30 juin 2004

hummmmmmmm hummmmmm?

Les avantages et les inconvénients de ne pas avoir d'odorat.
Grâce à ma rhinite allergique (que je salue au passage et que je vous présente) qui me tient gentiment compagnie depuis quelques jours et qui transforme ma poubelle de bureau en un immense cloaque de PQ chiffoné et détrempé de substances monstrueuses (bon maintenant ce sont des kleenexs, mon chéri a eu pitié de moi) ainsi que ma pauvre personne en énergumène explosant nasalement toutes les 5 minutes, dégoulinant de trucs chelous, je découvre un nouveau monde, une terre jusque là inexplorée, le pays où mon nez est aux abonnés absents.

Là je peux vous dire que l'odorat, des 5 sens, est quand même celui qui est le plus ignoré. Je veux dire si on perd la vue, c'est tout de suite le drame (plus de cinoche, plus de whawhaouh devant Orlando Bloom, et pire encore mais je ne vais pas vous faire chialer non plus hein) l'ouïe, idem (plus de Laurie, plus de douces paroles de votre moitié ou de votre progéniture, tout ça.. bon en même temps plus de marteau piqueur, c'est bien quand même), le toucher (euh il compte pas, on ne peut pas perdre le toucher non? non spa possible! ce serait trop horrifiant), le goût aussi c'est un truc trop dlaballe, miam la forêt noire, miam les frites, miam les tripes à la mode de Caen (euh non, ou alors vous êtes un humain répugnant, je suis désolée de vous assener cette triste vérité, mais il faut savoir assumer dans la vie, ou alors vous êtes un chien, et là, chapeau, lire un blog qui ne parle pas de Royal Canin, c'est courageux).

L'odorat donc. On dit que c'est le sens le plus en connexion avec la mémoire. Une simple effluve et tout un océan de souvenirs vous roule dans ses vagues tumultueuses et vous emporte vers des rivages que vous n'avez plus abordés depuis des lustres. Oui je peux écrire des trucs littéraires aussi des fois. Comment ça non? Mufles.
Je sais que si je reviens dans l'impasse où j'habitais étant pitite, rien que l'odeur de la terre au fond de l'impasse, là où on construisait des cabanes en luttant contre des cloportes, et j'ai à nouveau 8 ans, je me souviens de tout avec une lucidité étonnante, limite j'y suis à nouveau, comme si rien n'avait bougé depuis. Et non je vous arrête tout de suite, je n'étais pas Cosette, j'habitais dans une ville extrêmement chicos de la banlieue parisienne, devenu bastion d'idées qui sentent la merde.
Bref.
Je n'ai plus d'odorat, ou si peu que c'est quantité négligeable.
Du coup ma vie change. Exemples.
Je vais acheter un cadal pour l'ATSEM de ma fille (pas pour son instit, si vous avez suivi, l'instit de ma fille est une râclure de fond de bidet) et du coup je ne sais toujours pas si le bain moussant exotique au parfum de carambole sent bon ou pas, malgré l'avis extrêmement positif de la vendeuse, mais bon c'est son boulot aussi, elle ne va pas me dire que ça schlingue. Le nez dans le flacon et rien ne parvenait à mon cerveau. Rien. Et encore là c'est juste moyennement embêtant. Par contre mon Gnomazizi peut rester un certain temps à mariner dans son caca, vu qu'aucun signal d'alarme ofalctif ne vient interrompre mes activités. Gloups. Il faut cependant reconnaitre que la corvée du changement de couche, quand elle arrive enfin (oui à un moment je finis par me dire que s'il est si ronchon c'est que sûrement... ah beh ouais c'est ça!) elle est bien plus supportable que d'habitude. Je ne me tords pas le nez dans tous les sens comme Samantha, je suis super zen.
Je voudrais bien récupérer mon odorat, il me manque, et puis je suis une flippée de la fuite de gaz, et là, ben rien, je pourrais faire péter tout l'immeuble. BOUM.

Oui vous venez bien de lire un post qui parle de couches pleines de substances toxiques, ha ah ah je vous ai bien eu.

Sinon, si vous voulez lire des choses plus légères, je vous rappelle que je fais des beuhtises sur le blog d'AliX. Et ouais.




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