16 octobre 2005

ne rien laisser perdre

Aujourd'hui j'ai fait 5 lessives, et je suis allée à la laverie sécher tout ca, avant de le ranger dans mes placards (manquer me casser la goule mais c'est une autre histoire). La 6ème lessive tourne, je ne vais pas tarder à l'étendre.
J'ai collé mes 150 photos qui me restaient dans l'album, et j'ai daté les photos depuis le mois de mai de l'année dernière.
J'ai rangé l'appart.
Mis les piles de l'APN à charger.
Hier j'ai mis des trucs dans des cadres, trié et ordonné des photos, fait et étendu une lessive, rangé des bidules.
Avant hier, j'ai aidé Alix à organiser et ranger la nouvelle chambre de ses filles.
Demain, je compte lessiver les sols, faire les vitres, ranger le linge sec, commenter mes photos dans l'album.
Après-demain, j'aimerais assez ranger la chambre de ma fille et la nettoyer à fond, et puis aussi faire mes comptes le soir, ceux qui traînassent depuis début septembre.

En fait.
Ce n'est pas compliqué.
J'optimise à mort le fait que quand le KetchupMonster ravage mes Allways Goodnight, Miss Ajax Fêtes des Fleurs reste à demeure. Autant qu'elle se rende utile cette cruche.

14 octobre 2005

coincoin design



Oui il est bel et bien possible de devenir accro à sa propre création, shooté à ses 6 ans d'âge mental, oui oui. La preuve ci dessus hein.
En même temps vu que le marteau piqueur dans ma tête refuse de s'arrêter de danser la macarena avec ses bottes cloutées et de jouer des castagnettes en même temps avec mes mâchoires, je n'ai pas de multiples possibilités d'occupation aujourd'hui. Je suis en phase de végétatisme avancé même.
Désolée.
Si vous vouliez une note digne de ce nom, adressez vos réclamations par mail à sinusiteangel@murphy.org.

13 octobre 2005

coin coin automnal

Le coin coin commençait à se geler le popotin avec la fraicheur qui s'en vient au petit matin, alors, tout en préservant la douceur de l'été indien, hop, nouvelle garde-robe.
Faites mumuse, c'est fait pour.
Love sur vous.


12 octobre 2005

intermède ludique



Retrouve:

>> le propriétaire:
- a n g e l
- la Lutine
- le Gnomazizi
- Chéri

>> l'heure:
- 05h30
- 07h20
- 07.10, 07h40, 08.30, 17.15
- 09h15

>> le contenu:
- lait de croissance wiz banania ajouté
- thé (parfum changeant avec l'humeur)
- demi-litre de rhum
- café


Une erreur s'est glissée dans cet édifiant et subtil questionnaire, sauras-tu la retouver (elle aussi)?
Un indice: l'erreur n'est pas 05h30. Malheureusement.

11 octobre 2005

imminent

Avant-hier, il y avait une Furie dans mon logis.
Elle braillait sur tout pour tout, elle râlait, elle s'énervait, y'avait pas intérêt à l'approcher, c'est moi qui vous le dit. Voyant que Chéri n'en avait rien à battre de ce qu'elle disait à propos des tâches ménagères et de respecter le travail d'autrui, fut-ce le simple fait de passer l'éponge ou la serpillère, la Furie a upgradé subitement en SalopeAbsolue (very dangerous, ne répliquer sous aucun prétexte, ne pas regarder en face), s'est saisi du mulot innocent du portable du Chéri, et a effacé en 4 clics et un petit coup rapide sur la touche Suppr, deux heures de boulot. Un rendu pour un vomi. Na.
Je sais elle est super méchante, une saleté de teigne qui pue le moisi entre les orteils et elle mérite d'être vouée aux gémonies, mais comme elle ne sait pas ce que c'est, je crois bien qu'elle s'en moque totalement. C'est mal. Oui.

Hier, il y avait un Glouton dans ma maison.
Il avait super faim l'animal, et il fallait qu'il mange. Il faut bien dire que plusieurs trucs lui sont passés entre les mâchoires, pas toujours très licites, et le plus souvent prohibés par la loi WW du 13 août 2005, et ça n'a pas arrêté de la journée. Si une certaine Lutine s'étonne de trouver sa réserve de gatals pour le goûter totalement mise à sac, on tient le coupable. Hum. Le Glouton a même fini par empoigner son téléphone d'une main tremblante (limite hypoglycémie, on se demande bien comment c'est possible, mais passons) pour appeler une certaine Alix et l'entraîner au resto chinois le plus proche, afin de s'y goinfrer du menu à 18 euros. Même pas peur des Marie-Nadège le glouton, ah ça non. Il les a toutes gobées, et avec délectation et fort grognements et soupirs d'aise divers et variés (et non pas avariés, comme on aurait pu le craindre).

Aujourd'hui il y a Miss Ajax Fête des Fleurs dans ma demeure.
Alors elle est toute fofolle, elle gigote dans tous les sens avec son éponge et son pshiiiit anti-poussière, son gel javel pionch et son sopalin, elle range, réajuste, cleane les tours de portes et la salle de bain, récure la cuisine, époussette, aspire, et fédulogise les 65m², façon fifties houseworks ze riteurne of ze white tornado. Home clean home et tutti quanti. Même Joe l'Aspiro s'est fait rincer l'estomac avec une purge à base d'eau savonneuse. Pour dire.

