[attention ceci n'est pas une note drôle, z'êtes préviendus, viendez pas râler]
Il fait gris, tiédasse et humide, ça m'altère le moral, et du coup j'ai comme une bonne vieille envie de grognasser. Donc c'est le bon endroit pour, je grognasse.
Le truc qui m'agace en ce moment, en plus de cet automne de mierda qui dure depuis plus de 4 mois, c'est de lire des commentaires comme quoi mon blog dégoûte de faire des enfants.
Si c'est toi, là, qui a écrit ce genre de remarques, ne t'inquiète pas, j'ai rangé ma scie sauteuse, je viens aujourd'hui en personne civilisée (si si j'en suis capable) m'assoir devant toi et t'expliquer deux trois trucs qui visiblement n'ont pas été compris.
Cela fait plus de deux ans et demi que je blogue, et les lecteurs affluent de plus en plus (ihihihihihiih trop chouette, mais bon les cons aussi, et les maniaques de Google également, dommage), et les commentaires sont plutôt nombreux. Je m'en réjouis la plupart du temps, j'adore ce retour sur mon travail, et puis cela me permet de découvrir des gens sympas, des gens drôles, et de savoir que je fais rire me fait réellement plaisir. Bon je ne vais pas vous mentir, certains commentaires me rendent dingues, mais bon, les Perfect People sont très très longs à déloger, mais j'ai beaucoup de patience (et un bon insecticide).
M'enfin jusqu'à ce que j'annonce ma grossesse, et que je décrive ce qu'elle engendre chez moi, j'avais souvent des gentilles remarques comme quoi la lecture des petits bouts de vie de la Lutine et du PitiGasson donnaient envie d'avoir des enfants. J'étais ravie. Parce que moi, les enfants, vraiment, c'est ma vie. Déjà j'en ai fait mon métier, qui me manque de plus en plus, et ensuite mes propres enfants sont une source inégalée de bonheurs (de crises de nerfs aussi, mais la vie est une putain de boule à facettes, faut l'accepter).
Elever un enfant, le voir grandir, évoluer, partager sa vie, c'est juste sublime, cela relève quasiment du magique.
Alors, évidemment, chez moi, les grossesses sont hyper chiantes. Je ne dis pas que j'ai une grossesse difficile, car jusqu'à maintenant je ne suis pas dans un lit d'hôpital à trouiller que mon rôle de couveuse s'arrête du jour au lendemain, mais des grossesses chiantes.
Je ne vais pas mentir, et vous faire un tableau idyllique de MA grossesse. Parce que MA grossesse c'est une sacrée chierie. Menace de fausse couche pendant 7 semaines, anémie, malaises, fatigue extrême et autres petites contrariétés réjouissantes (beuurrrpp) font de ces neuf mois qui pour l'instant ne sont encore qu'au nombre de six, un (long) moment bien relou de ma vie. Six mois déjà que je ne suis plus moi-même, parce que je porte en moi un petit bébé en devenir, totalement innocent et ignorant du cataclysme hormonal qu'il provoque chez sa maman, maman qui , n'en doutez pas, pleurera de bonheur en le mettant au monde, heureuse à en exploser d'être délivrée et de voir qu'un nouveau petit être à chérir vient de débarquer pour de vrai dans sa vie.
Mais il s'agit là de mon propre cas, et c'est tout. Et bien sûr, connaissant mon goût naturel pour le cynisme, l'auto-dérision, et la critique subversive du monde qui nous entoure, je ne pouvais pas ne pas profiter de cette période "hors du temps" "hors normes" pour taper à bras raccourcis sur l'image idyllique et hamiltonienne de la Femme qui Porte la Vie. Parce qu'à longueur de magazines, de pubs, et de bouquins, voilà qu'on nous montre une femme au gros ventre épanoui, mais à la silhouette de rêve, fringuée à la dernière mode, avec un air béat sur la face et un dynamisme à toute épreuve (et qui ne mange que des carottes, c'est une lapine, en fait).
