Il y a environ 2 ans et demi, j'avais une classe à double niveau. C'était super pénible, et surtout ça me demandait un max de boulot. Du coup je restais tard le soir dans cette école pas vraiment à côté de chez moi, et aussi le samedi après-midi, histoire de pouvoir préparer ma semaine. Cela n'a duré que quelques mois, j'étais remplaçante. C'était une grande école, à plusieurs étages, et le samedi après-midi, il n'y avait que moi dans le bâtiment, au second étage. Toute seule. Comme je suis une flippée de nature, j'étais moyennement rassurée. Surtout qu'on avait rapporté des actes de vandalisme le week-end. Puis je me suis dit qu'autant je pouvais me casser une jambe en tombant d'une chaise (je faisais pas mal d'affichages pour la partie CP de ma classe) ou glisser dans l'escalier, un truc du genre. Du coup je me suis résignée à faire la chose qui vraiment me gavait à donf les manettes: acheter un téléphone portable okazou. Crotte de bique tiens.
Je n'avais pas envie de m'engager sur un forfait qui me ponctionnerait tous les mois d'une somme prohibitive, limite le PIB d'une minuscule île du Pacifique Sud, alors que mon téléphone fixe, pour la même somme, me permet d'appeller 20 heures par mois... Et comme à chaque fois que quelque chose me gonfle prodigieusement, que je le fais parce qu'il faut le faire et non parce que j'en ai envie, j'ai fait ça à la va-vite. En gros, je suis entrée dans une boutique de natels (j'adore ce mot, merci FlipFlap uhuhuhuhu) j'ai dit au gars: Je veux le moins cher des téléphones à cartes, m'en fous de la couleur, du design, du poids, de la sonnerie polyphonique, ou de l'écran thermo nucléaire hein. Je veux juste un truc pour un usage ponctuel.
Il a dit ok, il m'a sorti un truc gris acier pas trop moche, pas trop lourd, qui fait bip, avec des touches qui s'allument vert, c'est joli dans la nuit.
Paf, 75 euros dans ma face. Un truc Nom*ad de chez le M'sieur du Béton, que c'est un sacré con.
Pour ceux qui débarquent d'un coma de 15 ans ou du fin fond de la Papouasie Occidentale, un téléphone à cartes c'est euhhh une sombre daube que tu recharges pour un prix prohibitif d'un certaine somme, quand tu veux. Alors au début, n'importe quelle recharge, même la moins chère, était valable 6 mois. Ca allait encore, j'utilisais la bestiole que vraiment quand j'en avais besoin. On pouvait m'appeller aussi. Me laisser des messages.
Puis un jour, peu de temps après la naissance de mon fils si ma mémoire est bonne, ils ont changé le principe: alors maintenant si tu veux raquer le minimum, à savoir 10 euros pour 20 minutes, c'est valable 15 jours, après ton crédit restant il s'harakirise dans ton téléphone, mettant en grève ta messagerie par la même occase. Il ne te reste plus qu'un natel qui te sert à recevoir des coups de fil. Super utile.
Du coup, ben moi, mon portaibeul, il ne sert à rien, il reste dans son support toute la sainte journée, il se fait chier le pauvre, en plus il est dépassé, il fait pitié, limite on pourrait le plaindre.
Et tout à l'heure, voyant mon fils jouer avec mon téléphone fixe, et son antenne dangereuse (elle est pétée) je le lui ai enlevé des mains, et il a chouiné. Hop le vieux natel abandonné s'est retrouvé dans les mains du Gnomazizi, qui a trouvé chouette de le porter à l'oreille et de faire aoooooooooooooo? aoooooooo? aooooooooo? il lui faisait des bisous aussi (oui mon fils est barge, digne fils de sa mère) il rigolait quand je l'ai allumé et qu'il a entendu les bips et vu les lumières vertes, et le top c'est quand je l'ai appellé depuis le fixe et qu'il a entendu la musique de Billy ze Kid: il est tombé en amour de mon téléphone portable.
Mon fils joue donc avec un téléphone à 75 euros, quand on aime on ne compte pas. Voilà.
Sinon j'ai enfin fini mes comptes et les dévédés de 24, donc oui, vous allez vous retrouver envahi de notes toutes plus fascinantes les unes que les autres, petits vernis!
Je n'avais pas envie de m'engager sur un forfait qui me ponctionnerait tous les mois d'une somme prohibitive, limite le PIB d'une minuscule île du Pacifique Sud, alors que mon téléphone fixe, pour la même somme, me permet d'appeller 20 heures par mois... Et comme à chaque fois que quelque chose me gonfle prodigieusement, que je le fais parce qu'il faut le faire et non parce que j'en ai envie, j'ai fait ça à la va-vite. En gros, je suis entrée dans une boutique de natels (j'adore ce mot, merci FlipFlap uhuhuhuhu) j'ai dit au gars: Je veux le moins cher des téléphones à cartes, m'en fous de la couleur, du design, du poids, de la sonnerie polyphonique, ou de l'écran thermo nucléaire hein. Je veux juste un truc pour un usage ponctuel.
Il a dit ok, il m'a sorti un truc gris acier pas trop moche, pas trop lourd, qui fait bip, avec des touches qui s'allument vert, c'est joli dans la nuit.
Paf, 75 euros dans ma face. Un truc Nom*ad de chez le M'sieur du Béton, que c'est un sacré con.
Pour ceux qui débarquent d'un coma de 15 ans ou du fin fond de la Papouasie Occidentale, un téléphone à cartes c'est euhhh une sombre daube que tu recharges pour un prix prohibitif d'un certaine somme, quand tu veux. Alors au début, n'importe quelle recharge, même la moins chère, était valable 6 mois. Ca allait encore, j'utilisais la bestiole que vraiment quand j'en avais besoin. On pouvait m'appeller aussi. Me laisser des messages.
Puis un jour, peu de temps après la naissance de mon fils si ma mémoire est bonne, ils ont changé le principe: alors maintenant si tu veux raquer le minimum, à savoir 10 euros pour 20 minutes, c'est valable 15 jours, après ton crédit restant il s'harakirise dans ton téléphone, mettant en grève ta messagerie par la même occase. Il ne te reste plus qu'un natel qui te sert à recevoir des coups de fil. Super utile.
Du coup, ben moi, mon portaibeul, il ne sert à rien, il reste dans son support toute la sainte journée, il se fait chier le pauvre, en plus il est dépassé, il fait pitié, limite on pourrait le plaindre.
Et tout à l'heure, voyant mon fils jouer avec mon téléphone fixe, et son antenne dangereuse (elle est pétée) je le lui ai enlevé des mains, et il a chouiné. Hop le vieux natel abandonné s'est retrouvé dans les mains du Gnomazizi, qui a trouvé chouette de le porter à l'oreille et de faire aoooooooooooooo? aoooooooo? aooooooooo? il lui faisait des bisous aussi (oui mon fils est barge, digne fils de sa mère) il rigolait quand je l'ai allumé et qu'il a entendu les bips et vu les lumières vertes, et le top c'est quand je l'ai appellé depuis le fixe et qu'il a entendu la musique de Billy ze Kid: il est tombé en amour de mon téléphone portable.
Mon fils joue donc avec un téléphone à 75 euros, quand on aime on ne compte pas. Voilà.
Sinon j'ai enfin fini mes comptes et les dévédés de 24, donc oui, vous allez vous retrouver envahi de notes toutes plus fascinantes les unes que les autres, petits vernis!