Demain, les probabilités me semblent donc assez élevées pour que Ketchup Monster s'invite dans mon protège-slip. Et qu'il ne soit pas content. Du tout.
Youpi.

cette note vous a été aimablement offerte par la Société Hormones et Cie, toute réclamation se fera donc auprès de leur SAV, ouvert 5 jours non stop tous les 28 jours.

10 octobre 2005

POUBELLE BOY!




Dans cette note de la toute fin d'août, Din disait avoir vu dans mon chez moi un petit garçon courir avec une poubelle à couches (vide je précise au cas où il resterait des perfects mums sur ce bloug) sur la tête et dans un état proche de l'euphorie totale. Prenant le relais de TêtedeSeau Girl, à la retraite depuis quelques années déjà, mon Gnome se transmutait sous nos yeux ébahis en TêtedePoubelle Boy. Il a, je dois l'avouer, quelques échapées de folie douce en TêtedeBassine également, et parfois, mais rarement, il prend le réducteur des toilettes, celui qu'il n'utilise pas (oui pour ça il faut être propre et ahem, bref, rien) et il se ballade dessus dans tout l'appart, au volant de son véhicule super puissant. Ouais même les super héros Poubelle Head style ont des bagnoles qui dépotent oh!

Et aujourd'hui, sous vos yeux équarquillés et en exclusivité mondiale, Tête de Poubelle Boy dans une série de deux tofs délires, je sais, c'est merveilleux.




Ne me remerciez pas.
(pas de tomates non plus, merci, je suis fatiguée)

07 octobre 2005

le véritable visage de murphy

Je vais commencer par un petit rappel pour ceux qui viennent de débarquer de Mandchourie Occidentale, histoire que tout le monde soit au même niveau.
Aujourd'hui nous alloos parler de la loi de Murphy. Qu'est ce donc que la loi de Murphy? Il s'agit de la loi communément appelée de l'emmerdement maximum. A savoir que si quelque chose de pire doit arriver dans n'importe quelle situation dite "à risque potentiellement chiant" cela arrivera. Voire pire. Cela c'est la version officielle, celle que l'on imagine rédigée par un petit bonhomme rondouillard en redingote désuète, chauve et jovial, dans un salon d'un cottage très british, devant sa bow-window et ses canards empaillés. Celui qu'on imagine rigoler en passant ses pouces dodus sous ses bretelles à carreaux, quand il songe à la tartine qui doit obligatoirement tomber du côté confiture, et que si bien sûr on l'attache face tartinée vers le haut sur le dos d'un chat que l'on jette du 3 ème étage, chat qui doit lui toujours retomber sur ses pattes, ahahahahahaha, que va-t-il bien pouvoir se passer mes petits amis?

Mais la vérité est tout autre mesdames et messieurs, oui la vérité est ailleurs comme le disait si bien un certain Fox avant de sombrer dans un délire paranoïaque à rebonds multiples et obscurs.
En fait Murphy ce n'est rien qu'un sale con qui prend son pied à écrire des saloperies de lois pire qu'un herpès labial sur un tableau de Courbet. Oui. Murphy c'est votre sale voisin de pallier, celui qui vous scrute par son judas, qui laisse ses poubelles éventrées qui exhalent de doux parfums de tripes à la mode de Caen moisies sur votre paillasson, qui pète dans l'ascenseur, qui fracasse votre boîte aux lettres parce qu'il a perdu les clés de la sienne et qu'il est miro, qui bute votre chat à la mort-aux-rats et terrorise vos mômes avec son dentier amovible et son oeil-de-verre. Le vrai Murphy ne jette pas le chat du 3ème étage avec une tartine de confiture attachée sur le dos pour essayer de prouver l'existence de l'hyper espace et diffuser la vidéo sur le oueb, non, Murphy attache une tartine de merde sur votre dos et vous jette par dessus bord pour vous expédier directement ad patres saluer le Grand Fourchu. Ouais il est comme ça Murphy. Il ne veut pas seulement t'emmerder, il veut te faire bouffer les pissenlits par la racine après t'avoir torturé au maximum.

Et je ne dis pas ça parce que les seules chaussures que je pouvais mettre avec mon atelle, les si jolies pompes à scratchs de touriste est-allemande, viennent de craquer ce matin deux minutes avant de partir pour l'école. Au pied droit bien-sûr. Celui qui doit être bien maintenu. Et qui ne l'est plus.
Non je ne suis pas énervée. Du tout.
Même si ça m'emmerde.
Au maximum.

Je vais juste devoir remettre mes tongs en attendant de virer cette atelle mardi prochain.
Oui mes tongs.
Mais tout ira bien pour moi hein.
Espérons que Murphy sera en ouikend prolongé de vendredi 16.00 à mardi 17.00.
Oui voilà.
Espérons.






bonus: le procès pour indemniser mon chat à essorage rapide est en ligne chez mister Ka-ly. Merci à lui.

bonus (2): Xetra, mini donzelle à blog bleu, n'a pas attendu qu'on lui passe le relais de la 23ème note (et sa fameuse 5ème phrase)et avec son originalité habituelle, a habilement retourné la situation. Bravo!

