and HipHop Dancers
A la kermesse de l'école de la Lutine (mon école d'ailleurs) j'ai acheté ça pour 50c. Hann je l'avais déjà mais mon exemplaire perso lu et relu se trouve quelque part dans la cave chez mes parents, autant dire qu'il est perdu. Quand j'étais une pitite fille, oui il n'y a pas si longtemps que ça (hooooooo ben 22 ans quand même, arghhhhhhh, kill me now) j'adorais ce bouquin, c'était mon préféré de la série. Bon je trouvais bien Annie, la blondasse gnognotte, super saoûlante, mais dans l'ensemble, qu'est ce que j'adorais, c'était trop top. Déjà, dans cette histoire pour celles et ceux qui ne l'ont pas lu, le club des 5 va en vacances (oui on s'en doutait vu le titre franchement) dans une vieille barraque pleine de passages secrets, et tout en haut d'un pic rocheux criblé de souterrains, et entourés de marais very dangerous, le Pic du Diable ça s'appelle. Tout un programme.
Ca me faisait rêver, je voulais habiter dans cette barraque quand je serais deviendue grande. Maintenant que selon la norme admise par tous je SUIS grande, j'habite dans mon chez-moi au second étage d'un immeuble de banlieue, ça le fait moins je trouve. Dommage. En même temps depuis j'ai un peu le vertige, donc ce n'est pas plus mal.
Donc j'ai acheté ce bouquin pour une bouchée de pain. Et ce matin je me suis replongée dedans, pour voir. Et oui, je l'avoue, pour le relire pour la 267ème fois. C'est marrant ce que ça fait de relire ça étant "adulte". Je suis sûre que vous avez déjà tous eu cette sensation de retrouver vos marques mais en même temps, notre expérience nous montre les choses sous un angle différent.
En relisant les premières pages, ça me faisait tout bizarre. Déjà les mômes étaient en pension dans le Club des 5 en dehors des périodes de vacances. Quelle horreur la pension. Mes parents me menaçaient de m'y coller si je n'étais pas sage. Et le langage employé, oh my god.
Un extrait pour le plaisir:
D'un bon, les quatre enfants sautèrent à bas du lit. Mais comme ils se précipitaient vers la salle de bain, Dagobert se jeta dans leurs jambes et tout le monde s'étala sur le parquet ciré. Ce fut un beau fou rire, mais l'on eut que le temps de se relever pour fermer les volets et regagner les chambres à la hâte: déjà M. Dorsel commençait à gravir l'escalier.
Mais le truc qui me fait bien ricaner, c'est comment les personnages parlent. Même à l'époque où je le lisais, ça n'aurait pas donné ça du tout in real life.
Exmple: un hêtre vient de fracasser le toit de la barraque de Claude, en pleine nuit.
Réaction de la mère:
"Oh! murmura Mme Dorsel, en se cachant le visage dans les mains. Je savais bien que cela finirait par arriver!" Elle se tourna vers son mari:"Il y a longtemps que nous aurions du faire étêter cet arbre, continua-t-elle, il était devenu dangereux! Je me demande quels sont les dégâts..."
Ma mère dans la même situation (j'imagine hein, nous n'avons jamais eu de maison, donc par conséquent et en toute logique, aucun arbre ne s'est suicidé dessus):
"Putain de bordel de merde! hurla Maman d'Angel, en fusillant du regard son mari. Je te l'avais dit que ça finirait par nous tomber sur la gueule!" Elle s'approcha de lui: "Combien de fois je t'ai répété de faire étêter ce putain d'arbre à la con, continua-t-elle, mais merde à la fin faut que je répète tout 100 fois? Je n'ose même pas imaginer combien on va devoir payer de réparations!!!"
Ouais ma maman, et moi aussi, sa digne fille, sommes super vulgaires quand une tuile nous tombe sur la tête (ici le toit en l'occurence).
N'empêche que je trouvais ça génial, même si c'était à des kilomètres de ma réalité. Et sans doute à cause de ça.
Et plus je regarde cette couverture, plus je réalise à quel point à 8 ans je ressemblais physiquement à Claude, même coupe de veuchs à la garçonne, même fringues de mecs. Mais moi ce n'était pas volontaire.