Bah non. Bien sûr que de telles femmes existent, j'en ai même rencontré (si, une!) mais elles sont aussi rares que les filles qui rentrent dans le 34 chez Zara, ont un job de cadrette ultra bien payé et hyper trop intéressant, un mari formidable, des enfants BonPoint, et un golden retriever qui ne salope jamais la blancheur immaculée de leur salon Maison et Décoration.
Je n'ai pas fait d'enfants pour ressembler à cette Perfect Pregnant Mum, mais juste parce que tomber enceinte est quand même le moyen le plus facile pour avoir un enfant. C'est un moyen. Comme un autre. Ce n'est pas une finalité. C'est cette réflexion qui me permet de tenir bon le gouvernail de ma psyché en ces temps troublés d'intense fatigue.
Je m'accroche à des petites choses de l'Après, pour vivre le Maintenant. Après, j'aurai un merveilleux bébé, je lui ai acheté deux pyjamas en 6 mois, un sac à langer, un tapis pour jouer sur l'herbe, on lui a offert une sublime couverture en patchwork et Alix lui a acheté une mignonne gigoteuse, un petit univers se construit pour l'accueillir. Après, je pourrais à nouveau sortir avec mes enfants, aller dans les musées et dans les parcs, et nous serons 5 et ce sera génial.
Après, j'espère entendre à nouveau que mon blog donne envie de faire des enfants.
Parce que c'est ce que je suis entrain de faire, bon sang, JE FAIS UN ENFANT.
Et même si ce n'est pas rigolo ni glamour, je l'ai voulu, je me suis battue pour pendant 7 longues semaines, et j'en suis fière.
En plus maintenant j'ai un gros bidon qui part dans tous les sens, j'adore, c'est la fête.
ps: si je blogue moins, ce n'est pas parce que je n'en ai plus envie, c'est juste que je suis devenue officiellement la Femme Serpillère, celle qui ne ressemble à rien, ne fait rien, et voudrait bien être transmutée tout de suite au 15 avril, pour arrêter de dormir toute la journée.
Il fait gris, tiédasse et humide, ça m'altère le moral, et du coup j'ai comme une bonne vieille envie de grognasser. Donc c'est le bon endroit pour, je grognasse.
Le truc qui m'agace en ce moment, en plus de cet automne de mierda qui dure depuis plus de 4 mois, c'est de lire des commentaires comme quoi mon blog dégoûte de faire des enfants.
Si c'est toi, là, qui a écrit ce genre de remarques, ne t'inquiète pas, j'ai rangé ma scie sauteuse, je viens aujourd'hui en personne civilisée (si si j'en suis capable) m'assoir devant toi et t'expliquer deux trois trucs qui visiblement n'ont pas été compris.
Cela fait plus de deux ans et demi que je blogue, et les lecteurs affluent de plus en plus (ihihihihihiih trop chouette, mais bon les cons aussi, et les maniaques de Google également, dommage), et les commentaires sont plutôt nombreux. Je m'en réjouis la plupart du temps, j'adore ce retour sur mon travail, et puis cela me permet de découvrir des gens sympas, des gens drôles, et de savoir que je fais rire me fait réellement plaisir. Bon je ne vais pas vous mentir, certains commentaires me rendent dingues, mais bon, les Perfect People sont très très longs à déloger, mais j'ai beaucoup de patience (et un bon insecticide).
M'enfin jusqu'à ce que j'annonce ma grossesse, et que je décrive ce qu'elle engendre chez moi, j'avais souvent des gentilles remarques comme quoi la lecture des petits bouts de vie de la Lutine et du PitiGasson donnaient envie d'avoir des enfants. J'étais ravie. Parce que moi, les enfants, vraiment, c'est ma vie. Déjà j'en ai fait mon métier, qui me manque de plus en plus, et ensuite mes propres enfants sont une source inégalée de bonheurs (de crises de nerfs aussi, mais la vie est une putain de boule à facettes, faut l'accepter).