05 octobre 2005

en bleu et jaune

Je tiens à dire à mon Chéri que je voudrais bien le voir enceint, une fois, une seule, pour que je puisse rigoler aussi. Parce que se moquer 6 ans plus tard de sa pauvre femme enceinte, et de ses tenues vestimentaires particulières, ce n'est pas très correct. Non mais. Alors oui, les 3 derniers mois, quand j'étais enceinte de la Lutine, je ne quittais pas ces très confortables pyjamas en jersey à taille élastiquée et veste boutonnée, que j'avais comandés par correspondance. Certes leur couleur uniforme n'était pas des plus seyantes. Mais de là à m'affubler de doux surnoms énamourés comme le Schtroumph Obèse et le Canari Géant, vraiment, il y a un abîme que l'amour et la compassion ne devraient pas pouvoir franchir. Surtout quand on dort avec des chaussettes et que l'on traîne à travers tout l'appart des vieilles savates pourrites. Ah on fait moins son malin là. A bon entendeur...



Et aujourd'hui Din a 20 ans, c'est la totale éclate, voilà, donc hop, dessinage:




**API BEURSDAI MISS**

03 octobre 2005

injustice (wiz bonus tracks)

Il va bien falloir que je soulage ma conscience. Je me sens tellement mal d'avoir participé à une telle abomination. Pourtant je croyais être dans mon bon droit, mais je ne savais pas. J'ai honte. Oui. Et quand mon Chéri lira cette note, la culpabilité marquera de son sceau infâme son front soucieux qui porte déja les nombreux sillons de la lassitude face à ces ignares de première S (non mon amour tu n'as pas de rides, ceci est une métaphore, t'es prof de quoi déjà? hum?)
Je vous explique, je déballe tout, je me sentirais tellement mieux après.
Ce matin, tôt, à l'heure où la lumière commence à peine à poindre au travers des brumes de la nuit, alors que mon Chéri et moi dormons du sommeil du juste, que l'appartement est calme, bercé par nos seuls ronflements, que le Gnome s'est rendormi sur son bib de 05.30 (non vous ne rêvez pas, cette bouse petitdéjeune à 05.30 du mat, c'est monstrueux, et le SAV ne veut rien savoir), que la Lutine rêve à ses fées multicolores, un bruit.
Je me réveille à moitié, et toute préoccupée de retourner vite fait dans la tranquillité de mon pionçage interrompu, je comprends vaguement que mon chat est entrain de farfouiller dans ce grand sac de papier qui est à côté de mon bureau, celui que ma mère m'a fait porter hier soir, via mon bro. Un grand sac de papier, avec trois boîtes en cartons pleine de mes jouets et babioles d'enfance qui m'ont a moitié arraché des larmes d'émotion, alors que j'essayais de défendre mes maigres possessions du passé des doigts crochus de mon aînée, attirée par l'aubaine, vous pensez bien.
Ce bruit de sac en papier remué m'agace. Qu'est-ce qu'il fiche cet abruti de chat? Un coup de coude dans le Chéri et il se lève à moitié en vociférant en mode assourdi, pour ne pas faire pire que mieux et réveiller le Gnome. Il doit être 06.15 à peine. Le chat se barre. Nous nous rendormons.
Le bruit recommence.
Mais ce n'est pas possible, il fait exprès, il veut sa gamelle, là maintenant, mais qu'est-ce qu'il devient pénible avec les années ce bestiau, alors que son frère, lui, est en pleine phase d'écrasage de coussin, quelque part dans l'appartement. Re-coup de coude, le Chéri se lève aux trois quart et râle de plus belle, et je crois bien qu'il y a eu quelques insultes de proférées à l'encontre du félin. Le chat se recasse, genre dans la cuisine, il doit espérer qu'on va lui servir son whiskas Champion en avance, il peut toujours se brosser, ça lui fera un beau poil. Il doit être 6.30. Plus qu'une demi-heure de sommeil.
Grummmmbbbllllll, fais chier ce chat de merde putain grummmmbbbllll rumpsheeeeeeeeeee.
Le bruit revient, de plus belle, le chat doit être dans le sac là ce n'est pas possible, mais qu'il est relou celui-là, si ça continue il n'aura rien à manger avant ce soir et puis voilà, puis même s'il continue il va finir à la SPA, parce que là franchement y'en a super marre, et l'idée d'une étole en peau de chat apparait comme un truc jouissif. Un petit coup de coude supplémentaire plus tard, et l'Homme de la Maison, furieux, se lève, vois le chat filer dans la cuisine, le course, le tope, se bouffe la commode dans la tronche avec le chat tenu par la peau du cou, et va dans la salle de bain où il balance le chat sous l'eau froide parce que quand y'en a marre c'est trop tard: y'a douche. Je sais ce n'est vraiment pas gentil, mais après on a la paix, le temps que monsieur le chat se sèche et se lèche. Habituellement quand nos chats sont très pénibles, ou qu'ils font de grosses bêtises, on les flanque sur le pallier, ils détestent, pour eux rien ne vaut le confort du canapé, alors les escaliers, c'est la Sibérie vous pensez bien. La douche c'est dans les cas extrêmes. Et vu que l'animal depuis quelques jours a un lourd passif de Faisons un max de bruit tôt le matin pour que l'Abruti se lève et que la Feignasse à moitié endormie lui demande de nous nourrir, ben, PLOUF.
Donc, plouf, splatch, meouuuuuuuuuuuuuu.
Et quand le Chéri revient se coucher, il apporte avec lui un bonus de qualité, un Gnome très bien réveillé, qui se fera une joie de nous gâcher le dernier quart d'heure de sommeil rescapé, en nous faisant des câlins et en jouant à dada sur nos corps mollement avachis et exténués, déjà.