Je retourne à ma lecture, parce qu'il faut bien le dire, des fois j'ai encore un peu 8 ans, et je fais taire la grande avec ses trente berges, son humour pourrave, et son sens critique exarcerbé, la-haut, dans ma tête.
Pourquoi le klubeu des cinq? Parce que c'est exatement comme ça que je prononçais dans ma tête, et ça m'a fait tout bizarre quand on m'a dit que non, le jour où je l'ai prononcé à haute voix pour la première fois. Screugneugneu.
Ca me faisait rêver, je voulais habiter dans cette barraque quand je serais deviendue grande. Maintenant que selon la norme admise par tous je SUIS grande, j'habite dans mon chez-moi au second étage d'un immeuble de banlieue, ça le fait moins je trouve. Dommage. En même temps depuis j'ai un peu le vertige, donc ce n'est pas plus mal.
Donc j'ai acheté ce bouquin pour une bouchée de pain. Et ce matin je me suis replongée dedans, pour voir. Et oui, je l'avoue, pour le relire pour la 267ème fois. C'est marrant ce que ça fait de relire ça étant "adulte". Je suis sûre que vous avez déjà tous eu cette sensation de retrouver vos marques mais en même temps, notre expérience nous montre les choses sous un angle différent.
En relisant les premières pages, ça me faisait tout bizarre. Déjà les mômes étaient en pension dans le Club des 5 en dehors des périodes de vacances. Quelle horreur la pension. Mes parents me menaçaient de m'y coller si je n'étais pas sage. Et le langage employé, oh my god.
Un extrait pour le plaisir:
D'un bon, les quatre enfants sautèrent à bas du lit. Mais comme ils se précipitaient vers la salle de bain, Dagobert se jeta dans leurs jambes et tout le monde s'étala sur le parquet ciré. Ce fut un beau fou rire, mais l'on eut que le temps de se relever pour fermer les volets et regagner les chambres à la hâte: déjà M. Dorsel commençait à gravir l'escalier.
Mais le truc qui me fait bien ricaner, c'est comment les personnages parlent. Même à l'époque où je le lisais, ça n'aurait pas donné ça du tout in real life.
Exmple: un hêtre vient de fracasser le toit de la barraque de Claude, en pleine nuit.
Réaction de la mère:
"Oh! murmura Mme Dorsel, en se cachant le visage dans les mains. Je savais bien que cela finirait par arriver!" Elle se tourna vers son mari:"Il y a longtemps que nous aurions du faire étêter cet arbre, continua-t-elle, il était devenu dangereux! Je me demande quels sont les dégâts..."
Ma mère dans la même situation (j'imagine hein, nous n'avons jamais eu de maison, donc par conséquent et en toute logique, aucun arbre ne s'est suicidé dessus):
"Putain de bordel de merde! hurla Maman d'Angel, en fusillant du regard son mari. Je te l'avais dit que ça finirait par nous tomber sur la gueule!" Elle s'approcha de lui: "Combien de fois je t'ai répété de faire étêter ce putain d'arbre à la con, continua-t-elle, mais merde à la fin faut que je répète tout 100 fois? Je n'ose même pas imaginer combien on va devoir payer de réparations!!!"
Ouais ma maman, et moi aussi, sa digne fille, sommes super vulgaires quand une tuile nous tombe sur la tête (ici le toit en l'occurence).
N'empêche que je trouvais ça génial, même si c'était à des kilomètres de ma réalité. Et sans doute à cause de ça.
Et plus je regarde cette couverture, plus je réalise à quel point à 8 ans je ressemblais physiquement à Claude, même coupe de veuchs à la garçonne, même fringues de mecs. Mais moi ce n'était pas volontaire.
Je retourne à ma lecture, parce qu'il faut bien le dire, des fois j'ai encore un peu 8 ans, et je fais taire la grande avec ses trente berges, son humour pourrave, et son sens critique exarcerbé, la-haut, dans ma tête.
Pourquoi le klubeu des cinq? Parce que c'est exatement comme ça que je prononçais dans ma tête, et ça m'a fait tout bizarre quand on m'a dit que non, le jour où je l'ai prononcé à haute voix pour la première fois. Screugneugneu.