aurez raison. Le premier d'entre eux sera salope, mais ça tout le monde le sait.
Donc oui, j'ai racheté une balance. Je l'ai payée 10 euros seulement car le Gnominator sévit toujours dans nos contrées.
Et puis quand je l'ai eu rapportée en mon logis, je suis bien évidemment montée dessus.
Pourquoi me direz vous aura-t-il fallu que je choissise ce jour-ci particulièrement pour racheter une grognasse de balance?
Flashback.
Ce matin j'étais confortablement allongée, entrain de lire avec délices Cat le Psion, suite d'un roman de SF que j'avais adoré quand j'avais 15 ans, et je peux vous dire que de lire la suite 15 ans plus tard c'est absolument fabuleux et savoureux (grand merci à Bruno d'ailleurs, et vive les ouichlistes!) mais je m'égare. Ce matin je lisais donc et ma main négligemment plongeait dans le sac de petits fours LP pas chers du tout mais pas dégueus, ceux que mon Gnome adore (super alibi pour en acheter). Jusque là pas de problèmes.
Vient le moment de me lever, grosse feignasse que je suis, et de se diriger vers la salle de bain: je prends ma douche et ensuite, au moment de m'habiller, je veux enfiler mon jean, celui que curieusement depuis un mois et demi je délaisse au profit de ce pantalon en maille souple acheté au départ pour ma dernière grossesse et que je trouve si confortable, taille élastiquée oblige. Et là damnation horrifiation et petits lardons, je ne ferme plus le bouton! Mais pas du tout du tout du tout hein, pas la peine de rêver, et même si à force d'asphyxie j'y parvenais miraculeusement, je pense que la bouée qui rejaillirait par dessus la ceinture ainsi close, serait du pire effet au niveau de la silhouette: bonhomme michelin staïle, top glamour à PneuLand.
Bouhouhouhou. Non. Surtout ne pas pleurer. Se dire qu'il fallait s'en douter qu'un mois de frites-mayo et fromage, un mois de petits gateaux par ci et de boissons aux oranges par là, ça allait moyen le faire! Ah il a bon dos l'hiver hein. Ben bravo. Ce n'est pas comme si j'avais déjà 30 kilos à perdre, non non. Pffffff tiens.
J'ai ravalé mes larmes et renfilé mon fût de grossesse, à midi j'ai mangé du riz, des légumes et du poisson blanc, et ce soir j'ai fait de la soupe. Super délicieuse ceci dit, je suis très forte en soupe, même ma Lutine en réclame, c'est une preuve irréfutable je trouve.
Et oui vous êtes bien curieux, donc je crache le morceau: j'ai pris 2 kilos.
Régime time, avec petit bandeau en haut du blog pour suivre tout ça, et j'en ai aussi profité pour mettre mes liens à jour, si ce n'est pas la classe ça y ressemble.
J'ai aussi racheté de la glace menthe-choco, et OUI c'est définitivement une bonne idée. Je me comprends.

Allez haut les coeurs, le printemps arrive (il parait).

tong powa








Mon dieu j'ai réussi à mettre cette vidéo en flash, oh mon dieu, limite je suis un génie non?
Comment ça non?
Pfffffff.
En attendant vous pouvez admirer le pouvoir transcendant de mes tongs qui marchent dans les 5 cms de neige qui recouvrent ma ville et la rendent plus jolie.
Et ouais.

04 mars 2005

i ALWAYS love you



En réponse à ce post sanguinolent il se trouve que Miss Fredoche a trouvé rigolo de m'envoyer ce fanart très particulier certes mais surtout très approprié en ce moment (voir deux posts plus bas). Et il faut bien dire que j'ai bien rigolu, même si cela vient de l'hôpital et que l'hôpital ce n'est vraiment pas un truc glamour ni joyeux hein, mais juste que l'idée même du fanart est juste trash comme il faut, et c'est chouette. Et pis Flippy il invente des mots que ma maman utilise depuis des années, et de me dire que de ces deux esprits si différents sort le même mot trop classieux, cela me fait m'interroger sur le patrimoine linguistique universel à travers les âges (ouais ouais je fais ce que je veux avec mon cerveau).
Je vois que vous vous languissez de connaitre ce mot fabuleux, ce mot qui tourne bien en bouche et qui est d'une telle adéquation objet/substantif qu'on ne peut qu'en rester pantois: PATACUL.
Oui ma mère ainsi que l'illustre Flippy, dénoment de cette façon poétique les protections féminines oversize. Et plus particulièrement celles que l'on nous fournit gracieusement dans les hôpitaux. Bien qu'en Suisse je trouve qu'elles sont plus petites qu'en France. Je ne chercherais pas à savoir pourquoi, même si ça me démange le clavier, après on va verser dans le sordide.
Pour finir en beauté, je vous informerais donc qu'Alix dit: planche de surf. Et ouais.
Quant à moi je ne dis rien, pour une fois. Ah si, pour l'autre façon d'enrayer les niagara's fall, je dis spoutnik.
Et vous?

Merci à Fredoche pour ce SuperFanart viendu par les Postes suisse et française jusque dans mon chez moi, et pour avoir inspiré un post qui restera dans les anales sur le champ lexical des protections hygiéniques. Et je rajoute, que sur la photo, c'est moi qui ait écrit, qu'on ne se fasse pas de fausse idées eh oh!

02 mars 2005

il faut être courageuse!

Je ne peux plus reculer ni procrastiner à donf les manettes plus longtemps: il est temps pour moi de faire un max de trucs qui traînent, de prendre mon courage à deux mains (avec un treuil) et de m'en aller par les chemins sinueux de l'informatique vers un ciel plus radieux.
Non mais parce que sans déconner, j'ai 632 photos à traiter, trier, classer, télécharger, faire tirer. J'ai les comptes à faire depuis fin janvier. Des sauvegardes de photos, des sauvegardes de fichiers en tous genres, l'informatique aura ma peau. Et ensuite installer XP, qui prétendument va résoudre tous mes problèmes.
L'informatique des fois c'est la plaie absolue, rien n'est simple, un tas de bûches qui me tombe sur le dos et m'écrase les arpions..
Des fois l'informatique on a envie de le passer à la moulinette, lentement, sur force 1, pour qu'il souffre un max.

Allez hop j'y retourne, si vous n'avez pas de nouvelles d'ici vendredi soir, composez le 15.
Et arrêtez de chialer comme des mauviettes je ne vais pas vous manquer tant que ça hein.
**sob**