Seulement.



Seulement, tout à l'heure, en fouillant dans mon grand sac de papier, celui qui contient les trois boites à souvenirs et jouets, qu'est-ce que je trouve?
Une araignée, du sang d'araignée, et des tripes d'araignée. Une grosse bestiole zigouillée par mon petit garde du corps félin préféré. Qui ne faisait donc que son devoir de garder la maison des intrus à huit pattes. Qui n'a pas pu savourer sa victoire en bectant la chose qu'il venait de mettre K.O. Car on l'a traqué et passé sous l'eau glacée. Snif. C'est tellement injuste: qu'allons nous pouvoir faire pour réparer ça mon petit minou à moi que j'aime, hein?
Allez tournée de croquettes, j'enverrais mon Chéri en chercher chez Pionch quand il rentrera du taf, ce sera sa pénitence pour avoir négligé de faire une enquête préliminaire poussée avant d'appliquer bêtement la peine maximale.
Des dommages et intérêts pour un chat, oui la folie me guette.




En bonus track, un aperçu des trucsbidules de quand j'étais petiote, celles que mon vaillant minou défendait contre l'attaque arachnéïde:
(ambiance Cali, ON:)






Et pour finir, Madame RACONTARS m'a refilé un trucmachin zarbi, la nouveau virus qui court les blogs, et donc atchoum, je l'ai attrapé.

Je devais donc retrouver ma 23ème NOTE et en extraire délicatement mais efficacement la 5ème phrase, pour l'offrir à vos yeux ébahis. Et ça tombe vraiment bien, c'est la première note qui parle de mes chats, et donc:
Deux frères de portée, ils ont 6 ans, et probablement pas le même père.

Je sais c'est la transcendance ultime de la phrase bloguesque, remettez vous de vos émotions, et hop je passe le machinchose à (5 obligés):
Alix
Isadora
Stellou
Mushroom Hunting
TiRui

Allez on met son joli casque de spéléologue et on part fouiller ses archives lalalilou.

30 septembre 2005

mode lecture ON:

La Lutine est entrée au CP. Ca fait un mois qu'elle bosse comme une folle, qu'on la séquestre toute la journée pour lui apprendre à lire et à comptern à écrire aussi, qu'on lui inflige des devoirs, que son temps de jeu a sévèrement diminué, et que zut à la fin. Elle commence à s'y habituer. En grognassant, mais tout de même, elle a retouvé le sourire. Tout ça parce qu'elle commence à déchiffrer des trucs, et donc à percevoir réellement la finalité globale du truc. A savoir: lire. Lire tout ce qu'elle veut.
Dans l'ordre:
des histoires pour sa bouse de frère
ses livres et dieu sait qu'elle en a
la suite du livre qu'on lit ensemble tous les soirs ou presque
les bédés des Winx dans la magazine du même nom (no comment please)
les affiches dans la rue et les enseignes, les pubs, les plaques minéralogiques (non je déconne oh!)
ce qu'il y a d'écrit sur l'ordinateur de maman.

Elle est motivée, c'et super bien, je suis hyper fière de ma poulette et.... non mais attendez? L'ordinateur de maman? Mon... mon blog?


Je suis fichue.



Sinon:




Les gens, faut aller voir chez ALIX parce que j'en suis restée sans voix et vous pareil, vous verrez! Des fois la vie vous réserve de drôles de surprises....

29 septembre 2005

fourre tout (and more)(marius home)

Des fois je me fais des noeuds au cerveau....
Et puis 14 mois de blog, je m'interroge.

Ou alors c'est le spleen de la béquille?


Et puis, occupez vous donc un chtit peu de mon Marius, cadal de Del, que je bisoute (Del, pas Marius, quoique).




adopt your own virtual pet!





edit 18.26 spécial Frédoche:
depuis le 14 août:
- 8.5 kilos selon Pinkie
- 9.5 kilos selon la vieille balance mécanique
- que dalle selon mon miroir

:soupir:
:spleen de la balance:

edit 21.06 spécial Bang Bang:



photos aujourd'hui 18.45


suffisait de demander.

27 septembre 2005

inside angel's head (oui c'est possible)

Remontons le temps.
Allons voir ce qui se passe dans l'esprit d'Angel hier entre 11.30 et 12.20.
Elle a réussi à aller à l'école, et à revenir, elle était en sueur, c'était dur, quand même. Elle a réussi à prendre son petit déjeuner tranquille quasiment (nous saurons dans un petit moment ce qu'elle a mangé, bande de curieux), en mettant le Gnomazizi devant les dessins animés de ce matin, préalablement enregistrés. Merci à Tibère, Connie, les frères Koalas et Trotro, elle ne saurait pas quoi faire sans eux et périrait probablement de faim avant midi... Oui elle est une mère indigne mais une mère indigne avec une attelle et un pied qui fait mal, alors merde.
Allez on y va.
Attention, âmes sensibles s'abstenir.



