06 août 2005

BIBA 2 épisode 3

Oh vous êtes encore là?
Je ne vous ai pas endormis avec mon feuilleton de l'été? Bravo, vous êtes en téflon les enfants.

Alors quand on continue à feuilleter ce magazine extraordinaire qu'est Biba, parce que l'on a déboursé 2,80 euros tout de même pour se procurer cette came, ce n'est pas pour juste la regarder s'empiler dans les toilettes, et nous soutenir le moral en cas de constipation incrustée. Non.
Il faut le lire. Allez un peu de courage que diable, je ne vous demande pas de teminer la platrée d'épinards dans votre assiette non plus. Bande de mauviettes.
Et je vous l'accorde on peut sauter quelques articles, qui ne semblent pas être d'un intérêt propre à être développés pendant 4 pages, alors qu'un entrefilet aurait largement suffit. Ainsi...

Page 48, Reportage.
Autant des fois on peut découvrir des trucs sympas, lire des histoires de vies passionnantes ou drôles, autant ce mois-ci, c'est vraiment de l'anecdoctique, et j'ai survolé super vite. Parce que savoir que l'industrie bollywood délocalise les tournages en Autriche ou en Suisse, ben bof. Donc si le sujet vous passionne, vous pouvez acheter le magazine, parce que bon, ce n'est pas le Mac Drive ici hein.

Page 54, Autoportrait.
Si vous vous attendiez à l'interview d'une nana attrapée dans la rue, ou d'une fille chouette qui fait des trucs qui sortent un peu de l'ordinaire, vous repasserez (justement j'ai une pile de trucs qui attendent... non je n'ai pas honte, et oui c'est un mensonge, vu que je ne repasse strictement rien, c'est comme ça). Non ce que vous trouverez sur les pages de papier glacée à la mise en page aérée, acide et carrée, ce sont des autorportaits de stars. Et oui je ronfle, et oui je ne lis pas. Franchement, qu'est ce que cela va m'aporter de savoir qu'Isabelle Carré, si bonne actrice soit-elle, aime à passer ses vacances à l'ile d'Yeu, ou que la vertu qu'elle aimerait avoir c'est la mémoire des noms (d'ailleurs si quelqu'un pouvait m'en mettre une tout pareil, c'est pour emporter et consommer de suite, merci)

Page 58, Psycho
Déjà la psychologie dans les magazines, franchelent j'ai un peu du mal. Alors là le pitch (c'est le mot à la mode chez Biba) c'est qu'il faut se lâcher dans la vie, oser dire ce que l'on pense, et quand s'affirmant ainsi on va trop s'épanouir et notre vie sera un chemin pavé de roses sans épines et le miel nous coulera directement dans le bec, trop la paradis dans mon Moi Intérieur.
On apprend à la lecture de cet édifiant article, que si l'on no'se pas dire ce que l'on pense, c'et que l'on a peur des conséquences. Non sans déconner?Oh?
Exemple, je cite "si je dis à la vendeuse que je ne les veux pas ces compensées à 180 euros, elle va penser que je suis une pauvresse". Ah. Bien sûr. Perso et de une je n'achète pas une paire de pompes à ce prix là et je le dis, et de deux, merde quoi, les compensées c'est un truc à se fracasser l'occiput sur le macadam. Non?
Ensuite la cohérence rédactionnel de ce type d'article m'échappe. Voyons voir, il faut oser dire à la collègue kitsh clinquant que son look est largos too much pour la réu mucho importante de dans tout de suite, et que hop, un chtit gilet sobre par dessus l'expo au balcon serait plus adapté, mais n'oublions pas d'oser explorer des pistes extrêmes au niveau de notre look à nous qu'on a et qu'on vit avec, style blond platine, bagouses énormes ou talons vertigineux. Hum, y'aurait pas un chouïa de contradiction là dedans? Ou alors, attendez, le truc c'est qu'on brime chez l'autre l'expression de son intériorité profonde, mais pour soi c'est l'éclate totale. Ben tiens.
Je vous passe le reste, parce que j'ai pitié de vous mes bichons.

...à suivre ...
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