Je devais bien m'en douter, voilà, c'était ultra prévisible, vu que non seulement j'ai un poste dans ma ville, mais en plus dans mon quartier, mais ayé, c'est confirmé, je ne suis plus anonyme. Je suis la maikresse de 26 gnomes de 4/5 ans, et aussi une maikresse dans une école de plus de 100 élèves.
Et donc c'est foutu.
Les courses fissa du dimanche midi à la supérette, les cheveux mouillés parce que je sors de la douche, sapée à l'arrache avec du confortable et du premier qui me tombe sous la pogne, pas maquillée, l'oeil vague, à vaquer dans les rayons à la recherche des ingrédients de mes bentos de la semaine, ne se font plus dans un doux flou artistique où je ne distingue aucun visage, et où je ne parle à personne. Fi ni to. A peine tu arrives au rayon frais, t'es là en train de comater entre les yahout's à la mûre, et les bûches de chèvre, quand t'entends: Han regarde maman, c'est la maîtresse, c'est Angel!
Mais euuuuuh. Donc là tu souris à la maman, tu fais un grand sourire à la moustiquette à couettes que tu ne sais même pas comme elle s'appelle - pas dans ma classe - et tu louvoies ensuite dans les rayons pour ne pas les recroiser, mais euh, c'est MA supérette, barrez-vous, bande de gens. Pis pendant que tu attends à la caisse, tu vois débarquer une choupette de ta classe, et là tu ne peux pas ne pas dire bonjour, et à la gamine, et à la maman - très charmante d'ailleurs - et tu te dis que ouf, ce sont juste des courses de bouffe pour les bentos, et pas les courses en urgence pour le péku ou autre truc bien glamour - oui la maikresse fait popo figurez-vous, et non elle ne vit pas à l'école, même si ses 50 heures de boulot par semaine pourrait bizarrement le faire croire.
Et ça ne s'arrête pas là. Parce que le dimanche aprem', quand t'as bouclé tout ton kravail, tu emmènes tes enfants au square, genre pendant deux heures, afin que Chéwi il puisse être peinard pour bosser, et puis pour aérer la marmaille, et là d'habitude toi tu t'écroules sur un banc, avec ton polar en ricain, et au bout de trois pages, tu dors à moitié, parce que c'est la fin de la semaine, parce que t'es épuisée, parce que flûte, quoi, DODO!
Et donc cette fois-ci, à peine tu as posé le bout de ta mule dans l'herbe du square, que tu vois deux loupiots que tu les as déjà vu 4x6heures cette semaine. Caramba! Encore raté. Donc tu t'assois et tu lis, et tu essaies de ne pas t'endormir, et c'est dur, et pfffff tiens.
Je ne suis plus anonyme, mais je vais m'y faire.
Et me planquer, hin hin hin.
Et donc c'est foutu.
Les courses fissa du dimanche midi à la supérette, les cheveux mouillés parce que je sors de la douche, sapée à l'arrache avec du confortable et du premier qui me tombe sous la pogne, pas maquillée, l'oeil vague, à vaquer dans les rayons à la recherche des ingrédients de mes bentos de la semaine, ne se font plus dans un doux flou artistique où je ne distingue aucun visage, et où je ne parle à personne. Fi ni to. A peine tu arrives au rayon frais, t'es là en train de comater entre les yahout's à la mûre, et les bûches de chèvre, quand t'entends: Han regarde maman, c'est la maîtresse, c'est Angel!
Mais euuuuuh. Donc là tu souris à la maman, tu fais un grand sourire à la moustiquette à couettes que tu ne sais même pas comme elle s'appelle - pas dans ma classe - et tu louvoies ensuite dans les rayons pour ne pas les recroiser, mais euh, c'est MA supérette, barrez-vous, bande de gens. Pis pendant que tu attends à la caisse, tu vois débarquer une choupette de ta classe, et là tu ne peux pas ne pas dire bonjour, et à la gamine, et à la maman - très charmante d'ailleurs - et tu te dis que ouf, ce sont juste des courses de bouffe pour les bentos, et pas les courses en urgence pour le péku ou autre truc bien glamour - oui la maikresse fait popo figurez-vous, et non elle ne vit pas à l'école, même si ses 50 heures de boulot par semaine pourrait bizarrement le faire croire.
Et ça ne s'arrête pas là. Parce que le dimanche aprem', quand t'as bouclé tout ton kravail, tu emmènes tes enfants au square, genre pendant deux heures, afin que Chéwi il puisse être peinard pour bosser, et puis pour aérer la marmaille, et là d'habitude toi tu t'écroules sur un banc, avec ton polar en ricain, et au bout de trois pages, tu dors à moitié, parce que c'est la fin de la semaine, parce que t'es épuisée, parce que flûte, quoi, DODO!
Et donc cette fois-ci, à peine tu as posé le bout de ta mule dans l'herbe du square, que tu vois deux loupiots que tu les as déjà vu 4x6heures cette semaine. Caramba! Encore raté. Donc tu t'assois et tu lis, et tu essaies de ne pas t'endormir, et c'est dur, et pfffff tiens.
Je ne suis plus anonyme, mais je vais m'y faire.
Et me planquer, hin hin hin.