Là il joue avec un tout petit cagot en peluche.
Il lui donne de la salade en plastique et le couche dans son lit
Il est très sage.
J'en profite.
En plus il fait des bisous à mon pied
C'est trop mimiiiiiiiiiiiiiiiiiii*.
Le cagot fait dodo à côté de mon pied.
La maison est sereine et en paiiix dududu.
A peu de choses près...
Mais à n'importe quel moment ça peut basculer
Et là c'est le drame! Hin hin hin.
Je lui ai filé une feuille de salade en plastique, plus un coeur de salade en plastique aussi plus deux gousses de pois en plastique toujours.
Les légumes verts sont nos amis.
Il n'arrête pas de jouer avec.
On a été les prendre dans la chambre de sa soeur.
Alors bon...
Il fait semblant de les manger et il dit:
ébon!
Il vient de me piquer mon Larousse de poche.
Il le lit à l'envers et en partant de la fin.
Mais ca ne semble pas le passionner.
En même temps le petit Robert c'est mieux il a raison.
Il est allé chercher une mini gazinière.
Et là il cuisine.
Trucs dans la cocotte et cie.
Uhhuhuu trop trop chou.
Par contre le truc moyen glop:
Je crois qu'il dit putain.
argh
Il dit un truc genre:
putaaa
Ouéééééé.
Trop trop bien.
Bon on va essayer de ne plus le dire du tout.
Parce que ça craint du boudin.
Quand même.
La maternelle c'est l'année prochaine.
Il ne sait pas dire chat, il dit maou, mais il dit putain.
On est bien.
Le chat veut lui échapper.
Le chat se réfugie en haut d'une bibliothèque.
Il s'en fout.
Il va dans les toilettes chercher le marche pied.
Et il grimpe dessus.
Il lui crie après: déhan!
Il lui propose sa marmite de soupe maison cuisinée sur sa gazinière mais le chat fait son dédaigneux.
Il est offusqué qu'on puisse refuser ainsi un plat qu'il a préparé avec tant d'amour: ébon maou ébon!
Du coup il crie encore plus fort.
Et il essaie d'escalader la commode.
Les forces d'intervention spéciales vont devoir entrer en action...
Je viens de courir avec mon atelle.
Pour récupérer mon fils suspendu tout en haut de la commode juste par les mains.
ARGH. Non je n'ai pas mal. C'est une vue de l'esprit.
Du coup j'ai fait descendre le chat qu'il puisse le chasser à ras du sol.
Le chat est parti derrière le canapé.
L'enfant est désespéré.
Il n'arrive pas à déplacer le canapé.
Pourtant il essaie de toutes ses (petites) forces.
Faut que je lui fasse à manger.
Mais j'ai trop la flemme.
En plus il a boulotté plein de ma glace menthe choco ce matin**.
Il me faisait des yeux de chat potté.
Alors je lui en ai donné.
Il a fait:
hummmmmmmmmmmmmmmmmm ébooooooooooooon!
Alors je lui en ai redonné.
Il a encore fait:
hummmmmmmmmmmmmmmmmm ébooooooooooooon!
C'est chouette il participe à mon effort régimesque.
Il est très bien ce petit.
Ah il n'est pas content que le chat refuse de sortir de derrière le canapé et de jouer avec lui.
Du coup il est allé piquer le panier des chats dans la cuisine.
Et il a viré le coussin.
Il se met dedans.
Le chat est toujours derrière le canaprout.
Pas folle la bête.
Et voilà qu'il braille.
Et
1. il a regrimpé sur la commode
2 il joue avec Pinkie.
Grrrr.
Il fait pinponpinponpinponpinpon avec le panier des chats retourné sur l'envers dans tout l'appart.
Ah il vient de garer son véhicule sur le balcon.
Je crois que...
Je vais lui faire une purée
+ compote ***
Et qu'ensuite ce sera:
1 aristochats time
2 sieste time
lalalalalalalalalalalalalala.
Surtout qu'il se sert du panier des chats pour grimper dessus et cueillir mon persil!
Y'en a marre.
Et quand y'en a marre
Je téléphone à Alix****.
Eh eh.




* oui Angel est niaise dans sa tête, mais c'est encore sa tête, alors on arrête de ricaner, surtout qu'on sait très bien ce que vous pensez devant les pubs Evian. Si on sait.

* * rapellons que certes Angel est au régime, mais qu'Angel avec une entorse du pied a du accompagner sa fille à l'école et revenir, avec le Gnome en poussette, et la côte ce n'était pas de la tarte, et puis c'est tout.
*** les yeux du chat potté ont encore fonctionné, au final ça a été: mousse au chocolat. Mère faible aussi.
**** Surtout que maintenant Angel a souscrit à l'offre trois numéros illimité 24/24 et que bien sûr le premier numéro sur la liste...

26 septembre 2005

mon grog dans ta face



Pour ceux qui sont venus de chez Din en masse (obligatoirement hein) pour consulter ma sublime et inratable et 100% retour de la santé garanti RECETTE DE GROG, ben là voilà. Oui au dessus. Voilà. Maintenant je vais bloguer. Parce que bon les chtits mickeys ça va bien 5 minutes (ok trois heures de boulot, ahem).