Elever un enfant, le voir grandir, évoluer, partager sa vie, c'est juste sublime, cela relève quasiment du magique.
Alors, évidemment, chez moi, les grossesses sont hyper chiantes. Je ne dis pas que j'ai une grossesse difficile, car jusqu'à maintenant je ne suis pas dans un lit d'hôpital à trouiller que mon rôle de couveuse s'arrête du jour au lendemain, mais des grossesses chiantes.
Je ne vais pas mentir, et vous faire un tableau idyllique de MA grossesse. Parce que MA grossesse c'est une sacrée chierie. Menace de fausse couche pendant 7 semaines, anémie, malaises, fatigue extrême et autres petites contrariétés réjouissantes (beuurrrpp) font de ces neuf mois qui pour l'instant ne sont encore qu'au nombre de six, un (long) moment bien relou de ma vie. Six mois déjà que je ne suis plus moi-même, parce que je porte en moi un petit bébé en devenir, totalement innocent et ignorant du cataclysme hormonal qu'il provoque chez sa maman, maman qui , n'en doutez pas, pleurera de bonheur en le mettant au monde, heureuse à en exploser d'être délivrée et de voir qu'un nouveau petit être à chérir vient de débarquer pour de vrai dans sa vie.
Mais il s'agit là de mon propre cas, et c'est tout. Et bien sûr, connaissant mon goût naturel pour le cynisme, l'auto-dérision, et la critique subversive du monde qui nous entoure, je ne pouvais pas ne pas profiter de cette période "hors du temps" "hors normes" pour taper à bras raccourcis sur l'image idyllique et hamiltonienne de la Femme qui Porte la Vie. Parce qu'à longueur de magazines, de pubs, et de bouquins, voilà qu'on nous montre une femme au gros ventre épanoui, mais à la silhouette de rêve, fringuée à la dernière mode, avec un air béat sur la face et un dynamisme à toute épreuve (et qui ne mange que des carottes, c'est une lapine, en fait).
Bah non. Bien sûr que de telles femmes existent, j'en ai même rencontré (si, une!) mais elles sont aussi rares que les filles qui rentrent dans le 34 chez Zara, ont un job de cadrette ultra bien payé et hyper trop intéressant, un mari formidable, des enfants BonPoint, et un golden retriever qui ne salope jamais la blancheur immaculée de leur salon Maison et Décoration.
Je n'ai pas fait d'enfants pour ressembler à cette Perfect Pregnant Mum, mais juste parce que tomber enceinte est quand même le moyen le plus facile pour avoir un enfant. C'est un moyen. Comme un autre. Ce n'est pas une finalité. C'est cette réflexion qui me permet de tenir bon le gouvernail de ma psyché en ces temps troublés d'intense fatigue.
Je m'accroche à des petites choses de l'Après, pour vivre le Maintenant. Après, j'aurai un merveilleux bébé, je lui ai acheté deux pyjamas en 6 mois, un sac à langer, un tapis pour jouer sur l'herbe, on lui a offert une sublime couverture en patchwork et Alix lui a acheté une mignonne gigoteuse, un petit univers se construit pour l'accueillir. Après, je pourrais à nouveau sortir avec mes enfants, aller dans les musées et dans les parcs, et nous serons 5 et ce sera génial.
Après, j'espère entendre à nouveau que mon blog donne envie de faire des enfants.
Parce que c'est ce que je suis entrain de faire, bon sang, JE FAIS UN ENFANT.
Et même si ce n'est pas rigolo ni glamour, je l'ai voulu, je me suis battue pour pendant 7 longues semaines, et j'en suis fière.
En plus maintenant j'ai un gros bidon qui part dans tous les sens, j'adore, c'est la fête.
ps: si je blogue moins, ce n'est pas parce que je n'en ai plus envie, c'est juste que je suis devenue officiellement la Femme Serpillère, celle qui ne ressemble à rien, ne fait rien, et voudrait bien être transmutée tout de suite au 15 avril, pour arrêter de dormir toute la journée.