25 septembre 2005

l'immobilité ça puire

Le défi c'était donc de rester 5 jours le plus immobile possible, de façon à ce que demain, lundi, je puisse emmener ma gamine à l'école, avec mon gnome dans sa poussette. Que je sois capable, avec attelle, mais sans béquille, de descendre mes deux étages puis de monter la côte, celle que je me plaignais bêtement de monter quatre fois par jour, avant de me faire une entorse au pied, tout aussi bêtement, en la descendant.
5 jours immobile. Autant dire tout de suite que j'étais ravie. Ravie de voir mon Chéri tourner comme une mouche mourante dans l'appartement en essayant de tout faire à la fois, ses tâches et les miennes, ravie de voir mes enfants sortir sans moi, ravie de ne pouvoir m'occuper d'eux autrement que par des calins ou des lectures de bouquins, et Mimi la souris au bout d'un moment hein... même avec les médocs ça n'aide pas.
Pourtant il faut bien avouer que plus que le fait de rester immobile, les trois premiers jours, ce qui a été réellement pénible, a real pain in the ass comme disent nos amis les ricains, ce fut les déplacements. Mon appartement est certes tout petit, 58m² hors placards, 65m² avec, mais en même temps je ne me déplace pas dans les placards donc on s'en tamponne, et très compact (pas de couloir) mais il m'est apparu subitement comme un champ de douleurs en tous genre. Les 2.50 mètres qui séparent mon bureau du canapé-lit, que jusque là je ne voyais que comme deux enjambées légères et graciles, telle bambi un matin de printemps dans la rosée perlant au bord des feuilles et... ma gueule ok, ben là c'est devenu subitement la lente marche de la baleine sortie des flots, qui se traîne sur ses béquilles, gémissant de douleur à chaque petit bond ridicule, la cuisse gauche tétanisée, le pied droit flottant au dessus du sol.
Et donc oui j'attendais que ma vessie soit pleine à exploser pour me lancer dans l'expédition vers les toilettes, et ne parlons pas de la douche, qu'héroïquement j'ai prise chaque jour, debout sur un pied, pleurant les deux premières fois après un siège de bain pour mamie rouillée, image même de la déchéance physique et mentale que j'avais rapidement atteinte.

Mais le pire, ce n'était pas la douleur, ni d'être dans les vapes, pas plus que l'inactivité forcée, non, le pire, c'était mon Chéri.
Mon Chéri il est super gentil, mais mon Chéri face à la maladie ou au handicap, c'est rien qu'un incompétent notoire. On a beau lui expliquer d'abord gentiment, puis en gueulant comme un putois (oui la douleur n'aide pas au maintien de la zénitude c'est comme ça), rien n'y fait. Il faut supplier pour avoir un verre d'eau pour les médocs, supplier pour avoir une culotte propre après la douche (je devais sans doute rester toute nue, ou bien?), demander chaque chose dix fois, et surtout demander CHAQUE chose, car rien n'est anticipé, en aucun cas, jamais. Et le pompon fut la fois où il se mit au lit, éteignit la lumière du salon, et quand mon ordi fut éteint, je me retrouvais dans le noir, avec mes béquilles, à appeller en vain pendant cinq minutes, alors qu'il dormait à moins de trois mètres de moi. Je voulais qu'il allume, je n'avais pas envie de me vautrer. Il avait mis ses boules quies. Ca résume à quel point il ne comprenait rien à ce qui m'arrivait. Je ne parlerais pas de réel égoïsme, je le connais depuis assez longtemps pour savoir qu'il n'en est rien, juste de la maladresse et de la distraction. Ce qui est déjà beaucoup. Surtout quand on a un défi à relever et une mission à mener à bien. Qu'on sait qu'on est la Sioupeur Mom malgré le pied cassé et les béquilles archaïques.

Et dans ce cas là, il faut agir. Rien ne sert de brailler, de dire des gros mots et des insultes très pas gentilles, même si ça soulage à mort sur le moment, mieux vaut sortir la bonne vieille pédagogie. Le deuxième jour d'immobilité forcée, môssieur m'abandonne, avec mes béquilles vintages, et mon fils endormi, en me laissant un bib de chocolat chaud sur mon bureau, fermé, et une prétendue cassette des Aristochats dans le magnétoscope, au cas où l'enfant se réveille vraiment trop tôt. Ce qui a été le cas. Je me suis retrouvée avec mes deux mains prises par les béquilles à devoir porter un bib à mon Gnome (oui j'avoue, je l'ai porté dans mon soutif, ce qui est assez approprié, quand on y réfléchit, pour du lait) en ayant au préalable fait un voyage pour ouvrir sa porte hein, et ensuite à cloche pied au dessus de son lit j'ai ouvert le bib avant de le lui donner. Et quand fut venu le temps des Aristochats, seul film capable de transformer mon ouistiti sous amphets qui rebondit entre les murs de l'appart en enfant sage comme une image d'épinal scotché au canaprout, je me suis retrouvée face à une télécommande de la télé en haut d'une bibliothèque et la mauvaise cassette dans le magnétoscope. Eh eh eh. Youpi.
Quand l'homme fut rentré, il se retrouva promptement mis en situation, après avoir recréé la scène qu'il m'avait aimablement laissée en partant, je l'assis dans mon fauteuil, avec mes béquilles ancestrales à portée de main. Interdiction de poser le pied par terre, et vas-y sautille mon coco, va apporter son bib à l'enfant qui se réveille en chouinant et mets-lui sa cassette. Hin hin hin.

C'est super bizarre mais les trois jours qui ont suivi se sont déroulés aux petits oignons pour moi dites donc? Ce n'est pas un gros nul mon Chéri, juste il avait besoin d'un petit boostage de la compassion par l'expérience vécue.


Et ce qui est vraiment bien, c'est qu'aujourd'hui j'ai réussi à prendre un bain et à marcher sans mes béquilles. Demain, je vaincrais la côte avec mes supers chaussures bleues à scratchs toutes moches et qui me font des pieds ultra glamour... Ahem.


Edit lundi 14.15: J'ai vaincu. Mais le pire était à venir. Ta da da da dam, suspens. Nan je déconne. Ou pas.

22 septembre 2005

clopclop la complainte de l'éclopée



Merci à Din pour le fou-rire, franchement, oui, ça aide bien!





Séquence 1


Mardi 12.40
Rue en pente.

Je rentre de l'école, avec la poussette et le Gnome dedans, ma Lutine gambadant gaiement dans le doux soleil de presque l'automne. Je songe au déjeuner, pas que j'ai faim, non non, juste je me demande ce que je vais préparer, puisque je n'ai rien glandé ce matin, à part jouer aux légos avec le loulou.
L'enfant dans sa poussette a des cailloux dans la main, qu'il a ramassé dans le petit chemin, là où il a le droit de courir sans me donner la main et de taper avec ses chaussures neuves dans les feuilles mortes qui sont loin de se rammasser à la pelle mais ca suffit bien quand on a presque 22 mois.
Il jette un caillou par dessus bord, parce que quand on a presque 22 mois, on fait des trucs c'est un peu n'importe quoi, mais on s'en tamponne royalement le coquillard, parce que les conséquences hein, ce sont des trucs qu'on ne sait pas du tout ce que c'est, à la rigueur on pourrait dire qu'on est en phase de tests intensive.
Il jette un caillou, et là c'est le drame. La poussette continue de rouler, laisse passer le caillou entre ses roues, ma tong droite trébuche sur le caillou, je titube, je me casse la goule, je me retrouve assise par terre avec trois orteils en capilotade et ma main toujours accrochée à la poussette, vu que la rue est en pente et que les remake du cuirassé potemkine en live, ça ne me tente pas plus que ça.....
Arrive derrière moi, un couple. Un vieux à cheveux blancs, genre 70 balais, et une bonne femme pas beaucoup plus jeune, mais teinte.
Phrase d'anthologie: et bien,qu'est ce qui vous arrive?
Là, c'est vrai, plusieurs phrases me traversent l'esprit:
je fais du ski sur tongs, la rue en pente est piste noire, les accidents ca arrive, connard!
je me repose, je trouve que le revêtement de ce trottoir, doucement chauffé par le soleil automnal, est des plus agréables sous mon auguste fessier, abruti!
je refais mes lacets, ça ne se voit pas, triple buse?

Que nenni, ma fille est là qui écoute, et puis j'ai super mal, alors bon: j'ai trébuché, mais tout va bien.

Et voilà que notre vaillant spetuagénaire à chevelure de neige se pique de jouer au vaillant chevalier et m'empoigne sous le bras dans la folle idée de me relever. Bon courage monsieur, c'est pas pour dire, mais je pèse un chouïa lourd tout de même. Faudrait voir à ne pas s'embller le peacemaker hein.
J'ai toujours la main aggripée sur la poussette. Je gromelle: Non ca ira bien merci, mais si vous pouviez tenir la poussette le temps que je me relève, ça éviterait qu'elle ne dévale la rue.
Il s'exécute, je le remercie, il se casse. Je rentre en chouinant sur mes orteils tordus et la connerie de se casser la margoulette dans la rue à mon âge. En plus d'être délicieusement humiliant.

Séquence 2

Mardi 13.40
Même rue en pente, même endroit précisément.

Je reviens de l'école, où je viens de déposer la Lutine, pour une après-midi studieuse d'apprentissage de la lecture. Mon fils trotte dans la rue, il me tient la main, et de l'autre je dirige la poussette. Son papa nous a rejoint, il lui tient la main lui aussi.
On joue à ce jeu que tous les petits adorent, vous savez bien 1,2,3 vooooooooole! L'enfant exulte, il rit aux éclats, les parents se sourient attendris, mon pied se tord, et là, c'est le drame. Bis repetita quoi.
Je me fracasse la face sur le bitume, je m'explose le genou gauche, je me tord d'une belle façon le pied droit, j'ai super super super mal, j'ai lâché mon fils mais pas la poussette. Là arrive derrière moi, non pas les petits vieux, mais mes amis de la police municipale, en voiture de patrouille. On s'arrête, à la vue de cette fille à genoux par terre.
Et vas-y que je sors de la voiture, que je m'enquiers, et vous allez bien? vous voulez qu'on appelle les pompiers?
Nooooooooooooon est le cri intérieur que je pousse. Les pompiers c'est en cas d'extrême urgence, quand je ne peux pas faire autrement, parce que je sais ce que c'est: des procédures à n'en plus finir, des heures à attendre aux urgences, l'horreur, je ne veux pas.
Votre pied est toujours gros comme ça?
Oh punaise retenez moi, je vais égorger un policier à dents nues, ca va se finir en tôle, et mes enfants m'apporteront du raisin au parloir. Oui il est toujours gros comme ça, je SUIS grosse, bougre d'âne bâté!
Je masse mon pied, j'ai mal mais c'est gérable, je me relève, je serre les dents, et ne vous inquiétez pas, plus de peur que de mal, je vais bien, merci merci, allez donc arrêtez des méchants plus loin. Ils s'en vont. A contre-coeur, mais ils s'en vont. Ouf.
Je regarde mon chéri, je lui demande: ca y est ils sont partis? Je vais m'évanouir là, faut que je m'assois tout de suite, ca ne va pas du tout. Je sais je suis trop une héroïne, même si j'ai été trahie par mon costume de super mozeur.
Je ne veux pas qu'ils me voient, sinon je vais y avoir droit au voyage dans le beau camion rouge.
C'est ballot de faire un malaise vagal à chaque douleur vive hein.
Je m'assois derrière un muret, dans l'herbe, quelques minutes passent, je me relève, j'ai mal mais c'est supportable, tu parles charles, le pied est chaud, tout va bien, et je rentre chez moi, en poussant la poussette vide, pendant que le gnome caracole sur les épaule de son père. J'achète cette glace italienne qui me fait envie depuis si longtemps, et que régime oblige, je ne m'achète jamais, et je la partage avec mon fils, ravi de l'aubaine.
On arrive devant l'immeuble, je monte mes escaliers, deux étages, ca va plutôt bien, et je ne me doute pas que la prochaine fois que je les monterais ce sera un calvaire limite biblique. Naïveté de la gonzesse qui en s'est jamais rien cassé, rien foulé, rien tordu pour de vrai. Ce n'est pas un point de suture au genou gauche à 8 ans qui vous prépare à la douleur qui va suivre. Oh que non.

Séquence 3

Mardi 17.30
Mon appart, mon canapé.

La douleur va en grandissant, au fur et à mesure que le pied refroidit. La bassine d'au chaude n'y a rien fait. En fait oui, si je regarde bien, là, c'est gonflé. Et ça fait mal. Et ça ne passe pas. Et les deux cachets de diantalvic n'ont aucun effet. Ok, j'abandonne l'idée d'aller à l'anniversaire de la file d'Alix, puisque juste le fait de me mettre debout entraîne une douleur absolue. Je suis douillette si je veux, c'est mon pied d'abord. J'appelle sos médecins, et toute seule dans mon appart vide, pendant que d'autres se baffrent de gatal au choc, j'attends dans le soleil qui me réchauffe à travers les vitres, que l'homme de science daigne arriver jusque chez moi et statuer sur mon douloureux cas de pied bousillé. Et comme aujourd'hui c'est la journée à pas de chance dans tes gencives ma vieille, je me farcis en serrant les dents le médecin le plus jeté de la carafe de cette honorable confrérie que forment les médecins urgentistes du département. Je suis ravie. Il rigole, il fait des calins à mes chats, parle avec plein d'accents, regarde vaguement mon pied, ne sait pas trop, foulé ou cassé, il prescrit une radio, et puis une bande de contention, et tu te démerderas pour la mettre toute seule hein. Il s'en va comme il est venu, content de lui, rigolard. Je souffre.


Séquence 4

Mardi 20.30

La douleur est insoutenable, continue, je n'en peux plus. La bande de contention doit être mise avec le pied à la perpendiculaire par rapport à la cheville, je l'ai vu sur la photo, et le médecin me l'a dit. Je suis infichue de mettre mon pied à la perpendiculaire. Ca fait plus de deux heures et demi que j'ai pris les médocs et cela ne fait aucun effet. J'ai maaaaaaaaaaaaaaaaaal. Pas possible de rester comme ça, je n'envisage pas la nuit, je vois un long cauchemar de douleurs s'étendre devant moi.
Je me décide appeler mon père à la rescousse, et il accepte de me déposer aux urgences et de venir me rechercher quand ce sera fini. Il m'apporte des béquilles, elles feront bien rigoler le radiologue de garde, elles sont vieilles, elles ont 40 ans, elles sont solides pourtant, bien qu'un peu lourdes. Sans elles je ne peux pas me déplacer. La descente des deux étages se résume à une seule chose: la cruelle découverte des muscles de ma cuisse gauche, qui ne vont pas tarder à tétaniser de douleur, sollicités en permanence pour supporter tout le poids du corps. La descente est longue et douloureuse, hasardeuse, terrifiante. Chaque marche est un supplice.
Aux urgences, ça va plutôt vite, je teste pour la première fois le voyage en fauteuil roulant, et j'embarquerais bien ce truc chez moi, plutôt que mes béquilles vintage. Les radios disent que non ce n'est pas cassé, et le médecin les scrute et le rescrute, parce que lui il l'aurait bien vu cassé mon pied, je sens bien que le plâtre le démange. Il me dit que si j'ai mal c'est normal, la douleur de la première journée, les médocs ne servent à rien pour ne serait-ce que l'estomper, faut douiller et puis c'est tout. On me pose une attelle, et aurevoir madame, y'en a pour trois semaines et ensuite trois semaines de rééducation.
Je m'en vais appeller mon papa, avec mes béquilles, ma facture exhorbitante pour les radios, ma petite ordonnance pour les séances de kiné, les recommendations de ne pas me retordre la cheville sous peine de plâtrage, et l'angoisse de ne pas pouvoir reposer le pied par terre lundi, date où je ne pourrais plus reculer, il faudra que j'emmène ma fille à l'école, avec le Gnome. Je m'en vais, vers mes escaliers, qu'il va falloir remonter, avant de pouvoir m'écrouler dans mon lit, et dormir, enfin.


Bientôt, la suite des fabuleuses aventures de la Fille aux Béquilles Vintage, à suivre dans ce fabuleux bloug à rebondissements qui est le mien. Je sais, vous avez trop de la chance.